Aujourd’hui, pour ce centième numéro du “Happy Hour” (eh oui, déjà), je vous invite nulle part ailleurs que dans mon beau pays, la Grèce, et plus particulièrement dans ses îles enchanteresses ! Probablement, le plus bel endroit sur terre… Retrouvons-y, pour nous accompagner dans notre traversée, le beau Kostas Martakis.

La Grèce compte tellement d’îles qu’il est impossible de les dénombrer précisément. Certains parlent de plus de 6.000, en comptant les plus petits confettis. Mais seules deux cents d’entre elles, environ, sont habitées. Les plus grandes sont aussi les plus célèbres : la Crète, Eubée, Lesbos, Rhodes, Corfou ou encore Chios. Quant à nous, visitons deux d’entre elles : Milos et Patmos.

MILOS

Milos est située dans l’archipel des Cyclades, au coeur de la Mer Égée. S’étendant sur 151 km², elle compte environ 5000 habitants. Son port principal est Adámas ; son chef-lieu, Pláka et son point culminant, le Profitis Elias (774 mètres de haut). Milos bénéficie évidemment d’un climat méditerranéen et l’été, les températures peuvent y atteindre jusqu’à 40°C.

L’île est habitée depuis le IIIe millénaire avJC. Elle est l’un des centres de référence de la civilisation minoenne. Milos est ensuite conquise par les Mycéniens et les Doriens. Ceux-ci fondent la cité de Melos qui fonctionne sur le modèle des cités-états continentales. Les Méliens sont plutôt isolationnistes, mais participent à la guerre contre les Perses. Plus tard, lors des guerres opposant Athènes à Sparte, ils se rangent mollement derrière Sparte. Malgré des tentatives pour demeurer à l’écart du conflit, les Méliens voient en 416 avJC, les Athéniens faire le siège de leur ville. Ils refusent de se rendre et quand la cité est conquise, tous ses hommes adultes sont mis à mort. Les femmes et les enfants sont vendus en esclavage. En 405, les survivants sont rappelés, Sparte ayant repris la main et chassé les Athéniens. Par la suite, Milos est conquise par les Macédoniens, les Romains, les Byzantins, les Vénitiens et les Ottomans. En 1821, elle intègre naturellement la Grèce indépendante.

Prisée des touristes, Milos est également célèbre pour ses découvertes archéologiques, au premier rang desquelles la Vénus de Milo, exposée au Musée du Louvres et mise à jour en 1820.

PATMOS

Patmos est située dans l’archipel du Dodécanèse, à proximité immédiate de la côté turque. S’étendant sur 34 km², elle compte environ 3000 habitants. Son port principal est Skala ; son chef-lieu, Chora et son point culminant, le Profitis Ilias (269 mètres de haut). Patmos bénéficie elle aussi d’un climat méditerranéen.

Peuplée depuis la plus haute Préhistoire, Patmos devient grecque à l’époque mycénienne. Entrée dans la sphère ionienne, Patmos, comme Milos est conquise successivement par les Macédoniens, les Romains, les Byzantins, les Vénitiens et les Ottomans. Elle aussi intègre la Grèce indépendante en 1821. Néanmoins, entre 1912 et 1943, elle est occupée par les Italiens ; puis entre 1943 et 1945, par les Allemands. Après trois années d’autonomie, Patmos redevient grecque en 1948.

La principale ressource de l’île est le tourisme, mais pas un tourisme balnéaire, plutôt un tourisme religieux. Car selon la tradition, c’est sur Patmos qu’aurait été relégué Jean et qu’il aurait eu ses fameuses visions. Visions qui l’aurait conduit à rédiger l’Apocalypse, ultime texte du Nouveau Testament. Après sa mort, l’île devient un lieu couru de pèlerinage et au XIe siècle, un monastère est fondé en son honneur. En 1999, ce monastère, la grotte où Jean aurait eu ses visions, ainsi que le centre historique de Chora sont classés par l’UNESCO au patrimoine mondial.

C’est ici que se conclut ce centième épisode ! Prenons congé de Kostas et espérons le retrouver tout bientôt ! Quant à moi, je vous fixe rendez-vous dimanche prochain !

(avec la collaboration de Pauly)