Alors qu’elle figurait encore parmi les favorites au Micro de Cristal à son arrivée à Vienne, la représentante française Monroe ne s’est classée que onzième de l’Eurovision 2026. Anatomie d’un nouvel échec de la délégation française.
Elle qui tient tant à transmettre sa couronne pourra dormir tranquille une année de plus. Nous sommes en 2026 et Marie Myriam n’a toujours pas de successeure. Pire : l’année prochaine, la dernière vainqueure de l’Eurovision pour la France célèbrera le cinquantenaire de sa victoire. Pourquoi diable ce foutu Micro de Cristal continue t-il de nous échapper depuis 1977, faisant de la France l’actuel participant qui attend une nouvelle victoire depuis le plus de temps ? Dix jours après la finale de l’Eurovision 2026, nous avons décrypté pour vous les raisons de ce nouvel échec français et nous adressons par la même occasion directement à France Télévisions et à la délégation française.
Monroe n’a rien à se reprocher…
Tout simplement parce qu’elle a été parfaite. Ébouriffante. Époustouflante. Du haut de ses 17 ans, Monroe a impressionné son monde et l’Europe entière de par la puissance de sa prestation vocale. Je le disais en interview : la représentante française a une voix qui touche le ciel et je doute que la formule soit usurpée. Elle qui a passé sa semaine à faire des vocalises en répétition, au Turquoise Carpet ou encore lors de la rencontre avec les eurofans a su livrer le meilleur d’elle-même au moment le plus stratégique, au sommet de la pression. Chanter devant 160 millions de téléspectateurs n’a rien d’aisé pour un artiste confirmé et expérimenté : que dire pour une interprète aussi jeune, dont le seul fait d’armes avait été de remporter Prodiges en janvier 2025 ? Le talent est là, c’était indéniable, mais la carrure et la présence aux moments déterminants, également. Ce n’est pas pour rien que les jurys nationaux ont salué à juste titre la prestation de Monroe d’une très belle quatrième place, la représentante française décrochant même les 12 points des jurés britanniques, finlandais et géorgiens (surtout que sa performance durant le Jury Show était assurément sa plus belle de la semaine). Ce n’est pas pour rien non plus que la high note a été saluée d’applaudissements nourris et polis à l’intérieur du Wiener Stadthalle tout au long de la semaine. En outre, Monroe a su faire montre de charisme et de solarité, elle qui s’est toujours montrée accessible, disponible et enthousiaste lors des rencontres avec les eurofans. Nul doute que de belles portes s’ouvriront à cette Prodige dans un proche avenir, du moins l’espérons nous.
… Car le problème est ailleurs
Le résultat est là : une décevante onzième place, à 62 points du top 10, avec une très belle quatrième place chez les jurys nationaux, certes, mais une anonyme 18ème place au télévote avec 14 petits points. Vous l’aurez compris : la faute n’est en rien sur les épaules de Monroe, qui a tout donné et su répondre parfaitement présent à l’instant T. Le problème (structurel) est ailleurs. Relativisons : avec la onzième place, la France s’en tire relativement « bien » à l’heure où la concurrence avait dégainé ses meilleures scénographies et où les artistes se sont quasi tous transcendés à Vienne. 11ème, c’est honorable et un troisième classement consécutif dans la première moitié du tableau. Mais voilà, 11ème c’est… onzième : moyen et sans saveur. D’autant que, en regardant de plus près les résultats, si la France continue de sur-performer chez les jurys (dont elle ne quitte pas le top 5 depuis 2024), les performances au télévote dégringolent : 4ème en 2024 (227 points), 14ème en 2025 (50 points) et 18ème en 2026 (14 points). Exception faite de Barbara Pravi et de Slimane, la France ne parle pas au public européen.
Le titre. À la révélation de Regarde !, la France s’était pourtant retrouvée propulsée deuxième des bookmakers. Étonnant, tant en première écoute, la chanson ne semblait pas avoir d’autre catch 12 points (si cher à la cheffe de délégation) que son interprète. L’histoire de l’écriture de la chanson (si bien contée par notre ami Fabien Randanne de 20 Minutes) en dit long : Regarde ! a été créée artificiellement pour l’Eurovision, avant même le choix de l’interprète, et cela s’est entendu. Si la déconnexion entre le choix de l’artiste et l’écriture d’un titre n’est pas une nouveauté (le Melodifestivalen s’en est fait une spécialité), tout le monde n’en maîtrise pas l’art à la perfection. En dépit de ses qualités (notamment l’introduction des Violin Phoenix, largement inspirée de Berghain de Rosalía et seul héritage de leur maquette initiale par ailleurs…), le titre français pour l’Eurovision 2026 manquait d’une accroche et souffrait d’un certain académisme, dans lequel la pop et l’opéra ne fusionnaient pas aussi naturellement qu’il l’aurait fallu. Autrement dit : cela sonnait un peu faux, y compris dans le texte au demeurant fort moyen. S’orienter vers ce style musical était-il d’ailleurs la meilleure stratégie, vu les victoires récentes de Nemo et de JJ ? On connaît l’adage à l’Eurovision : rares sont les recettes à gagner deux fois d’affilée…
Le style musical. Avec 4,7 millions d’écoutes sur Spotify et une quasi absence de diffusion radio à l’heure d’écrire ces lignes, Regarde ! est passée inaperçue auprès du public tricolore. Cela témoigne surtout d’un autre constat implacable : la déconnexion structurelle des titres français vis-à-vis des standards de notre industrie musicale. Depuis 2010, combien de titres français ont-il réellement rencontré le succès dans les charts ? Peu. Pourquoi ? Parce que les choix récents et systématisés de ballades ou de resucées de la chanson française vont à rebours des tendances musicales, alors qu’on ne sait que trop l’importance de mobiliser d’abord le public au national. Surtout que cela ne marche pas non plus à l’Eurovision et, à force d’écoute et de réécoute une année sur l’autre, « Paris », « l’amour » et les « regardez moi » sont désormais des adages épuisés.
La scénographie. Tandis que la Grèce, la Moldavie ou la Croatie nous ont livré de véritables mises en récit nationales, et que de nombreux autres titres ont cartonné dans les charts nationaux avant Vienne, que disait Regarde ! de la France ? Que disait surtout sa mise en scène, que la cheffe de délégation revendiquait comme inspirée des tableaux de la Renaissance et des Misérables (la référence nous laisse perplexe) ? Malheureusement pas grand chose, si l’on en croit les retours des réseaux sociaux (à considérer avec la mesure nécessaire). « Artificiel », « pompeux », « arrogant », « toujours la même chose » : autant de termes régulièrement évoqués quant à la scénographie française tandis que, du côté du centre médias, on notait souvent un tableau propre, mais froid, lisse et dénué d’émotion. Si certains plans visant à capter le regard du téléspectateur fonctionnaient plutôt bien, le staging manquait d’une accroche initiale et nous laissait extérieurs au sujet (au contraire de la très kitsch Australie). Insuffisant dans une année où les délégations avaient mis le paquet sur l’efficacité et la créativité, là où la France s’est vue reprocher de manquer de modernité et de rester dans sa zone de confort.
Il est temps de changer de musique
On salue évidemment le travail mené par la délégation depuis 2021 pour redorer le blason de la France à l’Eurovision. Les résultats se sont nettement améliorés par rapport à la sinistrose de la période 2005-2015, quand France Télévisions a réussi ces dernières années à capter des grands noms pour représenter notre pays, chose inédite. Mais à ce stade, certaines choses restent dysfonctionnelles si l’on s’en tient à l’objectif de victoire.
Le processus de sélection. Alexandra Redde-Amiel l’a souvent répété : elle rêve d’un Melodifestivalen ou d’un Sanremo à la française. Nous aussi, sauf que ni Stockholm, ni Sanremo ne se sont faits en un jour. Surtout, si le retour à une sélection nationale est le rêve de tout eurofan, la crise budgétaire actuelle chez France Télévisions ne semble pas le contexte adéquat. Surtout, pour qu’une sélection publique digne de ce nom puisse être organisée, cela impose la nécessité de noms attractifs et compétitifs pour l’Eurovision et non de proposer un télé-crochet de faible facture. Dans l’attente, la sélection interne peut rester le choix judicieux, à condition toutefois de la rénover en profondeur et que le choix ne repose pas sur la volonté d’une seule personne. Comité d’experts, système de panels (public/professionnels) à la Suisse… Les options sont nombreuses et il faut absolument ouvrir.
Le style de la chanson. Stop les ballades, les titres de variété et les seuls (ou moins seuls) en scène sombres et désincarnés ! À l’heure où les signaux négatifs se multiplient sur la planète, les téléspectateurs veulent de l’énergie, du soleil, bref de quoi se changer les idées. Sortez de votre zone de confort, emmenez la France là où ne l’attend désespérément plus à l’Eurovision et allez chercher ce qui cartonne actuellement dans le pays et en Europe, à savoir la pop et les musiques urbaines ! Tout en veillant à garantir le soutien des jurys, il faut cesser d’être exclusivement focalisé sur ces derniers et capter le public, pour ne pas dire le faire danser. On pourrait aussi prendre des risques, en allant chercher du côté du rock par exemple (mais pas de l’électro-folk en breton, parce que c’est trop radical).
La direction artistique de la scénographie. Elle doit exclusivement appartenir aux professionnels compétents à ce sujet et montrer une nouvelle facette de la France qui rompe clairement et nettement avec nos standards habituels. Au revoir les seuls en scène, les scénographies tellement sobres qu’elles en deviennent sombres, les jeux de lumières noir & blanc et cette sempiternelle steadycam qui cherche à capter le regard (le cousinage entre les prestation de Slimane, Louane et Monroe était d’ailleurs trop grand à bien des égards).
Renforcer la communication et les liens avec les médias. Combien de français n’avaient pas identifié leur représentante à quelques jours de la finale ? Le contexte international et la crise géopolitique de l’Eurovision n’ont certes pas favorisé la couverture médiatique de l’événement, mais il faut absolument renforcer la communication autour de notre candidat(e) afin de l’implanter aux yeux des français et poursuivre la conversion des français au concours. En gardant à l’esprit qu’un nom connu offre toujours une longueur d’avance sur le sujet…
Renforcer les liens avec les eurofans et les médias spécialisés (« fans médias »). Depuis de nombreuses années, les eurofans ont l’honneur de la présence de leur représentant(e) aux previews organisées par Eurofans – OGAE France, tout comme une rencontre est toujours organisée sur place avec la délégation, en fonction des impératifs de l’artiste. Mais le représentant doit rester accessible pour les eurofans et les fans médias (qui ont le plus grand mal à décrocher des interviews depuis trois ans, ce que nous pouvions entendre pour Slimane et Louane…), tout comme on ne pourra pas faire l’économie d’un lien plus fort entre la délégation et les eurofans pour poursuivre l’implantation de la marque Eurovision en France. D’ailleurs, on glisse ici l’idée d’un panel d’eurofans et de médias spécialisés dans la sélection de l’artiste et de la chanson…
Contrairement à d’autres, l’alpha et l’oméga de l’EAQ n’ont jamais été la critique pour la critique, car celle-ci n’est que trop vaine. Mais à l’approche des 50 ans de la victoire de Marie Myriam, l’heure est venue de se dire les choses et d’une remise en question. Le propos se veut ici entièrement constructif et la porte sera toujours ouverte au dialogue pour construire ensemble l’Eurovision en France. Et pour enfin, un jour, gagner !
Crédits : Corinne Cumming – UER









J adhère totalement à l analyse Rémi!
Si on veut gagner, il faut déjà que nous Français, on adhère à la chanson qui nous représente,
Cette chanson préfabriquée ne marquera personne.
Elle est déjà oubliée…
Ras le bol de cette image vieillotte de la France qui est la même depuis des années…
Il faut surprendre’
Un mix de sélectionneurs à la Suisse est une excellente idée!
Comme il a été dit ici, si la recette gagnante existait pour remporter l’Eurovision, tout le monde décrocherait le Micro de Cristal. Mais le concours n’est pas l’école des fans (ouh la la alerte marqueur générationnel !).
Personnellement, dès la première écoute de « Regarde-moi » j’ai tout de suite pensé que la sélection interne retombait dans ses travers d’avant 2015. Puis à force d’entendre la chanson en boucle je me surprends à la fredonner. Sauf qu’à l’Eurovision, 2 écoutes c’est très peu pour prendre toute la dimension d’un titre.
L’écueil de la contribution française de cette année tient davantage à la recherche de la performance qu’au talent indéniable de Monroe. Cette recherche avait déjà était contreproductive pour la Zarra. C’était peut-être impressionnant sur place de la voir jucher à 4 m de hauteur mais la tour façon manège qui monte et qui descend était incompréhensible par rapport à la chanson, pas très lisible sur un écran et pas représentatif de l’univers de la diva. A l’opposé, il y a l’absence totale de recherche de début de mise en scène en 2018 pour Madame Monsieur et « Mercy ». La chanson avait ses chances mais le rendu scénique les a ruinées. La prestation s’ouvrait sur le visage de la chanteuse, les cheveux tirés en arrière, elle, vêtue de noir, éclairée par une lumière blafarde. On aurait dit un vampire. Que dire des déplacements sur scène qui ne racontent rien de la chanson et ce geste maladroit façon salut hitlérien à chaque fois que sont prononcés les mots de « Merci, Mercy ». Pitié oui ! Reconnaissons tout de même que depuis 2021 (hormis « Fulenn ») la France soigne un peu plus ces présentations.
L’Eurovision est devenu un grand show ce qui l’a déringardisé. Une bonne prestation c’est un savant équilibre entre une chanson et une juste scénographie. Je repense par exemple à l’Irlande qui en 2018 a réussi à hisser une ballade inoffensive en finale parce que la prestation reprenait l’esprit du vidéo clip et parce que la scène était bien exploitée entre le piano, le violon, le banc, le pont et ces 2 jeunes danseurs dans leur parade amoureuse.
Pour la Roumanie cette année, j’étais sûr que le télévote allait accrochait. Dès la première écoute, le gimmick « choke me, chochochochoke me ! » entre en tête et on a envie de le reprendre en choeur. Le passage lyrique, ici, est la cerise sur le gâteau qui rend la chanson mémorable.
Ne comptons pas sur une sélection nationale. France TV n’en a pas les moyens puisque ceux-ci manquent déjà pour organiser l’Eurovision junior que la France remporte de façon impressionnante. D’ailleurs pourquoi ça marche au junior et pas chez les adultes ?
Dans le fond, rien n’est jamais écrit. On peut finir 20ème comme la Géorgie mais être streamé plus d’1 milliard et demi de fois. J’en terminerai avec un dernier exemple. Celui de « Tattoo » de Loreen. D’ordinaire, aucun media français ne joue de titres de l’Eurovision ou qui ont remporté le concours. Cela été un choc et une bonne surprise pour moi d’entendre « Tattoo » sur les radios musicales hexagonales. Que s’est-il passé ? Un changement de regard sur le concours ? Ou parce que l’Eurovision peut recéler de tubes planétaires ? Et que dire de Maneskin, sitôt victorieux, sitôt numéro 1 dans le monde entier, USA inclus.
Notre pays marche mieux coté jurys que télévote. Le résultat de cette année le confirme.
Depuis 15/20 ans, des mauvaises langues disent que c’ est mon drapeau porte malheur mais cela n’ a jamais été prouvé et si ces personnes ont des preuves, ma contre-preuve est un éléphant dans un magasin de porcelaine.
Notre pays est le plus ancien en attente d’ une nouvelle victoire parmi les participants de cette année. Plus ancien, il y a l’ Espagne qui n’ a gagné que 2 fois contre 5 pour la France en 1968 et 1969 tandis que Monaco ayant gagné en 1971 a participé pour la dernière fois en 1979 à part le retour éphémère de 2004 à 2006 sans être en finale.
Perso, je trouvais la mise en-scène époustouflante, digne d’une cérémonie olympique ou d’un grand spectacle théâtral. En ce qui concerne Monroe, pas seulement sa prestation vocale mais aussi son charisme et sa connection avec la caméra étaient tous simplement phénoménals.
Le problème se trouve ailleurs: Après deux vainqueurs aux fortes influences opératiques imposés par les jurys, le public européen ne tolérerait certainement pas une répétition. C’était évident dès le jour de la présentation de la chanson. Monroe a tout fait correctement, mais la délégation a commis une grave erreur de calcul.
J’entends parfois certains dire que ce que les téléspectateurs européens attendent de la France, c’est la chanson clichée franco-française qui parle d’amour etc. Ils pensent que parce que Barbara Pravi a marché et qu’Alvan & Ahez ont échoué, c’est dans cette optique qu’il faut persévérer. Personnellement, je pense qu’ils se trompent complètement !
« Voilà » a fonctionné car la chanson rappelait les grandes chansons françaises mais tout en restant actuelle et surtout formidablement incarnée, sans artifice, sans grandiloquence.
« Fulenn » s’est quant à elle plantée non pas à cause du style de la chanson mais parce qu’il faut se l’avouer, la prestation était tout simplement ratée. Les plans caméras étaient désastreux, la performance vocale approximative, les membres d’Ahez manquaient clairement d’assurance sur scène et Alvan nous sortait des intonations totalement WTF …
Je pense donc que ce que les gens attendent surtout, c’est une chanson efficace/mémorable/impactante et avant tout MODERNE, capable de marcher à la radio peu importe le genre. Encore une fois qui aurait pu prédire que l’Italie gagnerait à nouveau avec du rock et que la Suisse et l’Autriche avec un style lyrique mélangé avec du rap et de l’électro ?
Maintenant, est-ce qu’il faut passer par une sélection nationale ou un choix interne ? Est-ce qu’il vaut mieux un artiste confirmé ou un artiste émergeant ? Je pense qu’il y a des avantages et des inconvénients dans tous les cas. Est-ce que la délégation française a également conscience des changements qui sont à apporter ou n’ont-ils simplement pas les moyens de leurs ambitions … C’est possible aussi.
J’espère en tout cas que les choses vont s’améliorer pour les prochaines années.
Tu n’as pas tort : l’Italie a gagné avec une chanson aux antipodes de ses romances habituelles.
Et il est clair que Dar est bien dans l’air du temps tout simplement. Faudra-t-il s’en remettre au rap ? Je crains que oui vu ce qui marche dans les charts… (je déteste le rap : il y a bien ici un conflit générationnel quant à la musique, je l’admets).
Quand on voit le score de la Roumanie au télévote, il ne faut pas sortir l’excuse comme quoi le public ne veut pas voter 3 ans de suite pour des sons opéras. On voit bien qu’il les accepte sans problèmes. Je pensais juste que Monroe battrait la candidate roumaine à plate couture sur ce point, je m’étais trompée, la scénographie l’avait clairement plombée. Il faut aussi prendre en compte l’âge moyen du téléspecteur occasionnel qui a clairement rajeuni depuis 2021 et la victoire de Maneskin. Il faudrait interroger nos anciens représentants du JESC et voir ce qu’ils écoutent actuellement. Si Lou a l’air d’avoir beaucoup apprécié la chanson maltaise, elle avait aussi fait une reprise de la chanson estonienne de l’an dernier. Quant à Carla, elle était jurée de la sélection allemande et a apparemment contribué au choix de Fire, une chanson entraînante. En tout cas, ballade ou up tempo, il faut une chanson et une scénographie qui parlent autant aux jeunes qu’aux personnes plus âgées. La prestation de Dara avait un côté vidéo Tiktok et m’avait justement fait penser à une version améliorée de celle de Marina Satti.
Faut trouver l’équilibre entre l’eurovision song contest pour le jury et l’eurovision show contest pour le public.
Et puis, tout est question de circonstance ou de concurrence.
Sans Maneskin, la France gagnait en 2021…sans l’invasion russe, le Royaume-Uni ou l’Espagne gagnait en 2022…
Cette chanson n’était pas adaptée pour le concours et je ne comprends pas depuis le début ce choix – soit c’est un plan b (on a dit que France tv voulait Zaz qui aurait dit non je ne sais pas si c’est vrai) soit la délégation a cru qu’en proposant une chanson mêlant opéra et pop comme les deux années précédentes ça passerait soit France tv est dans une impasse financière et ne veut pas gagner sans finir dernier. Mystère 🙂 en tous les cas il faut avant tout une bonne chanson (balade, pop, rock, rap peu importe) avec un.e interprète qui saura la transcender comme Barbara P. et qui retienne l’attention du public pour espérer cartonner au televote comme la Bulgarie et la Roumanie cette année – leurs chansons étaient marquantes c’est indéniable – on verra bien l’année dernière ce que madame ARA va nous dénicher et nous vendre son choix avec des superlatifs pompeux comme elle en a l’habitude 😀
Pas certain que Zaz aurait fait un meilleur résultat que Monroe.
Aucune idée tout dépend de la chanson qu’elle aurait choisie si elle avait été la représentante française – perso je ne suis pas fan de Zaz
Bonjour…il n’y a aucune règle précise pour gagner l’eurovision…la scénographie bof..Salvador Sobral a bien gagné en 2017…le style de la chanson…ne pas répéter le style de la précédente année à part des exceptions 2024 et 2025…1971..1972.. 1973….comme le dit Lionnel nous aurions dû gagner avec Barbara Pravi (exceptionnelle sans scénographie et seule sur scène)mais une chanson émouvante…les mêmes critères pour Slimane…rappelez-vous Amina (1991)pour moi une chanson originale avec une belle voix et artiste( une fausse 2ème place ) plus nous chercherons à gagner et moins nous y arriverons…une pensée idem pour Natacha StPier…La France compte d’excellents compositeurs,d’excellents artistes alors faisons nous plaisir à leur donner une chance…ce concours a ouvert des carrières intéressantes pour certains et certaines des interprètes ..cordialement à vous
Très bon article et excellente analyse. J’y souscris totalement. On attend tellement moins d’arrogance, tellement plus de modernité et de créativité. Du dynamisme et pitié, plus de Paris et de « faubourgs » !
Bravo pour votre article étoffé à grande valeur sans doute
Par contre vu sur X et you tube . FRANCE MONROE alerte winner etc etc, que du pipo LES gens ne votent pas pour la france
après réflexion si nous avions du gagner c’était PRAVI ou SLIMANE, on nous souhaite comme cela
SLIMANE avec une superbe interprétation, maintenant il va falloir que F2, mette la tune de coté, sinon pensez à donner le relai, sinon dans 50 ans ou comme dirait RAPHAEL dans 15O ans …………..
on n’aurait pas encore gagné
Faut aussi ne pas perdre de vue qu’il est beaucoup plus difficile de gagner avec 35 à 40 participants que quand il n’y en avait qu’une vingtaine.
Il est évident que la délégation reste dans le même registre en proposant une chanson autour de Paris ou l’amour depuis le succès de « Voilà » et cette année le télévote nous a montré que c’est la chanson de trop. Le soir de la finale, les européens savent très bien que la France va envoyer une ballade ou du moins une chanson faisant cliché, on a lassé le téléspectateur. Il est temps de surprendre. Je sais qu’on a flop avec « Fulenn » mais il est important de montrer qu’on a beaucoup de diversité avec des profils différents alors arrêtons de s’enfermer dans une case.
Nos propositions plaisent aux jurys, tant mieux mais si la délégation veut gagner alors il est temps de proposer quelque chose de moderne pour capter le public. Je ne dis pas qu’il faut copier la chanson bulgare (ce serait une erreur) mais s’en inspirer. On peut évoquer l’exemple de la Roumanie qui a cartonné au télévote avec du rock.
Autre problème le live. La délégation en fait soit trop (La Zarra, Louane) soit pas assez (Monroe). Pour se démarquer et donner envie au public de voter, il faut que la prestation soit intéressante et marquante.