Retour sur l’Eurovision in Concert 2019


Comme promis, l’EAQ revient aujourd’hui sur le premier pré-concert de la Saison 2019, celui d’Amsterdam.

Dans une salle où plus de 5000 personnes s’étaient massées se sont produits 28 artistes et leurs deux marraines hautes en couleur, Dana International et Nicole. 

Je vous propose une vision forcément subjective des performances telles que je les ai vécues dans la salle. Vous pouvez bien évidemment vous exprimer en commentaires.  Rien de tel que de confronter nos vues .

L’organisation néerlandaise est très efficace et ponctuelle. A 20 heures pétantes le Te deum a retenti et un cri de bonheur s’est élevé des tribunes et de la fosse.

C’est Dana International qui a ouvert le bal. Dans une tenue très échancrée qui soulignait ses formes impeccables elle nous a livré un playback intégral de « Diva ». C’est la seule artiste de la soirée à avoir usé de cet artifice. 

L’anecdote dont on se fout (ou pas) : interrogée par Marlayne et Cornald les deux hôtes sur sa chute lors de la remise de trophée à Charlotte Nilsson en 1999, elle a dit que c était de la faute de la suédoise qui avait marché sur sa robe. Toujours aussi sympa la Dana !

1. Kobi Marimi (Israël)

Lancé par Dana International, il a été impressionnant vocalement. Une chaleur et profondeur pénétrante a conquis la salle. Il a surmonté des problèmes techniques et fait oublier le manque de synchronisation avec la vidéo derrière lui. 

L’anecdote : il était très timide avec le public, on le sent assez renfermé.  Il a cependant demandé qui allait venir à Tel Aviv, une question récurrente ce soir .  Beaucoup de pubs de l’office du tourisme israélien sur place en complète opposition avec la manifestation  pro Palestine qui s’est déroulée devant la salle avec distribution de tracts et appels au boycott. 

2. Anna Odobescu (Moldavie)

Anna est une très bonne vocaliste, on le savait déjà. Son titre est passablement ennuyeux mais elle le maîtrise à la perfection. Manque un peu de chaleur et d’interactions.

L’anecdote : l’EiC c’est comme l’Eurovision. L’ordre de passage est déterminé par la production et les « petits » candidats sont expédiés en début de programme ou pris en sandwichs entre les favoris.

3. Srbuk (Arménie)

Vision d’horreur devant sa tenue. Très applaudie à son arrivée sur scène, beaucoup moins en partant. Pourtant elle était vocalement plutôt convaincante. Peut être un peu trop d’agressivité dans sa manière de chanter. 

L’anecdote : Srbuk adore publier des images sur les réseaux sociaux. On n’a pas échappé au selfie devant les canaux encombrés de vélos. Plus original, elle a relevé les similitudes entre son nom d’artiste et celui d’une célèbre chaîne spécialisé dans les cafés aromatisés (Starbucks).

4. Oto Nemsadze (Géorgie)

Beaucoup de talent. Il envoie avec aplomb et a beaucoup de présence. La salle était moyennement concernée mais il a été plutôt applaudi. 

L’anecdote : avant et après la conférence de presse, il fumait cigarette sur cigarette avec l’autre gros fumeur du cru 2019, l’israélien Kobi.

5. S!sters (Allemagne)

Premières des Big 5 de la soirée. Elles ont repris la mise en scène de la sélection nationale. D’abord très loin l une de l autre, elles se rapprochent progressivement en se criant dessus. La demoiselle blonde était très souriante et plutôt convaincante, son acolyte beaucoup moins. Assez cacophonique.

L’anecdote : l’Allemagne était la nation la plus représentée dans la salle (avec les Pays Bas évidemment). Forte colonie française également si on se réfère à la clameur quand Cornald a interrogé la salle sur son origine en enchaînant les nationalités.

6. Ester Peony (Roumanie)

La première des deux canadiennes de la soirée a été vraiment convaincante.  Lors du climax de la chanson la salle était captivée.  Ester était accompagnée d’un guitariste, l’emploi fictif de la soirée car elle chantait sur une bande son. 

L’anecdote : deux machines à bulles de savon se sont mises à fonctionner intensivement durant sa prestation. Il y avait une odeur prégnante dans la salle après coup. 

7. Michaël Rice (Royaume-Uni)

Très à son aise. On sent concrètement le plaisir qu’il ressent sur scène où il est littéralement métamorphosé. Semble très sympathique et pourrait bien permettre au Royaume Uni de revenir dans le top 10. Salle très enthousiaste. 

L’anecdote : en arrivant sur scène il a dit « I love Europe it’s bigger than us ». Une allusion au Brexit peut être?

8. Katerine Duska (Grèce)

Belle voix rauque et de l’assurance.  Pourtant le rendu n’était pas très bon et plutôt désagréable à l’oreille. Est-ce l’acoustique de la salle ou le titre qui est plus faible en live qu’en studio ? On a su plus tard qu’elle était malade depuis quelques jours. Elle a d’ailleurs annulé sa participation au concert de Londres.

L’anecdote : alerte Barbara Dex ! Mes voisins se demandaient si sa cape venait de l’armoire de Cruella ou si elle avait piqué les rideaux de son hôtel.

9. Tulia (Pologne)

Des harmonies parfaites comme on pouvait s’y attendre. Elles ont incité la salle à applaudir mais le rythme de leur chanson n’y incitait pas. Titre trop linéaire malgré le talent de ses interprètes.

L’anecdote : plusieurs cas d’épilepsie ont été constatés dans la salle du fait de leurs tenues et du fond d’écran Desigual choisi pour elles.

10. Darude ft Sebastian Rejman (Finlande)

Premier titre dansant de la soirée. La salle a vibré sur « Look away ». Sebastian était plutôt bon à ma grande surprise. Darude faisait la claque en arrière plan avec conviction. Les deux semblent très complices. Il y a toutefois une contradiction assez troublante entre le thème de la chanson (les catastrophes écologiques) et le côté night club de la prestation.

L’anecdote : comme beaucoup d’artistes, les finlandais ont ensuite rejoint la fête d’après show où ils pouvaient se mêler aux fans. Apparemment ils y ont passé du bon temps. 

11. Kate Miller Heidke (Australie)

Assez poussive au début, Kate a emporté l’adhésion avec ses vocalises finales. Assez irréel de voir la plupart de mes voisins faire « Z……e……..r….o….Gravity « . Moins de clameur qu’avec Jessica Mauboy en 2018 toutefois.

L’anecdote : Kate est la première à avoir été interviewée par les hôtes. Questionnée sur sa mise en scène à Tel Aviv, elle n’a rien voulu révéler. 

12. Eliot (Belgique)

La salle retenait son souffle pour savoir si la prestation plutôt ratée du jeune belge lors de ses premiers lives était révélatrice de réelles difficultés. Et, bonne nouvelle, il a été plutôt rassurant. Il reste du travail néanmoins car il ne dose pas très bien sa puissance vocale et ne transcende pas son titre assez linéaire. Élève appliqué qui mérite notre soutien.

L’anecdote : Eliot a visiblement bien accroché avec Miki.  Des photos du duo pullulent sur les réseaux sociaux. 

13. Nevena Bojovic (Serbie)

Son arrivée a été le moment choisi par beaucoup pour faire une pause pipi. C’est cruel pour la demoiselle qui a une très belle voix. A peut être trop alterné entre murmures et pleine puissance. Semble plus à l aise quand son titre s’emballe. 

L’anecdote : Nevena vient d’annuler sa participation à la pré-party de Madrid. Le motif est assez croquignolet : elle se marie ce jour-là !

14. Miki (Espagne)

C’est lui qui a obtenu la première vraie ovation de la soirée. Miki n’est pas devenu le meilleur chanteur de la promotion 2019 pour autant mais il compense avec une telle énergie qu’il a donné la patate (ou la frite, je ne suis pas sectaire) à toute la salle. Capital sympathie énorme.

Anecdote : Srbuk a posté une vidéo où on la voit mener une partie de baby foot endiablée avec Miki et Oto qui s’y sont mis à deux contre elle. Pas très fair play !

La moitié des candidats étant passée, la lumière s’est rallumée pour une pause d’un quart d’heure, le temps de se remettre et de préparer la suite…

C’est Nicole, la première gagnante pour l’Allemagne qui monta la première en scène. Après la reprise de son titre, elle entama un medley de certains succès récents, en allemand s’il vous plaît ! L’occasion de découvrir « Only teardrops » et « Euphoria » sous un jour ….original !

Vivement qu’elle reprenne Hatari la prochaine fois…

15. Lake Malawi (République Tchèque)

Candidats idéaux pour la reprise des festivités, Albert et ses amis n’ont pas déçu. Le chanteur joue beaucoup avec la salle et a tenté des choses vocalement en fin de titre. Par contre, on a de nouveau eu la version avec le passage « parlé », moins efficace à mon sens. 

Anecdote : Albert portait un de ses sweats jaunes fétiches, issu de la ligne de vêtements que dirige sa sœur.

16. Paenda (Autriche)

Plutôt agréablement surpris. Voix solide, moins éthérée que sur la version studio. La salle était assez peu attentive durant sa prestation, il y avait même un brouhaha persistant par moments. Pas très respectueux mais une preuve de plus que le titre ne captive pas.

Anecdote : un cri de stupeur a parcouru la salle à son arrivée. Sa tenue zébrée sans doute…

17. Joci Papai (Hongrie)

Très pro comme on pouvait s’y attendre. Pour « Origo » il était venu avec sa danseuse qui avait fait sensation. Là, la scène est un peu trop vide malgré son indéniable talent. 

Anecdote : C’est la seconde chanson de suite pour la Hongrie qui parle du manque d’un père.  Adam Szabo sait comment orienter son titre pour le A Dal 2020.

18. Leonora (Danemark)

Leonora a ressorti sa tenue du Melodi Grand Prix avec l’ajout saugrenu d’un bonnet rouge. Pas farouche sur scène, elle a beaucoup joué avec le public mais s’est révélée très inconsistante dans ses parties chantées. Trop de désinvolture peut-être… une des plus mauvaises prestations de la soirée.

Anecdote : devinez qui la programmation a mis après « Love is forever « . Qui a pensé Hatari ? Et bien oui, ils ont osé. 

19. Hatari (Islande)

Seulement 2 Hatari ce soir mais l’absence du troisième ( » enfermé dans une cave » selon le groupe en conférence de presse) ne s’est pas faite ressentir. Mieux elle renforce l’alchimie entre les duettistes qui ont joué à la perfection leur sinistre partition sur le mode domination/soumission. Des images démentes resteront gravées dans ma rétine. 

Des jeux de lumière très efficaces ont renforcé le sentiment dans la salle qu’on avait vécu une performance unique, qui va marquer les esprits à Tel Aviv.  

Stupeur à L’AFAS Live. Pour beaucoup (dont moi) LA prestation de la soirée. 

Anecdote : Hera Bjork était sur place pour le pré concert de la veille. Elle était ce soir en loge avec Hatari, pas rancunière pour deux sous. Hatari a fait l’événement aussi en conférence de presse où ils ont été les plus demandés.

20. D-Moll (Monténégro)

Prestation plutôt faible vocalement. La cacophonie est vite de la partie dans ce groupe dont les membres sont de niveaux inégaux. Deux maillons faibles notamment. Pour autant ils se sont donné du mal et l’apport de sonorités balkaniques est un vrai plus pour leur titre. 

Anecdote : les programmateurs étaient d’humeur taquine. Quoi de mieux que le paradis (« Heaven ») après l’enfer hatarien ? Dur par contre pour les jeunes monténégrins tant la salle était encore K.O de la prestation précédente. 

21. Zena (Biélorussie)

Zena était très sûre d’elle et est une des meilleures surprises de la soirée. Âgée d’à peine 16 ans, elle a déjà du métier et a porté avec talent son titre qu’il vaudrait mieux ne pas enterrer trop vite. Toutefois, dans ses mouvements, Zena devrait peut être éviter certaines poses malaisantes, inspirées sans doute des chorégraphies de Michael Jackson.

Anecdote : c’est la seule artiste que j’ai vue de mes yeux en dehors. Elle arpentait une zone commerciale avec sa mère et une accompagnatrice.

22. Keiino (Norvège)

Un des titres les plus applaudis. Ultra efficace, bénéficie grandement du métier de ses interprètes et de l’alchimie qui existe entre eux. La partie en sami semble avoir été très appréciée. Reste à voir si le titre marchera mieux que d’autres toquades d’Eurofans.

Anecdote : Fred le sami a loupé son avion et a rejoint ses acolytes plus tard. Il aurait pu être remplacé par la mère d’Alexandra Rotan qui a fait le voyage avec la délégation.  Elle a multiplié les vidéos à chaque rencontre du groupe avec la presse et les fans dans la matinée.

23. Jurij Veklenko (Lituanie)

En voilà un qui croit dur comme fer à sa chanson. Très souriant et impliqué, il nous a offert une belle prestation. Suite à sa réorchestration, son titre a gagné en force et efficacité. Lui aussi peut croire à la finale, surtout si il maîtrise aussi bien son falsetto à Tel Aviv que ce soir. Il a terminé en lançant un message sur l’intérêt d’être soi même.

Anecdote : le vol de Jurij est arrivé en même temps que celui de Luca Hanni. L’organisation a publié  une jolie photo d’eux à Schiphol.

24. Serhat (Saint-Marin)

Serhat était apparemment très attendu par les eurofans sur place. A la simple évocation de son nom, l’hystérie a envahi la salle.. 

Le dentiste turc a été fidèle à sa légende. Il a fait le show,  faisant chanter ses « na na na » par la foule en délire. Vocalement c’est toujours très faible, surtout sur les couplets. Mais il donne du plaisir et occupe bien la scène. Et rien de tel qu’une pluie de confettis pour achever cette prestation.

Anecdote : un artiste a été filmé en coulisses en train de chantonner le titre de Serhat. Il s’agit de Jurij Veklenko !

25. Sarah McTernan (Irlande)

La jeune Sarah est volontaire mais son titre est passé totalement inaperçu. Heureusement que j’avais pris des notes car sinon j’aurais totalement oublié qu’elle était passée ce soir.  « 22 » ne semble pas susceptible de passionner les auditoires en dépit des efforts de la jeune fille qui a essayé, sans succès, de faire chanter le public. N’est pas Serhat qui veut !

Anecdote : Sarah a fini la soirée au Burger King de la gare de l’Arena Boulevard en charmante compagnie, avec son ami Michael Rice. 

26. Jonida Maliqi (Albanie)

Très très bonne prestation. Les sonorités ethniques du titre font merveille et Jonida a mis à profit son expérience pour délivrer une copie presque parfaite. La salle a semblé apprécier mais elle attendait les deux favoris de la soirée…

Anecdote : Jonida était ce soir encore habillée par sa costumière personnelle qui fait toutes ses tenues de scène. C’était plus joli qu’au I Kenges non ?

27. Luca Hanni (Suisse)

Dans une tenue inspirée de celle de son clip, Luca a été très généreux de sa personne. Energie, sourires, mouvements de danse étaient au rendez vous. Mais ce genre de titre interprété sans danseurs et scénographie paraît vite assez vain. 

En plus vocalement ce n’était vraiment pas terrible surtout sur les couplets ou la bande son était moins présente pour « aider » le suisse. Rien de rédhibitoire pour autant. Ceux qui écrivent qu’il sera éliminé en demi finale sont excessifs tout comme ceux qui pensent qu’il a été au rendez vous des attentes des eurofans. 

Disons qu’il doit fortement progresser d’ici à Tel Aviv et qu’avec un bel emballage « choristes danseurs » il fera sans doute une performance satisfaisante. 

Toujours est-il que selon moi ses chances de podium se sont réduites après son passage de ce soir. La salle était très enthousiaste avant sa prestation. Après, il a été modérément applaudi. Mes voisins anglophones disaient que pour les Pays-Bas, c’était vraiment un boulevard qui s’ouvrait.

Anecdote : on n’a plus de place j’ai été trop bavard !

28. Duncan Laurence (Pays Bas)

Salle captivée. Interprétation forte et assurée. C’était comme une évidence.  En fond visuel des images marines mais pas de Duncan cul nu, désolé!

Je l’ai toutefois trouvé un peu froid lors de son interview. Timidité, fatigue ? Je ne sais pas, mais ça m’a laissé un sentiment étrange.

Les animateurs lui ont demandé quelle mise en scène il comptait faire. Il a répondu que l’Eurovision était un concours de chant et qu’il privilégierait quelque chose de simple. C’était la première fois qu’il chantait devant 5000 personnes. 

Anecdote : 44 : C’est le nombre d’interviews qu’il a donné samedi.

Voilà, pour synthétiser mon top 3 de la soirée serait : 1. Islande 2.Grande Bretagne 3. Roumanie

Mon flop 3 : 1. Danemark  2.Allemagne 3. Suisse.

Ce compte rendu est dense, sans doute trop, j’ai préféré ne pas différer la présentation de l’ensemble des prestations tant que l’événement était encore frais.

Merci à Pauly de m’avoir laissé avec sa générosité habituelle les clés du camion. Je les lui rends maintenant pour que vous puissiez vivre avec lui la suite des pré-concerts. 

Vos commentaires sont les bienvenus, que vous partagiez ou pas mon sentiment. N’oubliez pas que ce n’est que de l’Eurovision.

(24 commentaires)

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  1. Article génial ! C’est très sympa d’avoir ce genre de ressenti. Merci beaucoup !
    En ce qui concerne les artistes : un bon cru dans l’ensemble, pas de grosse catastrophe. Alors oui Luca Hänni n’a pas brillé vocalement mais rien de rédhibitoire, avec de l’entraînement et les choristes il devrait être très bien à Tel Aviv. Chanter et danser n’est jamais aisé, mais Eleni y est bien parvenue, alors pourquoi pas Luca ?
    Médaille d’or pour Hatari !

  2. Je dis rarement ça parce que je ne pense pas assez à me montrer reconnaissant (oui désolé…), cet article était vraiment très bien, j’ai fortement apprécié ce compte rendu ultra honnête et objectif 🙂 Très bon travail (tous les auteurs de ce blog font.un excellent travail 😀 ).
    Je sais pas pour les autres fans ici présent, mais ce concert m’a un peu donné l’impression que le paquet de carte a été bien remélangé! A mon avis ça va être très serré à Tel Aviv, en tout cas pour les qualifications.

  3. Remarquable article, magnifiquement écrit et très complet. C’est subjectif, mais qui attend de l’objectivité ? Pas moi, en tout cas.
    Tu as fait un excellent travail, Pascal, et je te félicite pour la qualité de tes publications. Hâte d’en lire d’autres. Et comme tu le dis, tout cela n’est que de l’Eurovision. Quant aux preparties, je ne suis pas sûr qu’elles aient un quelconque effet sur le classement final du Concours.

  4. Excellent job!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  5. Luca Hänni l’a reconnu lui-même, il n’était pas au top, problème de retour avec son oreillette dés le début de la chanson et il a été piégé par son souffle, En effet, danser et chanter en même temps requiert beaucoup de travail et d’exercices pour travailler la respiration. Lors d’une interview de Wiwibloggs, il a précisé qu’il va s’entraîner tous les jours d’ici le mois de mai prochain pour être au point.

    Qu’il ne soit plus favori pour figurer sur le podium à Tel Aviv est une possibilité mais personnellement, je ne partage pas cet avis, Je pense qu’il a les capacités et le potentiel pour y parvenir. De toute manière, si la Suisse parvient à se qualifier en finale, ce sera déjà une première étape importante, après, nous verrons bien.

    Luca a également précisé que la mise en scène de sa chanson « She Got Me » à Tel Aviv va être modifiée,

    contrairement à ce qui était prévu initialement, c’est à dire de s’inspirer de l’ atmosphère que l’on retrouve dans sa vidéo officielle, nous aurons droit à autre chose. Il souhaite garder le silence pour l’instant et nous surprendre, Une chose est certaine, Luca dansera et sera accompagné par des danseurs. A mon avis, la chorégraphie sera inspirée du film « Dirty Dancing »

    Alors voilà, concernant la Suisse, j’aime beaucoup cet article qui est de qualité et je suis très content de découvrir toutes les prestations d’Amsterdam, Effectivement, je pense que rien n’est encore écrit dans du marbre et que nous pourrions être très surpris. Il y a vraiment de très bons artistes cette année, je crois de plus en plus à une victoire des Pays-Bas ou de l’Italie.

    1. En principe les Pré-Part’ys ne devraient pas avoir d’impact sur les chances des artistes en compétition, car il s’agit d’une forme de répétition pour chacun d’eux qui se fait dans des conditions pas optimales . Et pourtant, les bookmakers s’en inspirent quand même, Luca aurait mieux fait de suivre sa première idée qui était de ne pas participer aux premières Pré-Party’s, car il savait qu’il n’était pas encore au point, Je crois que c’est la SRF qui l’a fait changer d’avis. Mauvaise pioche pour lui, Il vient de perdre sa seconde place auprès des bookies et sa cote est en chute libre. Espérons que cela va le booster davantage pour nous prouver qu’il est à la hauteur de sa chanson et qu’il parviendra à sublimer son interprétation, Ce ne sont heureusement pas ces Messieurs parieurs qui voteront à Tel Aviv mais le public et les jurys internationaux. Cependant, on ne peut plus désormais nier que la Suisse vient de se prendre un sacrée claque à Amsterdam, alors qu’en réalité sa prestation n’était pas si catastrophique. Je ne citerai pas les pays concernés, mais j’ai tout écouté et beaucoup d’artistes en encore bien du pain sur la planche pour être au point sur le plan vocal Je reste néanmoins très confiant pour la suite,

  6. Bravo bravo, j’ai adoré te lire en réécoutant les prestations !
    Ton article est palpitant et franc, j’adore.
    Tu es journaliste ou un truc dans le genre ?? si non tu devrais y songer et c’est sincère.
    Sans y avoir assisté mais mes amis oui, leurs propos confirment tes écris pour la plupart.
    Ils disent aussi que c’était une bonne soirée sans catastrophe majeure, et que c’est un très bon cru que cet Eurovision 2019.
    Ils ont aussi été effectivement déçus par Lucas Hani mais dans le lot il y a un franco-allemand qui nous a rassuré sur les grandes capacités de ce dernier en live. De toute façon, ils ne vont pas au Pre Party pour noter les candidats mais pour les voir.
    Encore merci et bravo pour ton article pleins de détails sympas.

  7. Merci Pascal pour ce compte-rendu de spectateur averti, largement digne de certains « pseudo-journalistes ».
    Les concerts pré-party sont l’occasion pour les artistes de se tester (voire de tester des idées qu’ils peuvent abandonner ou améliorer ensuite) et surtout de rencontrer le public :
    ceux qui sont déjà prêts se doivent de rester au moins à ce niveau et ceux qui sont en progression se font une idée du chemin à parcourir, et c’est bien tout le crédit que j’accorde à ces concerts.
    Il n’y a finalement que deux soirées qui comptent (ou quatre pour les plus chanceux !), le reste n’est qu’agitation collatérale !

  8. Me voilà entrée en état modifié de conscience, presque zombie tant le cerveau est imprégné de cet ESC, de retour dans ma secte depuis environ 8 jours. Je ne sais pas vous, mais je trouve que le temps passe incroyablement vite à cette période-là de l’ESC où l’on écoute et on s’exprime.

    Globalement, j’ai de drôles de surprises : des découvertes agréables et des déceptions.

    Je me sens un peu décontenancée. J’étais pour décortiquer pays par pays et puis finalement je vais renoncer parce que je me trouve trop négative. Je crois que la restitution sonore ne me permettra pas d’être sûre de ce que j’entends quand il me semble que ça chante faux. Et comme je trouve que ça chante souvent faux je me dis que les artistes n’étaient pas dans les meilleures conditions techniques. Ma déconvenue vient du fait que j’aime beaucoup ce cru et y’a plein d’artistes qui m’foutent les j’tons donc je ne vais pas m’emballer, m’inquiéter pour rien et je vais attendre les jours J qui seront décisifs.

    Parmi mes favoris il y a la Grèce et l’Arménie qui me déçoivent à tel point que je suis allée écouter d’autres lives de Katerine Duska pour me rassurer. De la part de l’Arménie j’aurais préféré voir de la détermination dans ses gestes plutôt que ces mouvements hip hop.

    Je suis très fière de mes poupées polonaises. Elle a quelque chose de grunge leur chanson. J’aimerais bien qu’à Tel Aviv elles se présentent avec des musiciens pour rappeler, visuellement, la touche rock de leur titre. Il faut du cheveu gras, du air-guitare saturant et des bras tatoués de batteur.

    Je suis fière de Kate mais j’ai la trouille que ça ne passe pas parce que pas basiquement conçu, ce bon vieux couplet/refrain rassurant. Je saurai me contenter d’un sésame pour la finale.

    Il faut que je parle de ce qui ne m’interpellait pas jusqu’alors, ces chansons qui me laissaient un peu indifférente ! Je trouve la prestation espagnole excellente ! Je remarque de belles interprétations pour Israël et la Serbie, et puis aussi Biélorussie… j’espère qu’elle a soigné sa mycose vaginale, faut vraiment qu’elle oublie ce geste 🙂 !
    Mention spéciale pour Serhat ! Il mérite notre respect, lui et Valentina ont bien du mérite de se dévouer si souvent pour San Marin !

    Merci Pascal pour ton compte-rendu et tes impressions. C’est bien que tu fasses parti des rédacteurs, merci pour ton humour, j’ai souvent ri, notamment avec les rideaux volés et le guitariste en emploi fictif 🙂 J’ai bien aimé que tu nous racontes ces p’tits détails comme les deux fumeurs. Le recul me fait dire qu’on devrait écrire tous les détails de ces bons instants parce que le temps nous fait souvent les oublier.

    Je n’ai pas évoqué le beau Jurijus que je vais élire beau gosse du cru 2019 après Cesar et Slavko. Je retiens son « Be free and love yourself », en plus d’être beau et d’avoir une belle voix il est spirituel ! Fondons ♥ 🙂

    1. Au fait, j’ai remarqué que la prestation de Miki est publiée par RTVE et qu’on ne trouve que celle ci sur le net … n’y aurait-il pas eu de leur part une petite correction (fort astucieuse) du son qui me semble bien meilleur que celui des autres prestations ? … J’dis ça, j’dis rien …

      1. Ah peut-être ! Ouhhhh la triche !!! J’ai vu ce détail « RTVE » mais je n’ai pas été méfiante, à tort peut-être !
        Quand bien même, on verra ce qu’il vaut le 18 mai 😉

        1. Sur le site officiel on trouve 26 des 28 chansons . Pas de Miki et pas de Zena non plus (j’adore ton couplet sur les mycoses vaginales Mimi, je ne savais pas comment l’exprimer..)

    2. Ha Jurjus ! moi il me met dans un état proche de l’Ohio lol.

      J’ai vu que tu avais été déçu du live de Katerine Duska mais elle était malade, elle a même annulé Londres à cause de ça.
      Je lui fais confiance 😉 elle va nous faire du grand en mai prochain.

      https://youtu.be/a46ZZipCNHY

      1. Merci Philipe 🙂

    • MonCoeurFaitBoum on 8 avril 2019 at 20:28
    • Répondre

    Je ne pouvais pas réagir après la prestation d’Hatari
    Hatari 12 points le reste m’a semblé très fade et ennuyeux à côté !
    A deux sur scène la complicité est intense troublante. Le passage où leurs mains se touchent est forte
    Bravo Hatari

      • MonCoeurFaitBoum on 8 avril 2019 at 20:33
      • Répondre

      Il fallait plutôt lire «  je ne pouvais pas ne pas réagir » 😉
      Hatari 12 points érotiques 😀

    1. Hello
      Je partage totalement, Islande12 points…néanmoins vocalement le refrain reste à assurer
      Mais en tout cas, j adore!

  9. Merci pour ce compte rendu…
    Hatari….reste vraiment un de mes favoris….sinon…..j’espère mon cher pascal que tu t’est bien amusé…..et j’ai adore les prestations des candidats en général..

    Très sympa

  10. Mon ordi m’a peut-être trahi, car j’ai vainement essayé de m’accrocher au concert, samedi. Mais trop de bruits annexes, de clameurs, de bras levés qui m’ont rendu l’écoute improbable et la vision insoutenable. Aussi merci, Pascal, de t’être coltiné cet article avec maestria, ce qui me permet de colmater quelques lacunes, sans pour autant pouvoir aller jusqu’au bout de chaque prestation. Je vais donc attendre patiemment les demis pour me faire une idée objective des réelles capacités vocales et scéniques de chaque concurrent.

    Petit retour : samedi, comme je me suis vite lassé du direct, j’ai picoré du côté de la 2ème chaîne française avec le Sidaction. Oh pas longtemps car je n’aime pas trop les copies, surtout les mauvaises. Mais comme le thème était Starmania, j’ai craqué. Bien m’en a pris. J’ai vu un Bilal en pleine forme dans son juste au corps marieantoinettesque, qu’il faut finalement féliciter de ne pas s’être « compromis » à Amsterdam. C’est un bosseur, aussi peut-on espérer, même si sa voix n’est pas assez puissante, que la mise-en-scène qu’il nous promet, si elle est bonne, associée à son travail, le sauve du naufrage. Et je n’ai pu m’empêcher de regretter que l’père Niclo qui était de la partie, ne soit pas aussi de la fête à Tel Aviv (ou ailleurs ). La voix, le physique, l’expression, la technique. Trop d’atouts, sans doute . Il a amorcé la soirée et emporté la salle qui l’a acclamé, dont pas mal de « ménagères de moins de 50 ans » (LOL), ce qui m’a un peu rassuré, même si je me dis que le Schnock que je risque de devenir en vieillissant le regrettera toujours un peu dans un petit coin de sa case Eurovision !… (soupir).

    1. J’ai trouvé qu’Amir ne semblait pas fait pour le registre rock et j’ai trouvé Loïc Nottet époustouflant !

      1. Je n’ai pas vu Amir, Mimi. En revanche, oui, tout à fait d’accord avec toi. Loïc Nottet a un talent fou! Non seulement il n’a pas usurpé sa place au concours mais en plus il se bonifie avec le temps ! 🙂

    • rem_coconuts on 9 avril 2019 at 02:55
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    Waouh! Quel travail impressionnant que ce compte-rendu exhaustif et objectif! C’est juste passionnant à lire, à re-lire et à re-lire encore tellement c’est à la fois précis et détaillé. Merci de nous faire partager cette fabuleuse expérience, de nous avoir fait vivre cet évènement depuis l’intérieur, d’avoir exprimé tes sensations et restitué les réactions de la salle. C’est très sympa d’avoir ajouté une partie « anecdotes » de surcroît! J’ai essayé de regarder les vidéos avant de lire tes commentaires (mais mon impatience m’a quelques fois joué des tours) et franchement, je trouve qu’ils collent très bien aux prestations. Bravo et merci encore pour ce bel article!

    Sur l’impact des preparties sur le résultat final, évoqué plus haut, je vous rejoins quant au fait que ce sont avant tout des répétitions et une manière de faire la promo de l’artiste et du titre au sein de la sphère Eurovision tout en voyant leur évolution le mois précédant le concours. Le téléspectateur lambda, très majoritaire dans le télévote, découvre en majorité les titres au moment du direct, et n’a même pas idée de l’existence de ces events. Après, ça donne une vague idée à J-30 et quelques de ce que valent les titres en live, sachant qu’il n’y a ni mise en scène, ni danseurs ni rien.

    Pour la faire simple, voici mes EiC Amsterdam Awards 2019! (pas mal de mes avis rejoignent les tiens Pascal)
    – Il n’a pas la meilleure voix, mais il met le Fuego : ESPAGNE
    – En net progrès (mais il faut arrêter de se gratter les parties génitales comme Jacquouille): BIÉLORUSSIE
    – En progrès aussi (mais ça mettra l’ambiance trois minutes et puis basta): FINLANDE
    – Elle est pro et ça s’entend (mais il faut changer la styliste): ALBANIE
    – Lui aussi il est pro, mais le titre était mieux en 2017: HONGRIE
    – Elle sait chanter (mais elle aurait pu gagner en 1998 dernier cara): MOLDAVIE
    – Il sait chanter (lui aussi?!?) (mais il risque bien de subir le bottom 5 du pays hôte): ISRAËL
    – J’aime bien mais comment peut-elle se sortir de la demi-de-la-mort-qui-tue: IRLANDE
    – C’était bien mais le rendu sonore est très chelou: GRÈCE
    – Harmonie (comme la mutuelle): POLOGNE
    – Ça rend moins bien sans l’attirail attendu à TLV: ARMÉNIE
    – On l’avait enterré trop vite (car il pourrait se sortir du précipice initialement annoncé): ROYAUME-UNI
    – Stables dans la platitude et la criardise: ALLEMAGNE
    – Eurovisionesque à mort et ça marche: NORVÈGE
    – Kitsch + faiblesse vocale = je dis nan nan nan: SAINT-MARIN (surpraïse!)
    – Il est habité par son titre comme personne: GÉORGIE
    – Et s’ils créaient la surprise (avec le revamp)?: RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
    – Et si elle créait la surprise (avec l’ambiance qu’elle crée)? ROUMANIE
    – C’est prometteur: BELGIQUE
    – Titre/voix/sympa/BG – il a tout pour lui (rendez la liberté aux lionceaux): LITUANIE
    – Elle risque de se faire bouffer toute crue et c’est vraiment dommage: AUTRICHE
    – C’est aléatoire (après avoir songé à un top 5 surprise, j’envisage presque l’élimination en DF): DANEMARK
    – Pitié, sortez-moi de là (et laissez ma place aux consentants): MONTÉNÉGRO
    – Elle est barge et je l’adore (et je me sens seul): AUSTRALIE
    – C’était bien, mais ça me laisse de marbre: SERBIE
    – Ça envoie grave, ça déchire, ça percute, ça fout une claque: ISLANDE
    – Il est LÀ, and [he is] my number one, et il se suffit à lui-même: PAYS-BAS (petit regret pour l’absence du cul nu :D)

    Hors-compétition, hashtag LE sujet de la soirée: notre LUCA adoré:

    Effectivement, niveau prestation vocale, c’était aléatoire. Les couplets ont été plutôt moyens et poussifs, le refrain ça allait, mais on est relativement loin de ce que Luca est capable d’offrir en live, parce que c’est un artiste talentueux. Et il va nous vendre du rêve à Tel-Aviv. Plusieurs remarques sur sa presta de samedi soir.
    1- C’est un titre au tempo très rapide, difficile à chanter en temps normal sans y laisser les deux poumons, encore plus avec une choré de ouf.
    2- C’est le style de titre qui ne donne pas grand chose sans mise en scène, danseurs et choristes, puisqu’ils font partie intégrante du truc.
    3- À ceux qui enterrent déjà la Suisse, on a quand même connu bien pires prestas vocales en preparties… La Macédoine 2017 par exemple?
    4- Qui dit départ laborieux ne dit pas finir droit dans le mur. Belgique 2017: Blanche avait été hyper laborieuse en preparties, voire en DF, et elle a assuré la finale et la 4ème place. Inversement, d’autres ont cartonné en preparties et échoué au concours (notre 13ème place de l’année dernière en témoigne)
    5- En bref? Pas de panique. Ça va s’arranger. Il va travailler et il va donner raison aux espoirs placés en lui.

    TOTAL? Ça va être serré et chaud patate ce cru 2019!

  11. Petite vidéo des coulisses avec un guide qui plait beaucoup ici …..

    1. Merci Pascal C, En effet Luca semble être beaucoup plus dans le partage, l’échange que la compétition . C’est dans sa nature mais c’est aussi un challenger qui n’est pas prêt à baisser les bras si vite. .. Voici une vidéo de la SRF qui est dans le même esprit. En tous les cas, je trouve que pour quelqu’un qui aurait été soit disant été mauvais à Amsterdam, On ne peut pas nier qu’il a récolté pas mal de succès suite à sa prestation, A nouveau, tout est subjectif et relatif, Cependant malgré cette petite vidéo qui montre un aspect positif, il s’est fait tout de même remonter les bretelles par notre chef de délégation dans les coulisses. Ce n’est encore qu’un jeune homme de 24 ans rempli de joie de vivre et un peu fougueux et surtout qui est sur le pont de vivre un rêve, On ne peut pas lui en vouloir, car finalement, Il ne peut que mieux faire, alors tout va bien !

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