Eurovision 2020 : trois diffuseurs dans l’antichambre

Alors que les préparatifs de l’édition 2019 vont bon train et qu’a débuté le ballet des sélections nationales, certains diffuseurs songent déjà à l’Eurovision 2020. Vous avez suivi sur notre site la longue saga de la télévision kazakhe, bien décidée à devenir membre actif de l’UER. Vous avez également pris connaissance des déboires de la télévision liechtensteinoise et des espoirs de la télévision kosovare. En ces derniers jours de 2018, trois autres diffuseurs font parler d’eux.

BOSNIE-HERZÉGOVINE

La télévision publique bosnienne a participé pour la dernière fois au Concours en 2016 et s’est retiré depuis, incapable d’assumer les frais nécessaires. Sa cheffe de délégation, Mme Lejla Babovic, a déclaré cette semaine que la situation de la BHRT n’avait pas changé d’un iota. Le diffuseur souhaite sincèrement revenir au Concours, mais n’en a pas les moyens. La BHRT doit en priorité rembourser sa dette à l’UER et trouver un moyen efficace de collecter les taxes qui assurent son financement. Néanmoins, si la situation s’améliore, si des solutions sont trouvées et si un budget d’entre 250.000 et 300.000 euros est trouvé, la BHRT sera très heureuse de revenir en 2020. Mme Babovic songe à des sponsors privés, mais regrette que peu s’intéressent au sort du diffuseur.

CATALOGNE

Si vous avez suivi le dernier Eurovision Junior, vous aurez vu le Pays de Galles faire ses débuts. Et si vous avez suivi les dernières informations relatives au Chœur Eurovision de l’Année, vous savez que l’Écosse y fera ses débuts en 2019. La télévision publique catalane suivra-t-elle ce chemin déjà emprunté par S4C et BBC Scotland ?

Cette semaine, le parlement catalan a accordé la permission au diffuseur régional
Corporació Catalana de Mitjans Audiovisuals (CCMA) de demander un statut de membre actif à l’UER. Les parlementaires catalans ont en outre encouragé CCMA à participer aux concours Eurovision. CCMA regroupent d’une part,
Televisió de Catalunya (sept chaînes de télévision, dont la principale est TV3) et d’autre part, Catalunya Ràdio (quatre chaînes de radio). CCMA va donc introduire une demande d’adhésion auprès de l’UER en 2019, avec l’espoir d’intégrer l’Union en 2020.

Pour rappel, le règlement de l’UER autorise l’adhésion active de diffuseurs régionaux. La participation aux concours Eurovision demeurent cependant soumise à conditions. CCMA réfléchit donc lesquels d’entre eux elle diffusera en priorité et si elle parvient à réunir le budget nécessaire, auquel elle fera ses débuts.

ÎLES FÉROÉ

Sur ce principe d’ouverture aux diffuseurs régionaux, l’UER a informé la Kringvarp Føroya, diffuseur des Îles Féroé, région autonome du Danemark, qu’elle était éligible au statut de membre actif de l’Union. La KF avait essuyé un refus à sa précédente demande, en 2010. Il semblerait que la porte lui soit désormais ouverte.

L’ancien directeur générale de la KF, M. Johnny í Grótinum, a déclaré que le diffuseur réfléchissait sérieusement à introduire une demande d’adhésion. Les avantages en seraient considérables. Obstacle majeur, le coût s’élèverait à 500.000 euros par an. Néanmoins, si la KF parvenait à réunir le budget nécessaire et à obtenir le statut de membre actif, elle participerait certainement aux concours Eurovision.

(8 commentaires)

Passer au formulaire de commentaire

  1. Donc, nous pouvons extrapoler : la Flandre et la Wallonie pourront-elles concourir la même année, par le biais de leurs chaînes télévisées ?

      • Antoine 97 on 31 décembre 2018 at 14:52
      • Répondre

      D’ici 2020 le pays sera séparé en 2 alors profitons des dernières apparitions du drapeau belge au concours :p après seulement les Wallons pourront se moquer des Flamands pour leurs résultats médiocres 😀 *petit rire narquois*

    • Kris.b on 31 décembre 2018 at 10:36
    • Répondre

    Idées enthousiasmantes MAIS grand bazar en perspective ! Surtout pour les adhésions et les participations régionales. Déjà que le dernier redécoupage territorial en France n’a pas été simple…

  2. Je voudrais le retour du Luxembourg et Monaco….après c’est assez directif…..mais je voudrais bien voir ces pays a eurovision…. Mais sur que dans quelques temps notre concours préfère deviendra mondial….

    • Netty Vilar Braamcamp Sobral on 31 décembre 2018 at 21:48
    • Répondre

    Tout ceci ne concerne heureusement pas le concours Eurovision de la chanson, puisque seuls les Etats peuvent y concourir et que le nombre maximal de participants est fixé à 46. Cela concerne les autres concours Eurovision, où l’UER admet les régions, vu qu’il y a peu de participants. Sinon, on se retrouverait avec des dizaines de participants, dont potentiellement une quinzaine rien que pour la France !

    1. La Bosnie est un état à part entière, donc pas de problème pour revenir à l’Eurovision (à part financiers). Pour les Îles Féroé, c’est un territoire autonome quasi-indépendant comme le Groënland, qui participe aux compétitions sportives internationales déjà (de foot par exemple). De plus, un référendum est au goût du jour, donc peut être bientôt l’indépendance et une participation à l’Eurovision (et ça serait bien pour donner du renfort à l’Islande, qui est toujours toute seule). Pour moi, la Catalogne semble le seul où ça parait compliqué pour l’indépendance et l’autonomie, mais je ne comprends pas pourquoi la chaine catalane n’aide pas la chaine andorrane avec des sousous pour une candidature plus ou moins commune non officielle.

      1. Peut-être au foot mais pas aux championnats des sports olympiques ni aux JO. Pour y participer, les nations doivent être souveraines. En l’occurrence, les îles Féroé et le Groenland concourent sous la bannière danoise.
        Mais pourtant, certaines îles des Caraïbes ont leur propre équipe sportive alors que ce sont des dépendances d’autres pays, comme Porto Rico.

    • Philipe Dubois-Blond on 1 janvier 2019 at 03:27
    • Répondre

    J’aimerai bien voir ce que proposent les Iles Féroé 😉 .

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

%d blogueurs aiment cette page :