JEUDI 28 JUIN

C’est une question récurrente chaque année : un nouveau pays fera-t-il ses débuts au Concours ? 2019 n’échappe pas aux rumeurs et aux supputations en tout genre.

Vous vous souviendrez que, dans les épisodes précédents, le Liechtenstein et le Kazakhstan étaient sur les rangs. Côté liechtensteinois, le directeur de la télévision 1FLTV a transmis en novembre dernier, une demande officielle d’adhésion à l’UER. Les négociations semblent toujours en cours, le principal problème concernant le financement de cette adhésion. Côté kazakh, la chaîne Kanal 31 souhaitait devenir membre actif de l’UER elle-aussi. Cela lui a été refusé, puisqu’elle émet en dehors de la zone de diffusion de l’UER. Elle ne peut devenir que membre associé.

Rien de neuf depuis pour ces deux -là. En revanche, deux autres pays ont vu, ces dernières semaines, leur nom émerger : le Kosovo et la Nouvelle-Zélande.

Côté kosovar, l’histoire est sérieuse. Le directeur général de la télévision publique RTK, M. Mentor Shala (ci-dessus), a rencontré à Genève le président de l’UER, M. Jean-Paul Philippot, dans la perspective de l’Assemblée Générale de l’Union, qui se tient aujourd’hui à Tirana. M. Shala a réitéré à M. Philippot le vif désir de la RTK de devenir membre associé de l’UER et de participer au Concours 2019. Cette demande sera examinée durant l’Assemblée Générale et soumise au vote des délégués. Ce n’est pas la première tentative du Kosovo. Mais par le passé, le pays s’était heurté aux vetos de la Serbie et de la Bosnie-Herzégovine. Vous noterez par ailleurs d’autres obstacles juridiques majeurs : le Kosovo n’est toujours pas reconnu par l’ensemble des membres de l’UER et n’appartient ni au Conseil de l’Europe, ni à l’Union Internationale des Communications.

Côté néo-zélandais, l’histoire est plus légère. La semaine dernière, la Commissaire Européenne au Commerce, la Suédoise Cecilia Malmström (ci-dessus), était en Australie. Dans l’un de ses discours, elle a évoqué la participation du pays au Concours, qu’elle estime être, à titre personnel, un succès et l’une des étapes les plus importantes dans les relations entre l’Australie et l’Union européenne.

Cela a incité un journaliste néo-zélandais à lui écrire, via Twitter, et à lui poser la question de la participation de la Nouvelle-Zélande :

https://twitter.com/MalmstromEU/status/1009993830840627200?ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=http%3A%2F%2Fwiwibloggs.com%2F2018%2F06%2F24%2Fnew-zealand-serious-consideration-eurovision%2F224212%2F

Mme Malmström lui répondu que le sujet méritait considération. Aussitôt, l’Euromonde s’est enflammé et les propositions de représentants ont plu : Lorde, Stan Walker, Marlon Williams, Kimbra, Broods, etc., etc.

Tout cela demeure pour l’instant jeu d’esprit. Certes, comme la télévision australienne SBS, la télévision publique néo-zélandaise TVNZ est membre associé de l’UER. Elle peut donc bénéficier d’une invitation à titre personnel pour participer au Concours. Mais, jusqu’à présent, TVNZ n’a manifesté aucune intention de rejoindre l’Eurovision, ne le diffusant d’ailleurs pas.

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MARDI 3 JUILLET

L’adhésion du Kosovo à l’UER a avancé d’un pas. Lors de l’Assemblée Générale de l’Union, la semaine dernière, à Tirana, les délégués ont accepté de prendre cette demande en considération et ont décidé de voter l’intégration de la RTK comme membre associé. Ce vote final aura lieu en décembre prochain. Si la majorité s’exprime en faveur de la demande kosovare, la RTK intégrera l’UER et pourra donc participer au prochain Concours Eurovision. De son côté, la RTK s’est lancée dans une campagne visant à promouvoir sa candidature et surtout, à la faire accepter.

(avec la collaboration de Pauly)