Eurovision 2019 : premiers appels au boycott

L’organisation de l’édition 2019 promet déjà de nombreux rebondissements, j’en suis sûr. Mais l’organisation n’est certainement pas la seule inquiétude à avoir. De nombreux appels au boycott ont déjà eu lieu, notamment en Islande et en Irlande, mais aussi dans quelques autres pays… Et même si rien n’est encore sûr, qui sait si certains pays ne risqueraient pas de se retirer. Petit résumé de la situation dans cet article collaboratif signé Joh et Quentin.

Commençons donc par l’Irlande. Plusieurs personnalités, notamment politiques, se sont fermement exprimées pour un boycott de l’édition 2019. En premier lieu, le Lord-maire de Dublin, Mícheál Mac Donncha (par ailleurs interdit d’entrée sur le territoire israélien pour son soutien au mouvement BDS – Boycott Désinvestissement et Sanctions) a demandé un retrait de la RTÉ. Lynn Boylan et Órla Nic Biorna, membres du Sinn Féin, ont aussi appelé à un retrait de la RTÉ et à un raffermissement du mouvement BDS. Enfin, une personne plus éminente du monde de l’Eurovision, Charlie McGettigan, vainqueur en 1994, a appelé au boycott en disant : « Nous n’approuvons pas de faire la fête quand d’autres meurent ». À voir si l’Irlande se retirera vraiment, puisque qu’en 1979 comme en 1999, l’Irlande était bel et bien là.

Plus sérieux encore, l’Islande. Il y a quelques jours, le pays avait annoncé que les discussions étaient en cours mais que si tout allait bien, le pays participerait… Pour autant, les choses vont peut-être changer. En effet, une pétition en faveur du boycott a recueilli plus de 10 000 signatures en 24 heures sur le sol islandais (soit quand même 1 Islandais sur 30 environ), avançant que la participation islandaise en Israël ne serait pas éthique. Et parmi les signataires, un ne sera pas inconnu de ceux qui ont une bonne mémoire : il s’agit de Daði Freyr, arrivé deuxième du Söngvakeppnin en 2017. Il a également tweeté : « Nous ne pouvons pas imaginer participer à la joie qu’est l’Eurovision, la conscience tranquille pendant que l’État d’Israël et son armée usent d’une terrible violence contre le peuple palestinien. » La pétition a fait son chemin, ayant désormais passé la barre des 22 000 signatures… et selon une interview de Skarphéðinn Guðmundsson, directeur des programmes à RÚV, le diffuseur examine attentivement la question du retrait. À voir donc, mais la possibilité est véritablement à l’étude.

De la même façon,  le parti politique de gauche suédois a publiquement suggéré que cette édition de l’Eurovision ne devrait pas avoir lieu en Israël, déclarant ainsi qu' »il était absolument déraisonnable pour Israël d’accueillir ce gigantesque concours musical, tandis que l’occupation est en cours ». Ce même parti ajoutant par la suite que le pays « devrait être exclu de l’Eurovision sur des raisons humanitaires. Nous ne pouvons pas continuer de faire la fête, alors que la persécution du peuple palestinien continue ».  Cette déclaration se conclue par un message peu équivoque : « Boycottez Israël, maintenant ! ». En revanche, en plus d’avoir confirmé sa participation provisoirement, la Suède a déjà pris part aux festivités à Jérusalem en 1979 et 1999.

Enfin, tout comme en Irlande, plusieurs personnalités britanniques politiques ou non se sont exprimées vis-à-vis de la tenue de l’Eurovision en Israël. Parmi ces personnes, des soutiens au député du parti travailliste — Jeremy Corbyn — ont appelé le Royaume-Uni à boycotter le concours, bien que Jeremy Corbyn n’ait pas fait de déclaration officielle. Toujours dans la sphère politique, des membres du parti des libéraux-démocrates ont fait part au gouvernement de leur volonté de boycotter l’événement, avançant le  fait que « participer signifierait que l’on fermerait les yeux sur la violation des droits de l’Homme en Israël ». Là encore cependant, le pays a déjà participé aux éditions du Concours s’étant tenues en 1979 et 1999 à Jérusalem, et rien ne porte véritablement à croire à un retrait.

Seul le futur nous dira ce qui arrivera, mais les mécontents sont nombreux et la politique risque de s’immiscer dans le Concours encore énormément pour la prochaine édition…

(31 commentaires)

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  1. C’est certain que l’actualité est focalisée sur ce pays et les réactions émotionnelles peuvent se comprendre. Difficile pour moi de me prononcer vraiment par rapport au sujet, car je trouve tout simplement incompréhensible de mêler l’Eurovision à tout ça, J’espère bien que d’ici mai prochain que les choses se seront calmées et encore beaucoup d’eau peu couler sous les ponts. A mon avis, il est bien trop tôt pour se positionner et de parler d’étique.

    De toute manière, si la peur est plus forte que tout et qu’ils estiment que leur honneur pourrait être entachés alors qu’ils se retirent Je ne crois pas que cela ira si loin, en tous les cas, je ne l’espère pas et je fais confiance à l’UER et qui tient les cordons de la bourse ainsi que le pouvoir décisionnel, qui saura ce qu’il faut faire d’ici-là, attendons qu’elle se positionne et on verra bien.

    J’espère aussi qu’ils n’y aura pas d’autres pays qui vos utiliser les mêmes arguments pour se retirer, notamment la Suisse qui n’a pas encore donné son avis sur le sujet.

    1. L’Eurovision s’en mêle forcément vu qu’Israël a gagné il n’y pas une semaine. C’est encore frais dans la mémoire des personnes et il me semble par conséquent assez logique que les personnes qui ne cautionnent pas les actions menées par autorités israéliennes il y a quelque jours ne veulent pas que leur pays participe à l’Eurovision s’il ce tient dans un pays qui tue des innocents. C’est peut-être l’Eurovision, mais il est normal que les sujets plus graves interfèrent. Bien sûr, d’ici à mai prochain, tout peut encore changer, mais cela n’effacera pas ce qui a été fait. D’ailleurs soit dit au passage, je ne cautionne pas tout ce que fait Israël. Et même en tant que grand fan de l’Eurovision je n’ai pas envie de voir Israël l’accueillir.

      1. J’ai bien compris, l’importance du sujet qui est grave, si cela peut te rassurer et je conçois que certains pays réagissent. Mais alors dans ce cas, que suggères-tu ? que faut’il faire pour bien faire ? Annuler l’édition 2019, ou l’accorder à Chypre ? j’aimerais bien savoir ce que l’UER envisage de faire, car, c’est évident si l’organisation du prochain se déroulera bien à Jérusalem , l’année prochaine, il est évident que d’autres pays suivront pour retirer leur participation. Marie comparait le cas avec la situation en Ukraine, tu me diras peut être que le contexte était moins grave et beaucoup plus gérable que ce qui se passe en ce mokent, Honnêtement, je suis perplexe et j’aimerais bien connaître l’avis des autres lecteurs de ce site-

        1. De manière tout à fait honnête je ne sais pas trop qu’envisager. Il est sûr qu’il faut attendre de voir ce que l’UER en dira. Et ils laisseront probablement Israël à l’organisation. Mais il est certain que la situation sera à suivre

        2. Peut-être que si trop de pays boycottent le concours à l’Eurovision, Israël pourrait envisager de ne pas l’organiser en arguant du fait qu’on ne travaille pas, et donc qu’on ne peut répéter un spectacle, pendant le shabbat. L’UER n’aurait qu’à trouver un remplaçant, ce qui se ferait sans mal. Ça a déjà été le cas en 1980, pour des raisons différentes, c’est vrai. En tout cas, d’ici mai, il peut encore se passer beaucoup de choses, même si on peut comprendre et approuver le rejet des décisions politiques du pouvoir israélien.

  2. Qui décide de la présence ou non d’un pays au concours chaque année? Les gouvernements??? Les chaînes de télé? Bien que parfois établies comme « chaines publiques », si dans un pays ou un autre le gouvernement interdit à la chaine de participer à un concours, c’est que ce pays est une dictature, nan? Quel pays veut se montrer comme ça?

    Et autre question, quel pays et quel gouvernement a « fait la gueule » en envoyant ses représentants à « Israël Calling » cette année??? Personne, non? De mémoire, ils étaient 25! Dont le Royaume Uni, l’Irlande, L’Islande…

    Ne mélangeons pas tout! C’est un concours artistique, où la politique a toujours donné son avis, mais je ne pense pas qu’un pays se défile cette année. A moins de peur quant à la sécurité, mais c’est autre chose.

    1. Je ne pense pas qu’Israel Calling soit d’aussi grande envergure que l’Eurovision en lui-même malheureusement. C’est d’un côté hypocrite et d’un côté compréhensible pour ces pays de vouloir boycotter l’organisation du concours par Israël, mais bon..

    2. Ce ne sont que des appels au boycott. Rien ne garantit que les télévisions suivront ces appels. Simplement, je pense qu’il est intéressant de relayer l’information là-dessus. Je ne sais pas trop si certains pays se retireront vraiment, mais je pense que ces affaires restent à suivre attentivement

      1. Faut juste faire attention à l’Islande, car la pétition représente 1 personne islandaise sur 30.

    3. Les Jeux Olympiques ne sont qu’une rencontre sportive, cela n’a pas empêché qu’ils soient boycottés à plusieurs reprises.
      Pour ce qui est de la démocratie et des médias, qui peut encore croire en France à l’indépendance des chaînes publiques ? Chaque journal télévisé prouve le contraire…

  3. – Je crois qu’il est encore beaucoup trop tôt pour en parler ; d’ailleurs j’attends de connaître en détail les votes de tous ces pays qui évoquent leur boycott lors de la finale. Ce n’est qu’une supposition car je n’en sais rien concrètement mais s’ils ont voté massivement pour Israël, ils auraient dû y réfléchir à deux fois…

    – Je crois que ça va se jouer en fin d’année ou début 2019 : si la situation dans la région s’est envenimée entre temps, il est probable que de nombreux pays, en représailles contre la politique d’Israël ( et en même temps celle de Trump ) décident de se servir de l’Eurovision pour appuyer leur protestation. Si ça s’arrange, on n’en parlera plus et le concours pourra se dérouler normalement.

    – Enfin, si le concours ne pouvait avoir lieu en Israël, Chypre n’ayant pas de salle adaptée, je pense que le concours aurait lieu en Autriche qui l’a déjà organisé en 2015.

      • Antoine 97 on 17 mai 2018 at 21:07
      • Répondre

      Points pour Israël:

      Islande: 8 points du jury et 7 points du public.
      Irlande: 7 points du jury, 6 points du public
      UK: 10 points du jury, 7 points du public.

      De plus il s’agissait de pays dont les artistes était présents au Israel Calling il me semble…
      Bref je comprends le mécontentement de certaines personnes mais c’est juste débile de vouloir boycotter le concours quand on voit les votes détaillés.

      1. Pas si débile, aucun des pays que tu cites ne souhaitait la victoire d’Israël, ni du côté des jurys, ni du côté du public. Et tu ne peux tout de même reprocher à aucun d’eux d’avoir voté pour Netta indépendamment de leur vision de la politique israélienne ! Ils ont jugé une chanson samedi dernier, pas un gouvernement.

  4. Que de fantasmes autour d’israël et seulement 5 jours après la victoire 2018. Tout ceci me paraît très exagéré et infondé pour l’instant. Je comprends que le post Eurovision est dur pour certains mais là on frise le ridicule.

  5. – Merci beaucoup Antoine pour les points attribués que je ne connaissais pas. Je constate que c’était des votes positifs mais pas un plébiscite non plus pour Israël. Donc, on peut supposer que ces pays n’attendaient pas ou ne souhaitaient pas une victoire d’Israël artistiquement parlant j’entends ?

    – Ce n’est donc pas d’un illogisme complet leur réaction : elle l’aurait été si ces pays avaient attribué 10 ou 12 points à Israël autant le public que le jury… On ne peut néanmoins pas tirer de conclusion hâtive.

  6. Premièrement, merci pour cet article récap’ qui devrait être utile pour les lecteurs qui se posent des questions en ce moment. Je pense même que cet article était nécessaire !

    Je suis assez partagée sur ce vent de boycott juste après la victoire d’Israël… Je comprends les démarches, la volonté (d’avoir l’air) d’agir suites aux événements sanglants du weekend (qui n’ont pas commencé cette année…), mais je ne peux m’empêcher d’y voir que le principal facteur est la compassion politicienne. Je n’ai pas vu d’appelle au boycott pour Israël Calling cette année, ni les précédentes. Alors oui, c’est à Tel Aviv, oui, ce n’est pas une finale de l’Eurovision, mais bon, faire à fête à 90 km de Gaza (Tel-Aviv) ou à 100 km (Jésuralem) ça ne pose vraiment pas le même cas de conscience ? A 10 km on joue sur les « loin des yeux , loin du coeur » ?
    Parce que le problème ici c’est que Jésuralem est (au-delà de l’aspect religieux) un enjeu politique. Justement PO-LI-TIQUE. Ce n’est pas les vies humaines qui s’éteignent chaque jour sur la surface de la planète qui comptent, ce sont les enjeux politiques. L’excuse de « la fête à côté des cadavres » ne tient pas pour moi, c’est juste pour le pathos.
    Sérieusement, il y a des pays qui ont ou ont eu une démarche beaucoup plus lisible que des interviews médiatiques lorsqu’ils avaient un problème avec un pays participant ou organisateur : 1969, l’Autriche se retire parce que l’Espagne était une dictature, Grèce et Turquie jouent à chat et la souris dans les années 1970 à cause de Chypre, 2009 pas de Géorgie car en conflit avec la Russie, l’Arménie en 2012 n’était pas à Baku, sans oublié le Liban qu’on attend toujours à cause de la présence d’Israël justement…
    Donc, si ces pays, qui n’ont eu aucun problème à aller à Jérusalem après la Guerre du Liban, après les Intifada, décident de se retirer en 2019 qu’ils le fassent et qu’ils ne nous bassinent pas à coup de micro !
    Bien sûr, individuellement, on a le droit de s’indigner, de dire qui faut faire quelque chose, et que les gens qui s’indignent n’ont peut-être pas voter pour Netta mais pour d’autres samedi soir, donc leur répliquer qu’ils n’avaient qu’à pas voter pour elle, c’est un peu creux (à l’Eurovision, on ne vote pas « contre » les gens, ils ne pouvaient pas empêcher les autres de voter pour Israël). L’Islande a une démarche qui est plutôt celle d’une démocratie (dans le sens de gouvernance par le peuple) avec cette pétition, à voir où cela aboutira. C’est des gens qui (j’espère) regardent l’Eurovision et qui demandent à leur pays de faire quelque chose. Normal, quoi.
    De mon côté, je n’ai pas boycotté et ne boycotterai pas l’Azerbaïdjan, ni l’Arménie, ni la Russie, ni l’Ukraine, ni la Pologne, ni les pays des Balkans ni aucuns pays qui aujourd’hui ou demain organiserait l’Eurovision. J’attends d’être convaincue que ce soit la meilleure chose à faire à mon échelle d’individu face aux tristesses du monde d’aujourd’hui et de demain.

  7. C est vrai qu il est tôt,mais le fait qu il y ai eut tant de jeunes victimes ces derniers jours fait réfléchir

  8. Je trouve ça sain que dans chaque pays des opinions et pétitions puissent s’exprimer.

    Après, au delà du côté symbolique, quelle conséquence aurait un retrait de 1 ou 2 pays ? Presque aucune, il s’agirait surtout de marquer le coup à mon sens.

    Les très récents événements sont d’une grande gravité mais le conflit ne date pas d’hier. Ce qui hérisse le poil de beaucoup (dont moi) est la très vive et précoce récupération de la victoire par le pouvoir en place.

    Pour ma part, je pars du principe que dès lors qu’un pays participe, il doit pouvoir gagner et organiser l’année suivante. Libre après à certains de ne pas participer.

      • Dubois-Blond Philipe on 18 mai 2018 at 02:54
      • Répondre

      Je suis entièrement d’accord pour la précoce récupération de la victoire par le pouvoir en place qui ne devrait pas être.

    1. Encore une fois, tes propos sont frappés au coin du bon sens, Pascal.

  9. Il y a un concours de chansons, dont le règlement prévoit que le gagnant organise l’année prochaine. Et si la future organisation répond aux cahiers des charges de l’UER, Israël est légitime pour organiser le Concours.

    On est allé à Bakou, pays où les droits de l’homme sont bafoués. Et même si on en a beaucoup parlé, ça n’a pas choqué grand monde de voir l’Eurovision dans ce pays parce qu’ils étaient quand même 42 à y avoir participé.

    La Russie n’est pas non plus un pays exemplaire, et pourtant 42 pays s’y sont donnés rendez-vous en 2009. Et en plus c’était l’année du conflit entre la Russie et la Géorgie (août 2008).

    Même si on ne peut pas empêcher des connexions, politique et Eurovision doivent se dissocier le plus possible. Vouloir boycotter Israël 2019, c’est vouloir mêler la politique au Concours.

    Après, je dis pas qu’Israël ne fait pas de politique. Vouloir absolument organiser le concours à Jérusalem, c’est en quelque sorte faire de la politique. Alors que Tel Aviv poserait beaucoup moins de problème, Israël choisit d’organiser la grande compétition internationale dans la ville qu’israéliens et palestiniens se disputent comme Capitale, et que l’ONU refuse de reconnaître comme capitale d’Israël. Et tout ça quitte à faire exploser le budget sécurité.

    1. Rien à ajouter. D’accord à 100/100 !… 🙂

        • Dubois-Blond Philipe on 18 mai 2018 at 02:39
        • Répondre

        D’accord aussi !

    • Dubois-Blond Philipe on 18 mai 2018 at 02:37
    • Répondre

    Bonsoir ^^,
    Je souhaiterai juste préciser qu’il est impossible de comparer 1979 et 1999 à 2019. En 1979 et 1999 les 2 gouvernements de la Knesset étaient dans la recherche d’un processus de paix alors qu’aujourd’hui avec Netanyahou ce n’est pas le cas. Ce dernier était déjà 1er Ministre début 1999 mais il n’avait pas autant d’envergure, et surtout il n’était pas aussi radicalisé dans le nationalisme qu’à l’heure actuelle. Le contexte mondial était aussi différent d’aujourd’hui. Sans rentrer dans le débat politique, même en Israël bcp de citoyens manifestent régulièrement contre Netanyahou et sa politique génocidaire et colonialiste actuelle. Il me semble qu’il serait bon qu’Israël fasse profil bas, n’impose pas des choses en lien avec notre religion et surtout organise le concours à TLV afin de ne pas faire de provocation inutile. Lorsque Netta dit que le concours doit se faire à Jérusalem car c’est la capitale, déjà elle à son niveau elle politise le concours. Mais bon rien ne me surprendra de sa part … Les autres pays et les peuples ont voté pour une chanson et non un contexte politique donc il serait bon d’en tenir compte. J’espère que ceux qui vont devoir organiser le concours chercherons à faire les choses de manière objective avec un seul et unique but : que le concours soit une belle fête mais sans rentrer dans le jeu des actes politiques (cela va être très dur pour eux car les nationalistes et les ultra orthodoxes ont grandi en pouvoir). TLV est la ville de la tolérance, de la mixité, de la modernité et de la fête, est une ville cosmopolite et internationale, est une ville de paix, est une ville apolitique, donc à mon avis c’est elle qui fera venir les plus récalcitrants et qui évitera un bon nombre de conflit et de boycotte. On verra …

    • Dubois-Blond Philipe on 18 mai 2018 at 02:55
    • Répondre

    Mon cousin vient de me donner une info (il habite TLV) : le maire de TLV ne déposera pas de dossier de candidature pour organiser l’Eurovision 🙁 🙁 .

    1. C’est donc un mauvais maire. Je suis sûr, je n’ai pas d’infos à ce sujet mais c’est logique à la suite du succès d’ Israel Calling à Tel Aviv ; je pense fermement que de nombreux habitants de cette ville côtière aimeraient vivre l’événement chez eux !

        • Dubois-Blond Philipe on 19 mai 2018 at 01:46
        • Répondre

        Je ne pense pas que ce soit un mauvais maire car TLV bouge énormément, je crois surtout qu’on lui a imposé. Israël est souvent cité en tant que démocratie, oui mais pas sur tout ! aujourd’hui. Israël n’a jamais autant été divisé que depuis le début de la décennie, d’un côté il y a l’extrême droite ultra sioniste et de l’autre tous les autres citoyens. Je pense oui que bcp de gens voudraient que cet évènement se passe à TLV et pour pleins de raisons.

  10. Une réflexion pertinente lue sur Twitter : cette année, l’Eurovision Junior n’a suscité aucun appel au boycott, alors qu’il est organisé en Biélorussie, état pour le moins fâché avec la notion de démocratie.

    Quant à mon avis personnel sur la question : mieux vaut aller à Jérusalem l’an prochain et une fois sur place, poser un acte symbolique pour la paix, que de boycotter les organisateurs israéliens et jeter de l’huile sur le feu.

    Quant à mon analyse personnelle sur la question : les diffuseurs sont coincés. Qu’ils y aillent ou qu’ils n’y aillent pas, ils se feront critiquer par une frange de leur opinion publique. Alors, tant qu’à faire, autant qu’ils y aillent…

    1. Sauf que s’ils décident d’un acte symbolique sur place, ils seront accusés de s’en prendre à l’esprit apolitique du concours.
      Après, si la Biélorussie massacrait des civils de tout âge, la réaction serait la même. Il ne faudrait pas croire que cette réaction est forcément à l’encontre d’Israël.

  11. Pour savoir ce que je pense et bien lire les commentaires d’Eurovista et de Pauly : je n’ai pas besoin d’en dire plus.

  12. Pour savoir ce que je pense et bien lire les commentaires d’Eurovista et de Pauly : je n’ai pas besoin d’en dire plus.

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