Comme vous avez pu le suivre depuis début juin, Eurovision au Quotidien a fêté ses dix ans d’existence. C’est l’occasion pour moi de poursuivre cet anniversaire et de revêtir ma veste de journaliste et de poser dix questions aux rédacteurs qui font vivre ce site avec passion et qui se concertent, discutent, partagent leurs idées afin de vous proposer des articles intéressants avec une touche de second degré et de vous tenir informés de l’actualité eurovisionesque. Aujourd’hui, c’est Rem_Coconuts que vous avez peut-être suivi dans sa série fictive qui ne manque pas d’humour et de folie “La véritable histoire de Davidna L” et dans les Conseils de Classe de l’EAQ sur Parlons Eurovision.

Le profil de Rem_Coconuts

Rem_Coconuts est eurofan depuis 2009. Il est tombé en amour grâce aux fameux “Twelve Points” de 2004. Il a débuté sur EAQ en tant que lecteur et commentateur puis est devenu rédacteur en 2019. Il est en charge au sein d’EAQ de la sélection nationale portugaise et slovène. Il se définit comme une personne euphorique et plus chaud que le feu. Eurodiva assumée et fière de l’être, il est Loreen, Eleni, Carola, Maruv, Dustin la Turquie (The Turkey) et…Mahmood à la fois.

Bonjour Rem !

1) Quelle est ton édition du concours préférée de ces dix dernières années ?

Dure question tellement le niveau a été haut sur cette décennie ! Je dirais quand même 2019 pour la diversité des titres et des styles, et l’incroyable densité du concours. Mahmood, Duncan Laurence, Luca Hänni, et tous les autres : quel casting pour quels titres et quelle finale ! What a Magical Rendez-Vous ! Pourtant, la décennie nous en a offert, de bien belles éditions, et mention spéciale au trio 2014-2015-2016, mais bon je vote 2019 !

2) Quel est l’entracte qui t’a le plus plu ?

Love Love Peace Peeeeeeeace ! #TeamPetra&MansForever S’il est toujours intéressant et pertinent d’offrir une tribune aux cultures musicales locales, et je souhaite vivement que cela se poursuive, je rêve que, chaque année, tels les présentatrices et présentateurs du MelFest, celles et ceux du concours se donnent autant pour nous faire un numéro aussi magique que le meilleur duo de présentateurs de l’histoire du concours.  

3) Quel est le pays que tu aimerais revoir au concours eurovision ?

Dure question, car dans l’idéal j’aimerais revoir tout le monde (même si la Turquie ne me manque pas plus que ça pour des raisons liées à leur vision du concours), mais en bon voisin, et en excellent consommateur des mets distingués du Pas de la Casa, je dirais Andorre ! D’autant plus qu’en termes de proposition, le pays a toujours fourni de jolis efforts pour un micro-état, ce à l’instar de Saint-Marin. Si on pouvait en dire autant de certains gros poissons … #HelloUK

4) Quelle est ta sélection nationale préférée ?

Hahaha je sens ici que je n’ai que mon âme d’eurodiva pour parler de moi !  En vérité, la question est difficile, parce que depuis plusieurs années, j’ai appris à découvrir des sélections d’excellent calibre, comme l’Eesti Laul ou le Festival da Canção, qui forcent mon admiration. Sauf que mon cœur ne bat évidemment que pour une seule et unique :Välkommen till Meeeee-lo-di-festivalen ! La première sélection que j’ai découvert, et celle que je brûle d’impatience de vivre en direct chaque année, même si je reconnais que nos amis suédois se sont sérieusement assis sur leurs lauriers ces dernières années. Mais c’est à mes yeux l’incontournable de la saison des sélections, car un bijou de production et un véritable mini-concours sur pattes. 

5) Sachant que l’EAQ est un site franco-belgo-suisse, quelle sont tes chansons française, belge et suisse du concours des dix dernières années ?

Le piège est dans la question, parce qu’il faut avouer que si le joyeux monde de la francophonie a connu un parcours relativement chaotique ces vingt dernières années, il a également connu un redressement plutôt productif sur la seconde moitié des années 2010. Mais sans plus tarder, voici mon trio d’or francophone de la décennie : 

  • Pour la France, même si je dis merci à Mercy de m’avoir fait faire plus ample connaissance avec l’univers de Madame Monsieur, c’est de façon nette et sans bavure que mon Youhouhouhouhou préféré l’emporte, car je l’ai bien cherché !
  • Pour la Belgique, même si j’ai été captivé par l’atmosphère électrique des lumières de la ville de Blanche (moins par sa prestation au concours), c’est avec enthousiasme que je choisis le génie de Loïc Nottet.
  • Pour la Suisse, même si j’ai aimé l’enthousiasme de ce chasseur d’étoiles de Sebalter, c’est évidemment sans hésitation que mon coeur bat et vibre pour ce cher Luca Hänni qui m’a emporté dans des danses lascives (hashtag traduction québecoise du film éponyme)

Mention spéciale toutefois à celles et ceux qui n’ont guère brillé au concours et ce de manière injuste: ZibbZ et Mélanie René, dont j’avais beaucoup aimé les prestations.

6) Quelle est l’édition de cette décennie dont les votes t’ont apporté le plus de stress ?

2019. Je souhaitais tellement la victoire des Pays-Bas que les votes du jury m’ont fait perdre la raison. Enfin, ce n’est pas du tout comme s’ils me faisaient perdre la raison chaque année …

7) Quelle est ta chanson gagnante préférée de ces dix dernières années ?

EUPHOOOOOOOORIIIIIIAAA (et le premier qui n’y met pas douze points, je le condamne à écouter toute la journée un remix Dustin The Turkey-Lost And Forgotten-Congratulations pour le restant de ses jours, vous verrez c’est pire que le rocher de Cisyphe).

8) Quel pays aimerais-tu voir gagner l’eurovision ?

Mmmh. Plusieurs ! En ballotage : la Lituanie, Chypre, la Slovénie … mais je dis Malte, parce que le vivier d’artistes y est exceptionnel pour un si petit pays, et que Malte aime l’Eurovision. Et accessoirement j’aime Malte. Et j’aime l’Eurovision. Vous voyez un peu le truc ?

(PS: en plus c’est une destination pas chère, le pays est traversable en 1h, le patrimoine y est intéressant, l’ambiance agréable et très méditerranéenne, c’est une île du jour et de la nuit, et puis ils ont loupé la victoire de justesse à deux reprises nos amis maltais alors il serait grand temps qu’ils brillent au concours pour mieux le faire briller chez eux).

9) Si on te demandait de participer un jour au concours, qu’aimerais-tu faire ?

Oh la la la la LA LA ! The Dream Of My Life ! Donc déjà je ne participerai pas, je gagnerai, parce que Marie Myriam a assez attendu son successeur. Alors deux options :

  • Je pars sur un Up-tempo AC-TU-EL, radio friendly, mais ni vide ni superficiel ni artificiel, quelque chose qui ait quand même du chien. Évidemment, nous serions six sur scène, cinq choristes-danseurs, car il faut des voix et du mouvement. La mise en scène serait énergique, colorée, il y aurait du Fuego et des étincelles qui tombent lors des trente dernières secondes de la performance, la salle bougerait et vibrerait au son de ce titre qui, indéniablement, cartonnerait dans les charts européens par la suite (voire internationaux à être mégalo jusqu’au bout – paraît-il que c’est l’un des traits communs des Sagittaire – à moins que ce ne soit des Rem ?). Et évidemment le catwalk. Forcément. Évidemment.
  • Je pars sur une ballade moderne avec chorégraphie aérienne en duo avec un danseur homme. Genre en mode Loreen, Tanja. Des aigus. De la fumée. Une ambiance à la Lilly Among Clouds. Des tenues amples et légères à la fois. 

(En fait, depuis que j’ai écrit Love In The Tropico pour cette fictive Davidna Lamburosco, j’hésite presque à envoyer le titre à un télédiffuseur, juste pour déconner. Sauf que le concours doit être pris au sérieux, et c’est parce que je le prends au sérieux que je m’abstiendrais de commettre ce crime).

( Pour ceux qui ne connaissent pas encore Love In The Tropico, voici le lien où vous pourrez découvrir les paroles : eurovision-quotidien.com/la-veritable-histoire-de-davidna-l-episode-4-da-vi-de-na-douze-pointe/ )

10) Au concours, quel est le rêve que tu aimerais voir se réaliser ?

Voir la France gagner. (Et bon évidemment avec Love In The Tropico, cela s’entend).

Merci Rem d’avoir répondu à mes questions.

Rendez-vous mercredi 29 juillet pour la suite de ces entretiens.