Isaiah Firebrace est né le 21 novembre 1999 à Moama, une petite ville d’à peine 5600 habitants située en Nouvelle Galles du Sud, à 800 kilomètres de Sydney.

Il vient d’une grande famille : il a 11 frères et sœurs. Il a grandi avec l’espoir, un jour, d’être une star de la chanson. Mais dans une petite ville, loin des grandes métropoles australiennes, il est difficile de se faire une place dans le show business.

Heureusement, il y a X-Factor. Convaincu qu’il peut atteindre le grand public avec sa voix, il participe au casting de la saison 7, en 2015. Il est alors âgé de 15 ans. Il prend pour la première fois de sa vie l’avion pour se rendre à Sydney, où se déroule l’émission.

Lors des auditions, il interprète avec brio une chanson de Bruno Mars, devant Guy Sebastien le premier candidat australien de l’Eurovision et juge dans l’émission. Il est jugé trop jeune pour la compétition.

Il revient l’année suivante et interprète aux auditions la fameuse chanson d’Adele Hello. Sa voix a beaucoup changé en une année et il charme tant le public que les juges. Il est sélectionné pour l’étape suivante où il épate avec une reprise d’Alicia Keys If I Ain’t Got You. Il gravit les étapes petit à petit pour se retrouver en finale le 21 novembre 2016. Finale qu’il remporte haut la main.

Le single It’s Gotta Be You qu’il a enregistré pour X-Factor sort et gravit la 26ème place dans les charts australien. Mais la chanson s’exporte et se retrouve classée dans les charts au Danemark, Pays-Bas, Nouvelle Zélande et Suède.

Le 9 décembre dernier sort son tout premier album éponyme, qui montera jusqu’à la 12ème place des ventes en Australie.

Quoi de plus logique donc pour la SBS que de l’envoyer défendre les couleurs de l’Australie à l’Eurovision de Kiev. A cette occasion, le jeune chanteur quittera pour la première fois sa terre natale pour se rendre en Europe. La chanson qu’il interprètera est signée DNA, compositeur et producteur très célèbre à qui l’on doit le très fameux Sound Of Silence de Dami Im (deuxième du Concours Eurovision 2016).

 

L’Australie participe à la première demi-Finale

I can tell by your eyes you want more than this
But can we be much more beyond these sheets
No I don’t
Don’t wanna mess with your head
But my love
It’s hard to love again

It don’t come easy
And it don’t come cheap
Been burned too many times
To love easily
Don’t mistake me
My love runs deep
But it don’t come easy
It don’t come cheap
No not with me

I used to move in fast to erase my past
But it never works no it never lasts no
In my mind
I gotta get things right
Take it slow
Before I jump this time

No it don’t come easy
No it don’t come cheap
Been burned too many times
To love easily
Don’t mistake me
My love runs deep
But it don’t come easy
It don’t come cheap
No not with me

And if you think
I’ve got a heart of stone
You couldn’t be more wrong
Ooh
You might think
I’ve been afraid too long
Afraid of love

But it don’t come easy
Been burned too many times
To love easily
Don’t mistake me
My love runs deep
But it don’t come easy
It don’t come cheap
No not with me
Ooh
No not with me
Ooh
Don’t mistake me
My love runs deep
But it don’t come easy
It don’t come cheap
No not with me


On est loin de Sound Of Silence, l’exceptionnelle chanson qui, s’il n’y avait pas eu le nouveau règlement sur les votes, aurait gagné le Concours de Stockholm. Cependant, comme les deux autres prestations australiennes, c’est soigné, c’est moderne, tout est étudié pour faire de la chanson un tube et la faire apprécier des téléspectateurs de l’Eurovision. L’Australie fait encore une fois mouche avec ce titre, qui cependant devrait connaître un classement moindre que les deux années précédentes.

 

Anthony – Bonne chanson et bon boulot l’Australie. 🙂 Pas la victoire mais la qualification oui.

Marie – Il a vraiment une très belle voix. Le direct peut lui faire gagner des points.

Sakis – Je sais pas quoi en penser pour la victoire, mais il chante mieux que la plupart des chanteurs avec leur slow mielleux de cet Eurovision. J’aime bien la chanson mais étant fan de James Blunt, Shayne Ward et Compagnie, c’est normal. Oui j’adore et une voix formidable.

Bêta X –   “Don’t come easy” me touche. Elle me rappelle les bons moments que j’ai vécu à Sydney, elle me rend nostalgique, elle me fait penser aux merveilleuses personnes que j’y ai rencontré, elle me rappelle le bon air frais du train de Sydney, du bon-vivre du pays, ce pays qui a bouleversé ma vie, celui que je considère comme mon pays de cœur … L’Australie me manque, et Isaiah est là avec sa chanson et me fait rappeler le pays, qui pourtant ne mentionne en aucun cas de ce dernier. Cette chanson parle de rêves à accomplir, pour lesquels on doit se battre pour les réaliser …. Je plaçais le pays dernier de mon classement aux premières secondes où j’écoutais de la chanson, mais petit à petit, cette dernière m’avait finalement captivé en cours d’écoute et me touchais, et à la toute fin de cette écoute, sans trop comprendre pourquoi je plaçais l’Australie seconde de mon classement. Le pays n’est pas en course pour la victoire, ça c’est certain, et en toute honnêteté, je ne voulais pas que le pays gagne en Ukraine, mais je pense de tout cœur que ce dernier concourra sûrement pour le top 5 voire top 3, si la concurrence le permet et que le public européen ait assez de sensibilité pour voter pour  “Don’t come easy”. En tous cas, je suis fier du choix australien cette année que j’applaudis avec tout mon respect. ♡ Le choix d’Isaiah est pour moi quelque chose d’extraordinaire, de formidable, de symbolique et d’historique ! Un Aborigène métis, le premier du genre, est choisi pour représenter la nation australienne dans un concours européen de chanson ! Franchement, j’applaudis de tout cœur le choix de la SBS. Et j’espère que les mentalités de certains aussies à l’égard du peuple aborigène changeront à la suite de la participation d’Isaiah. Ce dernier est une vraie pépite ! Et je suis tellement heureux qu’il ait été choisi ! Il sera la plus belle voix masculine du concours 2017. Et j’espère qu’il sera à la hauteur pour ce dernier et qu’il rende fière sa nation. 🙂 Je place mes espoirs en l’Australie cette année mais pas pour la victoire, juste pour une avancée, un changement, et j’espère que le pays atteindra une place honorable à Kiev. 🙂

Daniel – L’Australie nous offre comme en 2015 une chanson faite pour passer à la radio et totalement dans l’air du temps. Personnellement j’aime bien. C’est le type de musique que j’écoute.

Maxime – J’aime beaucoup, c’est pour le moment une des chansons les plus modernes de la compétition et une des meilleures également ! L’Australie a encore frappé fort et je pense que le live va encore améliorer cette chanson déjà très bonne en lui donnant de la puissance !

 

 

Reg – Jolie voix… Pour autant on dirait une ballade que pourrait envoyer l’Irlande ..avec le peu de succès qu’on connaît ! Reste à voir la mise en scène… C’est propre, bien interprété. Finale assurée mais pas de titre potentiellement gagnant.

EvaPaula – Belle chanson, belle voix et encore une BALLADE et un peu plate je trouve, je passe mon tour.

André – Effectivement une bonne ballade pop qui manque de muscle, plus on avance et plus je me dis que ça va être une victoire écrasante de l’Italie, aucune chanson ne semble en mesure de rivaliser avec lui pour l’instant.

Jamaly Zelmerlöw-Landrut – 1ère écoute de l’Australie : je suis un peu désorienté par ce titre, qui au premier abord me semble moins accessible que ceux de 2015 et 2016. Et je suis un peu déçu que l’Australie envoie un artiste aussi peu expérimenté, je m’étais déjà habitué à avoir de plus grosses pointures. Pour autant, le titre est pro, c’est une ballade efficace, très contemporaine et très pro qui qualifiera évidemment l’Australie. Pour le classement en finale, difficile à dire, tout dépendra de la prestation. Et justement je me demande si Isaiah a suffisamment de charisme pour amener cette chanson jusqu’à un Top Five. Pas certain, je le trouve un peu jeune.

 

Jerem – Quelle déception, c’est bien produit mais sur le plan émotionnel pour moi Blackbird / Never Give Up On You / et Lights and Shadows sont plus fortes. Cette année le pays des kangourous et des araignées géantes n’aura pas mon vote. Peut être que le Live sera une révélation comme ça à été le cas pour Dam in mais j’y crois pas.

Dimitri – Ce n’est pas terrible. Déception !

Théro – Je n’aime pas du tout mais comme c’est l’Australie, ils vont de nouveau faire dans le Top 5…

Francis – Mouais, bah je suis pas emballé. Là encore, je trouve la chanson dépourvue d’originalité, et ce jeune garçon manque cruellement de charisme, je trouve. Bref, on s’ennuie ferme à l’écouter.

 

[poll id=”401″]

[poll id=”402″]

[poll id=”403″]

[poll id=”404″]

[poll id=”405″]

[poll id=”406″]

[poll id=”407″]

Recette loupée :

En trois participations, l’Australie a réussi parfaitement ses recettes. Alors, on n’a plus qu’à chercher celui ou celle que SBS ne doit absolument pas choisir dans les prochaines années si le pays veut conserver une bonne place en finale de l’Eurovision. Nous sommes tombés sur le phénomène Gail Matikainen.

Recette gourmande : 

On ne s’en lasse pas de ce vice-grand-prix Eurovision !

Cerise sur le gâteau : 

Ce n’est un secret pour personne. L’Australie, ce grand pays du bout du monde, voue un culte tout particulier au groupe ABBA depuis sa victoire à l’Eurovision. Voici donc un reportage australien réalisé en 2013 qui évoque l’ampleur du phénomène scandinave sur les australiens.