Hier, la RTV SLO a révélé de plus amples informations concernant la sélection du titre que défendra Ana Soklič sur la scène de l’Ahoy Rotterdam lors de l’Eurovision 2021.

Du 13 juillet au 30 septembre prochain, les auteurs et compositeurs sont invité.e.s à envoyer leurs propositions à la télévision publique slovène selon les règles en vigueur au concours (durée limitée à trois minutes, composition originale, …). Les titres proposés seront évalués par un comité d’experts composé de trois membres, et une short list de titres sélectionnables sera publiée par la RTV SLO le 31 décembre 2020 au plus tard.

Les modalités de sélection de la chanson slovène (nombre de chansons pré-sélectionnées, méthode de désignation du titre) seront précisées ultérieurement par le télé-diffuseur.

Vainqueure de l’EMA 2020 reconduite pour le concours 2021, Ana Soklič a exhorté les auteurs et les compositeurs à mobiliser leur énergie créative et leur “folie”, et à envoyer leurs contributions. L’interprète, qui chante d’ordinaire des ballades à tonalité dramatique, a ajouté être ouverte à tous les styles de musique et ne savoir le genre de chanson qu’elle souhaitera chanter que lorsqu’elle écoutera les titres retenus.

À noter également que l’UER et ses partenaires se mobilisent actuellement contre un projet de réforme très contesté de la RTV SLO. Alors même que son budget n’a pas évolué depuis 2012 et que les téléspectateurs se déclarent à 80% satisfaits de leurs médias publics, le gouvernement slovène envisage de réduire drastiquement les fonds alloués à la radio-télévision publique slovène de treize millions d’euros annuels pour les affecter à d’autres médias. Selon de nombreux acteurs, ce projet de loi mettrait en péril l’indépendance, la pérennité et les nombreuses missions de la radio-télévision publique, ainsi que le pluralisme et la diversité dans les médias slovènes. L’adoption d’une telle loi pourrait par ailleurs entraîner le licenciement de nombreux collaborateurs de la RTV SLO, ainsi que la suppression de certains programmes. Alors qu’il aurait dû être initialement débattu en cinq jours, ce projet de loi sera finalement discuté au Parlement jusqu’à la fin du mois d’août.