Moins de 50 jours nous séparent maintenant de la finale du Concours Eurovision. Dans les médias francophones, la semaine a été plutôt calme. Au programme, un français sauvé grâce à    l’Eurovision, une nouvelle déclaration surprenante de la candidate française et quelques plats réchauffés.

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    Les plats réchauffés, ce sont ceux que nous servent ‘Le nouvel obs’, RTL.be et ‘le journal de Brazza’.

Le Nouvel Observateur revient sur les explusions qui ont eu lieu près du National Square Flag afin d’ériger le temple de l’Eurovision. Avec notamment le témoignage d’un ancien propriétaire expulsé : «Cet homme a dû    quitter en mars le deux-pièces où il vivait depuis 25 ans. Il a reçu des autorités 88.500 manats, soit 113.000 dollars, alors qu’un appartement de deux pièces coûte en moyenne 200.000 dollars    dans le centre de Bakou».

RTL.be revient sur le phénomène des babouchkas    russes… nous pas !

    Enfin, le Journal de Brazza nous raconte à nouveau l’histoire de Gaïtana et la polémique soulevée par un parti    politique de l’opposition concernant sa couleur de peau. Une histoire qu’on connaît par coeur maintenant.

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    Non, l’histoire la plus intéressante de la semaine, c’est bien celle de Frédéric Rosel, un dompteur de Sainte-Livrade (dans le Lot-et-Garonne). Quel rapport avec l’Eurovision ? Rien en apparence si ce n’est que le célèbre Concours de chansons va jouer un    rôle déterminant dans sa vie.

    L’automne dernier, Frédéric accepte un emploi de dompteur au cirque Fantasia, en Azerbaïdjan. Ladepeche.fr relate sa triste histoire : «Au début ça se passait bien. Et puis assez vite, les    problèmes ont commencé : ils ne payaient plus la viande pour les animaux ni nos salaires, pendant 1 mois, puis 2. Le directeur nous disait qu’il avait des difficultés. On s’est montré patient…»    Jusqu’à ce que Frédéric découvre que les cartes grises des camions et leurs visas n’avaient pas été prolongés par le promoteur azéri.

    Sans visa, interdiction de quitter le pays. Vivant dans une caravane, il est placé sous la protection de la police locale. «Ici personne ne parle un mot de français, mais quand il s’agit de    vous dire «sale Français, retourne chez toi !», ils savent le dire sans accent.»

Ladepeche.fr s’interroge : “Et si le sauveur de Frédéric Rosel c’était l’Eurovision ? Ce qui est vécu à Bakou comme «l’événement du siècle», témoigne un contact français sur place. «Le pays    va accueillir des équipes de télévisions, des journalistes par centaines, des délégations de toute l’Europe. Le gouvernement est du coup très sensible à son image et le sort réservé à Frédéric    Rosel, victime d’un escroc local et de la corruption, fait tache dans le plan