Ce mardi, nous allons parler d’une chanson française qui a participé au concours de l’Eurovision 1987 se tenant à Bruxelles pour la toute première fois, une chanson qui a fait de son mieux sans toutefois parvenir à atteindre le côté gauche du tableau, la concurrence étant assez relevée cette année-là.

1987 a eu, comme d’autres années, son lot d’évènements, on peut citer l’inauguration du Futuroscope à proximité de Poitiers, premier parc d’attractions consacré à la technologie de l’image. À Lyon, se tient le procès de Klaus Barbie, chef de la Gestapo dans cette ville durant la Seconde Guerre mondiale et qui fit exécuter des milliers de personnes. Enfin le suicide de Dalida à 54 ans marquera profondément la France au mois de mai. Au niveau culturel, c’est la télévision qui est à la une avec pas moins de cinq émissions nouvelles lancées cette année, dont certaines sont devenues cultes et ont duré de nombreuses années (Club Dorothée, Sacrée Soirée, le Juste Prix et la Roue de la Fortune) et surtout le Téléthon, émission phare à but caritatif destinée à la recherche sur les maladies rares et neuromusculaires. Le cinéma français remporte la Palme d’or à Cannes avec le film Sous le soleil de Satan. Côté musical, France Gall, avec son album « Babacar », est l’un des plus gros succès de l’année et pour les singles, notons deux énormes succès de la part de deux adolescentes, « T’en vas pas » d’Elsa et « Joe le taxi » de Vanessa Paradis. Et pour le sport, l’équipe de France de rugby remporte le tournoi des Cinq Nations en réalisant le Grand Chelem.

Du côté de l’Eurovision, la France organise une sélection nationale avec dix candidats, et c’est Christine Minier, jeune interprète de 23 ans née à Saint-Raphaël, qui l’emporte avec la chanson Les mots d’amour n’ont pas de dimanche, chanson écrite par Gérard Curci, membre fondateur de la Bande à Basile dont fait partie également Christine Minier, et elle est composée par Marc Minier.

Le thème de la chanson est l’interprétation personnelle par une petite fille de la signification des mots d’amour, qui pour elle sont spontanés, non contrôlables et sans limite. Christine Minier passera en 15ᵉ position lors de la finale, et elle terminera à la 14ᵉ place lors de la finale.

Après sa participation au concours de l’Eurovision, elle consacrera l’essentiel de sa carrière au sein du groupe La Bande à Basile.

L’avis de Marie : « C’est une ballade agréable à l’écoute, mais malheureusement, il n’y a rien de percutant dans la chanson dont on puisse se rappeler à l’heure de distribuer les votes. De plus, il y avait des ballades qui se démarquaient beaucoup plus. Face à cette concurrence, il était difficile pour Christine Minier de réaliser un meilleur résultat, même si elle a mis tout son cœur à chanter Les mots d’amour n’ont pas de dimanche. »

L’avis de Zipo : « Il n’y a rien à dire, c’est une jolie ballade toute douce très bien interprétée avec son cœur par l’interprète, qui, en outre, a une très belle voix, notamment dans le refrain qui est le point fort de la chanson. Cependant, aussi élégante soit-elle, cette chanson avait peu de chances de se distinguer davantage dans un concours dans lequel d’autres ballades étaient en concurrence et celle de la France était un peu trop « sage » pour sortir du lot. »

Bien que « Les mots d’amour n’ont pas de dimanche » n’ait pas démérité, il y avait très certainement d’autres chansons qui auraient pu faire beaucoup mieux à Bruxelles, peut-être sans doute parmi celles de la sélection nationale, mais aussi parmi les nombreuses chansons à succès sorties cette année-là en France. Nous en avons choisi deux parmi plusieurs de notre liste que voici : Pile ou face interprétée par Corynne Charby et Quand la ville dort interprétée par Niagara.

Marie : « Voici une chanson qui débute comme une ballade mais qui devient vite entraînante. Pile ou face était une chanson résolument dans l’air du temps en 1987. Elle était représentative de la pop française de l’époque et aurait bousculé un peu les codes de ce qu’on avait l’habitude de présenter au concours. Elle aurait été remarquée sans aucun doute, même si cette année-là, il aurait été fort compliqué de battre la future légende de l’Eurovision, Johnny Logan. »

Zipo : « Le duo Niagara et plus particulièrement la chanteuse, je n’ai pas peur de le dire, est pour moi la meilleure interprète de la deuxième partie des années 80, et il aurait été impensable que je ne la choisisse pas comme potentielle candidate au concours. D’autant plus avec cette chanson qui fait partie des plus posées de son répertoire et où sa voix veloutée, voire sensuelle, est un véritable bijou à écouter. Une chanteuse à part dans le petit monde de la musique et qui aurait sans aucun doute conquis les jurys et le public européens, d’autant plus dans une chanson dont le refrain est musicalement imparable. Une magnifique chanson dans toute sa splendeur. »

Maintenant, chères lectrices et chers lecteurs, vous allez entrer en jeu : vous allez voter pour la chanson que vous préférez parmi ces trois propositions : soit une des deux proposées par nos soins, soit tout simplement celle qui a été officiellement en compétition.

Pour terminer, nous vous donnons la parole pour, à votre tour, proposer la chanson française, que vous auriez aimée voir et entendre lors de ce concours 1987. Exprimez-vous dans les commentaires : nous avons hâte de découvrir vos propositions.

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