Iels sont frère et soeur, lié·es par une passion commune : la musique. L’Eurovision au Quotidien leur a consacré un portrait en début de semaine, et elle a surtout eu la chance de les rencontrer à l’approche de l’échéance Eurovision France. Voici SOA en interview !

EAQ – Qu’est-ce que cela vous fait de participer à Eurovision France ?

Ludysoa – C’est un rêve, parce que je suis l’Eurovision depuis un certain moment.

Nathan – On est très fiers d’être ici, parce que cela fait des années qu’on regarde le concours à la télé. C’est magnifique

Comment vous-êtes vous retrouvés embarqués dans cette aventure ?

Ludysoa – On avait le titre Seule et on a postulé via notre label qui nous a mis en relation avec l’équipe d’Eurovision France.

Nathan – Il y a eu énormément de candidatures cette année. On est passé par les pré-sélections et nous voilà aujourd’hui parmi les finalistes. On a bossé dur pour arriver jusqu’ici.

L’initiative vient de vous ou du label ?

Ludysoa – C’est plutôt nous qui avons eu l’idée. On la leur a communiquée et ils nous ont demandé si on pensait à un titre en particulier. On avait Seule, qui pouvait transmettre un grand message d’espoir.

Vous n’êtes pas sans savoir que votre nom et votre titre circulaient depuis plusieurs jours parmi les eurofans. Comment gère-t-on cette rumeur ?

Ludysoa – Ce qui était beau et surprenant à la fois, c’est que nous-mêmes n’avions pas eu la confirmation de notre participation de la part de la production. On avait juste envie de confirmer à ces personnes que la rumeur de notre sélection était bel et bien vraie.

Nathan – Au moment où les rumeurs sont sorties, on était encore dans les pré-sélections. On était très content de voir cela. Maintenant, c’est confirmé, donc les rumeurs étaient vraies.

L’enjeu est grand : représenter la France à l’Eurovision en mai prochain. Ressentez-vous une pression particulière ?

Ludysoa – Franchement, on a juste hâte et on travaille à fond pour donner le meilleur de nous-mêmes. On espère que notre proposition plaira, et que le public et le jury votera pour nous afin que nous représentions la France à Turin. Il n’y a vraiment pas de stress.

Nathan – On ne ressent pas forcément de pression. Comme je le dis à chaque fois, nous faisons comme à la maison. On chante comme on le faisait à la maison avec notre guitare. Ce n’est que du plaisir et de la bonne humeur. On profite juste du moment.

Vous avez été sélectionné·es parmi des milliers de candidatures et vous faites désormais partie des favoris. Comme le vivez-vous ?

Ludysoa – C’est vraiment un sentiment qui dépend de chacun. Cette sélection 2022 est très ouverte et tout le monde mérite de représenter la France. Chacun a son univers qui est presque incomparable. Si le public aime davantage une chanson plutôt qu’une autre, cela nous fera plaisir.

Nathan – On a des retours qui sont très positifs et qui nous font extrêmement plaisir. Au travail maintenant !

Ludysoa – C’est le 5 mars que tout se jouera !

Nathan – On invite tout le monde à voter pour nous parce qu’on aimerait bien porter les couleurs de la France. Mais à chacun son choix.

Au début de l’interview, vous me disiez regarder l’Eurovision. Des artistes ou des chansons vous ont-ils particulièrement marqué ?

Ludysoa – Je suis énormément l’Eurovision et dès qu’Arcade de Duncan Laurence est sortie, je l’ai immédiatement aiméef. Côté français, je suis très fan de ce que fait Bilal. Je peux aussi citer Qami Qami qui a remporté le Junior cette année, Maneskin, … Il y a beaucoup d’artistes !

Vous allez tenter de représenter la France avec Seule. Pouvez-vous nous parler de ce titre ?

Nathan – Ce titre est né à la création du groupe en 2019. C’est un message d’espoir à destination de toutes les personnes qui se sentent seules, pour leur expliquer que non, elles ne le sont pas. Dans le refrain, on chante « Si tu te sens exclue du monde, n’oublie pas que la Terre est ronde, tu arriveras à trouver ta place » : c’est pour redonner de la bonne humeur à ces personnes-là. Si on pouvait propager ce message au monde entier et en français, ce serait génial.

Seule est au féminin. Pourquoi ?

Ludysoa – Parce qu’on ne s’adresse pas à une personne, mais à l’âme d’une personne qui se sent seule. Voilà pourquoi on a ajouté le « e » final.

Vous proposez un titre qui mêle pop et « musiques urbaines ». Quelles sont justement vos influences musicales ?

Ludysoa – C’est exactement ça ! Pour ma part, j’écoute beaucoup de pop – notamment anglo-saxonne, de variété française, …

Nathan – Tandis que moi, j’écoute plutôt du rap français, comme Nekfeu, Damso, Bigflo & Oli. Ce titre est un mélange de nos influences et c’est ce qui fait sa diversité.

SOA a été formé en 2019. Vous êtes frère et sœur …

Ludysoa – On a toujours chanté ensemble, depuis tout-petits. J’avais neuf ans, il en avait six. Mais on ne s’était jamais dit qu’on formerait un groupe, alors que l’évidence était là. On est frère et sœur, on partage la même passion, tout s’accorde ! On est autant fusionnel dans la vraie que sur scène et dans la musique.

Nathan – Nos liens fraternels sont notre force : celle d’être à deux. On se soutient mutuellement et on vit le moment deux fois plus intensément.

Ludysoa – On prend deux fois plus de plaisir.

Eurovision France n’est pas votre première aventure musicale puisque Nathan, tu avais participé à The Voice Kids en 2016. Pourquoi en solo à l’époque ?

Nathan – Ludy et moi avons commencé la musique ensemble à la maison, mais comme elle le disait, on n’avait jamais eu l’idée de former un groupe. Pendant plusieurs années, chacun a fait son chemin de son côté en tant qu’artiste, même si on continuait à chanter ensemble chez nous. L’idée de former un groupe est arrivé trois ans plus tard, parce que c’était la suite logique de notre parcours.

Ludysoa – Chacun avait besoin de vivre ses propres expériences musicales pour comprendre qu’on voulait faire de la musique. Mais l’évidence était là : on voulait chanter ensemble pour toujours.

Nathan, tu as également pris part au projet Les Enfants de la Terre.

Nathan – Je l’ai intégré en 2018. On a fait un album de reprises de Yannick Noah et plusieurs passages télé. Cela a été une très belle expérience qui m’a confirmé que je voulais faire de la musique. D’ailleurs, je suis toujours en contact avec les quatre autres artistes. J’étais signé chez Sony, et à la sortie de l’aventure, j’avais déjà le projet de former le groupe avec Ludy. Et on a immédiatement participé à The Voice.

Ludysoa – Tout s’est enchaîné.

Justement, cette participation à The Voice en 2019 était l’une de vos premières expériences marquantes. Qu’est-ce que cette aventure vous a apporté ?

Ludysoa – Elle nous a fait gagner cinq ans d’expérience. On a énormément appris une année. On a rencontré notre parrain musical, Pascal Obispo, qui est toujours là et nous soutient dans le projet Eurovision. C’est grâce à lui qu’on a pu entrer en studio pour enregistrer nos chansons, préparer nos projets, parmi lesquels Seule. On n’en retient que du positif.

Nathan – C’était une très belle expérience, aussi bien professionnelle que musicale et personnelle. Elle nous a fait beaucoup avancer dans nos projets.

Le 5 mars, vous allez affronter le challenge Eurovision France. Comment comptez-vous incarner le titre Seule sur sa scène ?

Ludysoa – L’écriture de Seule nous a demandé beaucoup de travail et on a juste hâte de la présenter au public et au jury à la télévision. On aura la chance d’être entourés par de grands professionnels.  

Nathan – Tout est prêt pour le prime. On ne va pas vous donner d’infos par rapport à la mise en scène, parce qu’on veut garder la surprise. Mais cela va être très beau !

Quelqu’en soit le résultat, quels sont projets après Eurovision France ?

Ludysoa – On souhaite sortir un EP de cinq-six titres qu’on a écrits et qui ont été travaillés avec Pascal. La sortie est prévue très prochainement, qu’on soit sélectionné pour représenter la France à l’Eurovision ou non. Des concerts seront également prévus un peu partout en France.

Vous parliez d’Obispo, qui a été votre coach à The Voice et qui vous parraine aujourd’hui. Qu’est-ce que cela fait de collaborer avec un si grand nom et qu’est-ce que cela vous apporte ?

Nathan – Pascal nous a beaucoup apporté. À la fin de l’aventure The Voice, il nous a fait la promesse de nous faire entrer en studio avec lui, et il l’a tenue. C’est grâce à lui qu’on a enregistré nos titres et qu’on a signé en label. Il nous conseille beaucoup dans l’avancée de notre projet.

Ludysoa – C’est même devenu davantage qu’une collaboration avec un professionnel. C’est vraiment notre parrain musical. Il nous suit et nous soutient, on parle ensemble pratiquement tous les jours, on a des projets ensemble, on essaie de se voir dès qu’on vient à Paris.

Nathan – Il est très fier qu’on soit dans cette sélection.

Pourquoi souhaitez-vous représenter la France à l’Eurovision ?

Ludysoa – On a très envie de transmettre le message d’espoir que porte le titre Seule. On a vraiment envie de le partager dans notre belle langue française, afin qu’elle parle à tous les européens, voire plus, au-delà des frontières. Et on est fier d’être français ! Si on peut représenter la France, ce sera juste un honneur.

Nathan – Si on nous offre cette chance, on est prêt à aller très loin !

Un grand merci à SOA d’avoir accepté cette interview pour L’Eurovision au Quotidien. Rendez-vous samedi 5 mars prochain dès 21h10 pour les découvrir en direct sur France 2 aux côtés des 11 autres candidat·es d’Eurovision France, c’est vous qui décidez !

Merci également à l’équipe de SOA pour l’organisation de cette interview.