Yuliya Olegovna Samoylova, aussi créditée sous le nom de Yulia Samoilova, est née à Oukhta, ville de la République des Komis en Russie le 7 avril 1989.

Enfant, une amyotrophie spinale lui fait perdre la fonction de ses jambes et depuis, elle se déplace en chaise roulante.

L’hiver 2013, Yulia s’inscrit à X Factor version russe (qui devient Faktor A). L’émission, présentée par Philipp Kirkorov, en est alors à sa troisième saison. Elle compte parmi ses jurés la grande diva Alla Pugacheva (ex-femme de Kirkorov et candidate à l’Eurovision 1997). Yulia charme non seulement Alla mais aussi les autres membres du jury et les spectateurs en interprétant à la perfection Molitva, la chanson gagnante de l’Eurovision 2007 pour le compte de la Serbie.

Yulia continue l’aventure jusqu’à la grande finale où elle termine deuxième derrière Mali.

Devenue célèbre grâce à cette émission, Yulia Samoilova a été choisie en 2014 pour chanter lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Paralympiques de Sotchi.

En 2017, elle est choisie par la télévision russe pour représenter le pays au concours Eurovision. Celui-ci se déroulant à Kiev, les responsables ukrainiens interdisent l’accès de la chanteuse sur le territoire ukrainien, appliquant la loi qui prévoit de bannir les artistes russes ayant chanté en Crimée. La Russie décide donc de boycotter l’Eurovision 2017 et promet à Yulia une participation au Concours de 2018.

La promesse est tenue, et Yulia ira chanter à Lisbonne en mai prochain.

 

My heart is in command
No longer in the dark
My castle in the sand
Is now made of stone and rock

The memory and you
The things I’ve been through
And everything I do
We start believing by the minute
Now that I’m in it, now that I’m it

I won’t break, I won’t break, yeah
We’ve come through emotions
From the deepest of oceans
And straight from my heart
I won’t give into the motion

Those so-called broken wings
Are soaring through the sky, oh
I’ve flown against the winds
With freedom in their eyes

I won’t break, I won’t break
We’ve come through emotions
From the deepest of oceans
Coming straight from my heart
I won’t give into the motion

‘Cause even in the darkness
‘Cause even at the darkest night
‘Cause even in the darkness, I can see a light
‘Cause even in the darkness

(I won’t break)
‘Cause even in the darkness
‘Cause even at the darkest night
‘Cause even in the darkness, I can see a light

(I won’t break)
‘Cause even in the darkness
My heart is in command
No longer in the dark

(I won’t break)
‘Cause even in the darkness
‘Cause even at the darkest night
‘Cause even in the darkness

My heart is in command
No longer in the dark

C’est le 11 mars au soir que la très attendue chanson de Yulia a vu le jour en ligne.

Et pour nounours, une chose est sûre : « La Russie ne gagnera pas ! »

Pour Pascal, « c’est bien moins pire que « A flame is burning » mais ça n’est pas extra pour autant. Niveau prononciation, c’est pas encore tout à fait ça et, en cette année où tant de pays ont opté pour leur langue nationale, la Russie aurait dû elle aussi adopter cette idée. Morceau assez moyen, peu efficace, assez anonyme surtout pour le millésime 2018 qui est si diversifié. »

Une petite friisherie ? Allez ! « Sa voix est compressée et auto tunée sur les refrains, ça m’en touche une sans faire bouger l’autre. Puis son clip est mièvre, elle est assise là sur une montagne et sa lui coule de partout. Faut pas rester là madame, allez oups dehors. »

Quentin défend la Russe : « Très bonne chanson de la part de la Russie, bien mieux que Flame is Burning. J’attends de voir le live, mais pour moi la Russie peut maximum viser un top 10. »

C’est « sans plus » pour Rv. « Mais elle sera en finale, c’est tout le mal que je lui souhaite. »

Markan ne « voit même pas d’émotion dans cette chanson. »

Zipo, de son côté, avoue qu’il « attendait mieux » mais pour lui « ce n’est pas mauvais non plus ; en tout cas, c’est meilleur que l’an dernier. Le refrain est accentué l’ensemble est loin d’être plus mauvais que d’autres chansons cette année. Et vue le nombre d’horreurs qui pullulent dans cette 2e demi-finale, elle aura largement sa place pour une qualification en finale. Par contre, je n’imagine pas une seconde une victoire en finale voire un podium : ça restera en milieu de tableau. »

Yulia a trouvé en André C. un excellent avocat pour défendre sa cause : « Et bien je vais aller à contre-courant de ce qui se dit. Pour moi c’est une prestation très intelligente de la Russie. Garder Julya comme représentante était déjà la meilleure chose à faire et la chanson est parfaite niveau émotion pour l’histoire de Julya. J’entends déjà les commentateurs comme Marianne James dire : « Elle nous chante une magnifique ballade, I Won’t Break, où elle chante qu’elle ne cédera pas, que même dans l’obscurité elle voit la lumière. Cette chanson est liée à son histoire, à son handicap et aussi à son interdiction de participer en 2017 en Ukraine. C’est une véritable revanche pour la Russie et Julya ». La Russie a tout compris et joue pleinement sa chance. Je ne serai pas étonné de voir la Russie très haut en mai. l’émotion est ce qui prime en ce moment ! Surtout dans une année où finalement on a très peu de ballades, la Russie se démarque dans ce genre. Tout ce qui tourne autour de la chanson est réuni pour faire le buzz et le bon buzz ! La chanson n’est pas sensationnelle, mais agréable et bien mieux que bon nombre de mauvaises chansons cette année ! »

Francis note « qu’il y a encore des progrès à faire en anglais ! ». « Après, c’est meilleur que “Flame is burning”, et c’est russe, donc les portes de la finale lui sont ouvertes et un Top 10 lui est promis. »

C’est « trop conventionnel » pour JFParis, mais il admet une « bonne interprétation. »

« Pas mal mais pas top non plus » pour Adi025 : « Comme il s’agit de la Russie, la chanson sera à la finale mais sera-t-elle dans le top 10 ? J’en suis moins sûr mais attendons de voir ce que ça donne en live. »

« On a beaucoup parler d’ennui au fil de ces sélections. Le mien est ici. » soupire Charles. « Pour moi, ce titre est un des moins bons que la Russie envoie à l’ESC. La finale est, bien entendu, presque dans la poche (et privera probablement une chanson de meilleure qualité) mais le Top 10 est loin. »

Taron ne « sais pas quoi penser…Bien meilleur que « A Flame is Burning » et ça va se démarquer dans une édition où il y a peu de ballades. En réalité, je pense que ça pourrait être une très bonne surprise en live, ça ne m’étonnerait pas que son plein potentiel soit dévoilé lors de la demi-finale. On va dire wait and see 😉»

Pascal remarque que « la voix de Yulia semble très trafiquée surtout sur le refrain ». A son avis : « ca va être une purge en live mais, avec le renfort de cinq choristes cachés, elle pourra peut-être sauver les meubles. »

Pour Philippe, « c’est vraiment cruel de vouloir la faire concourir avec des chansons d’aussi mauvaise qualité … Qui semblent produites dans une arrière-cour quelconque plutôt que dans un studio digne de ce nom … »

Sakis « n’est pas fan » mais « souhaite bonne chance à Yulia ».

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  • Les auteurs de la chanson I Won’t Break sont les mêmes que celle qui devait participer au Concours de Kiev l’an passé, Flame is Burning.

  • Souvenirs… souvenirs… Il s’agit cette année de la vingt-et-unième participation de la Russie à l’Eurovision. A quelques exceptions près, la Russie a souvent l’habitude d’envoyer des chansons en anglais. La première fois que le pays a chanté dans cette langue, c’était en 2000 à Stockholm. Alsou avec Solo terminait alors deuxième de la compétition.