Ce mardi, nous partons en Italie pour nous rendre au célébrissime festival de Sanremo dont le vainqueur, s’il accepte, représentera l’Italie au concours de l’Eurovision, ce qui fut le cas sans la moindre hésitation du vainqueur de cette année.
L’an dernier, c’est un artiste masculin, LUCIO CORSI, avec la chanson « Volevo Essere Un Duro », qui avait représenté l’Italie à Bâle.
Cette année, c’est une nouvelle fois un artiste masculin, SAL DA VINCI, avec une chanson intitulée « Per Sempre », qui sera présent sur la scène à Vienne.
En 2025, Lucio Corsi a terminé à la 5ᵉ place lors de la finale : pensez-vous que Sal Da Vinci peut réitérer la même performance, voire un peu mieux ? Lisons attentivement l’ensemble des commentaires de la rédaction.
Juliette : 5
J’ai avec « Per Sempre Si » une véritable relation amour/haine (avec une balance qui penche vachement du second côté ceci dit). Déjà, Sal Da Vinci souffre irrémédiablement de la comparaison avec l’année dernière. J’vais pas vous faire un dessin, vous savez très bien la relation que j’avais avec l’entry italienne (et surtout son interprète) en 2025. Forcément, j’ai un énorme pincement au cœur, comme un grand amour auquel on a pas d’autre choix que de dire adieu. Mais si encore le flambeau avait été passé à quelque chose qui atteigne ne serait-ce que la cheville de « Volevo essere un duro »… Mais NON ! NON ! J’ignore à quel point Sal Da Vinci est populaire en Italie, mais sa victoire au Sanremo m’est apparue comme une surprise totale… voire complètement random, comme disent les gens de mon âge. Pourquoi cette chanson-là et pas, par exemple, « Che Fastidio » (qui était ma favorite (en tout cas pour l’Eurovision) ; j’avais pour gagnante l’élégante « Stupida Sfortuna ». BREF ! C’est vieux ! C’est daté ! C’est pire qu’un cliché sur pattes ! On dirait une chanson de pub pour Fiat ou Corsica Ferries, une carte postale éculée d’une Italie fantasmée par nos imaginaires collectifs biaisés. Et que ça parle d’amour, de mariage, de passion et de fidélité éternelle ; « Sarà perché ti amo » et « Felicità » mixés pour essayer d’en tirer quelque chose de « » »moderne » » » (j’insiste bien sur les guillemets). J’ai l’impression de voir une Italie retombée cinquante ans en arrière, sans le jazz élégant de Rafael Gualazzi ni le glam-rock attachant de Lucio Corsi.Et c’est terrible ! Même si, je dois l’admettre… une fenêtre ouverte, les cheveux au vent, une voiture qui roule vers la mer… C’est la BO parfaite pour un jour d’été sous le soleil de la dolce vita. Mais quand même ! La Dolce Vita mérite d’être réactualisée, parce que j’ai pas signé pour un combo poussière et naphtaline. RENDEZ-MOI LUCIO CORSI !
Rémi : 6,5
Oui, j’ai encore la défaite de « Che fastidio ! » en travers de la gorge. Mais comment résister au charme de Sal Da Vinci et au délice de kitsch de « Per sempre si » ? L’artiste et sa chanson convoquent ensemble l’esprit de l’Italie et de la dolce vita, à travers des sonorités pop variété à la fois très années 70-80 et intemporelles dans l’âme. Rien que d’entendre « Sanremo IO e TE ! », je craque et je fonds devant cette chanson certes simple et surannée, mais tellement pleine de bonnes ondes.
BretagneLibre : 7
Ok, ce n’est pas moderne, tant dans la composition que Sal Da Vinci qui interprète Per sempre si. MAIS, c’est clairement un plaisir coupable, diablement entraînant, qui fera à coup sûr voter les plus âgés d’entre nous avec son côté disco assumé jusqu’au bout des ongles (et pas que les plus âgés à mon avis). Même si je serais très surpris de voir l’Italie dans le top 10 du jury le soir de la finale (parce que ça ne le mérite pas vraiment), notre voisin transalpin est un candidat clair au top 5 côté télévote.
Lolotte : 7,5
L’Italie nous a toujours habitués à des titres de qualité qui ont souvent été des favoris à la victoire. Alors, oui, Per sempre si est la contribution la plus faible du pays ces dernières années et ça ne joue pas la gagne, mais le sourire de Sal et la bonne humeur que dégage sa chanson vont emporter le public (et je pense que le jury ne sera pas insensible). Top 10 à prévoir.
Salem : 7,5
C’est une chanson terriblement datée, d’au moins 30 ans, que j’aurais pu écouter gamin dans la voiture de mes parents en partant en vacances. Mais c’est cela qui fait son charme. Cette chanson rassure, elle est solaire et rayonnante, joyeuse. Je pense que l’Italie pourrait être le dark horse de cette année, récupérer des points car la proposition est qualitative, sympathique, donne envie de sourire dans un contexte morne. Sans totalement me convaincre car le style sent la naphtaline, cette chanson pourrait surprendre dans le classement, un top 10 lui étant à mes yeux assuré grâce à un fort potentiel sympathie.
Betty : 8
Même si j’aurais préféré Che fastidio à la place, l’Italie fait un meilleur choix que l’année dernière, que ce soit comme vainqueur de Sanremo ou représentant du pays transalpin à l’Eurovision. Per sempre sì est une chanson disco intemporelle, dansante et joyeuse. L’Italie aura son top 10 habituel avec le charismatique Sal Da Vinci.
Marie : 8
Cette chanson était un peu passée sous les radars lors du festival de Sanremo mais elle a défié les pronostics et gagné. Elle a un côté rétro agréable, addictif et insouciant qui plaira sans aucun doute au grand public, sans oublier son côté romantique. De plus, il paraîtrait que la mise en scène de l’Italie serait très bien, une des meilleures. Nous savons tous que ce pays réussit extrêmement bien au concours, par conséquent, je ne serais en aucun cas étonnée si l’Italie finissait sur la partie haute gauche du tableau.
Zipo : 8
Quand j’ai écouté les trente chansons du festival de Sanremo, j’étais fort perplexe car je trouvais cette édition très faible et assez ennuyeuse. Vous ne me croirez peut-être pas, mais il n’y avait qu’une chanson qui m’avait interpellé positivement : celle-ci. Mais comme elle ne figurait nulle part dans les favorites les premiers jours de compétition, je ne me faisais aucune illusion comme pour les autres sélections nationales. Alors, imaginez ma surprise et surtout mon immense satisfaction lorsque j’ai su que cette chanson irait à Vienne ! Ce n’est pas la chanson innovante et moderne qu’on pouvait attendre, mais ce n’est pas parce que c’est un peu « vintage » que c’est mauvais, bien au contraire ! Un interprète à la voix douce dans une chanson qui est animée et sans le moindre ennui. Il est assez expressif et sait communiquer la force de cette chanson. Une chanson simple, efficace et intemporelle qui peut toucher tous les publics. Je ne vais pas y aller par quatre chemins : la meilleure chanson italienne au concours depuis 2019.
Cette 30ᵉ chanson obtient 57,5 points, soit une moyenne de 7,19/10, et se classe à la 8ᵉ place de ce classement provisoire.
- Finlande : 8,44
- Danemark : 8
- Chypre : 7,94
- Tchéquie : 7,88
- Malte : 7,63
- Croatie : 7,31
- Suisse : 7,25
- Italie : 7,19
- Australie : 7,13
- Grèce : 7
- Belgique : 6,88
- Géorgie : 6,75
- Moldavie : 6,69
- Lituanie : 6,69
- Norvège : 6,63
- Albanie : 6,63
- Roumanie : 6,56
- Lettonie : 6,50
- Estonie : 6,25
- Monténégro : 6,19
- Ukraine : 6,13
- Arménie : 6,06
- Serbie : 6
- Bulgarie : 5,88
- Portugal : 5,81
- Allemagne : 5,75
- Autriche : 5,50
- Saint-Marin : 4,69
- Pologne : 4,63
- Azerbaïdjan : 4,13
Pour mémoire, l’an dernier, la rédaction de l’EAQ avait attribué une moyenne de 6,45/10 à « Volevo essere un duro » et l’avait classée 21ᵉ sur 36 chansons, donc très largement plus bas que son véritable classement.
L’Italie a participé 50 fois au concours et fait partie des sept pays fondateurs. Elle a gagné trois fois la compétition, en 1964, en 1990 et en 2021. Elle manqua la finale à onze reprises. Elle termina également huit autres fois sur le podium, trois fois à la 2ᵉ place en 1964, en 2011 et en 2019 et à la 3ᵉ place cinq fois en 1958, 1963, 1975, 1987 et en 2015. Enfin, elle termina 26 fois dans le top 10 entre la 4ᵉ et la 10ᵉ place : 2 fois dans les années 50, 5 fois dans les années 60, 4 fois dans les années 70, 4 fois dans les années 80, 3 fois dans les années 90, 4 fois dans les années 2010 et 4 fois dans les années 2020. L’Italie va-t-elle confirmer cette belle série cette année ?
Demain, nous allons dans un pays dont le drapeau a deux couleurs, le blanc et le bleu, avec une étoile de cette dernière couleur au centre et qui a des frontières communes avec quatre pays.
Image rubrique créée par Rémi.









Il y a une coquille : Gigliola Cinquetti premiere en 1964 et deuxieme en 1974.
Per sempre si a des tonalites identiques avec Venise pour l’eternite d’Herve Vilard, musique de Toto Cutugno.
C’est une chanson la plus dynamique de cette edition qui rend heureux. Je n’avais pas de coup de coeur italien depuis Francesco Gabbani. Assurement dans le top 10.
Demain, on mangera du pain azyme et c’est time de rencontrer le golden boy ami de Noam et Esther Galil, deux stars des annees 70. A bientot comme disent Shuki et Aviva.
Ce n’est pas désagréable et j’aime bien. Elle passe en ce moment même à la radio lol. C’est divertissant et non aversif.
Mais pour moi ce n’est pas au niveau des dernières propositions du pays au niveau de l’innovation et de la qualité musicale.
Je ne la classe pas dans mon top10 mais elle n’est pas loin de lui.
Tiens chose drôle et hasard : le pays de demain passe aussi en ce moment même à la radio 😉 . Ha 1979 que de bons souvenirs …