Aujourd’hui, place aux 7 derniers pays de la deuxième demi-finale. Les scénographies ont été examinées à la loupe. Le Danemark qui est un des favoris à la victoire (qui aurait cru lire ça, il y a quelques mois ?), a été le pays le plus attendu du jour.
Les horaires de ce mardi 5 mai étaient les suivants :
10h30 – 11h00 Chypre
11h10 – 11h40 Lettonie
11h50 – 12h20 Danemark
12h45 – 13h15 Australie
13h25 – 13h55 Ukraine
14h00 – 15h00 Pause
15h00 – 15h30 Albanie
15h40 – 16h10 Malte
16h20 – 16h50 Norvège
Note : vous retrouverez les photos demain dès parution sur cette page complétée (nouvelle règlementation de l’UER oblige).
Chypre
Antigoni porte une robe courte, blanche et brodée de perles, comme si elle était prête pour une soirée d’été à Nicosie. La chanson est interprétée devant un décor composé de piliers antiques géants illuminés en bleu.
L’interprète disait sans cesse qu’elle danserait sur la table : sa prophétie s’est bien réalisée ce matin. Ce concept avait déjà été en place en 2012 lors de la prestation d’Ivi Adamou, mais cette fois-ci, la table est tellement immense que quatre danseurs peuvent rejoindre l’interprète dessus pour effectuer leur chorégraphie. Il y a même la présence d’assiettes et les chaises sont aussi installées sur la table.
Cette immense table est également ornée de décoration : celle-ci se compose d’un chemin de table composé d’une bande LED, qui contribue à créer sans doute la partie la plus époustouflante visuellement du spectacle : le passage « you want more ?… » de la chanson. S’ensuit une démarche assurée de notre « Tig » et vient le moment de quitter la table pour rejoindre le podium de la Wiener Stadthalle, où on assistera à des feux pyrotechniques dignes des chansons de ce style.
Lettonie
Si vous aviez déjà vu la prestation lors de la finale nationale qui a permis à Atvara de remporter le concours « Supernova » en février dernier, vous constaterez qu’il y a très peu de changement par rapport à cette mémorable prestation : simplement un agrandissement de la scène.
Néanmoins, il y a tout de même quelques modifications dans cette version légèrement améliorée : Les pierres précieuses cousues sur sa robe sont beaucoup plus nombreuses ; elles s’étendent désormais plus bas sur le côté jusqu’à sa taille et elles recouvrent presque entièrement son bras gauche. Il y a également davantage d’éclats de verre, suffisamment pour remplir la Wiener Stadthalle ! Apparemment, cette prestation risque de donner des sueurs froides aux responsables de la sécurité…
Danemark
Søren Torpegaard Lund a répété « Før Vi Går Hjem », et ce qui a été vu sur la scène était une copie conforme de ce qui avait été présenté lors de la prestation en finale du Dansk Melodi Grand Prix. Quand tout est parfait, inutile de prendre le risque de perdre cette magie.
Cette mise en scène à succès a été améliorée, notamment par l’élégance de l’interprète qui s’est mis sur son 31 : un pantalon de cuir noir associé à une chemise en mousseline de soie bleue-turquoise, qui sera par la suite arrachée pour dévoiler un haut en résille noire étincelante.
Des tubes rouges lumineux se trouvent sur la scène, s’allument et s’intensifient progressivement au cours de la prestation ce qui rend l’ambiance de plus en plus torride dès la deuxième interprétation du refrain. Atmosphère encore plus torride que les ondulations du bassin de Søren. Et lorsqu’il sort de la boîte à sudation, c’est une tempête qui envahit la scène et l’écran derrière lui. Quant aux vingt dernières secondes, les graphismes en dessous et derrière lui se transforment en un feu incandescent, un véritable brasier.
Australie
Il ne faut jamais regarder une éclipse directement selon les experts en météorologie, mais là, lors de cette prestation, ignorons ce conseil car il y en aura des éléments à apprécier. Du pied de micro aux graphismes sur le sol de la scène et sur l’écran, l’équipe australienne a repris le thème de la lumière et de l’ombre de sa chanson pour l’Eurovision, « Eclipse » pour en faire un spectacle inoubliable.
Delta porte une robe de haute couture sur mesure, ornée, nous dit-on, d’environ 7 000 cristaux Swarovski (!!!), rendant ainsi hommage à l’éclat emblématique de Vienne. Près de 500 heures de travail ont été nécessaires à la confection de cette merveille en mousseline, et le résultat est splendide. Ce lien avec Vienne était essentiel pour Delta et la délégation australienne, non seulement car elle est une pianiste de formation classique qui admire la musique classique viennoise (NB : d’ailleurs une harpiste la rejoindra sur scène), mais c’est aussi un symbole car l’Australie a fait ses débuts au concours en 2015, ici-même à Vienne, d’où ces marques de respect pour participer à cette 70e édition du concours.
Enfin, la mise en scène est une évolution d’un univers lunaire vers un univers solaire, ce qui va rendre la prestation épique vers des sommets inédits. De plus, une surprise demeure au niveau des effets pyrotechniques qui seraient uniques lors de ce concours.
Ukraine
L’artiste ukrainienne, Leléka, souhaite partager une nouvelle vision de sa prestation avec le public. Pour commencer, l’interprète porte une robe blanche sur un pantalon blanc, avec de petites bandes de tissu superposées et fixées de manière à suivre ses mouvements. Le tissu joue ici un rôle important dans la narration de l’histoire de l’artiste, à travers les motifs que l’on voit sur scène, d’autant plus qu’il prend une teinte rouge dramatique à la fin, comme la fermeture d’un rideau de théâtre.
La mise en scène de l’artiste commence par la faire apparaître sur un podium blanc qu’elle traverse pour rejoindre le talentueux Yaroslav Dzhus, qui l’accompagne à la bandoura. C’est un clin d’œil à la culture ukrainienne que LelékA a voulu présenter au monde entier. Pour elle, cette musique lui rappelle son pays natal. puis, après la première interprétation du refrain, la scène s’assombrit et l’interprète se trouve en son centre, captant tous les regards sur elle. Mais l’obscurité est de courte durée, la lumière revient vite sur scène accompagnée d’un instant exceptionnel : la note la plus époustouflante de toute la chanson interprétée par Leléka.
Albanie
Alis apparaît comme une silhouette mystérieuse sur un décor sombre, commençant sa prestation à genoux avant de se relever au milieu de nuages de fumée. Il est vêtu de noir avec des reflets scintillants pareils à des pierres précieuses et projetées derrière lui, des images de mères albanaises en tenue traditionnelle qui attendent leurs fils.
D’autres graphismes font leur apparition au milieu des premiers graphismes et là, ce sont les fils qui chantent en choeur « Nân » pour les rassurer et leur dire que tout ira bien et que c’est ainsi que les choses se passent en ce moment. Comme pour l’Italie l’an dernier, la chanson albanaise sera sous-titrée en anglais à l’écran.
Enfin, d’autres éléments viendront compléter le récit de la chanson, mais pour l’instant, nous n’en saurons pas plus : mystère…
Malte
Le chanteur maltais est vêtu d’une tenue Versace d’époque et de bottes de cow-boy. Cette tenue est tout à fait dans l’esprit d’AIDAN, rappelant le style qu’il arborait dans le clip et lors de la finale nationale de « Bella », créée par le célèbre et regretté Gianni Versace et qui est l’une des 20 seules pièces de ce type existant au monde.
Une fois arrivée sur scène, l’interprète maltais, Aidan, passe son temps sur scène soit à l’intérieur, soit en se promenant autour d’une structure géante d’un style architectural classique revisité dans un style moderne (et lumineux !). C’est sans doute l’un des plus grands décors que nous ayons ici à Vienne 2026, Par endroits, la structure voûtée prend la forme d’un immense zootrope, qui nous présente Bella, personnage central de la chanson qui danse autour d’Aidan. C’est également à ce moment-là qu’apparaît la tornade de pétales de rose. indissociable du personnage de Bella.
La dernière minute de la performance se déroule en un seul plan, l’interprète donnant à un moment donné l’illusion de participer à une danse romantique avec les spectateurs. L’astuce intégrée à la mise en scène fait qu’Aidan tourne à une vitesse vertigineuse.
Norvège
Jonas Lovv est vêtu d’un pantalon taille haute, avec des empiècements en forme de losange, style patchwork, confectionné avec du cuir noir et des paillettes. Il est aussi torse nu car il considère le corps comme étant une toile à part entière et on découvrira plusieurs tatouages, dont peut-être bientôt celui du logo de l’Eurovision s’il réalise un résultat probant au concours.
Dans sa prestation, il n’y aura pazs de grosses surprises par rapport à celle délivrée lors de la finale du Melodi Grand Prix : on retrouvera une très longue rangée de lumières rouges qui s’abbaissent ou se relèvent en fonction de ce qui se déroule sur scène. Jonas Lovv passe les 20 dernières secondes de sa mise en scène à pointer du doigt et à prendre la pose au milieu des effets pyrotechniques, terminant sa prestation par une posture triomphante où la lumière derrière lui le fait apparaître comme un vénéré dieu du rock
Conclusion
Les huit dernières répétitions des prestations de l’ensemble des demi-finales, les deux demi-finales confondues, sont désormais terminées et le moins que l’on puisse dire, d’après les descriptions ci-dessus, c’est que la diversité sera au rendez-vous. Il y en aura pour tous les goûts, de toutes les couleurs et chacun des huit pays de la journée a rivalisé d’ingéniosité pour en mettre plein les yeux aux spectateurs. C’était également une journée paritaire à 100 % avec exactement quatre interprètes féminines et quatre interprètes masculins sur scène. Quant à prédire qui parmi les huit candidats seront les heureux élus pour la finale, difficile de se prononcer au milieu de tenues et d’accessoires d’apparat, de mises en scène colorées, brillantes et trébuchantes, voire éblouissantes. Pour les départager, il reste à découvrir leur prestation vocale respective, qui, peut-être, sera le critère déterminant.
Demain, ce sont les débuts des deuxièmes répétitions et ce sont les dix premiers candidats de la première demi-finale qui seront sur le pont toute la journée. La différence, c’est qu’en plus de quelques photos, nous aurons droit à une petite vidéo d’une trentaine de secondes de chaque concurrent, ce qui donnera un aperçu beaucoup plus concret et précis de l’ensemble des performances.
Crédit photo : UER | Alma Bengtsson – Corinne Cumming









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