Buona serata Italia ! Good Evening Europe !

Et bienvenue à la tant attendue soixante-sixième finale du concours Eurovision de la chanson, raison pour laquelle nous étions réuni·es devant l’écran ce samedi soir passé. Au menu : quatre heures de chanson, d’émotion, de passion, bref d’Eurovision, de clubbing, de stand for Ukraine, d’amour, de paix, de joie, de noirceur, de couleurs, d’énergie, d’absences inexpliquées, de feu, d’eau, de rivers et de cascades, de rainbow flags, de flags tout court, bref d’Eurovision tout simplement ! Thunder and Lighting is getting exciting !

Alors, prêt·es pour un petit compte-rendu en tweets ? Here We Go aux côtés de Juliette, Betty et Pascal !

OUVERTURE

3 … 2 … 1 … May The Eurovision Song Contest Begin !!!

LES PRESTAS

#01 – RÉPUBLIQUE TCHÈQUE #RTC

#02 – ROUMANIE #ROM

#03 – PORTUGAL #POR

#04 – FINLANDE #FIN

#05 – SUISSE #SUI

#06 – FRANCE #FRA

#07 – NORVÈGE #NOR

#08 – ARMÉNIE #ARM

PAUSE

#09 – ITALIE #ITA

#10 – ESPAGNE #ESP

#11 – PAYS BAS #NED

#12 – UKRAINE #UKR

#13 – ALLEMAGNE #GER

#14 – LITUANIE #LIT

#15 – AZERBAÏDJAN #AZE

#16 – BELGIQUE #BEL

#17 – GRÈCE #GRE

#18 – ISLANDE #ISL

#19 – MOLDAVIE #MOL

#20 – SUÈDE #SWE

#21 – AUSTRALIE #AUS

#22 – ROYAUME-UNI #UK

PAUSE

#23 – POLOGNE #POL

https://twitter.com/EuroQuotidien/status/1525583385946689536

#24 – SERBIE #SER

#25 – ESTONIE #EST

RECAP

INTERVAL ACTS

RÉMI S’INVITE EN DIRECT DE TURIN

https://twitter.com/EuroQuotidien/status/1525588941579198466
https://twitter.com/EuroQuotidien/status/1525589787750563841

VOTE

AND THE WINNER IS …

EN BREF

Nous n’y croyions toujours pas à l’issue des votes des jurys, ou plutôt ne voulions toujours pas y croire par probable déni. Les faits sont toutefois là : personne n’avait de chances face à l’Ukraine cette année, qu’importe le pays ou la chanson. Preuve en sont les stratosphériques 439 points obtenus au télévote, contre lesquels personne ne pouvait lutter et tous n’avaient d’autre choix que de s’incliner. Une victoire qui fera en tout cas date, et suscite le débat sur la nature du concours.

Pour ma part, c’est une belle soirée que j’ai passé avec des français·es dépité·es, des espagnol·es en feu, des anglais·es en forme, des moldaves en furie, des italien·nes en communion et plein d’autres sur la terrasse d’un bar de Turin, non loin de l’Eurovillage dont je me suis fait refouler l’accès au bout de trois interminables heures d’attente, comme énormément d’autres d’ailleurs. Qu’importe, l’essentiel était d’être ensemble devant ce grand moment qui a toutefois pêché par de gros problèmes de réalisation et de plans caméras, ainsi que par une absence flagrante de storytelling eurovisionesque (les vidéos sur les demi-finales, sérieux ?) et d’inventivité dans des interval acts pourtant très réussis en demi-finale 1, mais déjà faibles dans la deuxième. Sans parler de Maneskin qui, chose historique, ne reprend pas son titre vainqueur de 2021. Bref, on se souviendra de cette édition italienne.

On s’en souviendra toutefois pour de bons souvenirs. Les magnifiques prestations britannique et espagnole, qui ravivent la flamme de pays depuis longtemps engagés droit dans le mur eurovisionesque et prouvent que, quand on veut, on peut. Les très belles surprises serbe et portugaises, que l’on n’attendait pas si haut dans le classement avant le concours et montrent que, quand même, talent et génie réussissent encore à payer … quand bien même il suffit d’une indigeste fête à la saucisse moldave pour choper une seconde place au télévote et remonter dix-huit places d’écart. Bref, unpopular opinion, mais j’assume. Très beaux aussi, les suspendus et émouvants instants grec et néerlandais, auxquels les jurys ont été plus sensibles qu’un public qui, heureusement, ne leur a pas fait l’affront des choux. Contrairement à cette étincelle nommée Fulenn, dont nous reviendrons sur l’autopsie d’un échec que je résumerai déjà de la sorte : ça passait ou ça cassait, et ça a cassé. Une avant-dernière place qui ne sera toutefois pas sans susciter certains questionnements. Sans oublier Cornelia Jakobs, toujours aussi élégante et sublime dans une prestation maîtrisée de bout en bout aux allures de Winner Vibe.

Au rang des légitimes déceptions, l’Allemagne, injuste mais logique et nouvelle fois dernière avec six petits points (il va falloir se réveiller du côté de la délégation), la Pologne, longtemps favorite et finalement petite douzième (avec un vote des jurys étrangement décevant), la Finlande, bottom 5 avec un groupe mondialement connu dont les trois minutes ont fait juste pschiiiit, la République Tchèque, certes une nouvelle fois finaliste mais fort mal payée de son engagement et de son ambiançage de public en début de soirée. Au rang inverse des surprises, l’Estonie qui tire son épingle du jeu malgré un ordre de passage compliqué et un titre somme toute banal, s’assurent une fin de partie gauche au classement, et la très surprenante Lituanienne qui réussit son télévote malgré un titre difficile d’accès et un passage dans la pire partie du show.

C’est ainsi que s’achève (déjà) l’édition 2022, et pour moi mon voyage à Turin (dont vous aurez droit à la suite et fin des carnets de voyage cette semaine). Difficile retour à la réalité, et May The Post Eurovision Depression Syndrom Begin. Il est quatre heures, et temps d’aller dormir, enfin, après une nuit blanche post finale et ante retour, et des résultats à digérer pour ma part toutefois, fut-ce le haut ou le bas du clasement.

Grazie mille a tutti pour nous avoir fidèlement suivi·es durant cette quinzaine exceptionnelle, tant sur nos réseaux sociaux que sur le site ! À très vite pour de nouvelles aventures eurovisionesques qui ne sauraient se faire désirer.

REVOIR LA FINALE EN INTÉGRALITÉ

© UER