Aujourd’hui, ce sont les 5 derniers pays de la première demi-finale qui sont remontés sur la scène de la Wiener Stadthalle. Mais celle qui a eu TOUTE notre attention est bien entendu Monroe qui a effectué sa 1ʳᵉ répétition.

Les horaires de ce jeudi 7 mai étaient les suivants :

10h30 – 10h55 Belgique

11h05 – 11h30 Lituanie

11h40 – 12h05 Saint-Marin

12h20 – 12h45 Pologne

12h55 – 13h20 Serbie

13h30 – 14h00 Italie

14h00 – 15h00 Pause

15h00 – 15h30 Allemagne

15h35 – 16h05 France

16h10 – 16h40 Royaume-Uni

16h45 – 17h15 Autriche

Belgique

Lituanie

Saint-Marin

Pologne

Serbie

Note : vous retrouverez les photos demain dès parution sur cette page complétée du Big 4 et de l’Autriche (nouvelle règlementation de l’UER oblige).

Italie

Le scénario ? Tout se joue en 4 actes comme une comédie à l’italienne. Un jeune homme et ses amis choisissent le costume qu’il devra porter le jour de son mariage. Pendant ce temps, Sal Da Vinci se produit au-devant de la scène en montrant à ces aspirants stylistes comment cela se fait vraiment. Il a l’air RESPLENDISSANT dans un costume blanc, moderne dans son style, mais représentant le design napolitain. La tenue a été faite spécialement pour Sal par un designer napolitain.

Durant la scène suivante, un lustre est baissé tandis que Sal nous invite dans une salle de bal extraordinaire. Ici, notre marié excité (on parle de flips arrière ici) et ses témoins présentent une chorégraphie de haut niveau. Cette réception de mariage promet d’être mé-mo-ra-ble !

Le grand jour est enfin arrivé. La mariée, rougissante, est présentée aux téléspectateurs, avançant lentement sur le podium. On découvre alors Sal, véritable homme aux multiples talents, qui, aujourd’hui, officie la cérémonie ! Les jeunes mariés rayonnent de bonheur. Et comment leur en vouloir ?

La nuit tombe sur la scène de la Wiener Stadthalle et nous terminons la chanson sur… Une réception de mariage ! Citronniers et lumières illuminent la scène, et des feux d’artifice sont projetés sur l’écran derrière Sal. Ce final pyrotechnique est tout à fait approprié, symbolisant à merveille la virtuosité vocale dont le chanteur fait preuve. La tessiture qu’il atteint est rare pour un chanteur masculin.

Allemagne

La scène du Wiener Stadthalle n’est clairement pas assez grande pour une star du niveau de Sarah Engels ! Elle a apporté sur scène une structure en forme de cube. Sarah commence la chanson allongée sur ce cube, interprétant une version ballade au piano de sa chanson de l’Eurovision face à la caméra située au-dessus d’elle. Mais il ne faut pas longtemps avant que sa performance ne s’embrase, puisque Sarah se lance rapidement dans la chanson que nous connaissons et adorons tous.

Sarah est entièrement habillée couleur or, dans une combinaison qui représente une flamme. La partie corset a été conçue pour ressembler à des flammes rugissantes, tandis que des strass scintillants dispersés ailleurs évoquent des braises dorées, ajoutant encore plus d’intensité à sa performance. Pendant le show, la chanteuse est accompagnée de quatre danseurs — eux aussi habillés en or.

Beaucoup de surprises restent à découvrir, mais tout ce qu’on peut ajouter, c’est que les 3 minutes allemandes se terminent par un impressionnant final pyrotechnique. Et honnêtement… il ne pouvait pas en être autrement, n’est-ce pas ?

France

À seulement 17 ans, Monroe affiche une présence et une posture inspirées du style pictural de l’époque romantique française. Elle n’est pas venue pour jouer, elle est venue pour PERFORMER !

Dans un épais nuage de fumée, l’introduction de Monroe face au public est particulièrement dramatique. Elle commence sa prestation sur un petit podium au fond de la scène et termine sur une autre plateforme tout à l’avant, après une marche de trois minutes sur une passerelle de 30 mètres.

Monroe utilise une steadicam pendant certaines parties de sa performance, chantant directement face à elle et lançant à plusieurs reprises au public « Regarde-moi ». Mais elle ne peut s’exprimer librement bien longtemps, puisque ses cinq danseurs doivent la retenir de force. La fumée s’intensifie à mesure que la chanson progresse. Durant le final, si spectaculaire qu’il ressemble à une double fin, des feux d’artifice apparaissent sur les écrans LED tandis que des colonnes de fumée jaillissent de la scène.

Pour sa performance, Monroe est entièrement vêtue de blanc, dans un style mêlant design moderne et mode traditionnelle de l’époque romantique française mentionnée plus tôt. Elle porte une jupe en forme de cloche sur un jupon ainsi qu’une chemise, une cravate et un gilet assortis. Le coton et la soie sont les tissus phares ! Les danseurs sont eux tous habillés en noir, complétant le thème noir et blanc des lumières et des graphismes accompagnant la performance de Monroe.

Royaume-Uni

LOOK MUM NO COMPUTER est à peine arrivé à Vienne depuis hier, en fait), et pourtant il se retrouve déjà à travailler dans un bureau classique, de 9h à 17h. Mais ce n’est pas un lieu de travail ordinaire ; c’est plutôt une version surdimensionnée du clip d’ Eins, Zwei, Drei . Dès les premières notes, on découvre des rangées de bureaux sur scène. Quatre collègues (pour l’instant !) l’accompagnent, mais comme on peut s’y attendre de la part de LOOK MUM NO COMPUTER, ce ne sont pas des collègues comme les autres. Avec des écrans d’ordinateur à la place de la tête, ces hommes résument parfaitement ce que l’artiste ressent face à son nouvel environnement.

Au début de son histoire, il subit la monotonie abrutissante de la vie de bureau dans laquelle il a été parachuté. Mais dès que la musique s’emballe, LOOK MUM NO COMPUTER se libère et s’échappe. Mission accomplie ! Les bureaux deviennent le théâtre d’une chorégraphie dans laquelle LOOK MUM NO COMPUTER et ses collègues métamorphosent leur espace. En un clin d’œil, la scène se transforme, révélant les synthétiseurs et le clavier emblématiques de LOOK MUM NO COMPUTER. Anecdote amusante : les accessoires utilisés ont été fabriqués par le talentueux LOOK MUM NO COMPUTER lui-même !

Pour sa prestation à l’Eurovision, LOOK MUM NO COMPUTER arbore sa combinaison emblématique, revisitée toutefois. De couleur rose poudré avec des fermetures éclair argentées, elle complète sa tenue avec des bottes Doc Martens, idéales pour arpenter la scène de la Wiener Stadthalle.

Autriche

La pays-hôte fait son entrée en scène avec Cosmó et sa troupe d’animaux allongés sur le sol. Si vous ne le saviez pas déjà, Tanzschein possède sa propre chorégraphie. Et c’est cette chorégraphie qui est au cœur du spectacle. Que COSMÓ et ses amis animaux dansent en ligne ou perchés sur les immenses structures d’escalade descendues du plafond de l’arène jusqu’au sol de la scène, il est clair qu’il souhaite que les téléspectateurs se joignent à la fête. Cet enthousiasme pour le mouvement est en accord avec le message de la chanson : si tu vas en boîte, il faut danser !

« Laissez libre cours à votre animal intérieur en dansant », peut-on lire sur scène au début du spectacle. COSMÓ est parfaitement dans l’ambiance : pantalon de cuir noir, chemise noire à strass et plastron inspiré d’une boule à facettes, avec une armure disco assortie descendant le long de son bras gauche. Il termine sa performance dans son univers de prédilection : la boîte de nuit, sous les lumières stroboscopiques multicolores qui pulsent derrière lui.

Conclusion

En ce qui concerne, les 5 derniers pays de la 1ʳᵉ demi-finale, il va y avoir, tout comme hier, des choses à dire. Tout d’abord, le son a l’air d’être meilleur, c’est déjà ça. Et pour les artistes me demandez-vous ? On a vraiment envie de soutenir Essyla. Vraiment. Mais les 30 secondes manquent grandement d’énergie. La Lituanie propose une mise en scène arty qui a son public. Quant à San Marin, pffiou, c’est dur à voir et à écouter. Boy George chante à côté de ses pompes et ce n’est clairement pas la plus-value attendue. Alicja est au point vocalement, rien à redire. Mais est-ce que cela suffira à l’emmener en finale ? Pas évident à prédire. Et puisqu’on parle de voix, je crois que la Serbie n’a pas à rougir. Mais la prestation risque de rebuter la grand-mère portugaise ou le boulanger arménien.

Voici donc un résumé de la journée avec des feux tricolores :

Feu vert : Lituanie

Feu orange : Belgique, Pologne, Serbie

Feu rouge : Saint-Marin

On passe maintenant au Big 4 + l’Autriche. L’Italie a sorti le grand jeu avec un vrai petite pièce de théâtre et un Sal tout sourire Email Diamant. Un top 5 encore en vue après la surprise de l’an dernier. Et pourquoi pas ? L’Allemagne va tout faire pour éviter le bottom 5, qu’elle a réussi à brillamment éviter il y a un an. Le Royaume-Uni a l’air d’avoir bien su retranscrire l’univers conceptuel de son représentant. Mais la peur que cela rebute les téléspectateurs est toujours présente. Et en in, l’Autriche. Il semble que la même mise en scène délirante de la finale nationale ait été gardée. La malédiction du pays-hôte qui finit dans les limbes du classement aura-t-elle lieu ? Disons que ça va être de faire un top 15.

Mais attendez, il ne manquerait pas un pays ? Évidemment, nous allons finir par la France. La description parait emballante, la scénographie jouant sur la dualité noir/blanc et sur le mouvement, ce que la France n’avait pas tenté depuis des années (en toute honnêteté, nos prestations sont assez statiques). Et s’il vous tarde de voir des photos, demain, vous n’êtes pas seuls. Elles nous en diront plus sur ce qu’il nous attend dans une semaine !

On se retrouve demain avec le rendu vidéo de 30 secondes des 10 premiers pays de la 2ᵉ demi-finale.

Crédit photo et vidéo : UER | Alma Bengtsson – Corinne Cumming