Nov 28

What’s up… Elena Paparizou ?

Elena est la number one de 2005, et la première avoir rapporté le trophée en Grèce. C’est là-bas d’ailleurs qu’elle est devenue une des plus grandes stars. Ses cinq albums y ont tous été numéro un ! Et pourtant, Elena Paparizou n’est pas grecque.

Non, Eleni, c’est son vrai prénom, est née à Borås, près de Göteborg, en Suède, il y a 30 ans. Ses parents, comme leur nom l’indique, sont bien grecs, et ont immigré en Suède pour chercher du travail. La petite Eleni ne grandit pas à la suédoise : sa langue maternelle est le grec, elle est allée dans une école grecque en Suède, et a même dû passer sa petite enfance en Grèce car le climat rigoureux de Suède l’a rendu asthmatique. Encore aujourd’hui Elena a de gros problèmes de souffle, ce dont on ne se rend pas vraiment compte lorsqu’on la voit exécuter ses chorégraphies endiablées !

Elena a commencé la musique très jeune, en chantant… le répertoire grec, puis du hip-hop. Mais une tragédie va bouleverser sa vie : le 29 octobre 1998, une discothèque de Göteborg est incendiée, et 63 personnes sont tuées dont les meilleurs amis et les camarades de musique d’Elena. Elle-même devait être de la partie, mais sa mama grecque lui avait interdit de sortir… A la suite de ce drame, elle décide d’arrêter la musique.

Mais l’année suivante, un ami de son frère lui propose une chanson, intitulée « Opa opa ». Dans la chanson, c’est un garçon qui parle, alors elle demande à son ami d’enfance Nikos Panagiotidis de chanter avec elle. Antique est né. La chanson est un tube en Suède, mais le duo vise la Grèce, et décide de concourir pour ce pays à l’Eurovision. Ils sont choisis par le public grec qui ne les connait pas, et terminent 3ème avec « Die for you », le record du pays, mettant fin à la disette grecque à l’Eurovision et effaçant le fiasco du groupe Thalassa en 1998, dont les 12 seuls points venaient tous de Chypre ! La carrière du groupe est lancée, mais Elena et Nikos se séparent une fois l’Eurovision passé. Ce dernier n’aura jamais aucune carrière musicale… ce qui s’est retourné contre Elena, accusée d’avoir poussé son ami dehors ! Néanmoins, son premier single, « Anapantides Kliseis » est directement numéro 1, de même que les trois singles suivants, et Elena accumule les récompenses, quoique les critiques soient impitoyables avec elle. C’est à cette époque là également qu’Elena devient résidente grecque.

En 2005, alors que personne ne veut pas d’elle, elle arrive à convaincre après beaucoup d’efforts la télévision grecque de l’envoyer de nouveau à l’Eurovision ; c’est qu’après Sakis, ERT ne voulait pas d’une star moins connue que lui… Mais évidemment, c’est un succès, avec le record à l’époque de 12 points, 10 !

Cette victoire propulse la carrière d’Elena qui jusque là était peu connue du grand public, malgré sa troisième place en 2001. Elle enchaîne les singles n°1 en Grèce (12, après les 5 premiers !), mais ne parvient pas à lancer de carrière internationale. Elle revient toutefois dans son pays natal en 2006, grâce à la chanson officielle des Championnats d’Europe d’athlétisme de Göteborg, « Heroes », numéro 1 en Suède, et tube également en Finlande.

Mais l’an dernier, Elena sort un best-of, est remerciée par sa maison de disque et décide de mettre entre parenthèses sa carrière en Grèce pour revenir en Suède. Elle s’entoure d’une équipe suédoise pour produire un album en anglais à paraître l’an prochain. Elle apparait également au Melodifestivalen, on s’en souvient, en chantant « Popular ».

Elena essaie de donner un tournant à sa carrière, mais ça ne marche pas vraiment : ses duos avec des icônes de la musique grecque comme Nana Mouskouri sont raillés car on juge qu’elle n’arrive pas à la cheville de la diva, ses apparitions télés comme jurée de « Dancing on ice » en Grèce lui valent des critiques, son passage à « Let’s dance » en Suède est un échec et son single en anglais « Mr. Perfect » ne marche pas. De même, elle s’était dite intéressée par une participation au Melodifestivalen, mais n’y est pas non plus. C’est le premier gros défi de la carrière d’Elena Paparizou depuis sa victoire à l’Eurovision. Elle cherche ce qui pourrait lui faire remonter la pente en 2013… On lui souhaite de trouver ! En attendant, elle est revenue aux valeurs sures et à la musique plus traditionnelle, avec succès, en duo avec la chanteuse aux trois disques de platine Natasa Theodoridou : « Lathos Agapes ».

(3 commentaires)

    • Frish on 28 novembre 2012 at 17:08
    • Répondre

    Encore une preuve de ce qu’est de gagner l’eurovision, si vous n’êtes pas auteurs/compositeurs/musiciens/interprètes de vos propres chansons, c’est la carrière instantanée assurée avec votre nom gravé sur la pierre tombale d’eurovision.tv, votre trophé sur une étagère mais on n’oubliera pas de vous ressortir à l’occasion comme le muguet du 1er mai pendant des années et des années vous rappelant sans cesse la chanson qui vous a propulsé un soir et expulsé le restant de vos jours.

    1. Belle lucidité, mon frish 😉

        • Frish on 29 novembre 2012 at 17:42
        • Répondre

        Merci mon Raymond merci. Mais bon j’éspère que nos eurostars sont blindées, les perdants comme les gagnants.,
        Qu’ils viennent pas chialer en service après vente pendant 30 ans car ben le service après vente eurovision est fermé le dimanche après concours et la garantie n’est plus valable le lundi hahaha.

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