A huit mois de la finale du prochain Concours Eurovision de la chanson, les pays participants commencent déjà à fourbir leurs armes. Certains confirment se rendre à la bataille, d’autres songent déjà à la manière d’affuter leurs armes et un seul – la Suisse – est déjà parti au combat. Voici un résumé des infos glanées cette semaine.

Ceux qui viendront à Malmö

A ce jour, 34 pays ont confirmé leur intention de participer à l’édition 2013. Certains l’ont fait d’une manière plus officielle en communiquant leurs dates de sélections, d’autres attendent de répondre à l’invitation officielle que l’UER ne manquera pas de leur faire parvenir.

Parmi les pays qui se sont prononcés sur leur participation à Malmö, on retrouve la Belgique. Et pour 2013, c’est la RTBF qui s’y colle. Plus question de plateforme internet et de sélection à rallonge. Cependant, les responsables belges n’ont pas encore communiqué sur leur mode de sélection.

L’hôte du dernier concours en date a également confirmé sa présence en Suède. L’Azerbaïdjan, qui en sera à sa sixième participation, pense opter pour le même système de sélection que les deux dernières années, à savoir des shows quotidiens pour choisir les candidats à une sélection nationale.

Ceux qui ne viendront pas

On sait déjà que le Grand-Duché du Luxembourg ne sera pas de la fête. Le Maroc, par le biais du diffuseur SNRT, a également renoncé à envoyer un artiste au Concours et ce, pour la 32ème année consécutive.

La principauté du Liechtenstein essaie d’intégrer tant bien que mal le Concours Eurovision, mais à ce jour, le diffuseur 1FL TV n’est toujours pas membre actif de l’UER. Le feuilleton se poursuivra en 2014.

Quant à Andorre, elle a quitté de son plein gré l’organisme européen et de ce fait, ne pourra pas retrouver sa place au Concours.

Enfin, la République Tchèque a également décliné l’invitation, tout en n’excluant pas de revenir pour 2014.

Celui qui hésite

La Pologne a annoncé qu’elle n’avait pas encore pris de décision quant à sa participation à Malmö. Pour 2012, TVP avait déclaré forfait pour une bonne raison : l’organisation de la Coupe d’Europe de Football. Pour 2013, le diffuseur cherche-t-il une nouvelle excuse ou bien enverra-t-il un artiste en Suède ? La réponse prochainement.

Les premières décisions

Malte n’a pas ce genre de problème. L’île sera présente à Malmö et cherche déjà sa chanson. Les artistes ont jusqu’au 31 octobre pour soumettre leur titre en vue d’une grande sélection nationale.

Mais attention, une nouvelle règle entre en vigueur. Les représentants de Malte aux Concours allant de 2008 à 2012 ne pourront pas se présenter. Morena, Chiara, Thea, Glenn et le beau Kurt sont donc punis. Allez savoir pourquoi !

Anouk sera-t-elle la prochaine candidate hollandaise ?

Nos amis hollandais vont-ils enfin pouvoir passer en finale du Concours en mai prochain ? Ils font en tout cas tout pour, notamment en engageant des négociations avec la chanteuse Anouk qui – dit-elle – à une chanson d’enfer à proposer pour les Pays-Bas. C’est Daniël Dekker, le commentateur néerlandais de l’Eurovision, qui a annoncé la nouvelle. La chanteuse de 37 ans ne confirme, pas plus qu’elle n’infirme, l’information. Cependant, le diffuseur TROS aurait déjà annulé un temps d’antenne en janvier prochain, mois où était prévue la finale nationale.

Les norvégiens, eux, ont déjà les dates du Melodi Grand Prix (il se déroulera du 19 janvier au 9 février). Ils ont maintenant aussi leurs présentateurs. Et c’est Jenny Skavlan et Erik Solbakken qui seront aux commandes des émissions.

Jenny et Erik sont célèbres en Norvège. Ils font parties d’une série humoristique très populaire baptisée « Karl Johan ». Jenny est actrice, mannequin et styliste. Quant à Erik, nous le connaissons bien. Il avait fait du bon boulot en mai 2010 lorsqu’il a présenté le Concours Eurovision de la Chanson aux téléspectateurs européens.

Le chiffre de la semaine : 2549

C’est le nombre de chansons reçues à SVT pour le Melodifestivalen. Un chiffre qui n’est en rien un record. En comparaison l’an passé, “Euphoria” était une des 3485 chansons proposées pour l’édition 2012. Il s’agit pour l’édition 2013 du plus faible nombre de candidatures depuis 2002. Les suédois seraient-ils en manque d’inspiration ? Le chiffre ne semble pas inquiéter pour autant Christer Björkman, pour qui la qualité prime sur la quantité.

Retour vers le futur

La Suisse, de son côté, continue la première partie de sa sélection. Les artistes postent leur chanson sur la plateforme SF. Un chanteur a tout particulièrement attiré notre attention : Constantinos Christoforou. Un nom qui ne dira rien à votre collègue de travail, c’est certain. Mais pour le fan de l’Eurovision, c’est le chanteur qui avait représenté Chypre (son pays d’origine) à Oslo en 1996 et à Kiev en 2005. Il tente sa chance pour la Suisse en 2013 avec une chanson techno basique et de qualité très moyenne.

On dit toujours que la jeunesse représente l’avenir. Eh bien, allez donc dire ça à Lys Assia ! On reconnait à la chanteuse suisse une grande qualité : elle est tenace. Recalée en décembre dernier lors de la finale nationale Suisse, elle va de nouveau tenter sa chance, cette fois avec 4 rappeurs et un grand renfort médiatique. Pas encore sur la plateforme, elle fait déjà couler beaucoup d’encre virtuelle sur le net. La chanson de Lys Assia marque aussi le retour (enfin… il n’était jamais vraiment parti) de Ralph Siegel qui a une chose en commun avec sa nouvelle muse : la ténacité.

L’annonce du retour sans fin de Lys Assia réjouit une partie des fans de l’Eurovision qui voit là un symbole magnifique autant qu’il fait dresser les cheveux sur la tête d’une autre partie de la communauté. Lys Assia n’est une icône que pour les fans. Qui d’autre la connaît en dehors de la sphère Eurovision ? Et pour les téléspectateurs lambda du Concours (croyez-moi ils sont beaucoup plus nombreux que les fans), qu’est-ce que cette potentielle participation de la première gagnante de l’histoire de l’Eurovision va représenter ? Une jolie anecdote, tout au plus. Sûrement pas un symbole.

Voilà ce qu’il fallait retenir de cette semaine chargée en infos. Et ce n’est que le début !