Nous parlions hier de l’Autriche, et c’est à sa voisine dans l’ordre de passage de la demi-finale 1, l’Islande, que l’EAQ s’intéresse aujourd’hui. Nous allons, en ce lundi, tirer le portrait des trois sœurs, Sigga, Beta et Elin, qui comptent bien envoûter l’Europe avec leur folk en islandais.

Êtes-vous prêts à explorer la Terre de Glace ? Alors allons-y !

Qui sont-elles ?

Sigrida (Sigga), Elisabet (Beta) et Elin chantent ensemble depuis, affirment-elles, « aussi longtemps qu’on s’en souvienne ». Le milieu de la musique ne leur est absolument pas inconnu : leur père était membre d’un groupe nommé Mezzoforte (qui, semble-t-il, avait connu un petit succès au Royaume-Uni dans les années 80), et leur mère est aussi chanteuse. Même leur frère n’est pas en reste : il les accompagnera sur scène en mai pour jouer de la batterie. Il n’y a pas à dire : la musique, c’est une entreprise familiale chez les Eytorsdottir !

Notre trio angélique a réellement commencé à mener une carrière professionnelle ensemble à partir de 2011. Au sein du groupe Sisy Ey (groupe qui tient son nom de leur grand-mère Sisy), les sœurs se font remarquer avec des singles au style électro-planant.

En 2017, les sœurettes changent de nom et deviennent Tripolia. Elles publient alors « Bounce from the bottom », un morceau qui commence doucement à se rapprocher du style qu’elles emmènent cette année à Turin.

Un autre saut dans le temps plus tard, et hop ! Nous voilà en 2022. Et vous connaissez l’histoire. Les sœurs Eytorsdottir sont annoncées parmi les compétiteurs du Songvakeppnin, elles le remportent… Et les voilà à l’Eurovision, pour porter un moment de douceur et de magie !

Leur chanson pour l’Eurovision

« Med haekkandi Sol » est une chanson folk dans la plus pure tradition du genre. Certains y verront une vibe far west, mais l’islandais et les harmonies vocales des sœurs rehaussent l’esthétique nordique. Quant aux paroles… Si l’on en croit Sigga, « Med haekkandi sol » est l’expression utilisée, en Islande, pour désigner la période durant laquelle le soleil recommence à poindre peu à peu après les longues journées d’hiver. Le texte de cette chanson (de loin le plus poétique de l’année) est une ode à l’espoir, à ne pas perdre courage, car tôt ou tard, le soleil reviendra et se lèvera de plus en plus haut. N’est-ce pas magnifique ?

Öldurót í hljóðri sál,
þrautin þung umvafin sorgarsárum..
Þrá sem laðar, brennur sem bál,
liggur í leyni – leyndarmál – „þei þei“..

Í ljósaskiptum fær að sjá,
fegurð í frelsi sem þokast nær..
Þó næturhúmið skelli á,
og ósögð orð, hugan þjá – „þei þei“..

Í dimmum vetri – hækkar sól,
bræðir hjartans klakabönd – svo hlý..
Í dimmum vetri – vorið væna,
vermir þitt vænghaf á ný..

Skammdegisskuggar sækja að,
bærast létt með hverjum andardrættir..
Syngur í brjósti lítið lag,
breiðir úr sér og andvarpar – „þei þei“..

Í dimmum vetri – hækkar sól,
bræðir hjartans klakabönd – svo hlý..
Í dimmum vetri – vorið væna,
vermir þitt vænghaf á ný..

Og hún tekst á flug,
svífur að hæstu hæðum..
Og færist nær því,
að finna innri ró..

Í dimmum vetri – hækkar sól,
bræðir hjartans klakabönd – svo hlý..
Í dimmum vetri – vorið væna,
vermir þitt vænghaf á ný..

Des courants sous-jacents balayent le cœur
Tout sauf couverts de profondes blessures de chagrin
Un profond désir brûle à l’intérieur
Se cache – advienne que pourra – chut chut

Dans le crépuscule, vous pouvez voir une belle liberté se rapprocher
Alors que le ciel nocturne se noie
Le jour déchiré par des mots
Personne ne peut dire – Chut chut

L’hiver le plus sombre, attend le soleil
Pour apaiser les nuits les plus longues – avec la lumière
L’hiver le plus sombre, attend le printemps
Pour réchauffer à nouveau nos étreintes

L’obscurité de l’hiver qui se rapproche
Forcer chaque respiration qu’ils prennent
Avec l’espoir grandissant de jours meilleurs
La glace et les ombres céderont – Chut chut

L’hiver le plus sombre, attend le soleil
Pour apaiser les nuits les plus longues – avec la lumière
L’hiver le plus sombre, attend le printemps
Pour réchauffer à nouveau nos étreintes

Elle s’élève vers le ciel
Embrassant son propre pouvoir
Et le long le chemin
Trouver un sentiment de paix

L’hiver le, plus sombre, attend le soleil
Pour apaiser les nuits les plus longues – avec la lumière
L’hiver le plus sombre, attend le printemps
Pour réchauffer à nouveau nos étreintes

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Et voilà, c’est ainsi que s’achève ce moment de douceur en compagnie des trois soeurs. Pensez-vous qu’elles peuvent créer la surprise le mois de mai venu ?

En attendant d’avoir la réponse, rendez-vous demain pour un nouveau portrait musical de l’EAQ !

© RUV