Les secondes répétitions des demi-finalistes de la seconde demi-finale se concluent aujourd’hui. Elles seront suivies par Audrey et Kris. Voici le programme de ce vendredi 6 mai :

10:00-10:20 Australie

10:25-10:45 Chypre

10:50-11:10 Irlande

11:15-11:35 Macédoine du Nord

11:40-12:00 Estonie

12:00-13:00 pause déjeuner

13:05-13:25 Roumanie

13:30-13:50 Pologne

13:55-14:15 Monténégro

14:20-14:40 Belgique

14:45-15:05 Suède

15:05-15:25 pause

15:35-15:55 République Tchèque

Cet article sera mis à jour, au fil des répétitions. Vous y retrouverez les commentaires personnels de nos rédacteurs (qui n’engagent qu’eux). Ils partageront leurs avis sur la performance vocale et la scénographie, ainsi que leur sentiment général.

Nous vous souhaitons déjà une excellente journée. Profitez-en bien et surtout, faites-nous part de vos impressions et de vos commentaires !

(Répétitions suivies par Audrey)

Australie

Mise en scène

Sheldon se tient en bas d’une structure composée de deux escaliers : il est en bas, à l’angle où les deux se rejoignent. La structure évolue durant la chanson pour former un carré d’escalier. Il est vêtu d’une tenue qui rappelle celle de la sélection nationale, mais en blanc, composée d’un masque en perle (qu’il retire avant le refrain final), d’une chemise corsetée avec des cristaux, d’une veste et d’une jupe volumineuse avec des plumes, et une traîne. Il porte plusieurs bagues imposantes, et sur une de ses mains, des ongles en gel sont aussi assortis aux perles du masque. C’est très élégant et très beau, et il dénote très positivement des autres tenues des performeurs masculins (écoutez, il y a quand même plus à commenter et à apprécier que sur un costard !).
Visuellement, la scène est bien monochrome, plutôt sombre, seulement du noir et du blanc, avec de la fumée sur le sol. Les plans caméras alternent plans rapprochés et travelling de face ou du dessus, peu de plans de la salle, jusqu’au pont. A ce moment, Sheldon emprunte l’escalier à sa gauche pour rejoindre la plateforme haute de la structure. Les lumières s’emballent et clignotent (attention aux épileptiques !). Sur les écrans, des images floues, qui font penser à de la fumée ou à des roches, c’est selon.

Prestation vocale: A-t-on besoin que je le dise ? Sheldon est un vocaliste incontournable cette année. Sur sa deuxième prise, il a ignoré deux petites lignes de son pont (j’aurais dit pour préserver sa voix, mais il a chanté les notes les plus exigeantes, donc je ne sais pas et peu importe). Aucune fausseté. Vocalement, c’est prenant et ça captera l’attention du téléspectateur.

Synthèse: Je trouve que la scénographie australienne est rendue un peu triste et morne par ce visuel sombre, je m’attendais à des touches de bleu comme sur la photo ci-dessus. Sheldon, lui, est impeccable et les points d’amélioration sont probablement minimes le concernant (peut-être que faire ses ongles sur la deuxième main serait une option intéressante toutefois ? Je pinaille). Il y en a qui doivent se perfectionner par contre, ce sont les artisans des plans caméras : manque de fluidité, plans un peu loupés où on peut voir une autre caméra, éclairage à doser, et même un technicien qui passe dans le champ en courant pour enlever le pied de micro pendant le pont (!)… Le gros du boulot est à faire là, mais ce n’est pas vraiment entre les mains de la délégation australienne. Je ne pense pas que ça les mette en danger, mais le fait est que c’est améliorable.

Appréciation personnelle: Feu vert.

Voici l’extrait vidéo officiel de la répétition :

Chypre

Mise en scène: Comme on l’avait découvert il y a trois jours, Chypre a amené une structure scénique qui fait penser, selon vos préférences marines, à une raie manta, ou à un coquillage ouvert (je préfère les raies manta mais le coquillage c’est plus vendeur). Le tableau fait très hellénique, très naissance de Vénus. Andromache est accompagnée de deux danseuses qui évoluent entre les deux vagues autour du coquillage, la scène, et rejoignent la chanteuse sur la partie centrale au deuxième refrain notamment. Les éclairages du coquillage alternent les tons bleus (avec un joli plan qui permet d’apprécier l’eau de la scène avant le début de la chanson), violets, et dorés (les plans en doré resserrés sur Andromache sur la partie finale sont d’ailleurs très jolis !). Les lumières du reste de la scène sont principalement dorées, de toute façon on a les plans larges que sur le refrain. C’est esthétiquement très réussi et abouti à mon goût.
Andromache est vêtue d’une robe moulante au haut échancré, d’une couleur rose/beige irisée (si vous voulez mon avis sur ce point précis, ça aurait pu être un poil plus flatteur d’ailleurs). Elle a un beau maquillage nude irisé qui la complimente sublimement (ah oui désolée c’est ma touche, ici on a grandi en regardant des tutos d’Enjoyphoenix).

Prestation vocale: C’est peut-être seulement moi, mais je sens des défauts d’assurance dans la voix au début des couplets, peut-être qu’elle se préserve aussi, on a l’impression qu’elle se retient un peu pendant toute la chanson (il manque aussi la fièvre du direct !)… Autrement, pas d’inquiétude, ça reste juste. (Note : c’était effectivement mieux sur les deux autres prises)

Synthèse: Comme souvent depuis plusieurs années, Chypre a poli son tableau. Il y a beaucoup d’éléments, ça a un petit côté rétro dans l’esthétique (et un côté Bakou 2012, en vrai. Je sais pas expliquer. Vous me direz.), c’est bien exécuté tant par la chanteuse, que les danseuses, que la réalisation. J’ai lu des confrères être moins convaincus et trouver la prestation « plate », je me demande à titre personnel ce qu’ils attendaient vu la chanson, qui est de toute façon linéaire et pas « eurodiva material »… Il y a eu un problème au lancement de la 3e prise, elle a dû être refaite car Andromache n’avait pas de retour son correct. Une fois ce pépin résolu (au bout de 10 minutes quand même, il ne faudrait pas que ça arrive le jour J !), la troisième prise était réussie. Un beau tableau eurovisionnesque, en somme.

Appréciation personnelle: Feu vert.

Voici l’extrait vidéo officiel :

Irlande

Mise en scène: Brooke est vêtue de bleu azur, avec des cuissardes et des guêtres d’avant-bras (éduquez-moi si vous savez comment ça s’appelle pour de vrai, à l’aide). J’ai vu sur Twitter un post la comparant à Bloom du Winx Club, et je ne vois que ça depuis… Par rapport aux premières répétitions, elle a fait un autre maquillage, on est passé d’un look façon « Euphoria – Maddie » avec ces strass/perles iconiques (pas Euphoria de Loreen, ça s’est fait dépasser, Euphoria la série à bases de plans longs et d’ados torturés !) à quelque chose de plus commun, un nude irisé. Probablement pas le look final. L’esthétique est codée early-2000, avec des cœurs kistch au début, et des pyros à la fin. L’ensemble est très chorégraphié entre Brooke et ses danseuses, et elle s’en sort bien. Il y a aussi une certaine dimension acting, Brooke joue avec malice avec la caméra, cela correspond bien à l’esprit de la chanson.
La scène est principalement rose et violette, avec ces visuels de coeurs en arrière-plan. Les plans sont dynamiques, la chorégraphie rend bien à l’écran.

Prestation vocale: Il y a eu de l’amélioration depuis la sélection irlandaise et les pre-parties. Ce n’est pas une prestation vocale, mais la chanson ne l’exige pas. En revanche, elle arrive à garder l’audace dans sa voix et dans son attitude sans se laisser emporter par ça au détriment de la justesse vocale. Brooke a travaillé, et ça se voit. J’entends aussi par-là qu’elle pourrait encore passer un cran d’aisance scénique qu’on retrouve chez d’autres performeuses Eurovision, idem pour l’aisance vocale. Peut-être que le feu du direct la portera…

Synthèse: Par rapport à d’autres années, l’Irlande a évité le crash. Je ne l’enterrerai pas aussi fort que les parieurs au fond de sa demi, mais il est vrai qu’il manque quelque chose pour avoir trois minutes vraiment impactantes, surtout que That’s Rich est typiquement un titre sympathique que personne ne va détester, mais on ne juge pas au jugement majoritaire à l’Eurovision… Il va falloir encore un cran en terme d’impact.

Appréciation personnelle : feu orange.

Voici l’extrait vidéo officiel de la répétition :

Macédoine du Nord

Mise en scène: Andrea est seule, au milieu du bleu de la scène, dans une tenue simili-cuir avec un long manteau. Ses cheveux sont tirés en arrière, et son maquillage se compose de ces deux points noirs sous les yeux qu’on avait déjà sur ses précédents looks. On alterne plans larges et plans statiques rapprochés. Les trois minutes offrent quelques éléments visuels évolutifs sur la scène: des craquelures par exemple, des cercles lumineux. Il y a deux écrans LED en avant de la scène sur lesquels on voit des empreintes de mains. Au refrain final, les lumières deviennent orangées, façon coucher de soleil flamboyant. Il faut le reconnaître, c’est très dépouillé… Pour le dire moins poliment, un peu trop vide. Les plans n’aident pas. J’imagine que la volonté de la délégation était de ne pas avoir de fioritures, dans un but d’atmosphère intimiste; auquel cas, il aurait fallu créer cette intimité à l’aide de plan caméras plus centrés sur l’artiste (à l’image de ce qu’a fait Cornelia au Melfest !), du steadicam, pour avoir quelque chose de moins « lisse » et, surtout, qui la fasse moins paraître toute petite sur cette grande scène. Un plan comme ça, il n’y en a qu’un au 2e couplet, ce n’est pas suffisant je trouve pour créer cette ambiance.

Prestation vocale : De ce côté, c’est plutôt propre et fidèle à la version studio. Attention à l’une des notes finale sur « We’re running », encore trop éraillée ! Sur la deuxième et troisième prise, Andrea était beaucoup plus explosive sur la fin, tant mieux.

Synthèse: C’est un titre compliqué à défendre, pour les mêmes raisons que l’Irlande au-dessus. La délégation nord-macédonienne n’a pas commis d’impair ou de faute de goût (et connaissant leur capacité à se saborder, c’est à souligner). La qualification, il faudra aller la chercher dans chaque note, chaque regard, pour marquer émotionnellement le téléspectateur… La tâche sera ardue.

Appréciation personnelle: Feu orange.

Voici l’extrait vidéo officiel de la répétition :

Estonie

Mise en scène: Stefan commence sa chanson sur la scène B avec sa guitare, et nous ramène aux meilleures heures de Retrica en ressuscitant le filtre sepia (version politiquement correcte) / poussière de western (version de la rédactrice). Il est habillé d’un veste (simili-cuir ou daim?) beige cloutée, d’un pantalon assorti et de chaussures de ville. Durant le 2e couplet, il remonte vers la scène principale, et la caméra le suit, offrant ce qui seront, je pense, de chouettes plans de salle lorsqu’elle sera remplie de public. Ca fait même plaisir de voir des plans steadicam, ils manquent sur d’autres prestations, ça donne un peu de mouvement, et ça rend très bien sur « Hope ». Sur l’écran de fond, on retrouve les visuels de paysages du clip. Les éclairages sont harmonieux, avec des tons dominants bleu clair et doré. Pour le refrain final, Stefan retourne sur la scène B, bondissant au passage. Il est très à l’aise sur scène et occupe bien l’espace (après la deuxième prise, on l’entend toutefois dire qu’il a été effrayé pour ce petit saut, apparemment la scène est glissante !)

Prestation vocale: Notre famous singer in Estonia est fidèle à ce qu’on a déjà pu voir aux Eesti Laul successifs. Il faut aussi noter qu’il est charismatique et solaire sur scène. Vocalement un poil perfectible toutefois sur les « Hope » finaux (mais j’écris ceci après le premier passage, donc ce sera probablement mieux après ce tour de chauffe…)

Synthèse: Si vous m’avez lue cet hiver, je vous apprendrai rien, « Hope » me sort par les yeux tant ce qu’elle représente musicalement m’ennuie. Mais tout est très bien exécuté, je n’ai rien à redire sur le package proposé par l’Estonie. Stefan est un interprète solide, et « Hope » est une prise de risque très très mineure. Nous ne vivons pas dans la réalité où cette chanson n’est pas dans les 10 premiers de la demi-finale 2.
Attention toutefois côté RAI, il reste des plans sur lesquels on voit les techniciens installer ou enlever les micros à pied !

Appréciation personnelle: Feu vert.

Voici l’extrait vidéo officiel :

(Répétitions suivies par Kris)

Roumanie

Avant-propos : la Roumanie ouvre les répétitions de l’après-midi avec 20 minutes de retard, à la suite des répétitions de la matinée.

Mise en scène : WRS n’est pas là pour enfiler des perles mais bien des « bébébé » à la chaîne ! Quelques plans rapprochés sur les danseurs pour débuter puis le représentant roumain apparaît aux côtés de ses deux danseuses. Les hommes viennent les rejoindre. Andrei porte un pantalon brillant en simili cuir et une chemise rouge avec des volants sur la poitrine. Les filles sont vêtues de tenues échancrées sur les côtés, les gars sont en crop-tops. Ils évoluent dans des jeux de lumière rouge orangée avec des reflets dorés. Des grosses fleurs rouges et des « holà mi bébébé » sont incrustés au sol et en arrière-plan. Malheureusement, cachés à moitié par la structure centrale. C’est ballot ! Changement de costume à la moitié de la chanson. Andrei laisse apparaître un débardeur noir strassé. Histoire que son bébé, le rappelle au plus vite. Il passe de danseur en danseur. Il esquisse même quelques gestes sensuels avec l’un d’entre eux. Tout ce petit monde suit la chorégraphie habituelle, à coups de tours de bras et de rotations des hanches. Une scénographie emportée par la chorégraphie « caliente » de chacun et chacune. L’ensemble transpire de sensualité !

Performance vocale : Ce n’est pas mal du tout. Le représentant roumain mène à bien sa chanson. Là, où j’ai pu le trouver parfois sur le fil auparavant. À sa décharge, il est plus difficile de chanter sans rien faire, qu’en mouvement…

Synthèse : la scène du PalaOlimpico apporte une autre envergure à Llámame et me réconcilie un brin avec cette espagnolade roumaine. Avouons-le, je ne trouve pas le titre transcendant. Néanmoins, de quoi passer trois minutes plaisantes devant WRS à fredonner comme un couillon : holà, mi bébébé ! Llámame, llàmame…

Appréciation personnelle : feu vert

Voici l’extrait vidéo officiel :

Pologne

Mise en scène : Embarquement immédiat sur la rivière enchantée avec la Pologne ! Ochman est classe. Il porte un costume noir bien taillé et une veste à revers bleutés, qu’à titre personnel j’aime beaucoup. Il commence seul en scène en pénombre puis dans une mise en lumière bleue azur. Ses danseuses font leurs apparition, têtes dissimulées, de part et d’autre de la scène. Mi-déesses, mi-démones ! Elles sont vêtues de costumes anthracites faits de voilages et de franges. Cela tranche sans conteste avec le chic du chanteur. Une chorégraphie très gestuelle est entamée autour de l’interprète principal sous des lumières stroboscopiques. Le beau visage d’Ochman est dévoilé en arrière-plan. De très beaux effets sont insérés : comme si de la pluie ruisselait sur notre écran. Des éclairs viennent taper la scène et la font trembler ! Le sol est envahit par des vagues. La mise en scène s’accorde parfaitement aux petites cascades de l’avant-scène extrêmement bien mises en valeur par les petites lumières. La performance se termine sous la pluie, les danseuses aux pieds du chanteur. De l’eau, de l’eau et encore de l’eau ! Une scénographie très aquatique en phase avec la chanson.

Performance vocale : Vocalement, aucune surprise ! Comme à chaque fois, le représentant polonais maîtrise son titre à la perfection. Des notes les plus graves aux plus aiguës. À nouveau, le chanteur fait honneur à son grand-père ténor. Un vrai régal…

Synthèse : Selon moi, tout est parfait. Un prétendant à la victoire. Oui, on radote beaucoup ! L’interprète est merveilleux, la scénographie splendide. Bref, nous serions prêts à remonter le Pô à la nage, à le descendre, si Ochman nous le demandait…

Appréciation personnelle : feu vert

Voici l’extrait vidéo officiel :

Monténégro

Mise en scène : Prenons un peu d’air avec le Monténégro ! C’est sur la scène secondaire que Vladana performe. L’avant-scène qui se situe devant la Green room. Elle commence sa chanson dans la pénombre. Elle est maquillée avec des strass autour des yeux et porte une robe en satin bleue aux effets scintillants sur le bustier. Un élément scénographique a été rajouté dans son dos : un cercle circulaire fait de dizaines de petites loupiotes lumineuses. En résumer, elle ressemble à un paon qui fait la roue ! La chanteuse évolue dans des lumières, elles aussi dans les tons saphir. Elles mettent merveilleusement bien Vladana en valeur, ainsi que l’ensemble de sa performance. Des silhouettes blanches apparaissent sur le grand écran à dominante bleue et noire. Il semblerait que l’interprète ait choisi de chanter une partie en italien. Une scénographie à la fois, simple et épurée, à l’image de Breath. Je ne suis pas du tout convaincu par l’accessoire supplémentaire lumineux, que je trouve moyennement gracieux.

Performance vocale : La représentante monténégrine confirme la qualité de sa performance et le contrôle de sa voix. Rien à redire à ce sujet. Néanmoins, je ne sais pas si cela sera suffisant pour séduire les téléspectateurs.

Synthèse : Une bouffée d’oxygène sur la scène du PalaOlimpico ! Une belle performance pour Vladana. Le charme opère. Néanmoins, on se demande si cela sera suffisant pour se qualifier. La simplicité est parfois à double tranchant ! Par contre, je retirais l’accessoire en plus qui dénature un peu la performance. Vladana se suffit à elle-même avec son élégance…

Appréciation personnelle : feu orange

Voici l’extrait vidéo officiel :

Belgique

Mise en scène : Cool attitude pour la Belgique ! Jérémie Makiese est vêtu d’un tee-shirt noir sous une veste métallisée. Il porte un simple jean avec des chaînettes, que je trouve plutôt bon marché. En somme, un look très décontracté. Niveau tifs, rien ne bouge ! Couleur capillaire blonde. Le chanteur semble à l’aise dans ses baskets et prendre son pied sur scène. Deux visages en arrière-plan explosent dans l’écran, puis le chanteur est rejoint par ses quatre danseurs masculins, habillés en blousons et en espèces de treillis kaki. La chorégraphie est fluide avec des influences de break et danse urbaine. Un danseur rattrape Jérémie au vol pour faire illusion. Les jeux de couleurs alternent entre un rouge ardent dans les tableaux de groupe et le bleu glacial pour les solos. Des lignes géométriques en pointillés envahissent le décor et virevoltent derrière eux sur le tempo de la chanson. Une mise en scène assez sobre qui repose principalement sur l’interprète et la chorégraphie des danseurs. La performance se termine en douceur en pleine lumière.

Performance vocale : Comme rarement, Jérémie Makiese ne faillit pas beaucoup ! Sa voix est plutôt bien maîtrisée. Le timbre chaleureux de l’interprète est bien mis en valeur surtout dans les accentuations vocales des refrains.

Synthèse : Une répétition plutôt réussie. Jérémie a demandé avis à la délégation belge (à un certain Jean-Jacques pour être précis) et comment c’était ? Apparemment, bien de leur côté ! À part un petit souci technique sur le troisième essai. Le chanteur entendait quelqu’un parler dans le retour. Le représentant belge semble insatisfait au dernier passage.

Appréciation personnelle : feu vert

Voici l’extrait vidéo officiel :

Suède

Avant propos : Cornelia stoppe son premier essai à cause de bruits parasites dans ses ears. Après quelques réglages, tout est rentré dans l’ordre. Ou presque ! Une répétition laborieuse pour la pauvre représentante suédoise qui a dû interrompre plusieurs fois sa chanson.

Mise en scène : Aucune surprise ! Cornelia Jakobs reprend la scénographie présentée au Melodifestivalen sur la scène du PalaOlimpico. La délégation suédoise aurait pu se creuser un peu la tête. On ne change pas une équipe qui gagne, me dit-on. Soit ! Nous retrouvons l’une des favorites de l’Eurovision 2022, seule en scène. Elle est habillée d’un pantalon noir et d’un top à franges strassées, tenue assez similaire aux représentations précédentes. L’accessoire principal est placé au centre de la scène : un écran de projection circulaire qui semble plus grand qu’au Melodifestivalen. Peut-être juste une impression de notre part ! Elle débute assise avec son micro filaire puis continue sa prestation debout. Le jeu de lumière tantôt verte, tantôt rouge reste identique. Elle joue avec la structure tout au long de la prestation en le faisant tournoyer. Les plans caméras aussi bien réalisés n’ont pas vraiment bougé d’un iota par rapport à la sélection nationale. C’est un peu dommage. Néanmoins, l’atmosphère intimiste de Hold Me Closer est toujours présente. La scénographie est renforcée par des faisceaux de lumières intenses, dirigés de la scène vers le public en cours de chanson, ainsi qu’un peu de pyrotechnie en plus.

Performance vocale : Cornelia semble s’être remise de ses problèmes de voix rencontrés pendant les dernières pré-parties. L’interprète est constante. Vocalement, elle assure.

Synthèse : Même si la mise en scène est la copie conforme du Melodifestivalen, des lumières aux accessoires, en passant pas les jeux de caméras, Cornelia signe une belle performance pour cette deuxième répétition qui n’aura pas été facile pour elle. La Suède ne prend pas de risque mais conserve sa place de favorite…

Appréciation personnelle : feu vert

Voici l’extrait vidéo officiel :

République Tchèque

Mise en scène : Si on sortait en discothèque pour le goûter et clôturer cette journée de répétitions ! Le groupe tchèque transforme le PalaOlimpico en dancefloor géant. C’est peu dire ! La prestation débute sur un plan des installations sonores et les branchements des musiciens jusqu’à arriver à eux. Dominika (la chanteuse) est en centre scène, entourée de ses deux collègues musiciens. Elle porte une sorte de combinaison violine et beige façon patchwork, ainsi qu’un collier transparent qui est raccord avec son maquillage. D’abord des nuages de fumée, puis des statues apparaissent de part et autre du background. Elles finissent par se briser en mille morceaux. Un visage de statue romaine teintée de rose apparait sous les pieds de la chanteuse et prend tout l’espace scénique. La vocaliste occupe l’espace par des va-et-vient. Des jeux de lumières de plus en plus dynamiques et rayonnants parcourent l’ensemble pour déboucher sur un véritable light show de lasers blancs. « La photographie » est vraiment en phase avec le titre. Visuellement, c’est réussi ! Un unique regret, que les plans des caméras ne soient pas plus rapides et saccadés.

Performance vocale : Domenika, la vocaliste, se débrouille relativement bien. La note haute est assez bien tenue et sonne juste à mes oreilles. Exercice plutôt difficile pour ce genre de chanson. C’est peut-être dans cette partie qu’elle excelle le mieux, même si elle semble assurer tout au long du morceau…

Synthèse : We Are Domi livre une répétition énergique et sur-vitaminée. Le light show en milieu de performance est du plus bel effet. C’est certainement, ce qui fait le sel de la performance et sa scénographie. Une qualification plus qu’envisageable pour la République Tchèque !

Appréciation personnelle : feu vert

Voici l’extrait vidéo officiel :

Conclusion

(Rédigée par Audrey)

Malgré les galères techniques qui auront affectées plusieurs artistes aujourd’hui, les répétitions furent satisfaisantes. Contrairement à la demi-finale 1, il n’y a eu aucun crash ou feu rouge à déplorer.

La Suède, l’Estonie et la Pologne ont confirmé leur package, qu’on savait déjà prêt pour Turin pour les deux premiers. Il serait surprenant que ce ne soit pas l’un de ces trois-là qui remporte la demi-finale. Le « winner alert » a été lâché concernant Ochman…

L’Australie, la Belgique et la République Tchèque n’ont pas déçu non plus. Les performances des deux premiers sont remarquables vocalement. Cependant, ces chansons ne figurent pas selon moi parmi les plus susceptibles de jouer la gagne de la DF, et je pense même que la qualification n’est pas acquise. Malgré le stade abouti des performances, ces contributions pêchent, sur l’aspect musical, ou sur l’aspect vestimentaire concernant la Belgique (je rejoins l’avis de Kris) et la République Tchèque.

Une répétition aura clivé: celle de Chypre. Si, comme vous l’avez lu, j’ai trouvé le tableau bien exécuté et plaisant; de même que Kris, qui trouve le concept et le mapping bien pensés, certains confrères ont eux parlé d’un véritable sabordage (avec toute la modération habituelle dont font preuve les eurofans et certains journalistes), qui serait imputable selon eux à une mauvaise réflexion sur les plans caméras. Andromache semblait aussi manquer un peu d’énergie durant ses trois minutes.

Une autre aura impressionné, il s’agit de celle de l’irlandaise Brooke Scullion. La chanteuse a comblé l’essentiel de ses lacunes vocales qui inquiétaient depuis son premier live, et propose un tableau là aussi divertissant et sans faux-pas majeur. Pourra-t-elle faire mentir les parieurs qui condamnent l’Irlande à une énième élimination ?

Enfin, trois pays laissent les observateur-ices sceptiques. Le Monténégro, qui a eu l’idée questionnable d’ajouter un accessoire lumineux insolite au dos de Vladana, la Roumanie, qui ne peut pas faire oublier la faiblesse de « Llamame » en deux artifices costumiers, et la Macédoine du Nord, qui, une fois de plus, abandonne un peu son artiste au vide de la scène. Si leurs répétitions restent globalement réussies, il va falloir être plus que simplement correct pour porter des titres qui ne font pas partie des poids lourds de la demi-finale.

Nous vous fixons rendez-vous demain pour la huitième journée de répétitions. Passez une très belle soirée !

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Crédits photographiques – UER