Le 19 février, elle s’imposait largement au Dora, la sélection nationale croate, remportant les votes des jurys et du public devant Marko Bošnjak et une autre Mia, Negovetic. C’est ainsi avec Guilty Pleasure qu’elle tentera de ramener son pays en finale de l’Eurovision après cinq ans d’absence à ce stade de la compétition. Voici Mia Dimšić en interview !

EAQ – Quel est votre état d’esprit à quelques semaines de la compétition ?

Mia Dimšić – Je dois dire que je suis très fatiguée parce que nous sommes en plein dans les préparatifs et il y a beaucoup à faire. Mais c’est de la bonne fatigue. Je suis très excitée et heureuse de me voir donner la chance de représenter mon pays. Qu’importe ce qu’il se passera, c’est déjà une grande victoire personnelle.

Comment avez-vous démarré votre carrière musicale ?

Un peu par accident, j’ai été invitée en 2014 à faire une tournée avec un groupe de ma ville natale, et c’est là que tout a commencé. Pendant cette tournée, j’ai rencontré mon manager. Il m’a entendue chanter et m’a offert l’opportunité de commencer à travailler avec lui et d’écrire des chansons ensemble. J’ai saisi ma chance et ma vie a complètement changé. Avant cela, la musique était une passion et un hobbie depuis toujours, mais jamais je n’ai pensé que cela deviendrait un travail à plein temps.

Quelles sont vos influences musicales ?

Mes influences musicales sont Taylor Swift, Katie Melua, Willie Nelson, Ed Sheeran, Dolly Parton, Kacey Musgraves, John Mayer, Jewel, Alison Krauss… pour ne nommer qu’elles et eux.

Que représente pour vous l’Eurovision en tant que téléspectatrice et artiste ?

L’Eurovision est un grand honneur et un tournant irremplaçable dans la carrière d’un artiste. Représenter votre pays est un privilège, mais c’est aussi une histoire personnelle, où les artistes se mettent en réseau, échangent des idées et unissent leurs cultures. La diversité culturelle est ce qui me parle le plus : cela constitue la partie la plus spéciale de cette folle aventure. Je suis si reconnaissante d’avoir déjà rencontré un tas de gens sympathique, et nous commençons à peine ! En tant que téléspectatrice, c’est irréel de savoir que je participe à l’Eurovision, un programme que je regarde depuis toute petite.

Quels en sont vos meilleurs souvenirs ?

Le moment le plus agréable jusqu’à présent a été ma venue à ma première pré partie Eurovision à Londres, et d’y entendre les eurofans reprendre toutes les paroles de Guilty Pleasure avec moi pendant que je chantais. Cela a été quelque choe. Les eurofans sont comme une grande et joyeuse famille, et c’est un honneur d’avoir leur reconnaissance.

Des répétitions au choix de tenues, comment se déroule votre préparation ?

Cela dépend des jours, c’est très varié avec tout ce qu’il y a à faire avant Turin. J’effectue actuellement les derniers essayages pour mon costume, j’ai des répétition chant avec mes fabuleux choeurs et je réalise également les derniers ajustements pour la scénographie, le tout en même temps.

Comment décririez-vous votre chanson Guilty Pleasure ?

C’est une chanson d’amour pop dédiée à ces moments où vos sentiments sont divisés entre plusieurs personnes et que vous ne savez pas quoi faire. Je suppose que nous avons tous été dans cette situation à un moment donné ou à un autre.

Pourquoi avoir choisi l’anglais pour chanter à l’Eurovision ?

J’ai écrit la chanson en anglais sans jamais penser que j’irai à l’Eurovision. Je l’avais prévue pour quelque chose de complètement différent, donc cela n’a jamais été une décision consciente d’aller au concours avec une langue en particulier. J’ai juste pris la chanson que j’aimais le plus au moment où j’ai postulé.

Comment vivez-vous les réactions des eurofans sur votre chanson ?

J’essayer d’écouter les critiques constructives pour rendre la chanson et la scénographie aussi bonnes que possible pour Turin. Mis à part, je tente de rester à distance des commentaires aussi bien positifs que négatifs parce qu’ils peuvent être distrayants et maintenant, toute mon énergie doit être consacrée au travail et à mettre les choses en ordre avant le mois de mai.

Pourriez-vous nous en dire plus sur la performance scénique que vous réservez au public ?

L’atmosphère que je vais créer est rêveuse et brumeuse, dans la mesure où la chanson elle-même parle d’un rêve. C’est tout ce que je peux vous révéler à présent, car je veux que le public soit surpris.

Parmi vos concurrents, quels sont vos chansons et vos artistes favoris ?

J’aime énormément de chansons, mais je citerai l’Italie, la Suède, la Pologne et les Pays-Bas, toutes de merveilleuses ballades.

Quels sont vos futurs projets après votre participation ?

Mon prochain grand objectif est de sortir mon premier album en anglais et cela arrivera probablement dans l’année. Cela m’excite beaucoup !

Avez-vous un message final à adresser à nos lecteurs ?

Merci infiniment pour votre soutien et votre amour tout au long de ma folle aventure ! J’espère que vous aimerez ce que nous vous préparons pour Turin.


Un grand merci à Mia Dimšić d’avoir répondu aux questions de L’Eurovision au Quotidien. Nous lui donnons rendez-vous le mardi 10 mai prochain, en 11ème position de la première demi-finale de l’Eurovision 2022 !

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