En cette période de rentrée, bien que, techniquement, toute chanson publiée à partir du 1er septembre puisse éveiller les spéculations des eurofans les plus à l’affût, les annonces concernant le prochain concours ne sont pas les plus consistantes. C’est aussi ça, le rentrée : la reprise de la routine. Etats des lieux financiers des radiodiffuseurs, dates des sélections, fantasmes sur les artistes qu’on souhaiterait voir représenter son pays…

Mais puisque la rentrée va aussi souvent avec l’arrivée de nouveaux et nouvelles, permettez-moi de profiter de cette article pour me présenter. Les plus ancien.nes de ce blog se souviendront peut-être de la moi adolescente dans les commentaires, certain.e.s m’auront peut-être croisée sur d’autres réseaux de fans, pour eux et pour la majorité qui ne me connaît pas, mon nom ici, comme dans la vraie vie, est Audrey. Et voici un fait : je rejoins l’équipe de rédaction pour la saison, et j’espère que je saurais m’ajouter aux noms de plumes que vous apprécierez retrouver au fil des sélections qui nous amèneront à l’Ahoy en mai prochain.

Voulez-vous un autre fait ? L’année 2020 sera une année bissextile. La perspective d’un samedi 29 février, dit comme ça, n’est pas le fait le plus excitant que je vous chroniquerai cette année (je l’espère), mais figurez-vous que ce samedi sera d’autant plus spécial qu’il s’agira vraisemblablement d’un « super saturday ». Autrement dit, si vous ne savez pas comment occuper ce 366e jour, vous allez pouvoir regarder des sélections nationales.

Comme la finale de l’Eesti Laul, par exemple ! La télévision publique estonienne ERR a ouvert la plateforme de dépôt des candidatures ce dimanche 1er septembre, jusqu’au 6 novembre. Les Estoniens, Estoniennes, et étrangers s’ils sont en collaboration avec des artistes locaux, peuvent déposer leur futur classique de l’Eurovision (c’est bien ce qu’on peut leur souhaiter). Il leur en coûtera 25 euros pour une chanson en estonien, 75 euros pour une autre langue. Sur le reste des modalités, les règles classiques de l’Eurovision s’appliquent.

De notre côté, il faudra attendre jusqu’au 15 novembre pour connaître la liste des 24 propositions retenues, puis encore quelques jours, jusqu’au 1er décembre maximum, pour pouvoir écouter les chansons, qui ne devront strictement pas avoir été rendues publiques avant la révélation groupée de l’ERR. Pas de changement dans la phase télévisée : deux demi-finales, les 13 et 15 février, où le jury qualifiera 4 chansons et le public 2, puis la finale à 12 candidat.e.s, le 29 février donc. A noter que, même si c’était déjà le cas les années précédentes, les artistes devront penser leur scénographie dans la perspective de l’Eurovision : le règlement stipule que la scénographie ne devra pas changer entre l’Eesti Laul et Rotterdam, sauf bien sûr en cas d’incompatibilité avec les règles fixées par l’UER d’ici là.

Et vous ? Quel(le.s) artistes vous feraient réserver votre samedi soir pour regarder l’Eesti Laul ?