Avouez qu’elles vous avaient manqué ! Qui dit nouvelle année dit retour sur l’année Eurovision écoulée et qui dit bilan dit… « Je veux ci, je veux ça… »
… « Y en a jamais assez pour moi. » Oui, vous l’avez bien compris : l’heure des Moustaches 2025 a sonnééééééééé !!!

Une fois n’est pas coutume, cette année encore, vous aurez droit à la traditionnelle remise de prix de l’EAQ, qui doit évidemment son nom à ce grand moment de l’histoire de la France à l’Eurovision, aujourd’hui profondément inscrit dans les mémoires. Retour au 10 mai 2014. Alors que l’autrichienne Conchita Wurst ramenait le Micro de Cristal à la maison pour la première fois depuis 48 ans et qu’elle délivrait un puissant message d’égalité et de queerness sur la scène du hangar à bateaux qui servait alors de salle, la France, elle, pleurait (ou savourait, c’est selon à l’époque). Pour la première fois depuis nos débuts fondateurs en 1956, notre pays terminait à la dernière place du classement, un exploit jamais égalé à ce jour. Une 26ème place avec deux minuscules points, pour laquelle nous devions rendre éminemment grâce à ses auteurs : le trio Twin Twin (oui, ce n’est pas évident de prime abord à la lecture de l’intitulé, mais c’était bien un trio) avec la chanson Moustache. D’où les Moustaches, hommage à une prestation et une chanson iconiques désormais inscrites dans la mémoire collective, à tel point que c’est l’une des rares chansons françaises régulièrement diffusées à l’euroclub, le comble (et régulièrement célébrée par « Come On » Régine, notre amie métalleuse du Tarn). Et si la performance copenhagoise de nos joyeux lurons ne leur a pas apporté la carrière escomptée (ni rempli leur compte en banque), comment aurait-on pu décemment trouver un autre nom que Moustache à la cérémonie de remise de prix annuelle de l’EAQ ? En même temps, un N’oubliez pas ou Fulenn Award aurait été moins vendeur dans la dénomination…
Bref, cette année, trêve de Davidna Lamburosco, trêve de cérémonie organisée à Athènes, trêve de série de 15 articles, parce qu’on en fait déjà beaucoup par ici, qu’on ne peut pas se démultiplier et parce que « Less is (parfois) More ». Nous en viendrons donc aux faits : 13 catégories, 4 à 6 nommés par dite catégorie (selon l’humeur et l’inspiration du jour), mais le meilleur se trouve ailleurs : c’est à vous de choisir ! A vos votes jusqu’au samedi 10 janvier 2026 à 23h59 (dernier délai) pour choisir vos inoubliables de l’année Eurovision 2025 écoulée (et quelque chose nous dit qu’elle n’a pas manqué de piment).
Pour ce faire, rien de plus simple : complétez le formulaire ci-cessus en cliquant sur le bouton violet « A vos votes en cliquant ici ! ». Mais avant ça, petit détour par les enjeux de cette cérémonie 2025.
Les catégories de l’année
13 catégories donc, soit le même nombre que l’année dernière. Certaines disparaissent : nous disons donc au revoir aux catégories « Swag » (dont les nommés auraient été exactement les mêmes que ceux de la catégorie « Qui défrise », donc intérêt zéro), « Desunited by music » (parce que les faits, tout simplement, et que la Moustache à raser se suffit probablement à elle-même en la matière), « Le Dance Break n’est pas une spécialité chypriote » (faute de concurrents intéressants) et « My name is… (Ma chanson est un prénom) » (parce qu’il n’y avait pas suffisamment de chansons à prénom cette année, « VERONIKA AAAAAAAAAAA AAAAAA AAAAAH »). A moins que Baller n’ait été un prénom insoupçonné ?
A l’inverse, d’autres catégories font leur apparition : « Diva, diva, diva, diva, eurodiva » (parce qu’une diva est vaillante et puissante), la « French Moustache » (because la langue de Molière a été bien mise à l’honneur cette année) et « La Moustache douce dans un monde de brutes » (parce qu’un peu de répit, ça fait du bien avec toutes ces tensions, surtout avec la caresse d’une séduisante moustache). Signalons également le retour de la catégorie « Accessoire » (supprimée l’année dernière faute de concurrents intéressants, alors qu’ils sont pléthore cette année).
Focus sur les catégories (et les nommés qui vont avec)
La Moustache caliente. Ouh la la, chi-hua-hua ! Il fait chaud tout à coup sur la planète Eurovision (mais aussi à Monaco, n’est-ce pas Janie) ! Sans doute les effets du réchauffement climatique… à moins que ce ne soient nos eurostars de l’année qui nous donnent un coup de chaud. Il faut dire qu’entre le torse luisant de Parg (votre auteur du jour ne s’en est toujours pas remis, doodjez), l’hymne à la jouissance féminine d’Erika Vikman, le lait à gogo de Go-Jo (et ce torse… et cette moustache doodjez…), le Serving (KANT) de Miriana Conte (mais sans le « Kant », attention, parce que l’UER a dit que le double sens était malvenu) et les beaux danseurs de Justyna Steczkowska, il y a de quoi nous faire suer à grosses gouttes. La Zarra, tu peux nous passer un éventail de 2023 s’il te reste du stock, steup ?
La Moustache de la presque eurostar. Chaque année, la saison des sélections fait son lot de déçus et de dramas même si, cette année, le drama Sanremo a suffi à lui seul à nous faire la saison, tant le reste a été relativement tranquille partout ailleurs en Europe (et tant l’Ariston était à deux doigts de commettre une invasion légitime sur scène). Il n’empêche : de nombreuses favorites des fans ont échoué dans la dernière ligne droite et quelque chose nous dit pourtant que la plupart aurait dignement porté les couleurs de leurs pays à Bâle, fut-ce Daniela Blasco, Giorgia, Elvana Gjata, Evangelia, Mentissa ou Goldielocks. Alors, laquelle tourne le plus en boucle sur vos playlists un an après ?
La Moustache queer. Parce que, pour paraphraser Fabien Randanne de 20 Minutes, l’Eurovision vire souvent au Queerovision (un ouvrage référence que nous ne saurions que trop vous recommander), voilà ici un incontournable des Moustaches. Parce que le concours s’est toujours fait précurseur dans la visibilité des personnes LGBTQIA+ et qu’il revendique chaque année un message d’égalité et d’inclusion, les Moustaches se veulent plus queer que jamais et ce ne sont pas JJ, Marko Bošnjak, Red Sebastian, Adonxs et Miriana Conte qui diront le contraire. N’en déplaisent à certains, notamment à ceux qui ont souhaité interdire les drapeaux LGBTQIA+ à Bâle pour des motifs de sé-cu-ri-té et qui se sont empressés de revenir sur leur décision fondamentalement stupide pour 2026.
La Moustache de la Marco Mengoni Fashion Week (sans Marco Mengoni et ça se voit). Parce que nos amis de Songfestival.be ont décidé de faire du Prix Barbara Dex un You’re A Vision Award plus bienveillant, il fallait bien que quelqu’un prenne la relève (enfin, la relève, il ne faut pas exagérer non plus, on n’a pas toujours les moyens de nos ambitions…). L’essentiel dans la formulation de cette catégorie réside donc dans sa deuxième partie, à savoir l’absence de Marco Mengoni, indétrônable apôtre de l’élégance, et l’impossibilité de toute comparaison avec lui. Cela tombe fort bien : entre la couverture de survie d’EMMY, les blouses camisoles de Katarsis, les tenues en papier alu de VAEB, les tenues de Miriana et de ses danseurs, et le costard Shein de Tommy Cash, le bel italien n’a pas de concurrence. Feu Giorgio Armani a de quoi se retourner dans sa tombe…
La French Moustache. Vous n’aurez pas été sans le remarquer : l’Eurovision s’est conjugué à la française cette année, avec pas moins de 5 chansons en lice soit entièrement dans la langue de Molière, soit en partie. Ainsi, 5 artistes ont chanté en français lors de la finale le 17 mai dernier, un record depuis 1978 (qui aurait pu même être dépassé si les belges avaient eu le bon goût de choisir Mentissa) ! Mais entre Maman, Voyage, C’est la vie, La poupée monte le son et New Day Will Rise, laquelle trouvera le plus grâce à vos oreilles francophones ?
La Moustache Redii, vedi, non vici (Je suis revenu, j’ai vu mais je n’ai pas vaincu). A chaque année, son lot d’eurostars revenantes en sélections nationales et bien décidées à en découdre à nouveau sur la scène de l’Eurovision. Et chaque année, son lot de déçus, freinés dans leur lancée par des candidats avec de meilleures chansons ou par des inattendus que personne n’avait vu venir (par exemple un sauna finnois, juste à tout hasard….). En 2025, Mans Zelmerlöw, Tim Schou, Besa, Citi Zeni et Athena Manoukian en ont fait les frais et ont vu leur rêve de retour à l’Eurovision échouer : duquel ou de laquelle aurez-vous donc le plus pitié au point de le/la coiffer d’une Moustache à l’astérisque ?
La Moustache Looking HIGH HIGH HIIIIIIGH. Hommage à Bryan Johnson (Royaume-Uni 1960) et surtout aux plus grandes voix de l’édition 2025, qui n’ont pas été avares lorsqu’il s’est agi de pousser la note au plus haut. Pour le meilleur… et pour le meilleur ! Regardez un peu : JJ, Klavdia, Louane, Sissal, Justyna Steczkowska et Red Sebastian. Si on avait été aux Eurovision Awards, ils auraient été probablement nommés pour la « performance vocale la plus remarquable » (ce qui a d’ailleurs été le cas de certains) : serez-vous aussi tranchés dans votre résultats que les votants de la cérémonie de remise de prix 2025 de l’Eurovision ?
La Moustache qui défrise (pour le meilleur et pour le pire). C’est à cause (ou grâce ?) à elle que la catégorie « Swag » a été suspendue cette année. Mais lorsqu’on parle Moustache, il est inévitable de parler de boucles et de frisage, parce que des performances qui défrisent, ce n’est pas ce qu’il manque sur la planète Eurovision, surtout si l’on considère l’édition 2025. Entre Tommy Cash, Erika Vikman, Miriana Conte, KAJ et Go-Jo, c’est effectivement peu de dire que les téléspectateurs ont été gâtés en matière de défrisage ! Du coup, à qui offrirez-vous un lissage des bacchantes ?
La Moustache « Diva, diva, diva, diva, eurodiva ». Alerte nouvelle catégorie ! Sachant que l’eurodiva fait l’essence de l’Eurovision par définition, les Moustaches 2025 ne pouvaient décemment pas passer à côté de cet incontournable, qu’il a pourtant omis de récompenser ces deux dernières années ! Surtout qu’une eurodiva espanole nommée Melody nous a bien envoyé le message avec son eurotube échoué à la 24ème place du classement final (votre auteur du jour l’avait prédit au rang près). Après, ne vous sentez pas obligé de voter pour la représentante espagnole qui, contrairement à ce que l’on aurait pu croire, n’est pas la seule nommée dans la catégorie. L’éminente interprète de la danse du gorille (oui, oui) pourra ainsi compter sur la concurrence d’Erika Vikman, Justyna Steczkowska, Adonxs (parce qu’eurodiva se conjugue aussi au masculin), Miriana Conte et Theo Evan (parce qu’eurodiva se conjugue aussi au masculin, bis).
La Moustache douce dans un monde de brutes. Voilà une nouvelle catégorie qui s’impose, à l’heure où l’Eurovision est traversée de tensions historiques et de plus en plus désunie par la musique (quoique claironnent son slogan officiel et l’UER). Surtout, l’édition 2025 a été traversée de nombreux moments de douceur (dont on n’aurait pas forcément donné cher de la peau face aux KAJ, Erika Vikman et Tommy Cash, soyons honnêtes) qui, trois minutes durant, nous ont transporté dans un autre monde, calme, paisible et plein de bienveillance. Beaucoup ont d’ailleurs créé la surprise au classement, là où les bookmakers les attendaient plutôt dans ses tréfonds : comme quoi, la douceur, ça marche aussi et c’est plutôt rassurant #médiapositif. Alors, qui de NAPA, Tautumeitas, Louane, Zoë Më ou Lucio Corsi vous auront le plus enveloppé de leurs caressantes moustaches ? Qui vous aura transporté dans le plus doux des voyages (non, ceci n’est pas un appel au vote) ?
La Moustache de l’accessoire. Elle est de retour après un an d’absence, et pour cause : Bâle a été riche d’accessoires aussi iconiques les uns que les autres, là où Malmö était étrangement pauvre en la matière (raisons budgétaires sans doute) ? A tel point qu’on a été à deux doigts de passer la catégorie à dix nommés, mais on s’est tout de même dit que cela ferait trop, quand bien même le mot maître sur l’EAQ, c’est LIBERTéééééééé à tous les étages ! Du coup, on vous a sélectionné les objets qu’on jugeait nous mêmes les plus iconiques, aussi bien objectivement que subjectivement : le micro d’Erika Vikman, le sauna de KAJ (celui de Käärijä à Liverpool, c’était de la gnognotte à côté), le sable de Louane (ou plutôt la résine, sinon vous imaginez le bazar pour l’équipe de nettoyage), le tapis roulant de Parg (et son propriétaire avec, parce qu’ouh la la chihuahua, j’ai attrapé un coup de chaleur), le gobelet d’espresso macchiato de Tommy Cash (pour ne pas dire de chez Starbuck’s car interdiction de citer des marques) et le ballon de gymnastique de Miriana Conte (dont l’auteur de ces lignes a fait un usage légendaire dans la salle de presse, mais ssssssssh).
La Moustache à raser. Parce que, chaque année, l’Eurovision ne manque pas de moustaches à raser, vous savez, de celles qu’on aimerait bien oublier et remiser dans un placard. Force est de constater, qu’au fil du temps, le concours compte de plus en plus de moustaches à raser : étrange, vous dites ? 2025 semble en tout cas représenter un summum inégalé en la matière. Au menu : un télévote plus politique que jamais (parce que, oui, la victoire d’Israël au télévote était purement politique, tout comme le haut score de l’Ukraine), des jurys dont il convient de questionner le professionnalisme (surtout lorsqu’ils placent l’expert des faussetés Tommy Cash dans leur top 10 et que le Royaume-Uni est aussi dans leur top 10 – « What The Hell Just Happened ? »), le flop de la venue avortée de Céline Dion (même si cela nous a touché en plein cœur de l’entendre et de la voir dans une vidéo), la fin du mythe de l’union par la musique (parce que, non, l’Eurovision n’unit plus par la musique au vu du contexte actuel) et, cerise sur le gâteau, l’assemblée générale du 4 décembre 2025, dont on vous laissera apprécier librement la décision prise par l’UER et ses conséquences, à savoir le retrait de 5 pays en 2026. C’est tout pour le moment, car il est l’heure de passer au positif #médiapositif.
La Moustache à garder. C’est la Moustache des Moustaches, ou plutôt la reine des Moustaches. Si vous ne deviez retenir qu’un seul et unique moment de la saison Eurovision 2025, ce serait celui-là. Car s’il y a des moustaches à raser, il y a de belles et généreuses moustaches à garder (surtout que c’est objectivement sexy, la Moustache). Alors, qu’est-ce qui aura fait briller vos yeux durant cette année 2025 ? La troisième victoire de l’Autriche avec un JJ qui nous a collé les frissons, fait hérisser les poils de la moustache et qui a touché le ciel de sa voix ? La quatrième victoire record de la France à l’Eurovision Junior avec l’enchanteresse et magicienne Lou Deleuze ? Le délicieux Made in Switzerland concocté par Sandra Studer et Hazel Brugger en demi-finale 1 à Bâle ? La sélection de Louane pour la France et les couleurs tricolores encore portées par l’un de nos plus grandes stars ? La success story inattendue de Napa, finaliste miracle à Bâle et carton tsunamique en streaming avec plus de 100 millions d’écoutes ? Ou bien le feu sacré de Shkodra Elektronike, qui a enflammé ll’Europe avec son Zjerm et offert un résultat historique à l’Albanie, aujourd’hui consacré par la troisième place de l’ESC Top 250 2025 ? A votre libre appréciation.
Ainsi le dirait Pauline Marois, ancienne Première Ministre du Québec, c’est désormais « A vous de choisir » (de son slogan de campagne pour les fédérales de 2012). A vous de décider et de coiffer vos favoris de leurs plus belles et savoureuses Moustaches ! Pour ce faire, rendez-vous sur le formulaire ci-dessous, à compléter jusqu’au samedi 10 janvier 23h59 dernier délai !
Les résultats des Moustaches 2025 seront dévoilés le lundi 12 janvier 2026 ! Promis, juré, craché, vous n’aurez pas à attendre le mois de mai pour découvrir vos lauréats de l’année passée.
Crédits image : eurovision-quotidien.com (tous droits réservés)









A voté.
A voté 😉 !
Après avoir re regarder l’Eurovision 2025 (oui je n’avais rien de mieux à faire), et même si j’étais un fervent défenseur de JJ, je peux maintenant le dire d’un regard neutre que Shkodra Elektronike aurait dû gagner, la performance de JJ n’était pas aussi charismatique que la phénoménale Beatriçe, ZJERM !!!