Vous pensiez que les eurostars allaient se contenter des titres avec lesquels elles défendront leurs chances à Vienne ? Perdu, parce qu’elles vous donnent un petit peu plus !
Reprises de leurs propres titres ou d’anciennes chansons de l’Eurovision : chaque année depuis 2023, le projet A Little Bit More met en avant les participants de l’édition dans des performances uniques. Pour Vienne, la promotion 2026 vous gâtera deux fois, puisque chaque de l’édition vous proposera son titre dans une nouvelle version, ainsi qu’une reprise d’un eurotube célèbre. C’est d’ailleurs par ces dernières covers que nous démarrons avec cette playlist.
Tamara Živković – Euphoria (Loreen – Suède 2012)
Loin du très pop Nova Zora, la représentante monténégrine nous propose une version sombre d’Euphoria, l’eurotube qui a consacré la reine Loreen pour la première fois. Tamara Živković mise pour ce faire sur la sobriété du piano-voix, qui met plutôt bien en valeur sa jolie voix dans une interprétation tout en finesse et en retenue.
Atvara – Fly On The Wings Of Love (Olsen Brothers – Danemark 2000)
Piano-voix également pour la représentante lettone, dont on ne loue plus les qualités vocales et la force d’une interprétation tout en émotion, qu’elle met ici au service d’un titre gagnant du concours. Ainsi, elle a choisi d’opter pour Fly On The Wings Of Love, avec lequel les Olsen Brothers avaient soulevé le Micro de Cristal il y a vingt-six ans de cela.
Eva Marija – Ne partez pas sans moi (Céline Dion – Suisse 1988)
Søren Torpegaard Lund – Forlad Mig Ikke Her
Le titre vainqueur de Céline Dion a décidément du succès chez les eurostars. Tout juste un an après que Iolanda, Jerry Heil, Marina Satti et Silvester Belt l’aient repris sur la scène de la Halle Saint-Jacques de Bâle, ils sont deux participants de l’édition 2026 à réinterpréter l’eurotube de légende. Ainsi, la luxembourgeoise Eva Marija a choisi la voie du piano-voix pour livrer sa version de Ne partez pas sans moi pour une prestation tout en sobriété. Quant au danois Søren Torpegaard Lund, c’est dans sa langue natale que l’interprète de Før vi går hjem a choisi de rendre hommage à Céline, lui aussi dans une élégante version piano-voix, mais accompagné d’une chorale féminine.
ESSYLA – Poupée de cire, poupée de son (France Gall – Luxembourg 1965)
C’est à travers une reprise piano-voix que la représentante belge s’attaque à ce monument de la chanson francophone et de l’Eurovision. De quoi nous faire danser sur la glace, à voir, mais certainement pas de quoi rester de glace devant cet hommage à France Gall.
FELICIA – Främling (Carola – Suède 1983)
Cover express pour la représentante suédoise qui, contrairement à ses camarades, se contente de reprendre une partie de la chanson qu’elle a choisi. Pour ce faire, à qui d’autre FELICIA pouvait-elle se vouer que l’eurolégende Carola, triple participante à l’Eurovision et vainqueure de l’édition ou plutôt du traumatisme originel français 1991 ? À des années lumières du son très électro de My System, l’ex Fröken Snüsk a cette fois privilégié l’a capella pour vous proposer sa version de Främling.
Akylas – Rise Like A Phoenix (Conchita Wurst – Autriche 2014)
Pouvait-on attendre autre chose du représentant hellénique qu’une version défrisante de la chanson autrichienne vainqueure de l’édition 2014 ? Loin des sonorités épiques et james bondiennes de la version originale de Conchita Wurst, et à rebours du faux joke act Ferto, Akylas nous propose un Rise Like A Phoenix à la tonalité électro-urbaine, parsemé de quelques sonorités rock. Ce qui n’est pas sans lui donner un nouvel éclairage fort intéressant et non moins riche de sens…
Alexandra Căpitănescu – Fuego (Eleni Foureira – Grèce 2018)
Vous avez connu Fuego dans sa pop méditerranéenne originelle, en espagnol, en version clubbing… La voici désormais en mode rock’n roll attitude grâce à la représentante roumaine, qui a choisi de faire péter le son sur l’un des eurotubes les plus iconiques de ces dernières années ! Dire qu’Alexandra Căpitănescu nous offre une version décoiffante du titre d’Eleni Foureira est un doux euphémisme.
Veronica Fusaro – Satellite (Lena – Allemagne 2010)
C’est le titre vainqueur de l’Eurovision 2010 qu’a choisi la représentante helvétique pour sa participation à l’album A Little Bit More. Elle livre ici une version assez rafraîchissante de l’eurotube de Lena, qu’elle interprète à la guitare depuis un bateau naviguant sur les eaux de la Spree, à Berlin.
JIVA – We Could Be The Same (maNga – Turquie 2010)
On reste en 2010, puisque c’est aux dauphins de Lena que la candidate azérie a choisi de rendre hommage, à savoir mAnga, qui avait alors accroché la médaille d’argent avec le très rock’n roll We Could Be The Same. À l’instar de sa camarade Veronica Fusaro, c’est pour une version guitare-voix qu’a opté JIVA, accompagnée d’un guitariste.
(Little) Antigoni – My Number One (Helena Paparizou – Grèce 2005)
C’est une démarche originale qu’a entrepris la candidate chypriote pour sa contribution à A Little Bit More. Âgée de neuf ans au moment de la victoire de Helena Paparizou à Kiev, elle a choisi de rendre hommage à ce grand moment en livrant une jolie réinterprétation de My Number One, mais sur des images archives de son enfance cette année-là. D’où Little Antigoni !
JONAS LOVV – Arcade (Duncan Laurence – Pays-Bas 2009)
Là où d’autres ont choisi de prendre le contre-pied de l’univers musical avec lequel ils défendront leurs chances à Vienne, Jonas Lovv reste quant à lui fidèle à ses sonorités pop-rock pour sa reprise de Duncan Laurence. Après un début tout en douceur au piano, on rentre ensuite dans le vif du sujet au son de la guitare électrique et de la batterie, pour une interprétation tout en intensité d’Arcade.
Sarah Engels – Nel Blu Dipinto Di Blu (Domenico Modugno – Italie 1958)
D’origine sicilienne par sa mère, la représentante allemande est particulièrement attachée à la langue italienne, dans laquelle elle chante d’ailleurs régulièrement. Quoi de plus logique de la voir ainsi reprendre l’un des eurotubes italiens les plus légendaires, avec cette belle version piano-voix de Nel Blu Dipinto Di Blu ? Une reprise qui rend par ailleurs hommage à ses capacités vocales, ici plus perceptibles que dans Fire.
SENHIT – Occidentali’s Karma (Francesco Gabbani – Italie 2017)
On reste en Italie et on avance soixante ans dans le temps, puisque c’est l’un des plus grands eurotubes italiens de ces dernières années – grand favori déchu de son édition – qu’a choisi d’interpréter Senhit pour le projet de covers. À rebours de la majorité, la représentante saint-marinaise a choisi de rester parfaitement fidèle à la version originale, conservant même la voix de Francesco Gabbani en chœurs. Autant dire qu’elle ne s’est pas trop foulée sur le son ! On appréciera tout de même la pétillante vidéo haute en couleurs.
AIDAN – Per sempre sì (Sal Da Vinci – Italie 2026)
On reste encore et toujours dans « l’éternelle Italie » (ainsi le dit le président d’Eurofans – OGAE France) avec le représentant maltais, qui a choisi de prendre le contre-pied de ses collègues en optant pour la reprise d’une chanson de la présente édition. Qui dit éternité dit Per sempre sì, l’eurotube de Sal Da Vinci, qui risque bien de faire danser l’Europe d’ici une quinzaine de jours. S’il ne révolutionne pas le son, Aidan opte tout de même pour une légère réorchestration du titre, dont il conserve toutefois l’essence.
Satoshi – Rim Tim Tagi Dim (Baby Lasagna – Croatie 2024)
Est-il réellement étonnant de voir le représentant moldave reprendre l’eurotube de Baby Lasagna (oui, on reste dans le thème italien, mais à la croate) ? Pas tant que ça, tant l’esprit du titre dauphin de The Code à Malmö ne semble pas le dépayser tant que cela. En même temps, l’univers de Viva Moldova se marie plutôt bien à celui de Rim Tim Tagi Dim, les deux titres partageant l’énergie, la fougue et l’accroche comme points communs.
Delta Goodrem – Tattoo (Loreen – Suède 2023)
Monroe – Tattoo (Loreen – Suède 2023)
La légende Loreen fait décidément des émules dans cette promotion 2026, puisqu’elles sont deux artistes à reprendre Tattoo, le titre qui a offert à la suédoise sa deuxième victoire historique. Coïncidence ou pas, ce sont les deux favorites à la victoire chez les jurys nationaux qui s’attaquent à ce morceau exigeant, et toutes deux au piano. D’un côté, nous retrouvons la représentante australienne, Delta Goodrem, également accompagnée d’un violon et de choristes, qui nous livre une très belle réinterprétation de Loreen. De l’autre, nous avons la jeune représentante française, Monroe, qui impressionne une nouvelle fois de par sa voix de « prodige », qu’elle fait résonner dans l’enceinte du théâtre du Château de Versailles.
Rendez-vous sur la chaîne YouTube officielle de l’Eurovision pour découvrir l’ensemble des covers du projet A Little Bit More, et très vite sur l’EAQ pour écouter les eurostars dans les reprises de leurs propres titres de l’édition 2026.
Crédits : Eurovision









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