La deuxième semaine de cette folle période Eurovision débute ce jour. Fini les répétitions individuelles, place maintenant aux répétitions générales. En ce lundi, c’est bien évidemment la première demi-finale qui est à l’honneur.

La journée débutera à 11h00 avec une répétition de l’équipe technique pour les prises de vue, qui se terminera à 14H00.

A 15h00, moment intense s’il en est, car pour la première fois, nous allons pouvoir connaître le schéma définitif de cette première demi-finale. C’est la première des trois répétitions générales de ce premier spectacle.

Enfin, à 21H00 débutera la seconde répétition générale, où plus aucune faute ne sera permise, car c’est entre les mains des jurys européens (et du jury australien) que les candidats de cette première demi laisseront leur destin.

De notre côté, nous mettrons à jour ce post une fois la première répétition terminée, afin de vous informer du mieux possible du déroulement de ce que vous verrez demain soir.

 

!!! Attention Spoilers !!!

Pour tous ceux qui veulent avoir la surprise du direct de demain, ne lisez pas ce qui suit.

Comme très souvent, la première générale démarre avec un peu de retard. C’est donc à 15h05 que le Te Deum a retenti dans la salle. On pourra découvrir un petit clip culturel, puis Monatik qui interprètera une chanson pop ukrainienne.

L’émission s’est ensuite arrêtée pour cause de problèmes techniques, ce qui arrive très souvent lors d’une première générale. Sauf que là, la coupure fut assez longue : on a repris la chanson d’introduction à 15h15. Une chanson pop classique avec danseurs. On déplore que la tradition d’avoir droit aux premières notes de la chanson gagnante pour ouvrir la 62ème édition de l’Eurovision ne soit pas tenue.

A l’issue de la chanson, le chanteur dit “Thank you Eurovision 2017”, ce qui ne veut rien dire. Ensuite, il annonce les trois présentateurs qui entrent en scène. Comme il se doit, ils remercient Stockholm pour l’accueil de l’an passé. La présentation est classique. Et on passe très vite à la première chanson.

Juste avant l’exécution des chansons, l’arche de la scène s’illumine du logo avec le couleur du pays qui va passer.

Suède : parfaite maîtrise vocale et chorégraphique de la part de Robin et ses collègues. Comme on le sait, la chanson démarre en coulisses et lorsque que les artistes entrent, la scène est sombre. Elle s’illumine et s’agite au moment du premier refrain. C’est juste parfait et ça passera en finale.

Nouveau problème technique avant l’exécution de la chanson géorgienne. La musique ne démarre que 30 secondes après la prise d’antenne. Notre chanteuse interprète avec passion et classe sa chanson. Durant les dernières secondes, le feu jaillit de la scène devant la chanteuse.

Isaiah l’Australien est comme toujours très professionnel. Le décor est bleu dans la première partie, puis devient orange. Le chanteur est constamment présent sur l’écran LED, ça en deviendrait presque gênant. A un moment donné clé de la chanson, un rideau de feu se déploie derrière l’artiste. C’est beau, c’est parfait, mais ce n’est assurément pas la meilleure des trois contributions australiennes que la SBS ait envoyé à l’Eurovision.

Lindita, de son côté, maîtrise bien sa voix, même si elle force un peu trop. Des bateaux qui volent, des montres… on ne comprend pas bien le concept. Pas vraiment sûr que l’Albanie puisse retenir l’attention du téléspectateur.

Blanche est en noir cette fois. Une jolie robe longue noire. Le décor est efficace, surtout pour la chanson. Ces éclats de diamants qui volent sur l’écran sont d’un bel effet. Vocalement, j’ai trouvé ça bon, malgré ce que j’entends à droite et à gauche (genre “elle mange son micro et on ne comprend pas ce qu’elle chante”). Ce n’est pas vrai, j’ai parfaitement entendu les paroles et j’ai jugé Blanche vocalement au point.

Une scène à dominance de rose pour le Monténégro, on n’attendait pas autre chose. Il bouge beaucoup et on ne ressent pas de perte de souffle dans son interprétation. Très applaudi dans la salle. Moi je n’aime pas du tout, bien trop kitsch. Une séquence qui alimentera à coup sûr les bêtisiers.

On arrive au premier break de l’émission. Un passage en green-room.

Que dire de la Finlande ? Je l’ai dit, je n’aime pas la chanson. Mais là, force est de constater que tout est impeccable : magnifique décor bleuté virant à l’oranger vers la fin et qui colle totalement à l’identité de la chanson, voix merveilleuse de la chanteuse… Une qualification serait amplement méritée.

Comme les Finlandais, l’azérie Dihaj nous projette dans son monde. Un monde totalement différent, ici, plus froid mais qui encore une fois, colle bien à la chanson. Très bonne interprétation, très bonne chanson, personne ne doute de sa qualification.

Il est bien là, notre ami Salvador ! C’est en quelque sorte sa première répétition. Et il est applaudi comme jamais. Evoluant dans un décor de forêt, là aussi collant bien à l’ambiance de la chanson, il est parfait. Il fait passer beaucoup d’émotion dans sa voix. Il sera sans doute un des favoris pour remporter cette première demi-finale.

Deuxième (déjà ?) break. Il est court ce break. Est-ce pour préparer le podium de Demy ou bien un essai en cas de panne ? Nous verrons demain.

Demy est bien évidemment très applaudie dans la salle. Vocalement, c’est sans faute. Le décor est bleu et vire à l’or durant le refrain, tandis que Demy s’élève. Aucun doute sur sa qualification.

La Pologne nous offre une ballade puissante, mais classique. Kasia est une chanteuse fascinante par son charisme et sa voix puissante et sans faute. Même si ce n’est pas ma tasse de thé, je peux m’imaginer la voir en finale.

La Moldavie est sans doute l’une des belles surprises de cette demi-finale. On n’attendait pas grand chose de la part de Sunstroke Project, mais leur enthousiasme, leur chorégraphie, le concept scénique nous emballent.

Beaucoup de blanc dans la contribution islandaise, jusqu’au costume de la chanteuse. Svala porte un blouson blanc à longues manches. C’est très pro. Reste à savoir si la chanson, un peu trop dans la puissance vocale et musicale, va plaire au point de se qualifier. Je dirai que Svala est borderline.

Break que nous passons à la green room avant d’enchaîner sur la République Tchèque.

Pas de chance pour le pays. La chanson n’est pas favorite pour passer en finale et en plus, elle sera diffusée après le break. En espérant que les bières seront sorties à temps du frigo et que toutes les vessies seront soulagées avant le début de sa prestation, parce que la chanson vaut quand même qu’on l’écoute. Martina a une très belle voix et évolue dans un décor pourpre.

Hovig est tout de noir vêtu, ce qui contraste avec le décor blanc sur l’écran LED. Vocalement, on aura vu mieux au cours de l’émission, et niveau chorégraphique, c’est un peu bizarre, mais ça fonctionne bien.

L’Arménie nous offre un véritable spectacle de trois minutes. C’est assez bluffant. Artvik, dans une combinaison noire, est parfaite au niveau vocal. C’est extrêmement plaisant à voir et à écouter. Il y a des évidences dans cet Eurovision. Celle de voir l’Arménie chanter samedi soir, en fait partie.

OK, je n’aime pas la chanson. OK, elle est très datée. Mais on peut laisser à Omar le fait qu’il soit un bon chanteur et vocalement, il envoie. Et c’est dur pour moi de le dire, vu l’expérience qu’on a vécu avec Michal l’an dernier, je pense que cette chanson peut facilement se qualifier.

La Lettonie nous offre un spectacle autant coloré que bizarre. Musicalement c’est moderne, visuellement c’est bizarre. A vrai dire, c’est le genre de chanson dont on ignore le destin qui lui est réservé.

C’est fini et on passe à l’enregistrement des trois chansons du “Big 5” : Espagne, Royaume-Uni et Italie (ce qui ne fait pas partie du déroulement de la soirée de demain).

Les présentateurs reviennent sur scène et on lance assez rapidement l’appel aux votes. Arrive ensuite le premier récap des 18 chansons en lice.

C’est au tour de Jamala. On la retrouve dans le contexte de Stockholm, tenant le trophée dans les mains. Ici à Kiev, elle interprète une version retravaillée de sa chanson gagnante 1944. C’est un tableau que j’aurais préféré voir en début d’émission. Elle est rejointe sur scène par huit danseurs.

Puis les présentateurs parlent avec Jamala, avant que l’on ne revoit un récap des 18 chansons en lice.

Arrive le moment de clore les votes. Les présentateurs égrènent les dix secondes restantes. De la 10ème à la 6ème seconde en ukrainien, puis de la 5ème à la 1ère seconde, en anglais.

L’interval act se fera avec Verka Serduchka, “sa mère” et “ses enfants”, à travers une vidéo incluant des chansons gagnantes de l’Eurovision comme Waterloo ou encore Hallelujah.

Retour de Jamala qui interprète son dernier single : Zamanyly.

On passe ensuite aux longs extraits des trois chansons de l’Espagne, Royaume-Uni et Italie, avec petit interview des artistes.

On termine l’émission par l’annonce des dix qualifiés. Les fake qualifiés de la première répétition sont : Arménie, République Tchèque, Grèce, Finlande, Albanie, Slovénie, Australie, Moldavie, Islande et Lettonie.