Alors que la bataille pour la billetterie de l’Eurovision 2026 fait rage, les Moustaches 2025, quant à elle, poursuivent leur remise de prix avec honneur… ou déshonneur ?

Parce que qui dit cérémonie de remise de prix dit forcément prix d’honneur : César d’honneur, Oscar d’honneur, Victoire de la musique d’honneur (dont la liste des nommés est tombée hier et elle a sacrément de la tronche, les chéris ! – maaaaah la catégorie de la chanson originale de l’année, MARGUERIIIIIIIIIIIIIIIIITE !!!)… Chaque année, les cérémonies diverses et variées honorent des personnalités, de Los Angeles à Paris, en passant par Madrid, Rome, Tokyo ou Berlin, le plus souvent pour saluer des carrières exceptionnelles. Mais aux Moustaches, c’est différent : non seulement parce que nous sommes uniques (et que nous avons un ego surdimensionné par la même occasion, n’est-ce pas Davidna ?), mais surtout parce qu’il ne s’agit pas de faire un Hall of Fame ou un « Temple de la renommée » de l’histoire de l’Eurovision. Que l’UER s’en charge en pompant allègrement sur la SVT, ce ne serait pas la première fois, après tout. Ici, le but est d’honorer d’une belle Moustache celles et ceux qui ont marqué l’Eurovision 2025 sans pour autant rentrer dans les codes ou dans les catégories que nous avons dessiné de façon tout à fait arbitraire. Enfin, honorer… ou déshonorer, parce qu’on reste après tout les Moustaches et que vous connaissez la musique : i nöd och lust, hashtag « pour le meilleur et pour le pire, pour le pire et pour le meilleur » (j’en ferais presque un slogan) !

Mais bon, dans ce monde de brutes que seule une Moustache peut venir adoucir d’une caresse sensuelle, nous avons été plutôt sympas cette année, si on reconsidère les choses (« je ne suis pas ton idéal » #TeamL5 #Team2000). Après de loooooongues discussions avec lui-même (l’ego, toujours), l’organisateur a ainsi décidé d’attribuer 4 Moustaches d’honneur – la 5ème envisagée a finalement été écartée, parce que cela aurait été trop jouer la carte de la provoc – à moins qu’il ne s’eut agi de lucidité. 4 Moustaches pour 4 eurostars, enfin, pas que des eurostars, parce qu’elles ne sont pas les seules à prendre toute la lumière sur la scène de l’Eurovision (déso pas déso, Carola). Du coup, on a (j’ai) décidé de mettre à l’honneur celles et ceux qui n’ont pas eu la chance d’être nommés dans l’une des 13 catégories de l’année (EUH SI EN FAIT, FAKE NEW !), mais sans qui Bâle n’aurait pas tout à fait eu la même saveur, voire pas du tout quand on y réfléchit. Enfin, quoique, ça dépend, parce qu’entre l’honneur et le déshonneur, la frontière est parfois ténue là où, inversement, elle peut être d’une limpidité claire (oui, on assume la dimension pléonastique de la formule, juste pour vous embêter).

Bref, filons découvrir nos Moustaches d’honneur 2025, celles qu’on a coiffé de nos plus beaux peignes ou celles qu’on a taillé du plus beau fer à cheval, c’est selon !

D’ailleurs question existentielle : vous êtes plutôt quel type de Moustache vous ? Perso, le modèle pinceau me rend fou.

La Moustache sympathique

Les Eurovision Awards avaient décidé d’ouvrir la catégorie au vote des eurofans (tout comme Drag Race élit sa Miss Sympathie ou Congeniality grâce au vote des autres concurrentes – la Star Ac devrait faire de même, parce que Mélissa est objectivement une super candidate au titre) mais pour nous, l’évidence était telle qu’il nous semblait inutile d’ajouter un vote au vote, tant le résultat aurait été des plus attendus (et trop de codage nuit aux émissions de CO2). Parce qu’elle est montée sur le ring plus déterminée que jamais, parce qu’elle nous montre qu’on peut être iconique tout en étant humble et accessible (et ce n’est franchement pas donné à tout le monde, croyez-en mon expérience), parce qu’elle s’est faite guerrière du pays des Vikings sur la scène de l’Eurovision et qu’elle y a trouvé les plus hautes hauteurs (sauf celles du classement, mais la vie est souvent injuste), parce que son capital sympathique est inégalable et que, par conséquent, la communauté s’est prise d’une sympathie tout aussi inégalable pour elle, parce qu’on était heureux de la voir heureuse de qualifier enfin son pays pour la finale après six années d’absence, parce qu’en féroien, le prénom de l’une des favorites des Just Baguettes signifie « Miss Sympathie » ou rayon de soleil (oui, on pratique couramment le féroien ici), la Moustache sympathique est, bien entendu, remise à…

LE SUSPENSE EST À SON COMBLE VINGT DIEUX !

La Moustache sympathique est remise à…

Robin Bengtsson ? (Déjà, sa participation date de 2017 et, selon Marianna James à l’époque, le bellâtre n’était pas des plus avenants.)

La Moustache sympathique est remise à…

Par contre, il s’agit de sa voisine géographique immédiate.

LA MOUSTACHE SYMPATHIQUE EST REMISE À…

C’est irritant, hein ?

ALORS, TU LA DONNES TA MOUSTACHE SYMPATHIQUE OU JE TE L’ÉPILE AU SABRE LASER ?

Allez, la Moustache sympathique est remise àààààààààààààà… (roulement de tambours, car c’est un sacré honneur) :

Sissal (Danemark)

Alors en vrai, Miriana Conte aurait pu aussi jouer la gagne, et c’est d’ailleurs avec elle que la danoise a partagé son Eurovision Award de la Miss Sympathie de l’édition. Mais la vie est une question de choix, et ils sont souvent discrétionnaires. Alors, ici, on tenait à saluer Sissal pour le rayon de soleil communicatif qu’elle a été sur la scène de l’Eurovision 2025 et en dehors, puisqu’elle a été l’une des participantes qui a le plus coalisé ses pairs, avec lesquels elle a multiplié les liens et manifestations d’amitié. Pour sûr qu’elle aurait d’ailleurs gagné leur vote si, eux aussi, avaient du voter pour la Miss Sympathie de l’édition (Tommy Cash aurait eu peu de chances me dit-on dans l’oreillette, là où Israël n’aurait clairement pas été favori vu l’ambiance). Alors, what else ? Un nouveau rendez-vous avec le concours en 2026 (si l’on en croit la rumeur d’un retour annoncé au Dansk Melodi Grand Prix) ? Nous on dit oui, avec un grand « hiiiiiiiiiiiiiii » tant Sissal est l’incarnation de la définition de l’adorable, du lovely, de l’encantadora, de l’adorabile, du dejlig, bref, nous ne sommes pas à bout de louanges sur la représentante danoise la plus sympathique parmi tous les participants à l’Eurovision 2025 (même si, une fois de plus, Miriana Conte n’est pas loin derrière, mais le parcours vaillant de Sissal fait que).

La Moustache recyclée

Autre Moustache, autre mood. Contrairement à ce que l’intitulé serait susceptible de vous faire penser, il ne s’agit point de récompenser les performances les plus engagées en faveur de l’écologie et du développement durable (même si cela est un vrai sujet en soi). Auquel cas, ce n’est pas à cet artiste que nous aurions taillé la plus belle Gauloise (parce qu’objectivement, on lui taille tout de même un petit costard – vous saviez que ça existe les costumes pour Moustaches ?). Nonobstant, s’agissant de notre sujet, le recyclage est une spécialité à part entière de la discipline Eurovision, dont les sujets peuvent se saisir de plusieurs façons : recyclage d’une performance à succès (Euphoria de Loreen a fait plein de petits, mais aucun n’a égalé ne serait-ce qu’un orteil de la chanson mère, là où d’autres se sont viandé sur l’autel des demi-finales du concours deux ans après), recyclage d’un titre à succès (ou comment Fuego a inspiré l’Europe entière sans qu’aucun pays n’ait réussi à réitérer la formule magique), recyclage d’un élément (ah, le fameux dance break chypriote ou en SloMo, mo, mo, mo, mo…) ou… recyclage de titre tout court. La version la plus courante de cette pratique se cantonne d’ordinaire aux sélections nationales, nombreuses à recycler des rebuts des Melodifestivalen, MGP ou même DMGP (oui, oui) à Malte, en Azerbaïdjan, en Moldavie ou encore en Roumanie (réputés pour la qualité de leurs auteurs-compositeurs eurovisionesques locaux). Mais le cas le plus obvious à s’être présenté à nous cette année nous semble un inégalable en la matière, tellement qu’il nous aurait paru insultant de ne pas lui dresser une bacchante au dessus de sa lèvre rasée de près. On est visiblement plus prolixe lorsqu’il s’agit d’être moins sympathique (sans déconner), mais la voici, la voilà, la seule, l’unique, la Moustache recyclée est attribuée à….

Gabry Ponte (Saint-Marin)

TUTTA SAN MA, TUTTA SAN MA, TUTTA SAN MA-RI-NO ! TUTTA L’ITALIA, TUTTA L’ITALIA, TUTTA L’I-TA-LIA ! Voilà LE vrai tube de Sanremo 2025, celui qui a tourné en boucle une semaine durant sur la RAI et celles d’après dans les charts. Il faut dire que c’est terriblement addictif, n’est-ce pas ? À tel point que de nombreuses voix se sont élevées pour dire que le titre de Gabry Ponte (Eiffel 65) était le meilleur d’une édition 2025 qui ne manquait pourtant pas de stars, mais bel et bien de titres forts. C’est alors que cela fit « tilt » dans la tête des organisateurs de la réputée (mais pas pour les bonnes raisons) sélection saint-marinaise, qui ont vu la trop belle opportunité. C’est ainsi qu’ils subtilisèrent allègrement Gabry Ponte à leurs voisins italiens – comme ils l’avaient déjà fait avec la Bertè un an plus tôt et avec Achille Lauro en 2022 – et qu’ils lui offrirent le ticket saint-marinais pour l’Eurovision sur un tapis rouge, un passage de formalité en finale du San Marino Song Contest plus tard (et une victoire probablement décidée dans les bureaux de la SMR TV quelques semaines avant). Tutta l’Italia se fit donc l’hymne officiel de la plus petite République du monde une édition de l’Eurovision durant, à la sidération de certains qui trouvèrent la ficelle trop grosse. Las ! Alors que Gabry Ponte et ses auxiliaires masqués devaient mettre le feu à Bâle avec leur euro-Sanremo-tube annoncé, ils ont tout juste pu offrir une qualification de justesse en finale au micro-État (merci les 12 points italiens) et la vingt-sixième et dernière place de cette dernière. Autant dire que l’eurostar et son télédiffuseur d’accueil l’ont eu en travers de la gorge, au point de menacer de se retirer en 2026… Moralité de l’affaire : recyclage à tous les étages n’est pas forcément le meilleur adage. Ce qui est également valable pour les sempiternelles ballades françaises.

La Moustache du meilleur second rôle

Parce qu’à l’Eurovision, il n’y a pas que des premiers rôles : il y a aussi des seconds rôles, mais avant tout des rôles. Parce qu’au fond, un rôle est un rôle et un second rôle peut en valoir bien des premiers (et ce n’est pas un remettant peu inspiré pour le César du meilleur second rôle qui dirait le contraire). Réflexion faite, combien de danseuses de Cleo & Donatan, d’hommes à la roue de Mariya Yaremchuk, de choriste caché et anonyme de Sakis Rouvas ou en cage chez Ani Lorak sont-ils restés dans les mémoires, pendant que les rôles principaux de la Lituanie 2008, de la Géorgie 2014 ou encore de la Slovénie 2017 (Omar Naber, deux participations, deux éliminations en demi-finale) sont tombés dans les oublis ? Dura lex, sed lex dit-on en latin, hashtag « la loi est dure, mais c’est la loi » : on ne brille parfois pas autant qu’on le voudrait malgré toute la lumière aveuglante des LEDs de l’Eurovision alors que, dans le même temps, d’autres n’ont rien demandé et illuminent le concours de leurs talents insoupçonnés (oui, tourner une serviette en sautillant autour d’une eurostar se lavant les mains est un talent – d’ailleurs, Moustache du lavage de main en retard à année n+4 à Konstrakta). Partant de ce postulat, vous vous dites « mais pourquoi les Moustaches ne célèbrent-elles pas les seconds rôles depuis leur retour nouvelle génération ? » Déjà, parce qu’on n’y avait pas pensé et, surtout, parce que n’importe quel second rôle n’entrouvre pas les portes de la gloire (je ne fais pas trop mon marseillais, non, pas du tout) – que voulez-vous, certaines années, le casting est plus pauvre que d’autres, à moins de considérer que n’importe quel Mister Eurovision est digne d’être un second rôle, ce qui nécessite quand même plus de talent qu’un physique et une attitude caliente. C’est alors que tout bascula lors de l’Eurovision 2025 et qu’une leader parmi les seconds rôles se révéla aux yeux de l’Europe entière.

Anastasiia Lider (Estonie)

© Capture d’écran YouTube

Oubliez l’homme à la roue. Oubliez les lingères. Oubliez le choriste. Oubliez les hommes en cage (réflexion faite, les dites cages ne sont pas sans faire penser aux douches du Raid, célèbre bar gay parisien dans lequel Hélène In Paris aime à se produire une ou deux fois l’année et où des hommes dénudés font des show shower donc). Car depuis ce mois de mai 2025 et cet interlude estonien, il n’y a plus qu’elle et elle seule à pouvoir prétendre coiffer la Moustache du second rôle, qui ne faisait même pas l’ombre d’un quart de questionnement à l’heure d’honorer les véritables stars et anti-stars de l’édition. Dans la sidération du show Tommy Cash, ode assumé aux joke acts les plus vils et insulte suprême à la musique et au sens premier de « concours Eurovision de la chanson« , elle fut la lumière qui éclairait l’ombre des faussetés et de la vaste blague primaire (il en a quand même fait un eurotube de son espresso macchiato, me direz-vous). Vous ne connaissiez que son visage de fan de Cash envahissant la scène pour danser avec son idole avant d’être lamentablement sortie par ses agents de sécurité : vous connaîtrez désormais son nom, Anastasiia Lider, danseuse freelance et chorégraphe/professeure à l’école de patinage artistique de Tallinn, qui gagnerait à mettre en avant son sens comique sur ses réseaux sociaux. Car plus qu’une Moustache, on tient ici un véritable Oscar du meilleur second rôle, car de Tommywood à Hollywood, il n’y a qu’un pas, un continent et un atlantique océan que le talent suffit à survoler d’une traite. Hall of Fame de l’Eurovision direct.

La Moustache « Nuit de la déprime »

Last but not least, voilà la quatrième et dernière Moustache d’honneur de cette cérémonie, parce que si vous avez bien suivi, nous n’avons pas voulu jouer la carte de la provocation en décernant la Moustache de celui qui a mis le plus le bazar dans l’euromonde en 2025 et, par ailleurs, nous sommes en rupture de stock de trophées pour lesquels nous n’étions pas en mesure d’assurer une nouvelle commande – restrictions budgétaires oblige, comme chez France Télévisions et dans les universités françaises, c’est économies à tous les étages (on n’a même plus droit au champagne, vous y croyez, vous ?). D’ailleurs, à y voir de plus près, les costumes sont un excellent indicateur de la situation budgétaire des télédiffuseurs participants, certains devant même se contenter de papier aluminium pour habiller leurs eurostars (c’est sous-estimer le prix du rouleau). Bref, vous l’aurez compris : c’est la déprime. Le monde va mal, les gens vont mal, la météo va mal (sauf aujourd’hui étrangement, il fait une luminosité plus qu’acceptable à Paname), l’Eurovision va mal, l’euromonde va mal, la géopolitique va très mal, la politique va mal, Martin Green va mal (enfin, à l’écouter, paraît-il qu’on est toujours unis par le pouvoir de la musique, mais bon), on perd 5 pays en 2026… Bref again, vous l’aurez compris again (l’usage de trop d’anglicismes ne plairait ni à l’Académie française, ni aux québécois) : c’est la déprime. Et à Bâle, certains l’ont bien compris. L’octroi de cette Moustache d’honneur (enfin, s’agit-il vraiment d’honneur ici ?) vous sidèrera t-il ? Non, tant il n’y avait pas match à l’Arena Plus, ou plutôt à la Halle Saint-Jacques, et même à la fin du Turquoise Carpet du Messe Basel pour ainsi dire. Bref again, again and again, trêve de suspense et laissez monter les lauréats sur scène.

Katarsis (Lituanie)

Vous connaissez le concept de la Nuit de la déprime ? Créée par le truculent Raphaël Mezrahi (pour les moins de trente ans, c’est un humoriste et acteur qui se faisait passer pour un journaliste dans les années 90 et 2000 dans des caméras cachés hilarantes avec des célébrités) il y a onze ans, elle réunit chaque année des artistes venus chanter les chansons les plus tristes, déprimantes, noires de leur répertoire, au profit d’associations luttant pour le bien-être animal. À l’inverse, on ne peut pas dire que les paillettes de l’Eurovision définissent l’essence même de la déprime (même si le contexte n’est pas sans la susciter) mais visiblement, pour nos amis de Katarsis (que, par ailleurs, j’adore sincèrement), on a confondu Nuit de la déprime (en laquelle ils auraient pu trouver un espace accueillant) et fête européenne de la musique. Tous les ingrédients de la déprime réunis dans une seule et même proposition, il fallait le faire (comme dirait Patricia Kaas) et surtout l’oser (16ème en finale, quand même…). Voyez un peu : des tenues grises non sans évoquer des camisoles, une atmosphère très sombre avec une sombre tornade venue tout emporter sur son passage, une chanson de 42 mots (dont le mot « tavo » répété des dizaines de fois) qui évoque une maison qui brûle et commence à s’effondrer, des fondations pourries, une grande averse, de la douleur, des pleurs… La déprime, on vous dit, la déprime. Sans compter l’interprétation évidemment sans l’ombre d’un sourire ou d’un soupçon de joie (en même temps, tu te vois danser le chiki chiki sur ça ?) du groupe, tant sur scène qu’à l’extérieur puisque, rencontré dans le cadre du tapis turquoise, Katarsis (au demeurant pas antipathique) s’est révélé d’une expressivité en tous points similaires à sa performance scénique… Trouver un adversaire de taille sera un défi olympique, pour ne pas dire panathénaïque à la Moustache la plus déprimante de l’histoire de l’Eurovision (qui ne concerne pas toutes les chansons tristes, parce que toutes ne dépriment pas le public autant que la performance aujourd’hui honorée).

C’en est fini des Moustaches d’honneur ! Rendez-vous demain pour le dénouement final de cette cérémonie 2025, avec l’annonce des lauréats des 6 dernières catégories des Moustaches 2025. Alors, vos favoris auront-ils tenu la rampe ? Réponse demain midi !