Les répétitions de la première demi-finale reprennent ce matin. Voici l’horaire de ce lundi 1er mai 2017 :

  • 9h : Grèce
  • 9h40 : Pologne
  • 10h20 : Moldavie
  • 11h : Islande
  • 11h30 – 12h30 : Pause
  • 12h40 : République Tchèque
  • 13h20 : Chypre
  • 14h : Arménie
  • 14h30 – 14h50 : Pause
  • 15h : Slovénie
  • 15h40 : Lettonie

À nouveau, cet article sera mis à jour, au fil des publications officielles. Vous y retrouverez les photos et les vidéos des répétitions, ainsi que mes commentaires personnels (qui n’engagent que moi).

Hier, c’était une plaisanterie ; aujourd’hui, c’est une réalité : fête de famille (au restaurant, en plus !). Je mettrai à jour, non plus en temps réel, mais quand je le pourrais (derrière le menu, sous la table ou depuis les toilettes). Mais enfin, mieux vaut une fête de famille le deuxième jour des répétitions que le jour de la finale (n’est-ce pas, Antoine-97 ?).

Là-dessus, nous vous souhaitons une excellente Fête du Travail. Profitez-en bien et surtout, faites-nous part de vos impressions et de vos commentaires !

GRÈCE

Une présentation bien calibrée “Eurovision” pour notre déesse grecque, en parfait raccord avec la chanson. Le visuel compense la linéarité du morceau. Vocalement, c’est bon. D’un autre côté, TIL n’est pas très exigeant en la matière. Demy est belle, Aphrodite sortie de l’écume. Cela sent la qualification à plein nez. Le serveur téléphonique chypriote va chauffer. Quant à moi, je trouve cela bien. Je suis convaincu que le visuel fera merveille à l’écran. Cela manque d’un chouïa d’âme et d’originalité. Mais je ne vais pas me plaindre non plus…

POLOGNE

Mais, mais, mais, une robe transparente ? Quelle surprise… Fétichisme vestimentaire, quand tu nous tiens… Là-dessus, Kasia est au sommet vocalement. Elle est magistrale sur ce plan. Visuellement, cela me semble plutôt convenu. Son violoniste de frère a l’air de porter une camisole de force. La mise en scène est ici aussi, simplissime. Difficile de se prononcer sur la qualification. À titre personnel, j’ai toujours été sensible à sa voix, à sa chanson et à l’atmosphère générale. Je jugerai sur écran.

MOLDAVIE

Pas de surprise : une reprise de la mise en scène conçue pour la finale nationale. Avec une mise à l’échelle, tout de même. Vocalement, c’est aussi bon que d’habitude. Le visuel est bien conçu. La chorégraphie est simple, mais dynamique malgré tout. L’ensemble respire la bonne humeur et l’équation ESC=PfE² (“Eurovision=Party for Everybody²”). C’est tellement entraînant que la qualification ne serait pas absurde. Mais c’est que je commence à me perdre dans cette demi-finale, moi…

ISLANDE

Kerli ? Svala ? Pourquoi ai-je pensé à la candidate estonienne ? Les cheveux ? Le look improbable ? Le dessus, ma foi, cela se défend. Mais ce legging printanier… L’éditrice de mode en moi a frissonné d’horreur. L’Eurovision se joue-t-il sur un pantalon ? Hélas, oui. Faites qu’elle opte pour un legging blanc, car le reste est fort engageant. La prestation vocale de Svala est à la hauteur des espérances, elle porte sa chanson à merveille. Visuellement, c’est beau. Question scénographie, c’est statique. Mais apparemment, c’est le mot d’ordre pour cette première demi-finale. Finalement, Blanche ne méritait pas que je lui jette la pierre, puisque Svala elle-même… Moralité : ne juger qu’à l’écran, le soir venu !

RÉPUBLIQUE TCHÈQUE

Après le legging de printemps, le complet de l’espace. Le pire : ce truc est une distraction visuelle terrible. On ne voit plus que lui. Bref, après un gros effort de concentration : Martina est impeccable sur le plan vocal. C’est un plaisir renouvelé de l’écouter. Sur le plan visuel et scénographique, l’ensemble opte pour la sobriété. Raccord avec la chanson, certes. Mais au détriment du spectacle, selon moi. Je doute pour la qualification. Sur le plan musical, Martina mériterait. Sur le plan télévisuel, elle risque de passer inaperçue, hélas. L’Eurovision, cet enchevêtrement existentiel de plans…

CHYPRE

Finalement, il n’aura même pas besoin de la Grèce et de l’Arménie. Vocalement, notre ami Hovig impressionne. C’est parfait, c’est puissant. La scénographie et la chorégraphie sont aux petits oignons. Je suis certain que cela tapera dans l’oeil des téléspectateurs. Gravity est une chanson cousue de fil blanc et donc efficace, en termes d’Eurovision. L’ensemble est bien produit. Je pronostique une qualification. Ce qui fait que l’on retrouvera et Chypre et la Grèce. Bel échange de points en perspective.

ARMÉNIE

Artsvik réalise les attentes placées en elle, en offrant une excellente prestation vocale. Ce n’est décidément pas l’année des casseroles, ça non, ma bonne dame. La présentation visuelle est fort belle, bien en raccord avec la chanson. La scénographie et les costumes diffèrent du clip. C’est sans doute mieux. Sa robe Melodifestivalen l’aurait desservie. La chorégraphie aura assurément un meilleur impact à l’écran. Je pencherais pour la qualification.

SLOVÉNIE

 

Jusqu’où peut-on transcender une chanson passable ? Omar se chargera de mener l’expérience à son terme. Car vocalement, c’est excellent. Visuellement, c’est marquant. Scénographiquement, c’est bien trouvé. Mais musicalement… Si Omar s’était choisi un autre City Lights ou un autre Skeletons, il aurait marché triomphalement jusqu’au podium de la finale. Hélas, avec cette ballade mille fois entendus au Concours, il va nous rester en carafe, mardi prochain. Selon moi : du caviar sur une vieille biscotte. Beaucoup de talent et d’idée étalés sur une base médiocre.

LETTONIE

Agnese nous dégaine la perruque rose. J’aime assez. Par contre, je suis plus réservé pour ces… ces… Sont-ce des cuissardes ? Un détail, sans doute. La présentation visuelle est une reprise de la finale nationale lettone, à l’échelle, bien entendu. C’est coloré, cela rend bien à l’oeil sur cette scène. L’ambiance est posée, en accordance avec la chanson. La prestation vocale d’Agnese est parmi ses meilleures. Côté scénographie, c’est dynamique. Cela conclura à point cette demi-finale. Pas d’anti-climax. J’hésite pour la qualification. J’aime l’ensemble, mais la ménagère arménienne ?

CONCLUSION

Cette première demi-finale s’annonce passionnante et terrible à la fois. Je vous avoue être un peu perdu. Qui va se qualifier ? Qui va rester le bec dans l’eau ? À mon avis, nous aurons droit à des éliminations choc. Kate Ryan, c’est toi ? Tu es là ? Bref, à part le legging de Svala, je n’ai aucune critique importante à formuler, aujourd’hui non plus. Tant mieux !

Mon palmarès personnel :

  • médaille d’or pour Artsvik et l’Arménie. L’ensemble est très cohérent et marquant. La chanson prend vie sur la scène et Artsvik y insuffle la dose d’âme nécessaire ;
  • médaille d’argent pour Hovig et Chypre. À nouveau, la cohérence et la recherche scénographique transcendent le morceau. C’est Eurovision à mort, mais dans le bon sens du terme ;
  • médaille de bronze pour Kasia et la Pologne. La chanteuse est remarquable, le morceau est prenant. De toutes les ballades de cette demi-finale, c’est pour moi la plus convaincante.

En quatrième position, je citerais Demy et la Grèce, pour la recherche scénographique et visuelle.

Bref, si je fais le bilan  de ces deux premiers jours, je qualifierais à ce stade l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Belgique, Chypre, la Finlande, la Grèce, la Pologne et la Suède. Restent deux places à pourvoir. J’hésite entre l’Australie, l’Islande et la Lettonie. À voir dans une semaine ! Notez que tout cela n’engage que moi. Si vos avis divergent, exprimez-les !