Après avoir annoncé la première édition de l’Eurovision Asie que plus personne n’attendait à force d’annonces allant dans tous les sens depuis 10 ans, l’UER vient d’annoncer de nouveaux détails, et l’un pas des moindres : le gagnant de l’édition asiatique pourra concourir à l’Eurovision européen.

Après Israël, le Maroc, les pays du Caucase et l’Australie, ne semble-t-il pas d’une certaine manière logique que l’Eurovision classique tel que nous le connaissons s’agrandisse de membres non-européens ? C’est ce qu’a déclaré Martin Green, directeur du concours, dans un communiqué de presse publié hier soir :

L’Eurovision a toujours été bien plus qu’un simple concours musical. C’est une plateforme de rencontre entre cultures, une célébration de la diversité et un symbole d’unité à travers la musique. À l’heure où les échanges culturels dépassent largement les frontières géographiques traditionnelles, il nous a semblé essentiel de créer des passerelles concrètes entre les différentes régions du monde partageant ces mêmes valeurs.

À compter de l’édition 2027, le gagnant du concours Eurovision Asie sera invité à participer, à la finale de l’Eurovision.

Martin Green

D’un point de vue pratique, le pays gagnant de l’Eurovision Asie pourra à titre exceptionnel être automatiquement qualifié pour la finale de l’Eurovision. Le choix ou non de maintenir ce statut, et même d’inviter le pays gagnant, par la suite sera débattu à la suite de l’édition 2027. Cette invitation permettrait notamment à l’UER de revenir à 26 finalistes (ou 25 si l’un des pays du Big 4 l’emportait cette année), en cas de boycott prolongé de l’Espagne l’an prochain. L’UER pourrait dans le même temps finalement inviter en 2027 le Canada et le Kazakhstan à concourir au même titre que l’Australie en 2015, comme ce que de nombreux fans espéraient jusqu’au démenti de l’organisation en janvier dernier.

Quoi qu’il en soit, cette nouvelle pose une question sur les règles mêmes du Concours : si des chansons participant à l’Eurovision Asie sont publiées avant le 1er septembre (le concours ayant lieu le 14 novembre), seront-elles autorisées à participer au concours européen en cas de victoire ? L’UER n’a pas évoqué encore ce type de détails.

De plus, France Télévisions pourrait s’impliquer dans la version asiatique du programme. En effet, après avoir remporté 4 fois l’Eurovision Junior et terminé à 3 reprises dans le top 10 du Concours adulte, Alexandra Redd-Amiel, cheffe de la délégation française, serait prête à amener la France dans la compétition à travers… la Nouvelle-Calédonie ! Non non, vous ne rêvez pas, car après tout le Concours Asie est à la fois ouvert aux pays asiatiques comme océaniques. (L’Australie a par ailleurs à ce stade refusé de participer à l’Eurovision Asie). Les détails de la participation calédonienne ne sont cependant pas encore définis, dont le plus important : qui participerait, la France dans sa globalité ou la Nouvelle-Calédonie seule ? Rappelons que l’archipel de la Mélanésie possède par exemple sa propre équipe de football et a manqué de peu sa qualification pour le Mondial de cet été. Pourquoi le Caillou ne participerait-il pas en son nom ? La délégation française serait actuellement en discussions avec Delphine Ernotte, présidente de l’UER.

Seule certitude, France Télévisions aurait choisi la chaîne qui diffusera le Concours Asie en novembre : Nouvelle-Calédonie la Première. La chaîne des territoires ultra-marins pourra selon FTV bénéficier d’une exposition et d’une audience record, allant bien au-delà de l’archipel. Si la participation calédonienne était confirmée, ARA et ses équipes choisiraient l’artiste participant avant la mi-septembre, pour ne pas superposer l’événement avec la préparation de l’Eurovision Junior.

Que pensez-vous de cette annonce de l’UER et de la volonté de France Télévisions de participer à un nouveau Concours Made In Eurovision ? Dites le nous en commentaires !

Crédit image : UER