Le numéro 3 est déjà là ! Que s’est-il donc passé cette semaine sur la planète Eurovision ? Découvrez le dans le petit journal de la semaine (par ailleurs riche en rumeurs) !
Au sommaire :
Ycare pour représenter la France à Burgas ?

C’est l’une des infos musicales de la semaine : dans une interview à Ici à l’occasion de la sortie de son album de reprises dédié à Jacques Brel, Ycare s’est dit prêt à représenter la France à l’Eurovision.
L’auteur-compositeur franco-libanais a même lancé un appel aux équipes de France télévisions afin d’être reçue pour motiver sa candidature. Car l’ancien finaliste de Nouvelle Star et ex gagnant de Mask Singer sur TF1, qui poursuit depuis une carrière singulière sur la scène musicale française, est déterminé à délivrer un message de pays à l’Europe et au monde entier. Pour ce faire, il veut « juste y aller avec une guitare et donner un message de paix et dire merci à notre pays et que je l’aime ce pays, tout n’est pas bon à être hurlé, et dans un monde où il y a beaucoup de bruit, c’est bien d’apaiser un peu. »
La chanson avec laquelle Ycare souhaiterait représenter la France en 2027 est même déjà écrite, en français et en anglais, afin que son message soit parfaitement compris à l’international. L’auteur-compositeur du récent Bonjour, pardon, merci de Céline Dion sera t-il entendu par la délégation ? Affaire à suivre.
La Macédoine du Nord hôte de l’Eurovision Junior 2027 ?

Ce n’est pas un scoop et cela fait même plusieurs mois que le pays avait annoncé la couleur. Alors qu’elle sera présente à Ta’Qali dans moins de deux semaines et qu’elle signera son retour à l’Eurovision en mai prochain, la Macédoine du Nord travaille activement à un possible accueil du Junior en 2027.
Contrairement au concours adulte, le pays vainqueur de l’Eurovision Junior ne dispose pas du droit automatique d’organiser l’édition suivante. Il est toutefois invité à se positionner en priorité et s’il décline l’organisation, les télédiffuseurs participants sont libres de se porter candidats ou sont susceptibles d’être directement sollicités par l’UER. Ainsi. l’Espagne en 2024 et Malte cette année ont tous deux pris le relais de la France vainqueure en 2023 et en 2025, qui ne souhaitait pas enchaîner de nouvelles organisations après Nice, surtout dans le contexte budgétaire très tendu à France Télévisions. D’autant qu’il semble y avoir une volonté de faire davantage tourner les pays hôtes, surtout que le Junior est moins engageant sur le plan logistique et financier.
Alors que la rumeur annonçait le télédiffuseur nord-macédonien MRT déjà partant pour l’accueil de l’édition 2026, c’est finalement pour 2027 qu’il confirme aujourd’hui son intérêt, surfant sur un net regain de motivation eurovisionesque qui fait plaisir à voir. Reste au conseil des programmes et à la direction de la MRT la décision de valider le plan de programmation général dans lequel figure ce projet d’organisation du concours junior, ce qui devrait être fait dans les deux mois. Surtout, en fonction du vainqueur de Ta’Qali le 24 octobre prochain, la Macédoine du Nord obtiendra t-elle gain d’organisation de la part de l’UER ou non ?
Rumeurs, rumeurs pour le Mello…



À chaque jour, son lot de rumeurs et deux sélections n’y ont pas échappé cette semaine : le Melodifestivalen et le Benidorm Fest.
Du côté de la Suède, alors que les négociations autour de la formation d’un gouvernement rouge-vert ont cours, les deux tabloïds stars Aftonbladet et Expressen rivalisent pour sortir le plus de noms du casting de la sélection suédoise 2027. Surtout qu’on sait à quel point leurs indiscrétions deviennent souvent réalité, tant ils disposent des bonnes sources en la matière : ainsi avaient-ils réalisé le carton plein avant l’annonce officielle ces deux dernières années. Bref, après avoir déjà annoncé la présence du boy’s band EMD et de Per Andersson la semaine dernière, voilà les nouveaux artistes annoncés au casting du Melodifestivalen 2027.
Comme d’habitude, de nombreux revenants seraient de la partie : Nanne Grönvall (vainqueure 1996 et deuxième en 2005), Dotter (qui signerait sa cinquième participation), Eva Jumatate (2026), E-type (2004 et 2008), Maria Sur (2023 et 2024), Theo (ex Theoz, 2022 et 2023), Cazzi Opeia (autrice-compositrice de Tattoo de Loreen) et Nomi Tales (2026). À côté, plusieurs artistes fouleraient pour la première fois la scène du Mello l’hiver prochain : le dansband Royz Rollers, le groupe de rock ENVYYOU, la chanteuse de comédie musicale Joanné Nugas et l’une des plus grandes stars du hip-hop suédois Imenella. Si nos comptes sont bons, cela fait donc 14 noms déjà sortis dans la presse sur les 30 composant le casting : l’EAQ a donc intérêt à rester connectée et vous avec.
… Et rumeurs, rumeurs pour le Benidorm Fest !



Plus au sud, en Espagne, alors que Pedro Sanchez vient de convoquer des législatives anticipées, la participation à l’Eurovision pourrait être décidée lors du Conseil d’administration de la RTVE du 15 octobre. Mais, la veille, le télédiffuseur annoncera la liste des participants au Benidorm Fest 2027 et, là aussi, les rumeurs vont bon train. Si elles s’avèrent vraies, elles annoncent en tout cas un casting alléchant, regardez un peu :
- Vicco (candidate en 2023 avec Nochentera)
- Merche (25 ans de carrière au top, ex candidate à la sélection ibérique en 2001)
- Ladilla Rusa (groupe catalan qui avait déjà tenté de participer au Benidorm par le passé)
- GALE (chanteuse portoricaine assez en vogue, qui pourrait participer en duo avec un autre artiste)
- Carlos Ares (chanteur pop-folk galicien)
- Chema Rivas (jeune chanteur andalou viral à l’international)
- Pipiolas (duo pop madrileno-canarien)
- Nita (de Fuel Fandango) (premier projet solo de la chanteuse du duo fusion-électro-funk)
D’autres rumeurs font état la présence d’un chanteur issu d’un ancien boy’s band (Andrés Koi du groupe Dvicio ou David Lafuente du groupe Auryn), d’un groupe qui aurait bien marché cet été et dont le nom commence par B (Bombay) et d’un(e) artiste à l’origine de l’un des plus grands tubes de la chanteuse Aitana. Bref, des bruits de couloir radicalement différents de ceux qu’on avait déjà exposé la semaine dernière ! Alors, qui dit vrai, qui dit faux ? Réponse le 14 octobre à 17 heures !
Puisqu’on parle de l’Espagne…


Si jamais le résultat des élections générales du 29 novembre 2026 était favorable à l’opposition de droite et d’extrême-droite, cela pourrait-il avoir un impact sur la décision espagnole de participer ou non à l’Eurovision ? Pas vraiment, et on vous explique pourquoi.
On vous l’avait déjà dit dans ces colonnes : le Conseil d’administration de la RTVE est constitué de représentants des parlementaires espagnols, dont la composition politique reflète donc celle de la chambre des députés et du Sénat. En l’état, les forces de gauche et régionalistes (membres de la coalition gouvernementale déchue) y sont donc majoritaires face à l’opposition de droite et d’extrême-droite. La majorité de ces mêmes membres (gauche et régionalistes) avaient voté l’année dernière pour le retrait de l’Espagne de l’Eurovision. D’aucuns pensent donc qu’il n’y objectivement aucune raison qu’ils contredisent leur vote de 2026 et qu’ils pourraient ainsi pencher pour un nouveau boycott ibérique à Burgas.
De quoi laisser penser à certains qu’en cas d’une victoire de l’opposition, les rapports de force seraient alors inversés au sein du Conseil d’administration du télédiffuseur et pourraient permettre à l’Espagne de rétropédaler en dernière minute, si le retrait est voté le 15 octobre et si une (probable) coalition PP-Vox l’emportait le 29 novembre prochain. Mais, en réalité, que nenni ! Car la durée du mandat des membres du Conseil d’administration de la RTVE s’élève à quatre ans et court donc jusqu’en 2030, par ailleurs année de nouvelles élections générales si le calendrier est respecté. Autrement dit : sauf si renversement par 2/3 du Parlement, ce seront toujours les mêmes personnes qui décideront de la présence ou non de l’Espagne à l’Eurovision ces prochaines années. Et le vote du 15 octobre donnera de réelles indications sur la stratégie actuelle du pays vis-à-vis du concours.
Sinon ?
- Alors que le retour des Pays-Bas à l’Eurovision fait débat en interne (plusieurs télédiffuseurs ont d’ailleurs demandé des comptes à la NPO), deux artistes sont visiblement prêtes à y aller : Emma Heeters (qui a réaffirmé son souhait de participer « un jour ») et Sieneke, frustrée de sa participation chaotique de 2010 et désireuse de revenir au concours.
- Toujours aux Pays-Bas, la billetterie pour l’Eurovision In Concert d’Amsterdam est ouverte ! La traditionnelle pré-party néerlandaise vous donne rendez-vous le 3 avril 2027 à AFAS Live pour l’un des plus gros euroconcerts de la saison Eurovision, qui réunira une très grande partie des participants avant l’heure.
- Et encore les Pays-Bas (!) puisque l’ancienne cheffe de délégation néerlandaise à l’Eurovision, Claudia van der Pas a quitté le groupe de référence du concours. Elle y représentait en effet AVROTROS, qui s’est une nouvelle fois retiré du concours et a abandonné son droit de participation à la NPO. Ce qui lui a fait logiquement perdre de facto son siège. Le même sort attend-il la présidente Ana Maria Bordas en cas de nouveau retrait de la RTVE espagnole ?
- Le télédiffuseur estonien ERR a reçu 155 chansons pour l’Eesti Laul 2027, soit 16 de moins que l’année dernière. C’est surtout le plus faible nombre de contributions reçues ces dix dernières années… Parmi elles, 38.7% sont en estonien, tandis qu’une large majorité (61.3%) sont en anglais, exception faite d’un titre dans une langue imaginaire
Les (DIVINE) du week-end
Et il est signé de l’une des stars de la planète Eurovision France, puisque c’est elle qui s’est le plus approchée de la victoire ces 35 ans dernières années. Certains journalistes nous disaient en off au centre médias qu’elle est le genre d’artiste avec laquelle on a envie de prolonger l’interview par un café et une discussion entre ami·es, tant elle est sympathique, généreuse et authentique, et cela se ressent pleinement dans sa musique et ses collaborations. Vous l’aurez sans doute deviné : on parle évidemment de Barbara Pravi !
Cette fois, l’interprète de Voilà, Bravo et de plusieurs prières s’aventure dans un projet intitulé (DIVINE). Après son deuxième album La Pieva, Barbara a eu besoin de se retrouver et de redonner sens à sa passion pour la musique, en revenant aux choses essentielles et premières pour tenter de retrouver « la jeune femme de 21 ans qui chantait avec ses amis au Studio Bleu ». Ainsi, c’est de ces derniers qu’elle a décidé de s’entourer pour nous livrer le projet (DIVINE), dans lequelle elle partage des duos en acoustique sur des reprises de titres célèbres.
Les deux premières vidéos ont été publiées le 30 septembre et le 7 octobre 2026 et, pour l’occasion, Barbara s’est accompagnée de Mosimann (qui officie depuis hier en tant que directeur de la Star Ac) et November Ultra. On vous laisse profiter de ces moments suspendus et, pour la suite, on vous donne rendez-vous sur la chaîne YouTube de Barbara Pravi.
À dimanche prochain pour un nouveau numéro du petit journal de la semaine ! D’ici là, restez connectés à l’EAQ et aux dernières actus de l’euromonde.
Crédits : eurovision-quotidien.com (tous droits réservés)







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