Ce jeudi, nous partons à Vienne où l’édition 1967 du concours a lieu après la première victoire autrichienne. Après une année à oublier pour la France, où, pour la première fois, elle termina en fin de classement, cette fois-ci, elle retrouve le haut du classement, ce qui était un résultat standard lors des années 60.
1967
Plusieurs évènements vont marquer la France cette année-là : la légalisation de la contraception, l’école obligatoire jusqu’à 16 ans au lieu de 14 jusqu’à cette date, la première marée noire en Bretagne avec 120 000 tonnes de pétrole qui se répandent sur les côtes, le lancement du Redoutable, premier sous-marin nucléaire français, le professeur Barnard réalise la première greffe du cœur et les débuts de la télévision couleur. Au cinéma, pas de film majeur mais la sortie remarquée de la comédie musicale « Les demoiselles de Rochefort » dont les têtes d’affiche sont deux sœurs, Françoise Dorléac et Catherine Deneuve. Du côté de la chanson française, de nombreux artistes sortent plusieurs tubes cette année-là et parmi eux, on peut citer Mireille Mathieu, Sheila, Jacques Dutronc et Johnny Hallyday. Enfin, dans le sport français, la joueuse de tennis Françoise Durr remporte la victoire à Roland-Garros, qui sera son unique titre en simple, et Roger Pingeon remportera également son unique Tour de France de toute sa carrière.
Pour le concours de l’Eurovision, la France choisira en interne Noëlle Cordier, jeune artiste de 23 ans née à Paris, où de nombreux artistes beaucoup plus connus étaient en concurrence avec elle, dont Claude François, Mireille Mathieu, Hervé Vilard, Nicoletta et beaucoup d’autres. C’est avec le titre Il doit faire beau là-bas qu’elle performera sur scène, un titre écrit par Pierre Delanoë, que l’on ne présente plus avec plus de cinq mille chansons écrites, et elle a été composée par Hubert Giraud. C’était le duo qui avait écrit et composé la chanson gagnante de 1968, Dors mon amour, interprétée par André Claveau.
Le thème de cette chanson est l’absence et l’éloignement d’un amant et l’interprète chante pour lui en espérant qu’il se trouve bien où il se trouve pendant qu’elle ne se soucie guère de sa propre situation. Noëlle Cordier passera en quatrième position lors de la finale et elle se classera à la troisième place.
Après sa participation au concours, elle poursuit sa carrière jusqu’en 1980 où elle décide de s’arrêter après quelques succès, notamment au Québec et évidemment, son tube en duo avec Alain Barrière en 1974, Tu t’en vas.
Noëlle Cordier – Il doit faire beau là-bas
L’avis de Marie : « Chanson toute simple sans rien d’impactant interprétée par une artiste à la voix remarquable. Personnellement, cette ballade ne me touche pas particulièrement. De surcroît, elle est même trop classique si on la compare à Puppet on a string, la chanson gagnante cette année-là qui était bien plus dans l’air du temps de l’époque. Néanmoins, elle a obtenu une belle troisième place, ce qui est tout à son honneur. »
L’avis de Zipo : « J’avoue avoir été très surpris par cette troisième place car, très honnêtement, c’est une simple ballade sans la moindre originalité avec une interprète qui, certes, chante bien, mais rien d’exceptionnel non plus. Sa voix est assez particulière et en ce qui me concerne, elle ne m’a pas emballé du tout. Cette chanson serait passée totalement inaperçue que je ne m’en serais pas du tout offusqué, mais le destin en décida autrement : tant mieux pour elle. »
Sélectionner deux autres chansons qui auraient pu réaliser un très bon résultat à Vienne apparaît à la fois simple et compliqué car même si ce n’était pas une chanson incontournable et marquante, elle a tout de même réussi une remarquable performance en montant sur le podium. Nous allons proposer deux chansons dont nous sommes persuadés qu’elles auraient défendu les chances de la France avec brio : Les rêves d’enfants interprétée par Monty et Pas de taxi interprétée par Annie Philippe.
Monty – Rêves d’enfant
Marie : « Voilà une chanson rythmée très sixties qui avait été sélectionnée pour représenter Monaco en 1967, mais la télévision monégasque avait préféré au dernier moment Minouche Barelli avec Boum badaboum, une chanson signée Serge Gainsbourg qui a obtenu la cinquième place. Dommage car avec le recul, celle-ci est bien plus entraînante. »
Annie Philippe – Pas de taxi
Zipo : « Une chanson typique des années 60 qui aurait pu être chantée par des artistes aussi connues que Sheila ou France Gall. La jeune Annie Philippe réussit à nous captiver avec une chanson toute simple, une musique caractéristique de ces années-là et des paroles sans prétention mais qui signifient beaucoup pour la jeune fille qui l’interprète. Le style de chanson que j’aurais aimé voir au moins une fois représenter la France durant cette période des années 60 et je suis certain qu’elle aurait obtenu un très bon résultat. »
Maintenant, chères lectrices et chers lecteurs, vous allez entrer en jeu : vous allez voter pour la chanson que vous préférez parmi ces trois propositions : soit une des deux proposées par nos soins, soit tout simplement celle qui a été officiellement en compétition.
Pour terminer, nous vous donnons la parole pour, à votre tour, proposer la chanson française, que vous auriez aimée voir et entendre lors de ce concours 1967. Exprimez-vous dans les commentaires : nous avons hâte de découvrir vos propositions.
Crédit photographique : EAQ / Vidéos YouTube









Irlande et France ont été surclassées en 1967.
Il reste que j’ai classé « Il doit faire beau là-bas » à une plus modeste mais correcte 9ème place.
Grâce aux envolées de Noëlle Cordier qui donne(nt) plus de dramaturgie, d’ampleur et de profondeur à ce morceau sinon trop lisse.
Je vote « Rêves d’enfant » que j’ai toujours aimé et que j’écoute encore de temps en temps.
Chers Zipo et Marie
1967 est une année qui me parle. C’est l’année de naissance de mon cousin du côté maternel, celui qui voulait tant la victoire de Raphaël GUALAZZI.
Merci de noter ma comédie musicale favorite qui repasse encore la semaine prochaine à la télévision cablée. C’est un classique que je connais par coeur. Merci aussi pour Françoise DURR.
Noëlle CORDIER : J’accroche plus pour son duo avec Alain BARRIERE. Sa chanson de 1967 est lisse, a quelques envolées mais c’est tout. J’aurais voulu un meilleur classement pour l’Allemagne. Dans la sélection française, il y avait aussi YVES SIMON.
Annie PHILIPPE : Elle a vécu avec Cyrille GUIMARD dont elle a eu un fils Frédéric footballeur professionnel discret à RENNES. Elle a aussi chanté à l’Olympia dans le spectacle où figurait aussi ALAIN LANTY.
Je préfère MONTY : Qui ne connaît pas son classique de 1976 sur les Verts ? C’est une chanson qui me rend joyeuse. Et j’opte pour lui pour mon titre préféré de 1967.
Parmi les chansons de 1967, on peut citer Les cactus de Jacques DUTRONC, Ame caline de Michel Polnareff. Le monde est gris, le monde est bleu d’Eric CHARDEN, Quarante ans de JEAN-CLAUDE PASCAL, Comme d’habitude de CLAUDE FRANCOIS, Les millionnaires du dimanche d’Enrico MACIAS, mais je choisis ce classique lancé à la radio par Gérard KLEIN et parce que c’est aussi le club favori de ma soeur en football : https://youtu.be/JhIMrTg4TcI?si=c5a0wnFB8S-8GjH7