ETOILES AU FIRMAMENT (9) – VICTOR BALAGUER

Hello, chers amis de l’EAQ ! ! !

 

Pour la 1° fois depuis que j’ai entrepris cette rubrique, descendons ensemble au Sud de l’Europe pour célébrer une étoile méditerranéenne. Là encore, peu de renseignements disponibles sur le Net. J’attends donc de votre part, comme je vous le disais dans mon premier article, toute information utile afin d’améliorer cet hommage.

 

 

ÉTOILE # 9 : Víctor BALAGUER (1921-1984)

        Représentant l’Espagne au Concours 1962 à Luxembourg

        Titre interprété : Llámame (traduction : Appelle-moi)

        Classement: 13° ex-aequo – 0 point

 

Víctor Balaguer naît à Barcelone en 1921. On ne sait pas grand chose de sa jeunesse ni de ses débuts dans la chanson, si ce n’est qu’il chante invariablement en espagnol et en catalan.

La première fois qu’il se fait remarquer est en 1961 quand il décide de déposer sa candidature pour représenter son pays au Grand Prix de la Chanson Européenne. C’est la première participation de l’Espagne au concours, et à l’issue d’une demi-finale et d’une finale diffusées en février, Conchita Bautista le bat d’un point, gagnant ainsi son ticket pour Cannes.

Conchita Bautista, première représentante espagnole au Concours

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            Mais Víctor Balaguer ne s’avoue pas vaincu. L’année suivante, il présente deux titres à la sélection nationale espagnole, où se présentent aussi José Guardiola et Raphael, futurs représentants de l’Espagne au Concours. Llámame l’emporte et lui permet de fouler le sol du Grand Auditorium de RTL. Malheureusement, la chanson ne convainc pas et l’Espagne n’obtient aucun point, ce qui est une grande première depuis les débuts du concours. Ce triste précédent est partagé avec trois autres pays – la Belgique, l’Autriche et les Pays-Bas. L’Espagne réitèrera cette contre-performance en 1965 et 1983.

Suite à ce cuisant échec, Víctor Balaguer ne chantera pratiquement plus qu’en catalan, ce qui lui fermera forcément les portes d’une carrière internationale, voire nationale puisque le régime franquiste prohibe l’usage de cette langue régionale. Et c’est dans une indifférence quasi générale qu’il décède à Barcelone le 17 avril 1984 d’un cancer colorectal.

(13 commentaires)

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    • steven on 12 juillet 2018 at 18:04
    • Répondre

    Super rubrique.Aucune info sur ce Monsieur que je ne connaissais pas Le nombre d ´artistes ayant postulé au concours dans toute l ´europe est impressionnant..Le Catalan est une langue magnifique.

    1. Merci de ta fidélité Steven! Et content que cette rubrique te plaise. Si elle te fait découvrir des artistes inconnus, alors mon objectif est atteint 😀

    • Salvador Vilar Braamcamp Sobral on 12 juillet 2018 at 19:59
    • Répondre

    Merci Francis pour cet hommage, qui permet à Victor de sortir pour une journée de l’oubli total dans lequel il est retombé. Il a gagné le Festival de Benidorm, qui avait semble-t-il une certaine renommée en Espagne dans les 60’s , il a également participé au Festival de la Canción Mediterránea avec «La muralla de Berlín». Ses chansons les plus marquantes semblent être «París te amo» et «Granada». En résumé, un chanteur à festivals plus ou moins obscurs, qui n’a jamais vraiment percé, soit le profil type de tant d’artistes francophones passés à l’Eurovision dans les 60’s.

    1. Wow merci pour tous ces renseignements!!! Je vais de ce pas rechercher les titres dont tu parles et si je les trouve, les poster dans les commentaires 😀

      Pour La Muralla de Berlin, je n’ai pas trouvé d’interprétation par Victor Balaguer, mais par Salomé, la gagnante de 1969:
      https://www.youtube.com/watch?v=UEJjVFUwTk4

      Pour Paris Te Amo, je n’ai trouvé que Luis Mariano:
      https://www.youtube.com/watch?v=HNivT0LRz-8

      Et puis, l’inénarrable Joselito et son Granada:
      https://www.youtube.com/watch?v=RQnSKqZ-XVg

      Ce sont bien les chansons auxquelles tu pensais?

        • Netty Vilar Braamcamp Sobral on 14 juillet 2018 at 13:30
        • Répondre

        Merci Francis pour ces petits joyaux, oui ce sont bien ces chansons-là que Victor interpréta. Mais compte-tenu de sa faible notoriété, il n’est pas surprenant que personne n’ait pensé à poster les versions de Victor sur YT.

          • Francis on 14 juillet 2018 at 13:43
          • Répondre

          Sais-tu si c’est lui qui les créa ou s’il ne fit que les reprendre ? À part Granada, bien sûr, parce que Joselito, c’est quand même très, très ancien.

            • Netty Vilar Braamcamp Sobral on 15 juillet 2018 at 18:08

            Alors là je sèche ! Peut-être a-t-il été l’interprète original de « La muralla de Berlin », pour « Paris te amo » je doute, mais va savoir !!

  1. – Un artiste qui n’a pas fait une carrière flamboyante et cette dernière place ne l’a pas aidé… Et pourtant, je trouve la chanson pas si mauvaise que ça : dommage que la musique soit un peu trop dominante dans cette chanson. En tout cas, ça ne méritait pas zéro point…

    – L’indifférence caractérise cet interprète et son décès en est la preuve : au moins lui a dépassé les 60 ans…

    – Encore merci pour cette très belle rubrique Francis.

    1. Je te rejoins en ce qui concerne la chanson, je la trouve assez mal orchestrée mais elle n’en demeure pas moins une bonne contribution, que je classe personnellement 5° sur 16 cette année-là.

      Et à mon tour de te remercier encore pour ta fidélité à cette rubrique et ton enthousiasme 🙂

    • marie on 13 juillet 2018 at 10:17
    • Répondre

    Je suis du même avis que Zipo. La chanson n’est pas mauvaise. Le zéro pointé n’était pas mérité.
    Merci Francis, je prends beaucoup de plaisir à lire tes articles.

      • Francis on 13 juillet 2018 at 12:04
      • Répondre

      Merci à toi, Marie ! Fidèle parmi les fidèles à chacun des articles de cette rubrique 😀

  2. Merci pour cette chronique…triste destin….sinon je connaissais pas cette interprète…. Joli chanson oscura…je connais le catalan..
    Mais bon..

    Bonne journée ….et merci Francis

      • Francis on 13 juillet 2018 at 18:00
      • Répondre

      Ce qui est surtout triste, c’est qu’il n’ait jamais vraiment réussi à percer sur la scène internationale. Malheureusement, il y a des destins plus tragiques encore. J’en ai déjà évoqué, comme ceux de Dany Dauberson ou de Günter Hoffmann, et d’autres viendront dans cette rubrique.

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