Hello, chers amis de l’EAQ ! ! !

Devant les commentaires enthousiastes que j’ai pu lire après le premier article de ma rubrique, je me suis dit que cette idée que j’avais eue de faire découvrir ici à tous les habitués du site, des artistes et des chansons injustement méconnus était finalement une riche idée… Et me revoilà parti pour un deuxième article. Bon promis, il faut que j’essaie d’écrire des phrases moins longues. 😛

N’hésitez pas à me dire ce que vous souhaiteriez trouver dans cette rubrique. Dans la mesure du possible et des informations que je trouverai, j’essaierais au maximum de l’améliorer ! Merci donc encore à tous pour votre gentillesse et votre fidélité. <3

Mais trêve de bavardage ! Allons de ce pas à la découverte d’une deuxième étoile partie si vite au firmament… sans avoir réussi à atteindre ne fût-ce qu’une simple renommée nationale. Même moi, je ne le connais pas vraiment, c’est dire. 😉

 

ÉTOILE # 2 : Jean-Paul MAURIC (1933-1971)

        Représentant de la France au Concours 1961 à Cannes

        Titre interprété : Printemps (Avril carillonne)

        Classement: 4° sur 16 – 13 points

 

Jean-Paul Mauric naît le 17 juin 1933 à Hyères, dans le Var. Sa carrière, tout comme sa vie, a malheureusement la brièveté d’une étoile filante. En effet, on ne le connaît que pour sa participation à notre concours préféré, nommé à l’époque Grand Prix Eurovision de la Chanson Européenne.

Logo du Concours en 1961           Résultat de recherche d'images pour "concours eurovision 1961"

 

Très tôt attiré par le monde de la musique, il entreprend des études au Conservatoire de Toulon, où il apprend le solfège, le saxophone, la clarinette et le violon. Puis, il devient chanteur d’orchestre et écume les scènes des principaux casinos provençaux. En 1957, poussé par ses amis, il décide de s’inscrire à son premier concours de chant, à Paris au théâtre Marigny. Il en sort vainqueur avec une chanson de Pierre Delanoë et de Gilbert Bécaud, Le Pianiste de Varsovie.

 

Mais tout commence vraiment pour lui le 18 février 1961, où il prend part à une sélection nationale présentée par la plus célèbre des speakerines de l’époque, Jacqueline Joubert, laquelle devait, deux ans après sa première prestation en 1959, animer une seconde fois le grand rendez-vous européen.

Jacqueline Joubert, speakerine vedette de la R.T.F.,

et son fils Antoine de Caunes.

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Face à lui, se présentent cinq candidats, dont les plus célèbres aujourd’hui sont Isabelle Aubret, qui deviendra une habituée des sélections françaises et du Concours, et Sophie Darel, avant qu’elle ne se reconvertisse en présentatrice télé et imitatrice auprès de Guy Lux, peut-être le plus célèbre créateur de jeux et émissions de variétés des années 60 à 80.

Sophie Darel et Guy Lux

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Désigné par les téléspectateurs de la R.T.F. (qui ne devaient pas être nombreux en 1961…), Jean-Paul Mauric foule donc la scène du Grand Prix sus-nommé, le 18 mars suivant. Son titre, Printemps (Avril carillonne), pourtant parfaitement choisi si l’on considère la date de diffusion de l’émission, ne convainc pas suffisamment – peut-être parce que la représentante suédoise chante quant à elle April, April. D’un autre côté, la Norvégienne et son Sommer I Palma, et le Belge avec September, gouden roos, se classent encore plus bas. En effet, la France ne termine que 4° avec 13 points. L’Allemagne lui en accorde 4, le Royaume-Uni, Monaco et l’Espagne 2 et le Luxembourg, la Suède et la Finlande 1. Soit tout de même 7 pays sur 15 votants, ce qui n’est pas si mal, vu le système de vote en vigueur. Mais il est vrai que c’est la première fois depuis 1957 que la France ne termine pas sur le podium.

 

 

En 1965, Jean-Paul Mauric parvient jusqu’en finale de la Rose d’Or d’Antibes avec la chanson Écrit comme une symphonie. Face à lui, encore une fois des pointures de la chanson française – Jean-Jacques Debout, Francis Lemarque, Jean-Claude Pascal (qui l’a battu à l’Eurovision 1961) ou Alice Dona. Mais à nouveau, il échoue à remporter le trophée, et voit même ce nouveau titre faire un carton au Canada… mais interprété par une chanteuse du cru, Shirley Theroux. Puis, il crée ou reprend des succès écrits et composés par d’autres artistes, comme Jolie Môme de Léo Ferré,  Les Nomades de Jean Ferrat ou Les Fiancés d’Auvergne d’André Verchuren.

 

Marié depuis 1964 et père de deux petites filles, Valérie et Caroline, Jean-Paul Mauric, qui souffre de cardiomyopathie, meurt d’une crise cardiaque à l’hôpital de Marseille le 5 janvier 1971. Il n’a alors que 37 ans et est inhumé dans le cimetière de sa ville natale. Le Centre Culturel de la commune de La Crau, dans le Var, porte aujourd’hui son nom.