ETOILES AU FIRMAMENT (13) – PAT McGEEGAN

Hello, chers amis de l’EAQ ! ! !

 

Dans cette rubrique consacrée aux anciens participants à notre concours préféré aujourd’hui décédés, tournons-nous maintenant vers le premier des candidats irlandais à nous avoir quittés pour briller sous d’autres cieux. Vous allez vous en rendre compte par vous-mêmes, j’ai eu bien du mal à réunir des informations personnelles à son sujet. Je compte donc sur vous pour améliorer par vos commentaires  cet article un peu trop court !

 

 

ÉTOILE # 13 : Pat McGEEGAN (1935-1987)

        Représentant l’Irlande au Concours 1968 à Londres

        Titre interprété : Chance of a lifetime (traduction : La chance d’une vie)

        Classement: 4° sur 17 – 18 points

 

Patrick McGuigan, qui choisira plus tard de se faire appeler Pat McGeegan, naît le 10 février 1935 à Clones, dans le comté de Monaghan (situé au sud de l’Ulster, au Nord-Est de l’Irlande). Ses parents sont épiciers.

Eglise du Sacré Coeur de Clones, ville natale de Pat McGeegan, dans le comté de Monaghan

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            Peu de choses à dire à son sujet avant le 4 novembre 1961, date à laquelle il fait ses débuts au Crystal Ballroom de Dublin avec son groupe The Big Four (comme quoi, il était destiné à participer à l’Eurovision!!!). Pat y joue de la contrebasse, accompagné d’un saxophoniste de Derry, d’un guitariste écossais et d’un batteur – percussionniste. Très vite, le quatuor rencontre le succès et joue partout en Irlande. Mais il leur faut attendre 1964 pour enregistrer leur premier disque, The Wedding, qui atteint la 7° place des charts irlandais.

The Big Four, quatuor au sein duquel Pat obtient son premier succès

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Pat McGeegan s’impose petit à petit en tant que chanteur du groupe alors qu’un harpiste les rejoint, mais à la surprise générale le nouveau leader annonce en novembre de la même année qu’il quitte la formation en partance pour Chicago, afin de rejoindre un autre groupe, les Victors. Toutefois, il ne restera avec eux qu’un peu plus d’un an pour devenir en 1966 le chanteur d’un troisième groupe, les Skyrockets.

Pat McGeegan et les Skyrockets

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            En 1968, il prend part à la 2° demi-finale de la sélection irlandaise en vue de représenter son pays au Concours Eurovision de la Chanson de Londres. Il se qualifie pour la finale, qu’il remporte d’un cheveu puisque les 4 premiers se tiennent en 3 points. C’est donc pour lui la chance de sa vie, et il va interpréter Chance of a lifetime sur la scène du Royal Albert Hall. Le titre se classe 4° (soit un 4° Top 5 consécutif sur 4 participations) avec 18 points – 6 de la Yougoslavie, 4 de l’Autriche et de la Suède, et 1 du Portugal, des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg.

À l’issue du Concours, Pat McGeegan réintègre les Skyrockets , avec lesquels il chante encore 18 mois. Il fait une deuxième apparition à la sélection irlandaise en 1969, ne décrochant que la quatrième place. Puis, il reforme The Big Four après le retour au pays des membres un temps exilés aux Etats-Unis. Malheureusement, le groupe ne retrouve pas le succès qu’il avait rencontré cinq ans auparavant, et Pat prend donc la décision de se lancer dans une carrière solo, mais ne trouve au début que de courts contrats dans des salles de spectacle plutôt petites. Il retourne donc travailler dans l’épicerie familiale, jusqu’à novembre 1972 où il rejoint un nouveau groupe, Rio Grande. Il alterne cependant leurs concerts avec d’autres, donnés en compagnie de certains membres de The Big Four (tout cela laisse penser que Pat a bien du mal à décider de ce qu’il souhaite faire, musicalement parlant).

Les années suivantes, il enregistre plusieurs disques et obtient un franc succès avec Danny Boy, une ballade adaptée d’une mélodie irlandaise traditionnelle, Londonderry Air. En 1984, son fils Barry McGuigan devient champion du monde de boxe (catégorie poids plume) face au panaméen Eusebio Pedroza, et il demande à son père d’interpréter le fameux Danny Boy, qui est devenu entre-temps un vrai hymne irlandais. Il le lui demandera avant chacun de ses combats, jusqu’à la disparition de Pat McGeegan, qui décède d’un cancer le 27 juin 1987.

Le fils de Pat, Barry, champion du monde de boxe

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(11 commentaires)

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    • steven on 22 juillet 2018 at 15:53
    • Répondre

    1968!!!!une jolie annee!celle de la naissance du petit Steven!!! Au moins Francis tu auras une autre info ,Pat a représenté son pays à l Eurovision, la même annee ou je suis né!!!Cela enrichira ta rubrique!!!Pat à une voix de crowner !!!!De ces 2 chansons Mr Lonely one est celle que je préfère!Un peu volage ce cher Pat dans la musique!!!je veux dire .Cela devait être un peu déroutant pour ses partenaires de groupes.J’adore revoir ces scènes des années 70 ,80 ,là où se produisait mes artistes préférées du concours!!!

    1. Ah bah en tant que ton cadet d’un an, je te dois le respect LOL

      Sérieusement, la voix de Pat McGeegan était vraiment superbe, et parfaitement adaptée à ce genre de ballade romantique. A titre personnel, je trouve le texte de « Chance of a lifetime » magnifique.

        • Denez on 23 juillet 2018 at 23:52
        • Répondre

        Et comme je suis né un an après Francis, je vous dois le respect à tous les deux ! J’en profite pour te féliciter pour cette rubrique, Francis. Même si je poste peu, je tr lis très régulièrement. Tu dis que ton article est peu documenté, je trouve qu’en fait tu es une véritable encyclopédie de l’Eurovision ! Salutations de St Malo où hé suis en vacances

          • Francis A. on 24 juillet 2018 at 00:24
          • Répondre

          Ah mais quel trio, Steven, Denez et moi 😀

          Sérieusement, merci pour ton message Denez. Je suis très content que cette rubrique te plaise, car j’y passe en effet pas mal de temps en recherche d’informations. Parfois, j’ai l’impression d’en trouver peu… et puis, je recherche un autre artiste et j’en trouve encore moins 🙁 Du coup, j’ai un peu de mal à placer le curseur LOL

          En tout cas, profite bien de Saint-Malo. La Bretagne, c’est magnifique. Bon, c’est pas la Lorraine non plus 😉

    • Netty Vilar Braamcamp Sobral on 22 juillet 2018 at 17:36
    • Répondre

    Alors là Francis, c’est la première fois que cela m’arrive depuis la création de ta rubrique : j’ai été incapable de resituer Pat McGeegan lorsque j’ai vu son nom. Le trou noir, je l’avais totalement oublié ainsi que sa chanson de 1968. Ta rubrique remplit parfaitement son office : nous rappeler des artistes oubliés, même d’un grand fan comme moi. Ton article n’est pas aussi mal renseigné que tu le dis, on a droit à pas mal de détails ! Visiblement Pat était un peu une girouette, mais au final il avait quand même un petit nom sur la scène musicale irlandaise et il a vécu sa passion pour la musique pendant pas mal d’années, ce n’est pas si mal !

      • Francis A. on 22 juillet 2018 at 17:55
      • Répondre

      Je suis ravi que cet article remplisse l’un de mes objectifs : faire connaître des artistes oubliés, à tort selon moi. Ce que tu écris me mets d’ailleurs la pression. Arriverai-je à surprendre les fidèles de cette rubrique ? 😛

    • Francis A. on 24 juillet 2018 at 10:05
    • Répondre

    Petit ajout à cet article : Pat McGeegan arrive 4° de la sélection irlandaise en 1969 avec le titre Johnny Dreamer.

    • marie on 24 juillet 2018 at 10:27
    • Répondre

    Très belle voix. La veste verte, c’est un clin d’oeil à l’Irlande?
    Belle complicité entre père et fils.

    1. Je pense que tu as raison pour la veste. Je n’y avais même pas pensé 🙁

      Si tu vas sur YouTube, tu verras une interview bouleversante de Barry qui parle de son père. Il était très proche de lui et a très mal vécu le décès de son père. Tu me diras, qui le vit bien? Sans compter que ce garçon, extrêmement sensible, a accumulé les moments difficiles.

      En 1982, il blesse son adversaire, un jeune Nigérian, lors d’un combat. celui-ci tombe dans le coma, et meurt peu de temps après. Barry lui dédiera tous ses matchs, jusqu’à sa retraite.

      Ayant choisi de combattre sous le drapeau du Royaume-Uni et non de l’Irlande, il reçoit des menaces de mort de l’IRA et doit demander la protection de la police pendant des années.

      Dans les années 90, son petit frère Dermot se suicide. Il n’a jamais surmonté le fait que sa petite amie était morte d’une overdose, en prenant un mélange de drogues qu’il lui avait bêtement donné lors d’une soirée très arrosée.

      Enfin, sa petite fille de 12 ans a dû combattre – heureusement avec succès – une leucémie dans les années 2000.

      Bref, un parcours de vie très difficile pour ce jeune homme très attachant.

  1. Cher Francis,
    Cet après-midi, j’ai avalé tes rubriques avec avidité. Elles m’ont fait aussi prendre conscience de mon ignorance concernant ces chers disparus que je découvre grâce à toi, et qui comblent mes immenses lacunes ( qui ne sont pas vénitiennes…).
    Bravo. Je salue bien bas à la fois ton immense culture et le travail d’excavation archéologique que cela doit te demander. J’en redemande !

    1. Merci infiniment pour tous tes compliments, Tano! Je suis ravi de voir que cette rubrique te fait découvrir des artistes que tu ne connaissais pas, c’est après tout son but premier 🙂

      En ce qui concerne ma culture, tout ce que je peux dire, c’est que les trois-quarts de ce que j’écris sur la carrière et la vie des artistes présentés, je ne les connaissais pas avant d’engager mes recherches. Je me cultive donc au fur et à mesure, et nous sommes donc sur un pied d’égalité dans ce domaine 😛

      Enfin, si tu en redemandes, sois rassuré. Si mon décompte est bon, il doit y avoir au moins 150 artistes ayant participé au Concours Eurovision qui ne sont plus de ce monde. Voilà qui promet une rubrique qui n’est pas près de s’éteindre, elle LOL

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