Hello, chers amis de l’EAQ ! ! !

J’ai longtemps hésité, mais j’ai décidé de me jeter à l’eau. 😛 Au milieu de tous ces jeunes contributeurs qui nous font découvrir sur ce site fantastique la musique d’aujourd’hui et celle de demain, pourquoi ne pas rappeler celle d’autrefois, de jadis ou de naguère grâce aux archives de Papy Francis ?

Et c’est là qu’est née l’idée de cette rubrique, que j’ai choisi de nommer « Étoiles au Firmament » (j’adore les double-sens). À titre personnel, j’ai toujours considéré que si un(e) artiste avait décidé de participer à mon concours de chant favori, c’est forcément qu’il / elle éprouvait du respect, de l’admiration voire de l’affection pour ce grand rassemblement musical, quelle que soit la qualité de la chanson qu’il / elle présentait, quelles que soient ses qualités d’interprète. Et pour cela, il / elle a droit à mon respect, mon admiration voire mon affection. 😉 Malheureusement, beaucoup d’entre eux, après avoir tenté d’atteindre le statut d’étoile sur la scène de l’Eurovision, nous ont quittés et ont rejoint d’autres étoiles, elles aussi bien au-dessus de nous.

Mon objectif ici est triple :

  • rendre hommage à ces artistes disparus ;
  • les faire découvrir à un public qui ne les connaît pas ;
  • obtenir de vous des renseignements à leur sujet dont je ne suis pas au courant.

N’hésitez donc pas à commenter ! Ce que vous écrirez me permettra de savoir si cette rubrique a des chances de plaire sur la durée… et si elle peut tous nous enrichir!

ÉTOILE # 1 : Jacques PILLS (1906-1970)

        Représentant de Monaco au Concours 1959 à Cannes

        Titre interprété : Mon ami Pierrot

        Classement: 11° sur 11 – 1 point

 

De son vrai nom René Ducos, Jacques Pills est né le 6 mars 1906 à Tulle, en Corrèze. Il débute assez jeune au Moulin-Rouge, cabaret où se produit la célèbre Mistinguett, la grande star des années 20. Mais c’est d’abord en tant que membre d’un duo, avec Georges Tabet, qu’il rencontre le succès. Par exemple, c’est à eux que Mireille et Jean Nohain confient le soin d’interpréter Couchés dans le foin.

Pills et Tabet

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En 1939, Jacques Pills épouse la célèbre chanteuse Lucienne Boyer, la fameuse créatrice de Parlez-moi d’amour qui avait décroché en 1923 le premier Grand Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros.  C’est alors qu’il décide de se lancer dans une carrière solo et qu’il devient l’un des premiers “chanteurs de charme” français – l’équivalent du crooner américain. En tournée, il se fait accompagner par un jeune pianiste, qui deviendra bientôt plus célèbre que lui, Gilbert Bécaud.

Lucienne Boyer

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Divorcé de sa première épouse, Jacques Pills épouse à New York en 1952 une autre star de la chanson française, Édith Piaf. Leur témoin est la grande comédienne et chanteuse allemande, Marlene Dietrich. Cette union ne durera pourtant que quatre ans, puisqu’ils divorceront en 1956.

Jacques Pills épouse Edith Piaf, en présence de Marlene Dietrich.

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En 1959, Monaco, qui participe au Concours pour la première fois, décide de faire confiance à Jacques Pills. Elle lui confie le titre Mon ami Pierrot, qui ne récolte qu’un seul point de l’Autriche… ce qui le classe en ultime position. Monaco est donc le deuxième pays, après l’Autriche en 1957 justement, à terminer à la dernière place pour sa première participation. Ce ne sera pas le dernier…

L’année suivante, Jacques Pills a toutefois le bonheur de voir la fille qu’il a eue de sa première épouse, Jacqueline, née en 1941, représenter la France et remporter le Concours. C’est un fait unique dans l’histoire du concours : qu’une fille termine première l’année suivant celle où son père a fini dernier. 😉

Jacqueline Boyer

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Les années 60 sonnent le glas de la carrière de Jacques Pills. Les nouveaux rythmes, les nouvelles musiques n’ont plus rien à voir avec ce que le crooner français interprète. Il se retire donc de la scène musicale, et s’installe dans les Landes où il dirige un élevage porcin et avicole !!! Son ami Bruno Coquatrix le rappellera toutefois plusieurs fois à Paris  pour mettre en place quelques spectacles à l’Olympia. Il apparaît aussi dans le célèbre film de Jean Renoir, French Cancan, avec Jean Gabin, en 1954.

French Cancan, de Jean Renoir

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Après avoir été le premier artiste à représenter Monaco, il est le premier candidat à nous quitter en 1970 et à rejoindre d’autres sphères.