Juil 27

Un été albanais en musique ! Découverte de l’histoire de l’Albanie et des meilleurs titres de sa musique pop !

 

 

 

 

L’Albanie est un pays que l’on ne connaît pas encore très bien, car il n’est pas vraiment une référence sur le plan touristique. Du moins, il ne l’était pas du tout. Sauf que les choses évoluent depuis plusieurs années et cette destination est de plus en plus sollicitée, car on peut y découvrir de véritables trésors cachés, des paysages sublimes qui se confondent entre la mer et les montagnes.

Le coût de la vie est peu élevé, mais l’affluence des touristes fait que les prix de l’immobilier et des complexes hôteliers commencent à flamber. Des endroits sont désormais à la mode pour s’éclater.

Vous trouverez des boîtes de nuit toute l’année et dans tous le pays, mais les nightclubs d’été de la Riviera en Albanie vous offrent bien plus encore : semi-ouverts ou totalement en plein-air, ils sont en mesure d’accueillir un nombre presque illimité de personnes pour des moments de folie.

Le phénomène prend tellement d’ampleur que certains clubs de Tirana ferment même leurs portes l’été pour s’établir sur la plage.

Quelques villes principalement se disputent les soirées clubbing pendant la période estivale : Vlora, Saranda, Jale et Dhermi, sont les destinations privilégiées de la jeunesse albanaise.

 

 

Je souhaitais vous faire un peu voyager et vous faire découvrir la pop-music locale qui s’exporte de plus en plus à un niveau international, notamment grâce à des artistes, des chanteuses, telles que Dua Lipa, Rita Ora, Bebe Rexha ou encore Era Istrefi qui cartonnent dans les charts internationaux.

Mais voici un peu d’histoire !

Un pays isolé du monde

Grande comme la Bretagne et aussi peuplée qu’elle (3 millions d’habitants sur 28000 km2), l’Albanie ou « pays des Aigles » souffre d’un relief montagneux qui l’isole du monde. Son nom apparaît vers l’An 100. Il provient d’une tribu locale désignée par le géographe grec Ptolémée sous le nom d’Albanoï.

Au Moyen Âge, Venise occupe les ports de Durazzo et Scutari, pendant que les Turcs ottomans, vainqueurs des Serbes à Kossovo Polié, s’emparent de l’arrière-pays. Du fait de cette histoire tourmentée, les deux-tiers des Albanais sont aujourd’hui musulmans, les autres sont orthodoxes ou catholiques.

Une indépendance menacée

drapeau de l'AlbanieEn 1912, la Serbie et la Bulgarie constituent une ligue balkanique, à laquelle s’associent la Grèce et le Monténégro, en vue d’arracher au sultan ottoman les dernières possessions qui lui restent en Europe.

À la faveur de cette première guerre balkanique, les Serbes et les Monténégrins occupent une grande partie des territoires albanais, notamment le nord, où vivent des minorités serbo-croates et sur lequel ils ont des revendications, et le Kosovo, cœur historique de la Serbie.

Les grandes puissances imposent l’indépendance de l’Albanie, réduite à sa façade littorale, cependant que le Kosovo est annexé par la Serbie et le nord du pays demeure occupé par l’armée serbe.

Dans l’année qui suit la proclamation de l’indépendance, une deuxième guerre balkanique voit la Turquie, la Grèce, la Serbie, le Monténégro et la Roumanie s’unir contre la Bulgarie pour contenir les prétentions de celle-ci sur la Macédoine.

La Serbie, qui veut un accès direct à l’Adriatique, se dispose alors à annexer la petite Albanie mais elle en est empêchée par l’Autriche-Hongrie et l’Italie.

L’indépendance de l’Albanie est confirmée par les grandes puissances européennes en 1919 à l’issue de la Grande Guerre, cependant que le territoire du Kosovo, bien qu’à majorité albanophone, demeure serbe.

Le 1er septembre 1928, Ahmed Bey Zogulli, dit Zogou, se fait proclamer roi d’Albanie sous le nom de Zog 1er après avoir dirigé le pays comme Premier ministre puis comme président de la République. Mais il doit abdiquer après l’invasion du pays par les troupes italiennes, sur ordre de Mussolini, le 7 avril 1939.

Difficile sortie du communisme

Après la Seconde Guerre mondiale, le 11 janvier 1946, l’Albanie devient une République populaire (communiste). Elle passe alors sous la coupe d’un régime très dur, qui se distingue en prenant parti pour Pékin dans le conflit qui oppose les communistes chinois aux communistes soviétiques, à la fin des années 1950.

Après la sinistre dictature du leader Enver Hodja, mort en 1985, les Albanais se mettent à rêver d’une vie normale au sein de l’Europe et, dans les années 1990, adoptent non sans d’immenses difficultés un régime de type parlementaire.

 

 

Des populations serbes ont migré dans la région de l’actuel Kosovo à partir du VIIsiècle, mais elles n’ont intégré vraiment le royaume serbe qu’à partir du début du XIIIsiècle. Mais le moment déterminant de son histoire va être la bataille du Champ des Merles, « Kossovo Polié », ou bataille de Cassovie.

Le dernier tsar serbe, Lazare Grblianovitch, engagé dans une guerre contre les Turcs auxquels il refusait de payer le tribut, livra bataille dans cette plaine aux troupes de Mourad ler, le 15 juin 1389. Ce dernier avait été assassiné la veille, dans sa propre tente, par le voiévode serbe, Miloch Obilitch, gendre du tsar Lazare. Accusé de trahison par un autre gendre du même souverain, Vouk Brankovitch, Miloch traversa les lignes ennemies, pénétra jusqu’à la tente du sultan et porta à ce dernier un coup mortel, sacrifiant sa vie pour prouver la calomnie de son parent. Numériquement inférieure aux Turcs (ces derniers étaient au nombre de 300,000 hommes, d’après les historiens serbes), démoralisée par la non-arrivée des secours attendus et par la défection de Vouk Brankovitch lui-même, le calomniateur de Miloch Obilitch, qui abandonna le champ de bataille avec 10,000 cavaliers, l’armée serbe fut écrasée après une résistance héroïque. Entraîné par ses soldats en fuite, le tsar Lazare fut rejoint par les Turcs, fait prisonnier et conduit dans la tente de Mourad expirant, qui le fit décapiter en même temps que Miloch Obilitch. Cette journée coûta à la Serbie son indépendance, En 1448, le 19 octobre, le sultan Mourad ll infligea, dans la plaine de Kosovo, une défaite sanglante à l’armée hongroise de Jean Hunyadi. On voit encore, à Kosovo, le tombeau de Mourad ler.

La défaite des Serbes au Champ des Merles plaça pour cinq siècles le Kosovo sous la domination de l’Empire Ottoman, qui fit du Kosovo et d’une partie de la macédoine voisine un vilayet, divisé en cinq sandjaks (Pristina, Skopje, Ieni-Bazar et Dibré). Pendant cette période, un grand nombre de Turcs et d’Albanais ont émigré au Kosovo. Vers la fin du XIXe siècle, les Albanais ont devancé numériquement les Serbes. 

Le Kosovo est repassé sous le contrôle de la Serbie au moment de la Première guerre des Balkans de 1912, et a suivi ensuite le destin de celle-ci quand elle a été intégrée à la Yougoslavie, nouvellement formée au lendemain de la Première Guerre mondiale. En 1974, en vertu de la Constitution de la République fédérative socialiste de Yougoslavie, le Kosovo est devenu une province autonome de la Serbie avec le statut presque équivalent à celui d’une république.

Depuis 1999 et la résolution 1244 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, le Kosovo est sous protectorat provisoire de la communauté internationale, même s’il demeure officiellement une province serbe. Toutefois, le 17 février 2008, le Kosovo déclare unilatéralement son indépendance, déclaration validée par la Cour internationale de Justice qui, le 22 juillet 2010, déclare qu’elle « est d’avis que l’adoption de la déclaration d’indépendance du Kosovo le 17 février 2008 n’a pas violé le droit international […] mais [qu’elle] n’est pas tenue […] de prendre parti sur le point de savoir si le droit international conférait au Kosovo un droit positif de déclarer unilatéralement son indépendance […] » (Antonia Young, 2016). Entre temps, cette région qui est sous protectorat de l’ONU s’est très peu développée et est devenue un refuge pour les organisations criminelles de la région où le trafic de drogues, d’armes et de femmes prospère et prend de plus en plus d’ampleur selon un rapport d’Amnistie Internationale datant de 2004, rendant ainsi la région encore plus instable (Abdel KrimDebbih, 2003). Il est donc impératif de trouver une solution définitive à cette impasse opposant 111 pays membres de l’ONU qui reconnaissent l’indépendance du Kosovo et 82 qui ne la reconnaissent pas.

Une opposition justifiée

À ce jour, 82 pays membres de l’ONU dont notamment la Serbie, la Chine, l’Inde, la Russie, l’Espagne, la Grèce et la Roumanie ne reconnaissent pas l’indépendance du Kosovo. Cette position concerne soit des États confrontés eux-mêmes à des revendications de minorités séparatistes – comme l’Espagne avec les Basques et les Catalans et la Russie avec les Tchétchènes qui ne souhaitent pas voir ces mouvements séparatistes gagner en force grâce à leur appui à une cause similaire – soit des États solidaires à la cause serbe orthodoxe en raison d’affinités culturelles comme la Grèce et la Roumanie

image: http://www.cosmovisions.com/geo.gif

 

 

 

Les Albanais adorent la musique et s’inspirent beaucoup de ce qui fonctionne en Amérique du sud et dans le reste de l’Europe tout en y ajoutant une touche ethnique.

On échappe pas à des clichés qui semblent être le mot d’ordre pour faire le buzz., On retrouve dans la plupart des vidéos-clip, des symboles un peu superficiels. C’est toujours un peu même le même scénario : de jolies filles, des fausses blondes platines à la fois très sexy et pulpeuses, souvent maquillées comme un camion volé et refaites de la tête au pied. Mais il y a aussi de très beaux gosses musclés au look de bad-boy et hipster, sans oublier la présence d’une limousine de luxe ou une voiture de sport pour en mettre plein la vue. La qualité vocale et l’originalité ne sont pas toujours au rendez-vous. Néanmoins le côté bling-bling semble beaucoup plaire dans ce pays et correspond pour la plupart, à une forme de véritable réussite sociale,

 

 

Et voici les hits de cet été en Albanie. Bon voyage musical ! 

 

 

 

 

 

Quelques grands noms qui cartonnent dans les charts internationaux !

 

 

 

 

 

 

 

L’Albanie participe donc depuis 2004, sans avoir manqué d’édition.

Depuis l’instauration des demi-finales, en 2004, ce pays a manqué sept finales du concours : en 2006, 2007,2011,2013, 2014, 2016 et 2017. 

Il faut dire que le mode de sélection n’est sans doute pas le meilleur. Le Festivali I Kenges dure des heures et est sans doute désuet, voir même poussiéreux. Je pense qu’il devrait être totalement revu si l’Albanie souhaite vraiment revenir dans la course ou un jour, remporter le grand trophée. Pourquoi ne pas envoyer une des star de la pop locale ou internationale en faisant tout simplement un choix interne ? Personnellement, je verrais bien une Rita Ora, Bebe Rexha ou encore Dua Lipa représenter les couleurs albanaises.

Il faut savoir que la grande majorité des artistes qui se démarquent dans la musique pop, viennent du Kosovo dont la langue officielle est aussi l’albanais, même si la population parle un dialecte qui s’en rapproche et le serbe. De toute manière qu’ils soient originaires d’un de ces deux pays, il y a de très bons artistes qui ont la musique dans la peau et qui proposent des chansons rythmées dans l’air du temps et qui pourraient à mon avis très bien fonctionner à l’Eurovision.

Et pourquoi vouloir absolument s’obstiner de chanter anglais ? La langue albanaise passe bien, je trouve, et avec un titre à la fois pop et ethnique, nos amis albanais pourraient tout à fait viser un Top 10 en finale, tout comme l’a fait cette année la Hongrie, un choix risqué qui s’est avéré très payant. Je pense que l’Albanie est un peu à côté de la plaque en terme de choix et devrait vraiment s’inspirer de ce qui marche et qui plait au plus grand nombre pour devenir beaucoup plus représentatif et récolter le succès.

Nous savons également que le Kosovo souhaite participer à l’Eurovision. Mais pour l’instant, c’est compliqué, car il n’est pas encore totalement reconnu par les pays de la communauté internationale. C’est pourquoi, il n’est pas encore éligible au niveau de l’UER.

Voilà, j’espère que ce petit voyage musical et historique vous aura transportés et vous aura permis de peut-être mieux connaître ce pays qu’est l’Albanie. Personnellement, j’ai très envie d’y aller un jour en vacances avant qu’il ne devienne un piège à touristes et qu’il soit dénaturé. En attendant, je vous souhaite encore un bel été, quoi que vous fassiez et où que vous soyez !

 

 

Petit bonus et gros coup de cœur ! Je sais que beaucoup apprécieront. Si je devais attribuer la meilleure note parmi toutes les prestations que nous a offert l’Albanie depuis sa première participation, j’accorderais sans aucune hésitation 12 points à Rona Nishliu pour sa chanson  « Suus ». Pour moi, il n’y a pas photo, c’est la plus belle performance vocale et le prix d’interprétation pour ce titre qui me fait dresser les poils encore aujourd’hui. Je pense qu’elle aurait pu remporter la victoire, si effectivement Loreen n’avait pas été là, en 2012 à Bakou !

 

 

 

 

Nico

 

 

 

(22 commentaires)

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  1. Très bel article et tout pour reve a de futures belles vacances dans ce beau pays que tu nous fait connaître et très joli chansons et de super boys et surtout des magnifiques paysages tout pour se relaxer et etre en forme pour la rentrée . J’espère que tu pArtiras un jour la bas mon cher Nico.

    Et autre chosej’espère que ton nouveau travail se passe bien l et encore merci pour ce super article plein de soleil et peut etre que j’irais un jour la bas moi aussi on sait pas lol.

  2. Bon, j’ai essayé Nico, promis!!
    Mais alors la grosse moitié des videos que tu as posté me sont juste insupportables. Pour moi, c’est de la musique de tunning, c’est prétentieux, exhib, ca utilise du vocaliseur sans honte, ca kardashiane à mort! Pour moi, ca pue la surprodiction, le fric, le profit et ca ne cherche pas beaucoup l’artistique… Faut que ca vende, que ca tube, que ca buzz…
    TRISTE
    Elle est où la scène albanaise avec des artistes comme Elhaida Dani, Rona Nishliu, Kejsi Tola? il faut forcément être une b*tch pour prétendre à sortir un titre en Albanie?

    Bon, pour mettre un peu d’eau dans mon vin, je trouve que les « internationales » s’en sortent vachement mieux! J’ai du mal avec Bebe Rexha mais il faut reconnaitre que certaines ont du talent et de la voix. Mention spéciale à Elvana, faut dire que David Guetta a sa patte dessus…
    Merci quand même pour cet article, Nico! C’est un peu différent de la Suisse mais ca fait du bien aussi, un peu de soleil!

    1. Assez d’accord avec toi. Pour la plupart des titres, cette boîte rythmique bouffe tout et rend l’ensemble banal, prétentieux et insupportable. Clichs clichés ! L’Albanie n’a pas le monopole de ce type de musique « programmée » qui ne diffuse pas d’émotion. Bon, l’été sur le dancefloor ça passe (à petites doses)… Comme pour toi, j’ai une petite préférence pour Elvana.

  3. Le problème de l’Albanie, c’est qu’à force d’avoir été coupée du monde et trop renfermée sur elle même, à la chute du communisme, elle s’est pris une occidentalisation de plein fouet et c’est à présent du grand n’importe quoi au niveau sociétal.
    Je rejoins absolument Yoann sur ce sujet.

    Au fait Nico, j’attends toujours ton vote pour la sélection 1973 😛

  4. Hello Yoann B, je suis assez d’accord avec toi sur les productions locales albanaises, c’est très formaté et c’est vrai que cela pue un peu le tunning mais ces titres sont parfaits pour l’été et je te rejoins également sur le fait que ce ne soit pas très recherché sur le plan artistique. Mais c’est aussi le cas parfois à l’ESC, et c’est pourquoi j’ai voulu écrire cet article, je trouve qu’il y a quand même des artistes bien plus intéressants que ce qui a été proposé ces dernières années, Mais tu as raison, ce sont les chanteuses qui font une carrière internationale qui se détachent, ce n’est pas un pur hasard. Et je le dis dans mon article, j’aimerais voir Rita Ora ou Dua Lipa représenter l’Albanie,

    Ces artistes albanais s’identifient à un monde clinquant superficiel et basé sur l’apparence, le fric, mais cela fonctionne visiblement. très bien dans ce pays et pas uniquement d’ailleurs.

    Quoi qu’il en soit je respecte ton avis et à titre de comparaison, je préfère nettement nos artistes suisses qui eux, sont de véritables musiciens et auteurs compositeurs.

    Ce n’est pas pire à mon avis que certaines suédoiseries à la Thomas G-Son.

    Voilà, j’avais envie de m’amuser un peu et de ne distraire avec ce ce petit clin d’oeil estival albanais.que je souhaitais vous faire partager et vous n’êtes pas obligés d’apprécier ce qui est aussi mon cas, il y a des choses que je trouve aussi assez insupportables.

      • pascal on 27 juillet 2017 at 16:58
      • Répondre

      c est bien de varier les plaisirs sur le blog et j ai une tendresse particuliere pour l Albanie à l Eurovision… ca m a permis aussi d apprendre des choses sur le pays que je resumais à la dictature d apres guerre.

      Mais c est vrai que ce qui marche dans les charts locaux est à des années lumieres de ce qui est presenté au I Kenges…
      et meme si ce festival meriterait un gros coup de rafraichissement, je suis bien content que le pays nous epargne les kekés vocodés et les bimbos peroxydées de l echantillon proposé.

      1. Je me suis confronté aussi à ce genre de « chansons » pour le Quorovision! C’est très difficile, pour certain pays, notamment l’ex Yougoslavie, de ne pas tomber sur des tunning-bitchy-song. On ne trouve absolument rien qui pourrait faire un peu plus… « adulte » (?!). C’est forcément plus simple de découvrir des artistes des pays dans lesquels on habite ou dont la culture nous est très familière. Même pour la Suède, ce n’est pas simple de trouver des artistes pop hors Melodifastivalen sans tomber sur de la dance bien commerciale…
        Pour mon prochain concours perso, c’est d’ailleurs Elvana qui représente l’Albanie! ^^ Elle va finir haut, c’est sur!

    • Jerem on 27 juillet 2017 at 17:45
    • Répondre

    Perso j’ai toujours aimé les hurleuses Albanaise, même si Lindita nous a proposé un truc cliché je regrette juste la mise en scene degueulasse car la performence était bien là !
    Ses 15 secondes en pleine voix etaient quand même l’une des perf de l’année!
    Merci pour l’article !

      • pascal on 27 juillet 2017 at 19:28
      • Répondre

      moi aussi je les adore…Kejsi Tola avait une superbe voix
      ..Juliana Pasha (qui ne criait pas) avait un sacré sens du swing et la meilleure de toutes est pour moi Rona Nishliu…Le probleme c est ce qu on a donné à chanter aux candidates ces dernieres années… bilan à part Elhaida Dani (qui a manqué sa prestation en finale), c est la sortie dès la demi tous les ans depuis « Suus ».

        • Yoann B on 27 juillet 2017 at 20:33
        • Répondre

        Ralala « Suus »!
        Si Loreen n’avait pas été là, c’est Rona qui aurait gagné pour moi!

        • Jerem on 28 juillet 2017 at 01:29
        • Répondre

        En effet, Suus est quand même le meilleur morceau Albanais pour moi à ce jour !

    • marie on 27 juillet 2017 at 20:14
    • Répondre

    ces vidéoclips, c’est tout ce que ne présente pas l’Albanie à l’eurovision. et c’est tant mieux pour ma part
    je ne suis pas très fan de ce genre de musique , c’est un peu cheap mais bon pour s’amuser en été, pourquoi pas mais pas à grandes doses.
    En tout cas sympa ton article sur l’Albanie. c’est vrai que c’est un pays qui est entrain de se transformer et qui finira par attirer des millions de touristes.

  5. – Plutôt que donner un avis sur les chansons locales, qu’elles soient des succès internationaux ou pas, je trouve très intéressant et très instructif cette rubrique.

    – Concernant la musique, il en faut pour tous les goûts et là on est servi ! Ce que je regrette avec l’ Albanie, c’est que pratiquement chaque année la candidate sélectionnée ressemble peu ou prou à la précédente !!!

    – Mais ce que j’apprécie particulièrement dans cet article, ce sont les évènements historiques et les évocations touristiques de l’Albanie : je ne suis pas prof d’histoire / Géo pour rien…

    – Merci Nico de m’avoir fait  » réviser  » l’histoire de l’Albanie, car, je ne vais pas mentir, l’Albanie ne fait pas partie du programme d’histoire au collège…

    • Bêta X on 28 juillet 2017 at 11:59
    • Répondre

    Roooooh mais arrêtez, soyez jeunes un peu ! Ces titres ne sont pas aussi horribles que ça …je les aime bien moi 🙂

    Merci de les avoir partagé ici Nico 😉 Et merci aussi pour le p’tit lien sur le nouveau single des Hardkiss que tu as posté sur je ne sais quel article ! Je l’ai beaucoup aimé ! Ce titre est très beau, tu as raison, le russe et l’ukrainien sont des langues très belles et agréables à l’écoute quand elles sont chantées, surtout par la magnifique voix de Yulia Sanina, la chanteuse principale des Hardkiss. Et bien sûr, je ne peux qu’adhérer à ce que tu as écrit sur le groupe … Il faut absolument qu’il représente l’Ukraine à l’Eurovision ! Je suis certain qu’il peut lui ramener une autre victoire 😀

    J’ai beaucoup aimé ton exposé sur l’histoire du pays et sur les  »trésors » qu’il cache, il m’a aidé à mieux le connaître d’un point de vue historique, et à casser les idées pré-conçues que j’en avais (un pays ennuyeux où il n’y avait rien de beau à voir et visiter, parce que j’avais vu un reportage qui parlait de ce dernier, mais qui ne montrait que des clichés pas très beau de la ville et de sa campagne).

    En revennant aux artistes que tu as présentés plus haut, j’espère personnellement que l’Albanie les emploiera un jour pour leurs chansons à succès, parce qu’il ne fait qu’envoyer que des ballades au concours … et elles ne plaisent plus (à part  »I’m Alive » d’Elhaida qui était moderne, qui a marché et qui est pour moi la meilleure chanson qu’ait envoyé le pays à l’Eurovision). Autant taper dans le bling-bling et le moderne, et s’imposer dans le concours avec ce qui est clinquant, ça ne ferait pas de mal au pays de se démarquer comme cela, il ne la jamais essayé 😀 Mais pas dans quelque chose de vulgaire bien sûr (Bebe Rexha, Dua Lipa, Elvana, Era Istrefi etc … ne le sont pas au passage) juste dans le style et dans le moderne 😉

      • Francis on 28 juillet 2017 at 22:18
      • Répondre

      Être jeune, ça ne signifie pas avoir mauvais goût. Parce que, franchement, cette pop pré-mâchée et éculée, non merci 🙁

        • Bêta X on 29 juillet 2017 at 01:17
        • Répondre

        En fait, je voulais dire  »cool »,  »tolérant » avec ce genre de musique …

          • Francis on 29 juillet 2017 at 11:19
          • Répondre

          Tout le monde a en effet le droit d’écouter ce genre de… production. Mais pitié, qu’il reste éloigné de notre concours préféré !!!

            • Bêta X on 29 juillet 2017 at 12:50

            Enfin, après, je ne veux pas spécialement que ce style de chanson pop se répande de la même manière que les productions suédoises actuelles au concours (même si ça ne ferait de mal à certains pays d’être représentés par ces dernières). Mais ce style pop  »pré-mâchée » plaît à beaucoup de personnes dans le monde et l’Albanie ne brille vraiment pas sous les projecteurs à l’Eurovision depuis Rona Nishliu … Alors pourquoi n’emploierai t-elle pas des chanteuses comme Era Istrefi ou Bebe Rexha et leurs  »productions » pour briller et avoir du succès ? À quoi bon participer à l’Eurovision si c’est pour échouer en demi-finale à chaque fois et ne pas se démarquer ? À rien du tout. C’est pourquoi je voudrais que l’Albanie fasse appel à une chanteuse typée Rexha ou Istrefi avec une chanson pop certes  »cheap »,  »pas originale » et  »faite pour les clubs » … mais qui au moins lui apporterait du succès (en quantité encore inconnue cependant, ce style n’ayant jamais été utilisé au concours). Parce que si le pays doit attendre sa prochaine Rona, ou le prochain Salvador pour qu’il le représente et brille à l’Eurovision, il n’est pas sorti de l’auberge. Ça n’arriverait peut-être pas. L’Albanie enchaînerait les échecs et se retirerait peut-être définitivement du concours comme la Slovaquie (et peut-être même Saint-Marin qui est sur la même voie) si le pays continue sa route d’échecs et d’éliminations avec les mêmes ballades qu’il envoie au concours. Ce qui serait vraiment dommage.

            Si l’anglais prononcé à l’albanaise ne te plaît pas, et je peux te comprendre étant donné que tu es professeur d’anglais, il faut que tu saches qu’Era Istrefi (présentée dans l’article) s’est rendu célèbre dans le monde avec une chanson pop … mais qu’elle interprétait en ALBANAIS, en langue nationale :  »Bon Bon ». Elle pourrait l’utiliser à la place de l’anglais dans une chanson, si elle prennait part au concours. Ça serait toujours de la pop, mais qui serait en albanais et qui n’écorcherait pas la langue de Shakespeare, ce qui la rendrait beaucoup plus originale.

            https://youtu.be/cedoBlUvBlI

            L’Albanie aurait sûrement plus de succès à l’Eurovision avec ça, plutôt qu’avec les ballades criardes qu’elle envoie et qui restent en demi-finale 😉

    • Francis on 29 juillet 2017 at 19:08
    • Répondre

    Effectivement, vendre son âme artistique pour une éventuelle victoire est toujours une possibilité. Mais en-dehors du fait que cela serait assez vil et cruellement dépourvu d’originalité, ça risquerait bien de ne pas être efficace, tant et tant de pays ayant échoué en demi-finale depuis plus de dix ans en cherchant à présenter ce qui n’est pas leur culture. Le Portugal ne s’y est pas trompé. Après plus de 50 ans d’insuccès et de nombreuses éliminations, il a persisté à envoyer une chanson qui reflète sa culture, interprétée dans la langue du pays, par un chanteur qui ne s’est pas fait accompagner des désormais traditionnels effets de mise en scène qui commencent à lasser. Et je ne suis pas du tout fan de Salvador Sobral ni de sa chanson. Bref, respect pour ces pays qui s’entêtent à défendre ce qu’ils aiment, plutôt que ce que les autres aiment, le succès n’étant pas une preuve de qualité supérieure.

      • pascal on 29 juillet 2017 at 20:17
      • Répondre

      je te rejoins partiellement. Le concours doit certes rester authentique mais il doit aussi evoluer avec son epoque. C est sur, Salvador Sobral a gagné avec une chanson pas du tout dans l air du temps mais ca releve pour moi d une bonne conjonction des planetes et cela ne prefigure pas d un retour au classicisme..

      c etait juste son année et celle du Portugal. Je parierai plutot pour un succes d une grosse mecanique bien huilée à la russe ou à la suedoise dès l année prochaine..

      et , meme si comme moi on aime les grosses voix albanaises, force est de constater que le pays est dans une impasse au concours…ca ne marche plus (ca n a jamais d ailleurs beaucoup marché sauf pour Rona) et les albanais vont peut etre finir par se lasser de ces camouflets..

      Comme le dit Beta X mieux vaudrait envoyer une grosse machine commerciale pour avoir enfin un nouveau top 10…mais ca supposerait de faire une selection interne et de renoncer à utiliser le I Kenges (qui est une occupation coupable fort sympa pendant les fetes !)

        • Francis on 29 juillet 2017 at 23:48
        • Répondre

        L’autre Top 10 de l’Albanie, The Image of you en 2004, n’était pas particulièrement hurlant ni très commercial. Et ça lui a plutôt réussi, a fortiori pour une première participation. Donc, les espoirs restent permis pour ce pays… dont j’aime beaucoup d’interprètes au concours (Olta Boka, Juliana Pasha, Kejsi Tola, Lindita surtout).

        1. Il est vrai que si l’Albanie souhaite changer son fusil d’épaule, il faudra miser sur des artistes, des chanteuses qui savent vraiment chanter en direct sur une scène et ce n’est visiblement pas le point fort de la majorité des chanteuses albanaises qui attirent plus par leur côté bimbo que par leur voix. C’est très formaté et beaucoup trop cliché mais cela fonctionne très bien en Albanie, pour l’Eurovision, je ne sais pas mais au moins proposer quelque chose d’un peu plus moderne et dans l’air du temps avec une touche ethnique.

          Quoi que l’on puisse dire, détester ce style ou l’adorer, il faudra que ce pays change et se remette en question , sans quoi , on va encore avoir droit à ce qui se fait depuis plusieurs années sans grand succès Ou alors il faut miser sur plus de folklore local, mais je crains que cela ne passe chez tout le monde. Il faut trouver la recette , comme l’on fait d’autres pays qui étaient pourtant à la traîne, Je ne détiens pas la solution pour ce pays, je pense qu’il faudrait trouver un compromis.

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