Juil 15

The History Book On The Shelf – n°3 : Duels au soleil

Jean Cocteau a écrit L’Éternel Retour en 1943. Le poète ne pouvait se douter que sa maxime s’appliquerait, treize ans plus tard, à un concours télévisé de chansons. Car, des principes fondamentaux de l’Eurovision, l’éternel retour en est le premier. Le Concours est par essence un éternel retour : il revient ponctuellement sur les écrans, en comète télévisuelle immuable, sans faute depuis soixante-et-un ans. Sa dramaturgie ne varie pas : introduction, chansons, entracte, vote, acclamation du vainqueur. Ses acteurs demeurent fixes : spectateurs, présentateurs, interprètes, commentateurs, fans, superviseurs, portes paroles.

Éternel retour aussi de ses ingrédients essentiels : en vrac, des sélections nationales, des surprises, des eurodrames, Christer Björkman, des chamailleries entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, des sondages, le Groupe de Référence, une chanson que vous adorez, une chanson que vous haïssez, des concerts intermédiaires, Jon Ola Sand, des chamailleries entre la Russie et l’Ukraine, des dates butoirs, des costumes audacieux, le Prix Barbara-Dex, OGAE, les Prix Marcel-Bezençon, Alexander Rybak et bien entendu, L’Eurovision au Quotidien. Sans tout cela (et d’autres choses encore), vous ne pourriez obtenir une édition réussie.

Ajoutons un dernier indispensable : le retour d’un ancien participant, éternel retour dans l’éternel retour. Cette tradition a été inaugurée, vous le savez, dès 1957, par la néerlandaise Corry Brokken, suivie dix minutes plus tard par la suissesse Lys Assia. Elle n’a été rompue qu’à cinq reprises dans l’histoire du Concours : en 1970, 1989, 2001, 2003 et 2004. Cette année a ainsi vu le retour de cinq anciens participants. Quatre ont été sèchement remerciés en demi-finale, le cinquième a tutoyé les sommets. Rouvrons donc notre livre d’histoire sur l’étagère, au chapitre du « grand match des anciens participants » !

5. Valentina Monetta : 2012 vs 2013 vs 2014 vs 2017

Valentina est un ingrédient, que dis-je, un pilier du Concours à elle toute seule. Au point qu’il s’agisse de sa deuxième apparition sur ce site en une semaine. Inutile de reprendre le fil complet de sa vie, concentrons-nous sur son oeuvre eurovisionesque. Valentina fait ses débuts en 2012, à Bakou, prenant l’Euromonde par surprise. The Facebook Song cause stupeur et consternation, surtout dans mon chef. L’UER la retoque pour promotion commerciale indue. Je reprends espoir, Ralph Siegel le tue dans l’oeuf, en ôtant simplement la marque litigieuse et en la remplaçant par des onomatopées. Le 22 mai 2012, Valentina ridiculise le Concours en trois longues minutes. Mais vous noterez qu’elle ne se ridiculise pas personnellement, son interprétation vocale étant irréprochable. Le jury albanais, adepte de grosse déconnade, lui attribue dix points. Pas assez hélas : Valentina termine quatorzième et est éliminée.

Elle revient l’année suivante, dans l’ombre de son mentor allemand, en italien dans le texte. Je me souviens de ma double surprise, causée par son retour et par la qualité de la chanson. Crisalide me semblait mieux épouser les contours de l’univers musical de la chanteuse. Du moins, jusqu’au changement de rythme. La ballade classique se transformait soudain en hymne disco. Soit, cela passait encore la rampe. Le 16 mai 2013, en direct de Malmö, Valentina offre sa personne au monde, ainsi qu’une prestation émouvante et aux bonnes limites du kitsch. J’étais convaincu qu’elle se qualifierait, les jurés aussi, tout comme l’Espagne qui lui attribue dix points. Mais le public européen la boude. Valentina termine à la terrible onzième place et est éliminée à seize points de la qualification.

2014 voit l’heure de gloire sonner pour Valentina. À sa troisième tentative, elle décroche enfin sa qualification. Le 6 mai 2014, j’avoue avoir versé une larme lorsque Pilou annonça : « Country number six is… San Marino !« . L’émotion de Valentina m’alla droit au coeur. À la différence de Maybe, ballade eurovisionesque poussiéreuse, à la présentation visuelle ki-kitsch…  Lors de la finale, Valentina ne put aller bien loin et termina vingt-quatrième. Mais elle avait marqué l’histoire du Concours en offrant à Saint-Marin sa première qualification. Les détails du vote durent vous briser le coeur, puisque Valentina avait été portée à bout de bras par les téléspectateurs et avait soufflé d’un petit point seulement sa qualification à la portugaise Suzy. Vous aurez noté en outre que la Belgique et la France n’attribuèrent en demi-finale, aucun point à Saint-Marin, mais respectivement six et cinq points au Portugal…

Trois ans plus tard, alors qu’on la croyait préoccupée par sa carrière de chanteuse jazz, Valentina reprend la route du Concours, pour la quatrième fois. Elle tutoie désormais Fud Leclerc, Peter, Sue & Marc et surtout, l’immense Elisabeth Andreassen. Vous avez suivi pas à pas ses préparations et ses répétitions, en compagnie de son ami Jimmie. Valentina s’est montrée égale à elle-même, sympathique, ouverte, chaleureuse, professionnelle et adorable en toutes choses. Les fans lui portent un amour justifié. Reste que Spirit of The Night était hors cadre. Valentina fit étalage de son talent et de sa joie de vivre, mais il n’y eut personne pour voter en sa faveur. Juste un tout petit point de la part des téléspectateurs allemands. Les jurés lui décochèrent un terrible « nul point » et Saint-Marin termina à la dernière place de sa demi-finale.

Verdict : Valentine reviendra-t-elle ? Je l’espère, mais cette fois, sans Ralph Siegel. Donnez-lui un morceau de l’ampleur de City Lights ou de Beautiful Mess et je suis convaincu qu’elle survolera les classements. Quant au verdict final, je vous rejoins : c’est Crisalide qui l’emporte dans mon cœur. Car il a battu pour cette chanson et il a saigné lors de son élimination.

4. Koit Toome : 1998 vs 2017

Koit et moi avons un point commun : nous débutâmes la même année notre carrière eurovisionesque. Le chanteur estonien concourut pour la première fois en 1998, l’année de mon premier Eurovision. Je n’avais d’yeux que pour Danijela, Imaani et Dana. Je vous l’avoue : je passai complètement à côté de Koit et ce n’est qu’en 2017 que je pris la peine de revoir ses trois minutes à Birmingham. Mere lapsed était une ballade classique, interprétée par un débutant juvénile. Pas de quoi troubler le tableau de vote, ni mon coeur d’adolescent. Koit obtint les « douze points » finlandais et termina à une modeste douzième place.

Mais enfin, cette chanson lança sa carrière en Estonie. Le chanteur alterna albums, comédies musicales et tournées nationales. Il refit un passage à la sélection estonienne en 2003, où il termina deuxième et en 2007, où il termina dixième. Une décennie plus tard, il y revient avec Verona, schlager de bonne facture composé par Sven Lõhmus. Il y avait des propositions plus fraîches et plus intéressantes dans cet Eesti Laul 2017, mais les Estoniens voulaient absolument Verona. Ils l’ont eu, mais au prix d’une élimination immédiate en demi-finale. Les téléspectateurs européens furent conquis, mais absolument pas les jurés qui classèrent notre duo avant-dernier.

Verdict : deux morceaux, deux époques et que de chemin parcouru pour Koit… et pour moi. Dix-neuf ans de Concours… et toujours cette détestable habitude de céder à la facilité. Car entre la ballade sans audace et le schlager assumé, j’ai choisi mon camp : ce sera Verona pour moi. Certes, cette chanson est critiquable, mais elle se retient avec une facilité déconcertante. Premier point pour 2017 !

3. Laura : 2005 vs 2017

Restons en Estonie, pour l’autre participante de retour, Laura Põldvere. Comme Koit, Laura lance sa carrière grâce à l’Eurovision. Elle participe à l’édition 2005 de l’Euro Laul, en solo avec Moonwalk et en groupe avec Let’s Get Loud. La première chanson termine deuxième et c’est la seconde qui l’emporte. Voilà Suntribe à Kiev, avec une chanson plutôt dynamique et dans l’air du temps. Hélas, la prestation vocale tint de l’accident industriel. Les « douze points » lettons n’y suffirent pas : l’Estonie termina vingtième et fut éliminée.

S’en suivit une décennie d’éternel retour à la sélection estonienne pour Laura. Troisième en 2007, troisième en 2009, deuxième en 2016, le tout ponctué de singles et d’albums. La chanteuse l’emporte enfin cette année, en duo avec Koit. Nous venons de détailler leur parcours à cet Eurovision 2017. J’espère à présent que l’un et l’autre reviendront à l’Eesti Laul, mais avec des morceaux plus contemporains ou plus authentiques.

Verdict : Let’s Get Loud était encore amusant en version studio. Mais en direct, ce fut un crève-tympans. Je me souviens d’avoir grimacé de déplaisir à écouter ce massacre vocal. Verona me procura un plaisir coupable inégalé cette année. Sans fausse honte, je lui attribue donc ma préférence. Et de deux pour 2017 !

2. Omar Naber : 2005 vs 2017

Nous restons en 2005 avec un curieux parallèle, comme seul l’Eurovision en a le secret. Deux artistes qui concourrent tous deux pour la première fois à Kiev et qui sont tous deux éliminés en demi-finale. Deux artistent qui tentent à plusieurs reprises leur chance à leur sélection nationale, mais en vain. Deux artistes enfin qui reviennent en 2017, à nouveau à Kiev et qui à nouveau, sont éliminés en demi-finale. Laura et Omar seraient-ils des jumeaux astraux ? Destiné à devenir dentiste, Omar se ravise au dernier moment pour embrasser la carrière de chanteur. Après avoir été choriste, il sort de l’ombre en 2004 en remportant un télécrochet. Dans la foulée, il publie son premier single et participe à l’EMA, qu’il remporte avec Stop, une ballade de sa composition. À Kiev, le soutien des républiques balkaniques ne suffit pas. Boudé par les autres pays, Omar termine douzième et est éliminé.

Lui aussi adopte la politique de l’éternel retour envers l’EMA. Deuxième en 2009retoqué en 2011, idem en 2014, là aussi entre deux singles et deux albums. Omar l’emporte à nouveau cette année, grâce au soutien des jurés slovènes. On My Way est une autre ballade de sa plume, qui aurait eu du succès en 2005, lors de sa première participation, mais qui en 2017, était à côté de la plaque. De retour à Kiev, Omar sera payé de maigres points et d’une dix-septième place.

Verdict : De Stop, j’avais conservé un bon souvenir. J’avais été déçu qu’Omar manque sa qualification, surtout au profit de ceci, cela et ça, qui à l’époque, me faisaient horreur. De On My Way, je ne conserverai aucun souvenir particulier. C’était la chanson du passé et du passif. Omar a du talent en tant qu’interprète, mais en tant qu’auteur, il devrait se renouveler. Je garde donc 2005. Deux partout entre avant et maintenant.

1. SunStroke Project : 2010 vs 2017

Quant un violoniste rencontre un saxophoniste… Anton et Sergei se lient d’amitié durant leur service militaire et fondent SunStroke Project. À la recherche d’un chanteur, ils engagent en 2008, Pasha Parfeny. L’année suivante, ils tentent leur chance à l’O Melodie Pentru Europa. Ils y terminent troisièmes. Pasha s’en va et est aussitôt remplacé par Sergey. S’en suit une séquence complexe. SunStroke Project s’inscrit à l’OMPE 2010 avec Believe. Mais leur route croise celle d’Olia Tira, inscrite de son côté. Coup de foudre artistique. Tous abandonnent leur chanson initiale et joignent leur effort sur Run Away. Le quatuor emporte haut la main la sélection moldave, devant… Pasha Parfeny. À Oslo, plateaux tournants, maquillages bleus et chorégraphie cadencée. Nos amis se qualifient de justesse et terminent vingt-et-unième en finale. La gloire sera postérieure : Anton dans son incarnation de l’Epic Sax Guy cassera Internet et deviendra l’un des premiers mèmes d’ampleur mondiale.

SunStroke Project tente lui aussi l’éternel retour. En 2012, à nouveau avec Olia Tira. Hélas pour eux, Superman n’est pas repris parmi les participants. Double tentative sans leur muse, en 2015, avec Lonely et Day After Day. Qualifié, mais contraint de choisir, le groupe opte pour cette dernière et termine troisième. 2017 sera l’année de la baraka pour les trois compères, probablement au-delà de leurs attentes les plus folles. Soutenus par le public moldave, ils remportent l’OMPE et s’envolent pour Kiev. Vous avez vécu l’incroyable : un raz-de-marée au télévote les portent jusqu’à la troisième place de la finale. Simplement le record absolu de la Moldavie au Concours. SunStroke Project signe LE retour gagnant de l’année.

Verdict : Cette troisième place en 2017 m’étonnera pour longtemps encore. Mais tant mieux pour eux et pour la Moldavie. 2017 aura été l’année de la revanche pour les pays oubliés du Concours. Ceci dit, c’est Hey Mamma que je retiendrai ici. Run Away m’a toujours semblé cacophonique et la prestation en direct m’a effarouché les oreilles. Un point de plus pour 2017 !

Conclusion : le duel estival des revenants se conclue sur mes tablettes, par une victoire de 2017. Le présent l’emporte sur le passé et je m’en réjouis. Que cela serve de leçon à Omar et Valentina : « Ne reviens à l’Eurovision qu’avec une meilleure chanson ! ». Là-dessus, qui des candidats de cette année aimeriez-vous voir revenir à l’avenir ? En ce qui me concerne, un nom me saute à l’esprit : Francesco ! Oh oui, ce serait tellement bon… Surtout s’il gagnait… À part lui, je serais fort heureux de revoir aussi Dihaj, Alma et Kristian Kostov. Par contre, si Jacques et Manel pouvaient s’en abstenir, ce serait gentil, merci.

BONUS

Rares sont encore les artistes à passer du Junior au Senior. Nos soeurettes néerlandaises constituent un bel exemple. Elles ont treize et douze ans lorsqu’elles représentent les Pays-Bas au Junior 2007, avec un morceau de leur propre composition : Adem in, adem uit (Inspire, expire). Lisa, Amy et Shelley terminent alors onzièmes.

Après deux albums et trois ans de hiatus, elles se réinventent en O’G3NE et remportent la cinquième saison de The Voice Of Holland. Le succès est immédiat. Deux ans de plus les voient sélectionnées par la télévision publique néerlandaise pour la représenter à Kiev. Les jurés sont conquis et les emmènent jusqu’à la onzième place de la finale. Les spectateurs, quant à eux, sont plus réservés, hormis les Belges.

Difficile de comparer le Junior au Senior. Je ne trancherai donc pas… Sur ce, passez un bon week-end et rendez-vous samedi prochain ! Au menu : des plaisirs coupables, très coupables.

 

(17 commentaires)

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    • Alexandre on 15 juillet 2017 at 09:33
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    Merci Pauly pour ce nouvel article intéressant.

    Pour le verdict saint-marinais, je pense que tu te mélanges les pinceaux entre Maybe et Crisalide. Une te-hon ce retour quand même, Spirit of the Night mérite bien son statut de chanson la plus médiocre de ce cru kievois.

    Ah l’Eesti Laul 2017… Les lecteurs du blog en sont témoins, ce fut pour moi une superbe expérience mais on ne refait pas le passé. Je suis navré mais cette non-qualification est amplement méritée. S’il suffisait de ressasser des saveurs mâchées et remâchées des années 80 avec des « ahahahaha » peu inspirés, portés par des chanteurs incapables de rendre crédibles leurs personnages, cela se saurait et c’est tant mieux. Donc, pour moi, ce sont les Enfants de la Mer et même Soyons Bruyants all the way.

    Pour la Slovénie de 2005, Omar proposait une jolie chanson mais j’avoue être encore marqué par cette choriste un peu flippante avec ses yeux mi-clos (une raison de sa non-qualification ?). Par contre, On My Way est mielleux, daté malgré le revamp et Omar dégage une certaine morgue dans son interprêtation. Alors à partir de là…

    Enfin, encore bravo à la Moldavie pour son podium si inespéré mais justifié. La médaille de bronze la plus surprenante de ces dix dernières années. Mais en même temps, quelle prestation de pro et quelle chanson ! La chanson moldave était la préférée de ma mère (une non-fan) et je me souviens que dans mon bar tallinois, les gens ont vraiment commencé à applaudir à partir de la septième chanson, la moldave. Pour tout dire, j’étais un peu surpris de voir certains eurofans français miser pas mal gros sur leur non-quialification alors qu’ils arrivaient à convaincre dès les pré-parties.

    • marie on 15 juillet 2017 at 10:47
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    Le meilleur retour est sans conteste pour moi celui de sunstroke project.
    Après c’est drôle que les OG3NE aient fini les 2 fois à la onzième place même si ce n’était pas au même concours.
    12 ans après Omar Naber n’a pas changé ce qui n’est pas le cas de Laura. Des fois il y a des coïncidences , quelle était la probabilité qu’Omar et Laura participe une autre fois à l’Eurovision la m^me année ? très faible à mon avis et pourtant c’est arrivé!
    Très bonne idée d’articles Pauly. Merci pour ton implication sans faille!

    • pascal on 15 juillet 2017 at 11:13
    • Répondre

    super article !! c’est vrai qu on assiste à un retour en force des revenants ces dernières années et cela montre que quand on a gouté au concours on ne peut plus s en passer..les seuls à bouder sont en general des décus et assez mauvais perdants (coucou Anggun Amaury Vassili…)

    mais souvent le retour n est pas fameux en terme de resultat…pour un Donny Montell et un Sunstroke Project combien de Greta Salomé et de Dana International..

    sur les revenants de 2017 je vote cette année uniquement pour les « amoureux » de Verone. Pour le reste je suis team Crisalide, Stop et Run away (que j adore et ecoute assez frequemment comme dans un genre voisin le titre georgien des Eldrine)

    Pour ceux que j aimerai voir revenir de 2017 je dirai Francesco Gabbani (mais il y a tellement de bons artistes que l Italie pourrait faire decouvrir à l Europe), Imri Ziv, Nathan Trent et les Fusedmarc (non je plaisante pour les lettons)

    toutes editions confondues je serai ravi de revoir Edurne, Eric Saade et Pastora Soler…tiens ca pourrait etre une idee de sondage ca !

    enfin, Pauly mentionne les trois soeurs neerlandaises des O G3NE. on a appris ces derniers jours le decès de leur maman qui etait la source d inspiration de leur chanson…Mme Vol etait venue leur rendre une visite surprise au concours et au delà de ce qu on pense de la chanson des filles, leur prestation etait emouvante…

  1. Alors dans l’ordre:

    Valentina peut au moins se targuer d’avoir vu la France finir derrière elle en finale lors de l’une de ses participations… Et ça c’est déjà pas mal. 🙂 Un conseil que tout me monde approuvera pour sa 5eme participation: qu’elle et sa délégation se débarrassent au plus vite de Ralph Siegel qui les empêchent de décoller…

    pour les deux Estoniens, je n’aime pas vraiment leurs trois contributions…
    – 1998 pour lui me semble totalement anonyme et vite oubliable… un grand merci aux voisins finlandais et leur 12 au télévote ainsi qu’à deux jurys (8 des Slovaques et 4 des Hongrois), sans quoi il n’aurait fini qu’avec 12 points… et une 20eme place.

    – 2005 pour elle est une chanson affreuse et oui c’est très mal chanté, elles méritaient même pire que cette 20eme place. La encore, merci aux trois voisins, Finlande, Lituanie et Lettonie sans qui elle auraient fini tout en bas de tableau avec 8 points seulement…

    – 2017 à eux deux… déjà la chanson n’est pas géniale pour moi… ils veulent se la jouer duo mais l’alchimie ne prend pas du tout… de plus, elle fait maigre de chez maigre, limite rachitique et parait en souffrance, lui sourit sans fin et ça lui donne un air d’abruti plutôt qu’autre chose…

    Pour la Slovénie, c’est autre chose. J’avais bien aimé sa participation en 2005. Oui il méritait de se qualifier en finale car il valait bien mieux que les chansons moldave, croate, macédonienne et lettone. Un exemple, encore une fois s’il fallait le prouver, de la dérive du 100% télévote où les gens votent pour leurs voisins ou pour des chansons tape-à-l’oeil putassières.
    Pour 2017, c’est plus compliqué… Il a beau s’époumoner, je ne trouve rien de gracieux à cette chanson démodée, qui même lors de sa 1ere participation en 2005, n’aurait pas réussi à se qualifier…

    Quant à la Moldavie, les classements sont mérités. Leur participation de 2010 aurait peut être même dû finir un peu plus haut, aux alentours de la 15eme place. Leur médaille de bronze en 2017 est compréhensible, tant la chanson est rythmée, énergique, mélodieuse, sans esbrouffe… c’est fluide, très bien !

    • Francis on 15 juillet 2017 at 13:38
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    Bravo Pauly pour cet article… et encore une fois, je partage une grande partie de tes jugements.

    Alors, reprenons dans l’ordre:

    Valentina Monetta aurait en effet dû se qualifier en 2013. Comme je l’ai déjà écrit ici, je la mettais même gagnante de mon classement à l’époque. Pour 2012, 2014 et 2017, j’ai un peu honte de l’avouer mais je l’aurais qualifiée aussi :/ A chaque fois, je trouve bien pire en demi-finale et je ne peux refuser la finale à des interprètes de son niveau.

    Koit Toome a à mon avis été surnoté en 1998 (étant bien plus âgé que toi, Pauly, j’étais déjà scotché devant mon écran depuis des années quand le jeune Estonien a concouru pour la première fois :P) et le groupe de Laura en 2005 n’a pas volé son classement très mauvais, la chanson étant effectivement une torture pour mes oreilles. En revanche, même si Verona est assez kitch et datée, comme toi, je me suis laissé prendre au rythme et à l’univers de cette chanson. Personnellement, j’y vois une bonne dose de second degré, un peu comme Euro-Vision de la Belgique en 1980 ou Play-back du Portugal en 1981, d’où les regards enamourés de Koit à la caméra 🙂

    Omar Naber, quant à lui, méritait sa qualification en 2005. Comme toi, je déteste toujours Boonika bate doba et The War is not over. In my dreams me rappelle mes jeunes années et la vague du glam-rock. Par contre, sa chanson de cette année, malgré une interprétation de grande qualité, ne devait pas aller en finale. Mais de là à terminer avant-dernière, quand même pas 🙁

    Là où je diffère de toi, c’est que j’ai beaucoup aimé Run away en 2010, que j’aurais placé bien plus haut, aux portes de mon Top 10. Pour ce qui est de Hey Mamma, malgré la sympathie que j’éprouve pour le groupe, je dois dire que je ne comprends pas son classement…

    Les artistes ayant concouru depuis 2010 et que j’aimerais revoir au concours sont: Harel Skaat, Maja Keuc, Pasha Parfeny, Koza Mostra, Valentina Monetta, Vaclav Noid Barta, Sanja Vucic et Lindita. De vrais chanteurs, quoi.

    • Mimi2 on 15 juillet 2017 at 20:48
    • Répondre

    Je commence par la photo de ces livres, je l’aime beaucoup et désormais elle signifie à notre cerveau que tu as fouiné sur les étagères pour revenir en arrière, plein de poussière, parce qu’on aime tous ça et même parfois y’a des chansons que l’on a détesté sur le moment et le temps fait que l’on revient à de meilleurs sentiments 🙂

    Je l’aime bien Valentina, ça a l’air d’être une chic fille, je sais bien que ça pourra paraître bizarre mais j’ai bien aimé « The social network song ». Je me suis régalée de tant de merdes dans les années 80 que je ne connais pas le plaisir coupable, il est toujours assumé 😉 Si elle doit tenter à nouveau sa chance j’espère qu’elle aura enfin une chanson à la hauteur de son talent parce qu’elle n’en manque pas.

    « Stop » fait partie de mes chansons préférées de l’Eurovision, cette mélodie orientale associée à des guitares rock, c’est une merveille à mes oreilles. Omar, l’humain, j’sais pas. J’ai su apprécier « On my way » parce le gars sait très bien chanter mais « Stop » est bien meilleur à mes oreilles.

    J’espère que Francesco reviendra. J’suis heureuse de la victoire portugaise mais c’est quand même les boules cette défaite italienne. On peut ne pas avoir aimé Francesco Gabbani, lui avoir trouvé une voix nasillarde et j’en passe…. Moi j’dis que le monsieur est talentueux et je suis absolument certaine de ce que j’affirme. J’ai écouté un tas de chansons de son répertoire, c’est un fabuleux mélodiste alors je pense qu’il peut avoir THE chanson pour remporter l’Eurovision. Bien sûr s’il n’a pas envie de réitérer ce sera son choix mais moi j’ai une frustration, je pense qu’il était à deux doigts, je pense qu’il est capable d’une victoire… à lui de voir mais j’ai envie de le voir gagnant, de voir son bonheur de faire gagner l’Italie, j’espère voir ça un jour, non très vite 😉

    Sur ce je m’en vais écouter Etienne, parce que si on me parle de duels au soleil, c’est la chanson de Daho qui tout d’ suite me vient en tête, c’est cet album que j’écoutais dans le bus quand j’allais au lycée, il me transportait… non j’parle pas du bus, je parle de l’album… un bijou !

    https://youtu.be/ChqDAqkf_JM

  2. Hello Mimi, content de te retrouver, tu étais en vacances ? tu vas bien j’espère …

      • Mimi2 on 15 juillet 2017 at 21:25
      • Répondre

      9 mois, presque 10 de vacances « forcées »… une mauvaise passe niveau santé et grosse angoisse ces derniers jours mais les examens révèlent plus de peur que de mal 😉 Le corps va mieux, le moral suit 😉

      1. Ok je t’avoue que j’étais un brin inquiet, je me disais bien que ce n’était habituel que tu t’absentes de ce blog si longtemps. Je vois que ce n’est pas notre année, je vis quelque chose de différent mais qui a été aussi très angoissant, car très violent, là, tout va mieux même si je ne suis pas encore arrivé au bout. L’essentiel c’est de regarder en avant quoi qu’il arrive mais avec toujours de l’espoir, La vie est une mouvance perpétuelle et ce n’est pas toujours comme un long fleuve tranquille, il faut passer les étapes, les épreuves mais cela demande beaucoup de bravoure et de solidité physique et morale.

        J’aimerais bien pouvoir t’écrire Mimi, je ne vais pas te demander ton adresse mail ici mais je connais un autre moyen. Mais pour cela il faut que tu sois d’accord.

        Tout cela peut te sembler virtuel mais non, tu as bien un être humain en face de toi, qui t’écris et qui t’apprécie beaucoup. Et si je peux contribuer à quoi que ce soit, je suis là. Je crois que pour cela il faut se sentir en confiance mais je pense que de pouvoir exprimer ce que l’on ressent et ce que l’on vit à quelqu’un de neutre et sans jugement, peut parfois être un très bon moyen de se libérer .

        Cordialement, et prends soin de toi , je t’ai à l’oreil !

        Vendoui, on se croirait au confésionnal de chez Menie Grégoire qui avait sa ligne téléphonique la nuit sur RTL je crois ou France Inter, je ne sais plus mais c’est vieux tout ça Désolé, je ne veux en aucun cas être intrusif ou indiscret, mais je te dis tout cela vraiment amicalement.

          • Mimi2 on 16 juillet 2017 at 11:17
          • Répondre

          Pas d’ soucis Nico, tu peux 😉

            • Nico on 16 juillet 2017 at 11:28

            Merci Mimi, je vais faire le nécessaire ! En attendant je t’envoie plein d’énergie et de pensées positives !

  3. Mais je ne suis pas venu sur ce topic pour faire juste un petit coucou à Mimi, je veux aussi donner mon avis.sur ce sujet.

    Personnellement, je ne trouve pas que le fait de revenir à l’Eurovision pour un artiste est un obstacle, tout va dépendre de sa motivation, si ce n’est que pour meubler l’année en cours, je trouve que cela ne sert à rien mais si c’est pour faire mieux ou prendre une revanche avec un esprit de gagnant, je veux bien.

    On le sait les retours ne sont pas souvent gagnants mais quand même, il y a des artistes qui n’étaient peut être pas prêts la première fois ou alors ils n’avaient pas la bonne chanson, alors oui, il faut revenir dans ce cas. C’est sûr que quelqu’un qui se plante en demi-finale aura plus de mal à s’imposer pour envisager un comeback.

    C’est pourquoi je me dis que j’aimerais revoir Loic Nottet par exemple. ou pourquoi pas Tom Dice pour nos amis belges, pour la France, honnêtement, je ne souhaite pas de retour d’artistes ayant déjà participé, je préfère voir de nouveaux talents. Mais il y a des tas d’artistes que j’aimerais revoir, Ruth Lorenzo pour l’Espagne, Il Volo pour l’Italile avec cette fois une victoire ! Maria Keuc pour la Slovénie, Sinplus et Sebalter et bien sûr Anna Rossinelli pour la Suisse.

    Je pourrai continuer ainsi avec d’autres pays car par définition n’importe quel autre artiste d’un pays a le droit de renouveler cette expérience.

    Valentina, je pense que c’est bon cette fois, je dénigre pas ses qualités vocales et artistiques mais si c’est pour nous redonner du Siegel Non Merci, ou alors qu’elle propose sa candidature pour défendre un autres pays, si elle y arrive ? mais alors effectivement avec une chanson béton d’un autre compositeur et de préférence en italien. Là j’estime que ce n’est plus vraiment crédible, pour moi, c’est de l’acharnement si elle revient chanter pour Saint-Marin au Portugal.

    Mais cet article est très intéressant et ouvre le débat qui selon moi conclut que l’on ne peut pas dire si c’est bien ou si c’est mal de tenter à nouveau sa chance, tout va dépendre du contexte et surtout du projet et de l’envie de l’artiste.

    • Salvy Jamaladinova on 15 juillet 2017 at 22:27
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    Pour ma part je n’aime pas les retours, qui ressemblent souvent à l’énergie du désespoir pour des artistes en déroute. Même si c’est un peu moins vrai pour les plus petits pays. Je suis assez d’accord avec les commentaires de Pauly, sauf pour 2 artistes : j’adore « Run away » des Sunstroke Project, que je préfère nettement à « Hey Mamma » (que j’aime bien toutefois aussi mais plus pour le côté fun que pour la mélodie) ; j’aime beaucoup « Mere lapsed » de Koit (sic), je trouve la mélodie très belle, notamment l’instrumental au milieu de la chanson, alors que « Verona » ne m’inspire pas d’émotion particulière.

      • Francis on 16 juillet 2017 at 12:08
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      Il y a quand même eu des retours payants, voire gagnants comme Gigliola Cinquetti en 1974, Dima Bilan en 2008, Udo Jürgens en 1966 ou Helena Paparizou en 2005 entre autres.

        • Alexandre on 16 juillet 2017 at 14:13
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        Et Carola en 1991, au grand dam de notre pauvre France.

      • Denez on 17 juillet 2017 at 02:41
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      Aaaaaaah !!! Enfin quelqu’un qui est d’accord avec moi pour « Mere lapsed » ! En 1998, il était mon deuxième préféré derrière Edsilia. J’aimais beaucoup la mélodie, la simplicité de la chanson… et les petits sourires timides de Koit Concernant l’instrumental au piano, je crois me souvenir que Chris et Laura Mayne, qui assuraient les commentaires, l’avaient comparé à Bruce Hornsby, dont j’étais fan dans les années 80 (« The way it is », notamment : https://www.youtube.com/watch?v=cOeKidp-iWo). Concernant les retours d’anciens participants, je n’ai pas d’avis tranché. Je pense que certains ont plus à y perdre, notamment ceux qui par le passé ont brillé au concours. Ceci dit, il y en a pour qui ça fonctionne, le plus célèbre étant Johnny Logan. Par contre, dans le cas de Valentina Monetta, ça devient de l’acharnement. Je comprends que Saint-Marin ne dispose pas d’un réservoir d’artistes important, mais dans ce cas, pourquoi vouloir concourir nécessairement avec une chanson de Ralph Siegel ? Valentina est une bonne chanteuse de jazz, je pense qu’elle aurait tout à gagner à se présenter avec une chanson de ce style. La probité artistique a payé cette année pour le Portugal… so, why not ?

        • Francis on 17 juillet 2017 at 09:21
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        Le jazz à l’Eurovision n’a aucune chance d’être sélectionné malheureusement. La République Tchèque en est la preuve éclatante cette année 🙁

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