Hello, chers amis de l’EAQ ! ! !

            Après une édition 1961 où le vainqueur officiel a fait la quasi unanimité des votants parmi les lecteurs de l’EAQ, intéressons-nous à celle qui fut organisée l’année suivante. Serez-vous tout aussi enthousiastes à propos du titre que vous placerez sur la plus haute marche du podium ? Réponse dans une semaine, et en attendant en route pour le…

7ème CONCOURS EUROVISION DE LA CHANSON

diffusé le dimanche 18 mars 1962

en direct de la Villa Louvigny de Luxembourg (Grand-Duché de Luxembourg)

présenté par Mireille Delannoy

L’organisation du Concours

Le Luxembourg ayant signé une première victoire à Cannes en 1961 avec Jean-Claude Pascal, c’est le Grand-Duché qui a l’honneur d’organiser le Concours l’année suivante. C’est donc dans sa capitale, Luxembourg, que la grande finale a lieu, à la Villa Louvigny où se trouvent les locaux de la Compagnie Luxembourgeoise de Télédiffusion, l’ancêtre de la chaîne RTL. Les environs sont très agréables puisque les studios se situent dans la Ville Haute, dans le Parc Municipal en plein centre-ville. Pour la dernière fois de l’histoire du Concours, le retransmission n’a pas lieu un samedi soir, mais le dimanche.

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La Villa Louvigny, à Luxembourg

Aucune nouvelle nation ne faisant son entrée lors de cette édition, c’est donc le même effectif que l’année précédente qui concourt – 16 pays. Plusieurs artistes font leur retour : Fud Leclerc, qui représente pour la 4° fois consécutive la chaîne francophone belge ; Camillo Felgen et François Deguelt, qui tentent deux ans après leur première participation de remporter le Concours pour le Luxembourg et Monaco, respectivement ; et Jean Philippe qui, après avoir décroché un podium pour la France en 1959, essaie de renouveler l’exploit pour la Suisse.

La 7° édition du Concours est restée dans les mémoires, entre autres, à cause des problèmes techniques qui sont advenus durant la diffusion. En effet, une légère coupure de courant intervient alors que le duo néerlandais est en pleine interprétation de sa chanson – ce qui n’empêche pas les deux chanteurs de poursuivre comme si de rien n’était – puis, une deuxième coupure, plus longue, a lieu après la prestation d’Isabelle Aubret. 1962 est aussi inscrit dans les annales car c’est la première fois qu’un pays (en fait, quatre) ne reçoit aucun point, en dépit (ou plutôt à cause) d’un changement dans le système de vote. Ce sera d’ailleurs le cas tous les ans jusqu’à 1967 inclus.

La présentation et l’orchestre

Pour présenter le Concours, la CLT fait appel à une de ses deux jeunes speakerines, Mireille Delannoy, qui y a fait ses débuts en 1955. Elle quittera Télé-Luxembourg deux ans après le Concours, pour poursuivre sa carrière sur Télé Monte-Carlo.

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Mireille Delannoy

L’orchestre, quant à lui, est dirigé par Jean Roderès (1923-1993), qui avait composé So laang we’s du do bast pour Camillo Felgen deux ans plus tôt. Pierre Tchernia, pour sa part, assure toujours les commentaires pour la France et Monaco depuis sa cabine.

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Jean Roderès

Les chansons candidates

            Dès que l’orchestre a fini d’interpréter Nous les amoureux, Mireille Delannoy arrive sur scène et salue chaque pays dans sa langue. Mais contrairement à Jacqueline Joubert en 1961, elle ne présente ni les artistes ni les chansons. Par conséquent, c’est Pierre Tchernia qui s’y attelle.

1. FINLANDE : Tipi-tii par Marion Rung (née en 1945)

        Paroles et Musique : Kari Tuomisaari & Jaakko Salo                         Chef d’orchestre : George de Godzinsky

            Sélection : 1° place à Euroviisut le jeudi 15 février 1962 à Helsinki

            Alors que Laila Kinnunen (représentante finlandaise en 1961) ne passe pas le cap de la demi-finale, la toute jeune Marion Rung – qui n’est âgée que de 16 ans – remporte largement sa sélection nationale et est préférée à un autre artiste, qui a lui aussi interprété Tipi-tii. Le premier titre de la soirée – tout aussi onomatopéique que le Voi-Voi norvégien de 1960 – contient aussi quelques ‘’la la la’’, un des grands classiques du Concours.

2. BELGIQUE : Ton nom par Fud Leclerc (1924-2010) [Étoile au Firmament # 89]

        Paroles : Tony (pas Henri) Golan        Musique : Éric Channe                        Chef d’orchestre : Henri Segers

Sélection : 1° place à la finale belge le vendredi 19 janvier 1962 à Uccle

Pour sa 4° tentative, Fud Leclerc est opposé à son propre compositeur, Éric Channe, qui interprète un autre titre. C’est toutefois lui qu’un jury d’experts choisit à nouveau pour représenter le Plat Pays. Mais l’opiniâtreté n’est pas toujours récompensée…

3. ESPAGNE : Llámame par Víctor Balaguer (1921-1984) [Étoile au Firmament # 9]

        Paroles : Miguel Portoles                    Musique : Mario Selles           Chef d’orchestre : Jean Roderès                   Sélection : 1° place à la sélection espagnole le mardi 6 février 1962

            Avec les deux chansons qu’il présente, Víctor Balaguer se classe 1° et 3° de sa sélection nationale. Il dame donc le pion à José Guardiola et Raphael, deux futurs représentants espagnols au Concours.

4. AUTRICHE : Nur in der Wiener Luft  par Eleonore Schwarz (née en 1936)

        Paroles et Musique : Bruno Uher       Chef d’orchestre : Bruno Uher          Sélection : interne

            Après Mathé Altéry en 1956 et Patricia Bredin en 1957, c’est la 3° fois qu’un pays tente de remporter le Concours avec une chanson lyrique. Comme pour ses deux prédécesseures, Eleonore Schwarz (rien à voir avec le candidat allemand de Lugano) repart les mains (totalement) vides.

5. DANEMARK : Vuggevise par Ellen Winther (1933-2011)

        Paroles : Sejr Volmer-Sørensen          Musique : Kjeld Bonfils          Chef d’orchestre : Kai Mortensen

            Sélection : 1° place au Dansk Melodi Grand-Prix le dimanche 11 février 1962 à Copenhague

            La jolie berceuse Vuggevise remporte la sélection danoise avec quatre fois plus de votes que la chanson arrivée deuxième, interprétée par Dario Campeotto (représentant danois l’année précédente). Birthe Wilke, candidate pour son pays en 1957 et 1959, complète le podium. Comme c’est souvent le cas à l’époque, chaque titre proposé est interprété par deux artistes, et Ellen Winther est à cette occasion préférée à Gitte Hænning, qui devra patienter 11 ans pour fouler la scène de l’Eurovision – et pour un autre pays en plus, l’Allemagne !

6. SUÈDE : Sol och vår par Inger Berggren (1934-2019)

        Paroles et Musique : Åke Gerhard & Ulf Kjellqvist                           Chef d’orchestre : Ego Kjermann

            Sélection : 1° place à Eurovisionsschlagern Svensk Final le mardi 13 février 1962 à Stockholm

            La victoire de Sol och vår à la sélection suédoise était hautement prévisible, puisque son auteur – compositeur avait déjà écrit trois des quatre contributions du pays au Concours. De plus, la fraîcheur et la bonne humeur d’Inger reflétaient parfaitement la légèreté de la chanson. On comprend donc mieux pourquoi le public a souhaité lui donner sa chance plutôt qu’à Monica Zetterlund ou Östen Warnerbring, futurs candidats suédois en 1963 et 1967.

7. ALLEMAGNE : Zwei kleine Italiener par Conny Froböss (née en 1943)

        Paroles : Georg Buschor                     Musique : Christian Bruhn      Chef d’orchestre : Rolf-Hans Müller

            Sélection : 1° place à Deutsche Schlagerfestspiele le samedi 17 février 1962 à Baden-Baden

             Après quatre demi-finales où chaque artiste interprète deux titres, la jeune Conny Froböss (appelée à un grand avenir à la télévision et au théâtre en Allemagne) remporte la finale d’un tout petit point. Siw Malmkvist, Margot Eskens, Wyn Hoop, Carmela Corren et Jimmy Makulis – tous anciens ou futurs candidats à la victoire au Concours – n’ont que leurs yeux pour pleurer. La chanson, malgré sa défaite à Luxembourg, sera un grand succès international et sera traduite dans plusieurs langues, dont le français – dans une version que votre serviteur interprète avec son groupe vocal dans de nombreux concerts en Lorraine et en Allemagne (ah, on ne peut pas faire sa pub ici ? Entschuldigung !).

8. PAYS-BAS : Katinka par De Spelbrekers [Huug Kok (1918-2011) & Theo Rekkers (1924-2012)]

        Paroles : Henny Hamhuis & Lodewijk Post                  Musique : Joop Stokkermans                        

Chef d’orchestre : Dolf van der Linden

Sélection : 1° place au Nationaal Songfestival le mardi 27 février 1962 à Bussum (présenté par Hannie Lips)

            Le 2° duo masculin du Concours – après The Allisons en 1961 – remporte sa sélection nationale assez facilement, empêchant ainsi Conny Van den Bos de participer à la grande fête européenne. Ce n’est que partie remise pour elle, qui réparera cette erreur trois ans plus tard.

9. FRANCE : Un premier amour par Isabelle Aubret (née en 1938)

        Paroles : Roland Valade          Musique : Claude – Henri Vic              Chef d’orchestre : Franck Pourcel

            Sélection : interne

            La jolie Isabelle est sélectionnée par un jury d’experts parmi 30 propositions, dont trois interprétées par Jean-Claude Pascal (vainqueur sortant), Alain Barrière (qui représentera la France l’année suivante) et Serge Gainsbourg (dont on connaît l’avenir brillant au Concours).

10. NORVÈGE : Kom sol, kom regn par Inger Jacobsen (1923-1996) [Étoile au Firmament # 35]

        Paroles : Ivar Andersen          Musique : Kjell Karlsen                       Chef d’orchestre : Øivind Bergh

            Sélection : 1° place au Melodi Grand-Prix le dimanche 18 février 1962 à Oslo

            À l’instar des autres sélections scandinaves où chaque titre candidat est interprété par deux artistes, le Melodi Grand-Prix couronne la chanson arrivée en tête (mais de deux points seulement) et la première des deux chanteuses à s’être produite sur scène. Parmi les autres postulantes, on remarque Anita Thallaug, qui représentera son pays l’année suivante.

11. SUISSE : Le retour par Jean Philippe (né en 1931)

        Paroles : Émile Gardaz           Musique : Géo Voumard                      Chef d’orchestre : Cédric Dumont

            Sélection : pas de renseignement

            Aucun renseignement n’a subsisté au sujet de la sélection suisse pour 1962. Ce qui est clair, en revanche, c’est la volonté affichée du pays de gagner le Concours avec Le retour (titre très bien trouvé). En effet, l’interprète est arrivé 3° pour la France en 1959 et le duo Gardaz – Voumard a déjà écrit les trois titres concourant pour la Suisse en 1956, 1957 et 1961 (soit une victoire et un podium). Mais parfois, même les plus belles mécaniques s’enrayent…

12. YOUGOSLAVIE : Ne pali svetla u sumrak par Lola Novaković (1935-2016)

        Paroles : Dragutin Britvić                   Musique : Jože Privšek           Chef d’orchestre : Jože Privšek

            Sélection : 1° place au Pjesma Eurovizije le mardi 23 janvier 1962 à Zagreb

            Parmi les autres candidats qui se présentent à la sélection yougoslave, on remarque Ljiljana Petrović (première participante pour le pays) et Vice Vukov (qui foulera la scène du Concours en 1963 et 1965).

13. ROYAUME-UNI : Ring-a-ding girl par Ronnie Carroll (1934-2015)

        Paroles : Stan Butcher           Musique : Syd Cordell                                    Chef d’orchestre : Wally Stott

            Sélection : 1° place à A Song for Europe le dimanche 11 février 1962 à Londres

            Le titre présenté par Ronnie Carroll ne pouvait que remporter sa sélection nationale, puisqu’il était composé par le duo à l’origine de Sing little birdie – qui avait décroché le premier podium britannique trois ans plus tôt. Et en effet, ça ne fait pas un pli à Londres : il reçoit plus du double de points de la chanson arrivée deuxième.

14. LUXEMBOURG : Petit bonhomme par Camillo Felgen (1920-2005) [Étoile au Firmament # 68]

        Paroles : Maurice Vidalin        Musique : Jacques Datin                    Chef d’orchestre : Jean Roderès

            Sélection : interne

            Là aussi, le Luxembourg affiche ses ambitions : Camillo Felgen, bien décidé à effacer l’affront du Concours 1960 où il est arrivé dernier, revient avec une chanson écrite et composée par Maurice Vidalin et Jacques Datin, les auteur et compositeur de Nous, les amoureux. De plus, le pays récupère le même ordre de passage qu’en 1961… Tout semble donc sourire au pays organisateur.

15. ITALIE : Addio, addio par Claudio Villa (1926-1987) [Étoile au Firmament # 12]

        Paroles : Franco Migliacci      Musique : Domenico Modugno             Chef d’orchestre : Cinico Angelini

            Sélection : 1° place au Festival de la Chanson Italienne de San Remo le dimanche 18 février 1962

            Bien que son compositeur ait déjà représenté son pays à deux reprises (en 1958 et 1959), l’Italie préfère envoyer Claudio Villa défendre les couleurs nationales à Luxembourg avec le titre vainqueur du célèbre festival transalpin. Tonina Torrielli, Nunzio Gallo et Betty Curtis (anciens candidats au Concours) et Emilio Pericoli (représentant italien l’année suivante) en sont donc pour leurs frais.

16. MONACO : Dis rien par François Deguelt (1932-2014)

        Paroles : René Rouzaud           Musique : Henri Salvador                   Chef d’orchestre : Raymond Lefèvre

            Sélection : interne

            Enfin, dernier candidat à se présenter : François Deguelt, immense favori après sa 3° place décrochée en 1960. La voix fantastique du chanteur, associée à la magnifique musique composée par Henri Salvador (déjà très célèbre à l’époque pour sa collaboration avec l’écrivain – musicien Boris Vian), promet un triomphe sans égal. Mais… rien n’est jamais acquis à l’Eurovision. À l’époque, en tout cas.

L’entracte

            Les seize chansons candidates ayant été interprétées, Mireille Delannoy fait son retour et annonce que les jurys nationaux ont cinq minutes pour mettre au point leurs votes. En attendant, le public patiente en assistant à un numéro comique mis en place par le grand clown Achille Zavatta (1915-1993), qui se fait passer pour un 17° candidat à la victoire finale. Peut-être le plus talentueux de tous, disent les mauvaises langues à l’époque.

Le vote et les résultats

            Chaque pays participant dispose d’un jury constitué de dix membres, qui assistent à l’émission depuis leur patrie. Contrairement aux années précédentes, chacun des jurés peut maintenant voter pour les trois chansons qu’il préfère, à l’exclusion de son propre pays bien sûr. Mission est donnée au président de chaque jury de comptabiliser les votes, puis d’attribuer 3, 2 et 1 points aux trois chansons les plus récompensées. C’est donc un total de 96 points qui est à distribuer. Chaque porte-parole est ensuite appelé au téléphone dans l’ordre inverse de la présentation des chansons, la grande majorité d’entre eux s’exprimant en français. Petite remarque : Mireille Delannoy appelle Stockholm en Suède avant d’appeler Stockholm au Danemark ! ! ! Ah, le stress…

  P L A C E S C O R E   M O N   I T A   L U X     U K   Y O U     S U I   N O R     F R A     N E D   A L L   S U È     D A N     A U T     E S P     B E L   F I N  
FIN 7 4       3     1                  
BEL 13 0                                
ESP 13 0                                
AUT 13 0                                
DAN 10 2   1                 1          
SUÈ 7 4                 1     3        
ALL 6 9 2     2         2     1       2
NED 13 0                                
FRA 1 26 1 2 1 1 3 3 3     3 3   2 2 2  
NOR 10 2               2                
SUI 10 2                   2            
YOU 4 10   3           3     2       1 1
UK 4 10         2 2           2   1   3
LUX 3 11 3         1             1 3 3  
ITA 9 3     2   1                      
MON 2 13     3       2 1 3 1     3      

La victoire revient donc à la France, qui engrange deux fois plus de points que son dauphin, Monaco. Le podium est complété par le Luxembourg, soit trois chansons en français aux trois premières places. Il faudra attendre 1986 pour retrouver ce cas de figure une deuxième, et dernière, fois. La langue de Molière est donc au zénith, puisque cinq chansons – dont trois consécutives – ont remporté le trophée en sept éditions ! ! ! Cela va inévitablement faire naître des frustrations et des colères chez les autres pays participants, et les années à venir vont montrer à quel point certains vont se liguer pour empêcher la razzia francophone de perdurer. Pour le moment, toutefois, le cœur est aux réjouissances et Jean-Claude Pascal vient remettre leurs médailles aux auteur et compositeur, et à la gagnante, qui réinterprète son titre vainqueur avec beaucoup d’émotion.

De son côté, l’Espagne se classe dernière à égalité avec la Belgique et les Pays-Bas (qui échouent pour la deuxième fois à ce rang), et surtout avec l’Autriche,  qui décroche la lanterne rouge au Concours pour la 3° fois en 6 participations ! 

Mon Top 10

  1. ALLEMAGNE  : Zwei kleine Italiener par Conny Froböss
  2. FRANCE : Un premier amour par Isabelle Aubret
  3. MONACO : Dis rien  par François Deguelt
  4. ROYAUME-UNI : Ring-a-ding girl par Ronnie Carroll
  5. ESPAGNE : Llámame par Víctor Balaguer
  6. FINLANDE : Tipi-tii par Marion Rung
  7. LUXEMBOURG : Petit bonhomme par Camillo Felgen
  8. SUISSE : Le retour par Jean Philippe
  9. SUÈDE : Sol och vår par Inger Berggren
  10. DANEMARK : Vuggevise par Ellen Winther

Lanterne rouge : NORVÈGE :Kom sol, kom regn par Inger Jacobsen

            Voilà pour mon Top 10 personnel… et pour mon bon dernier 😛 J’attends vos classements avec impatience dans les commentaires ci-dessous (date limite : samedi 17 août à 23h59). Merci d’avance pour votre fidélité et votre contribution !

RÉSULTATS DES VOTES : Nous avons été à nouveau 19 à voter pour cette rétrospective, donc plus que les trois dernières fois 🙂 Et même si nous avons couronné largement un pays, force est de constater que la première place a été très disputée puisque 10 des 16 pays concurrents ont obtenu au moins une fois la note maximale! ! !

16. Belgique : Ton nom par Fud Leclerc : 19 points de 6 votants (maximum 7 points) – 3 places par rapport à Luxembourg mais quand même dernier (c’est la 2° fois que vous classez le pauvre crooner belge dernier)

15. Norvège : Kom sol, kom regn par Inger Jacobsen : 22 points de 5 votants (maximum 8 points) – 5 places

14. Autriche : Nur in der Wiener Luft par Eleonore Schwarz : 24 points de 4 votants (maximum 12 points de Florian) – 1 place mais pas dernière

13. Yougoslavie : Ne pali svetla u sumrak par Lola Novaković : 29 points de 6 votants (maximum 10 points) – 9 places ! ! !

12. Suisse : Le retour par Jean Philippe : 48 points de 10 votants (maximum 10 points) – 2 places

11. Italie : Addio, addio par Claudio Villa : 48 points de 12 votants (maximum 7 points) – 2 places

10. Danemark : Vuggevise par Ellen Winther : 52 points de 12 votants (maximum 12 points de Sakis) score identique

9. Luxembourg : Petit bonhomme par Camillo Felgen : 54 points de 11 votants (maximum 10 points) – 6 places

8. Pays-Bas : Katinka par De Spelbrekers : 61 points de 11 votants (maximum 12 points d’Augures) + 5 places

7. Espagne : Llámame par Víctor Balaguer : 65 points de 13 votants (maximum 12 points de Denez) + 6 places

6. Finlande : Tipi-tii par Marion Rung : 76 points de 15 votants (maximum 12 points de Gaël) + 1 place

5. Suède : Sol och vår par Inger Berggren : 98 points de 17 votants (maximum 12 points d’Isa) + 2 places

4. Royaume-Uni : Ring-a-ding girl par Ronnie Carroll : 108 points de 16 votants (maximum 12 points de Jérémie, Pascal et Pauly) score identique

3. Monaco : Dis rien par François Deguelt : 114 points de 17 votants (maximum 12 points de Yom et Yvonne) – 1 place

2. Allemagne : Zwei kleine Italiener par Conny Froböss : 123 points de 16 votants (maximum 12 points de Pauline, Duncky, Zipo et Francis) + 4 places

  1. France : Un premier amour par Isabelle Aubret : 161 points des 19 votants (maximum 12 points de RV, Phileurophage, Garfieldd et Taron) score identique

Après le Luxembourg en 1961, la France est donc le 2° pays que nous déclarons vainqueur pour la 2° fois. C’est la 3° année de suite que l’EAQ se range derrière les jurys de l’époque. Qu’en sera-t-il de l’édition 1963? Une semaine de patience et vous le saurez!!!

Comme vous le voyez, il y a tout de même de grandes disparités avec le classement officiel (très forte chute de la Yougoslavie et du Luxembourg, et jolie progression de l’Espagne et des Pays-Bas, par exemple). Personnellement, je vous remercie d’avoir tout fait pour mettre sur le podium les trois chansons que j’y plaçais, en particulier l’Allemagne 😀 Dernière remarque : 2° podium ici pour François Deguelt et Monaco après 1960. C’est Pascal qui va être content !