Hello, chers amis de l’EAQ ! ! !

            Après les réactions négatives causées par les victoires polémiques de 1968 et 1969, l’édition 1970 du Concours démarre sur des bases très fragiles, et préoccupantes pour l’avenir. Ainsi, le nombre de pays participants est le plus faible depuis 1959 ! ! ! Elle va toutefois être la première à innover du point de vue lumière, scénographie et présentation, et être l’écrin qui va révéler de futures grandes vedettes. Voici donc le…

15ème CONCOURS EUROVISION DE LA CHANSON

diffusé le samedi 21 mars 1970

en direct du Centre des Congrès RAI d’Amsterdam (Pays-Bas)

présenté par Willy Dobbe

L’organisation du Concours

Suite aux victoires de quatre pays l’année précédente, l’Union Européenne de Radiodiffusion se trouve face à un réel problème : qui doit organiser le Concours 1970 ? Le Royaume-Uni et l’Espagne sont rapidement écartés, ayant déjà accueilli la cérémonie en 1968 et 1969. Il semblerait qu’un simple tirage au sort ait décidé de repousser l’offre de la France et de privilégier les Pays-Bas ! C’est donc dans la capitale, à Amsterdam, que les artistes sont invités à se produire – plus précisément au Centre des Congrès RAI, un bâtiment très moderne inauguré en février 1961.

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Le Centre des Congrès RAI, à Amsterdam

La décision de l’UER de remettre la médaille de vainqueur de l’édition 1969 à quatre artistes ayant été diversement appréciée par différents diffuseurs européens, la Norvège, la Suède et la Finlande annoncent leur volonté de se retirer. Les instances internationales tentent de les retenir en amendant l’article qui doit désigner le vainqueur : en cas d’ex-aequo, les chansons arrivées à la première place seront interprétées une seconde fois, et les jurés (autres que ceux des pays soumis à ce deuxième vote) voteront à main levée pour celle qu’ils préfèrent ! Cette modification n’a aucun effet – si ce n’est que l’Autriche annonce qu’elle ne reviendra pas au Concours cette année et que le Portugal déclare forfait (alors qu’il avait déjà choisi l’artiste qui devait le représenter, Sérgio Borges, ainsi que sa chanson, Onde vais rio que eu canto). Conclusion : seuls 12 pays font le voyage pour Amsterdam, soit l’effectif le plus bas depuis 11 ans. Et pas un pays scandinave pour concourir, ce qui n’avait plus été le cas depuis 1956 – et ne le sera plus jamais.

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Sérgio Borges

La présentation et l’orchestre

Alors que l’orchestre est à nouveau dirigé par Dolf van der Linden (qui a déjà officié à cette place en 1958), le soin d’animer la soirée est confié à Willy Dobbe. Née à La Haye en 1944, la jeune diplômée en esthétique n’est à la NOS (!) que depuis trois ans. Mais elle donnera tellement satisfaction aux dirigeants de la chaîne qu’elle sera choisie les deux années suivantes pour présenter la sélection nationale pour le Concours. Passée chez TROS en 1972, elle prendra sa retraite en 1989.

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Willy Dobbe

Les chansons candidates

            Le Te Deum de Marc-Antoine Charpentier terminé, les téléspectateurs découvrent le logo très psychédélique de cette 15ème édition.  Puis, ils peuvent voir un court-métrage (de plus de quatre minutes tout de même) qui montre de manière assez détaillée les différents sites à visiter dans la capitale. Visiblement, on a demandé à Willy Dobbe à l’issue de ce film de faire très court : elle n’a en effet que 24 secondes pour accueillir les téléspectateurs en anglais, français et néerlandais, avant d’ouvrir officiellement la soirée !

Pour la première fois peut-être depuis la création du Concours, le diffuseur a décidé de mettre l’accent sur la notion de spectacle. Roland De Groot, chargé du décor et des lumières, a choisi d’installer sur scène une série de mobiles (demi-cercles et sphères) qui vont être animés et éclairés différemment pour chaque participant. De plus, une sorte de rambarde a été installée afin de permettre à chacun d’entrer et de sortir de scène sans encombre – à l’instar de Tommy Körberg, par exemple, qui avait eu des problèmes avec son fil de micro à Madrid.

Image associée
Roland De Groot

Autre innovation : dans une courte vidéo, chacun des artistes est filmé dans une ville de son pays (sauf les candidats pour la Suisse, le Luxembourg et Monaco, qui le sont à Paris). C’est la naissance des désormais incontournables cartes postales !

1. PAYS-BAS : Waterman par Patricia (1952-1996) [Étoile au Firmament # 34] & the Hearts of Soul

        Paroles et Musique : Pieter Goemans             Chef d’orchestre : Dolf van der Linden

            Sélection : 1° place au Nationaal Songfestival le mercredi 11 février 1970 à La Haye

            Le groupe des sœurs Maessen remporte d’un petit point la sélection nationale néerlandaise (devant les futures Eurostars Saskia & Serge, Ben Cramer et Sandra Reemer) avec un titre écrit par Pieter Goemans, à l’origine de Wat en dag en 1961 et Een speeldoos en 1963. Comme le règlement n’autorise toujours pas les groupes à participer, Patricia est présentée comme la soliste et ses sœurs comme ses choristes. Malgré un beau succès auprès du public, la chanson à l’ambiance onirique (typique du début des années 70) n’emporte pas vraiment les jurys.

2. SUISSE : Retour par Henri Dès (né en 1940)

        Paroles et Musique : Henri Dès          Chef d’orchestre : Bernard Gérard               Sélection : interne

Avant de se faire connaître pour ses chansons pour enfants, l’auteur – compositeur – interprète a fait ses premiers pas sur la scène internationale grâce à notre Concours favori. Sa chanson (dont le titre rappelle celui de Jean Philippe en 1962) est assez spéciale : un texte pas toujours très compréhensible (même quand on parle français LOL), un refrain pénible avec ses onomatopées, une chorégraphie… disons particulière et une voix bien peu charmante. Contre toute attente, les jurys vont y être sensibles. Un grand mystère pour moi.

3. ITALIE : Occhi di ragazza par Gianni Morandi (né en 1944)

        Paroles : Sergio Bardotti & Gianfranco Baldazzi                                           Musique : Lucio Dalla

            Chef d’orchestre : Mario Capuano                                                                Sélection : interne

            Le plus heureux de tous les candidats de la soirée (en tout cas, le plus souriant !) monte sur scène avec une chanson tout à la fois entraînante et romantique, composée par celui qui allait plus tard écrire le célèbrissime Caruso. Sa prestation, tout aussi agréable à écouter qu’à regarder, ne sera pas récompensée à la hauteur de sa qualité, malheureusement.

4. YOUGOSLAVIE : Pridi, dala ti bom cvet par Eva Sršen (née en 1952)

        Paroles : Dušan Velkaverh                  Musique : Mojmir Sepe                      Chef d’orchestre : Mojmir Sepe

Sélection : 1e place à Pjesma Eurovizije le samedi 14 février 1970 à Belgrade

            Même si l’on prétend qu’ ’’aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années’’, force est de constater que la toute jeune Slovène délivre ce soir-là une prestation très perfectible de son titre, pourtant écrit par le compositeur de Brez besed. Les problèmes de justesse et de rythme s’accumulent et la sanction en fin de soirée sera lourde…

5. BELGIQUE : Viens l’oublier par Jean Vallée (1941-2014)

        Paroles et Musique : Jean Vallée       Chef d’orchestre : Jacques Say      Sélection : interne

            Deuxième auteur – compositeur – interprète de la soirée après Henri Dès, Jean Vallée est choisi en interne par un jury composé de 600 téléspectateurs et des attachés culturels des ambassades représentant les pays candidats à Amsterdam. Malgré ce choix qui s’appuyait en partie sur des votes internationaux, le succès ne sera pas au rendez-vous. Mais l’artiste belge reviendra quelques années plus tard, et convaincra beaucoup plus lors de sa deuxième tentative.

6. FRANCE : Marie-Blanche par Guy Bonnet (né en 1945)

        Paroles : André-Pierre Dousset          Musique : Guy Bonnet             Chef d’orchestre : Franck Pourcel

            Sélection : 1° place à la finale française le samedi 21 février 1970

            Après 4 quarts de finale et deux demi-finales (où sont éliminés Alain Barrière et Noëlle Cordier, candidats pour la France en 1963 et 1967), les finalistes se retrouvent soumis au vote du public dans le cadre de l ‘émission Télé Dimanche. À la surprise générale, la double représentante Isabelle Aubret (première en 1962 et troisième en 1968) est battue, malgré un magnifique duo avec le remarquable Daniel Béretta, par celui qui avait co-écrit pour elle La Source. Ce chef-d’œuvre de romantisme qu’est Marie-Blanche va séduire les jurys, grâce à son texte superbement écrit, à sa magnifique musique et à l’interprétation volontairement complexe du jeune Guy Bonnet (ces noires pointées, suivies de croches qui ralentissent, puis accélèrent le rythme ! ! !).

7. ROYAUME-UNI : Knock, Knock (Who’s there ?) par Mary Hopkin (née en 1950)

        Paroles et Musique : John Carter & Geoff Stephens                        Chef d’orchestre : Johnny Arthey

            Sélection : 1° place à A Song for Europe le samedi 7 mars 1970 à Londres (présenté par Cliff Richard)

             Puisqu’on ne change pas une méthode qui a fait ses preuves, la BBC décide (après Sandie Shaw, Cliff Richard et Lulu) d’envoyer à nouveau au Concours une de ses vedettes les plus célèbres. La jeune Mary Hopkin (présentée à Paul McCartney par le mannequin Twiggy, excusez du peu !) s’est fait connaître deux ans plus tôt en remportant l’émission Opportunity Knocks, ce qui lui a permis d’enregistrer la version anglaise du Temps des fleurs, Those were the Days, qui l’a propulsée en tête des charts. Comme pour ses trois prédécesseurs, la jeune Galloise, bien que peu convaincue par le titre choisi par le public parmi les six interprétés lors de la finale, est la favorite pour la victoire. Suivra-t-elle le chemin glorieux de Lulu et de Sandie Shaw, ou celui, terrible, de Cliff Richard ? La tension est extrême chez le diffuseur britannique.

8. LUXEMBOURG : Je suis tombé du ciel par David Alexandre Winter (né en 1943)

        Paroles : Eddy Marnay           Musique : Yves De Vriendt                  Chef d’orchestre : Raymond Lefèvre

Sélection : interne

            L’animateur de radio néerlandais (dont la fille Ophélie fera une intense quoique brève carrière dans les années 1990) s’était fait connaître l’année précédente avec un énorme tube, Oh Lady Mary. Un temps animateur sur RTL, il se voit confier le soin de représenter le Grand-Duché aux Pays-Bas avec une chanson dont le texte a été écrit par Eddy Marnay – lequel avait signé les paroles de Un jour, un enfant pour Frida Boccara en 1969 avec le succès que l’on sait. Les espoirs sont donc à nouveau très grands, sans compter que la décontraction et le timbre de voix de DAW sont remarquables le grand soir. Mais parfois, même les meilleures mécaniques se grippent, sans que l’on sache vraiment pourquoi… ‘’Nul n’est prophète en son pays’’.

9. ESPAGNE : Gwendolyne par Julio Iglesias (né en 1943)

        Paroles et Musique : Julio Iglesias                                                   Chef d’orchestre : Augusto Algueró

            Sélection : 1e place à la finale espagnole le samedi 14 février 1970 à Barcelone

            Après deux victoires remportées grâce à des chansons très enjouées, l’Espagne fait le pari de confier ses chances à un ancien gardien de but du Real de Madrid alors complètement inconnu hors de ses frontières, avec une chanson beaucoup plus douce et romantique. Le 3° auteur – compositeur – interprète de la soirée avait survolé l’émission de présélection, où il avait engrangé pratiquement trois fois plus de voix que l’artiste arrivé deuxième. Peut-être soumis à une énorme pression par le diffuseur espagnol, la future star mondiale (dans un unique costume bleu électrique) délivre une prestation entachée de plusieurs erreurs, malgré une puissance émotionnelle très prometteuse. Comme quoi, on peut perdre à l’Eurovision et vendre par la suite des millions de disques.

10. MONACO : Marlène par Dominique Dussault (née en 1954)

        Paroles : Henri Djian              Musique : Eddie Barclay & Jimmy Walter      Chef d’orchestre : Jimmy Walter

            Sélection : interne

            La benjamine de la soirée propose sans aucun doute la chanson la plus originale de la compétition : un titre très cabaret (dont le texte a été écrit par Henri Djian, l’auteur des paroles de La Source) en l’honneur de la très grande Marlene Dietrich. Malgré un joli brin de voix et une incarnation parfaite de l’admiratrice vénérant son idole, la toute jeune fille ne fera guère naître l’enthousiasme chez les jurys. Dommage.

11. ALLEMAGNE : Wunder gibt es immer wieder par Katja Ebstein (née en 1945)

        Paroles : Günter Loose            Musique : Christian Bruhn                  Chef d’orchestre : Christian Bruhn

            Sélection : 1e place à Ein Lied für Amsterdam le lundi 16 février 1970 à Francfort-sur-le-Main

            Gagnante de sa sélection – où concouraient également Mary Roos (future représentante de l’Allemagne en 1972 et 1984) et la triple candidate norvégienne Kirsti Sparboe – Katja Ebstein (qu’on reverra elle aussi à deux reprises au Concours) interprète un titre très efficace, caractéristique du début des années 70. Sa tenue est d’ailleurs un modèle de la mode de l’époque. Le compositeur, qui avait déjà écrit la musique de Zwei kleine Italiener en 1962, n’a en tout cas pas exploité le filon qui lui avait pourtant plutôt bien réussi huit ans plus tôt.

12. IRLANDE : All kinds of everything par Dana (née en 1951)

        Paroles et Musique : Derry Lindsay & Jackie Smith                          Chef d’orchestre : Dolf van der Linden

Sélection : 1e place à la finale irlandaise à Dublin

            Un an après Muriel Day (la première Protestante à représenter la République d’Irlande), c’est une jeune Britannique originaire d’Ulster qui va porter les couleurs de l’Île d’Émeraude. Dana choisit d’interpréter l’intégralité de sa chanson assise, ce qu’aucun futur gagnant – excepté Udo Jürgens, installé à son piano – n’a osé faire auparavant. De retour dans son pays, elle sera acclamée si fort à l’aéroport qu’elle sera obligée de chanter All kinds of everything sur les marches mêmes de la passerelle de son avion !

L’entracte

            Pendant que les jurys délibèrent dans chaque pays, public et téléspectateurs peuvent assister à un spectacle donné par une troupe de danseurs d’Amsterdam, sur une chorégraphie imaginée par l’artiste américain d’origine italienne, Don Lurio (1929-2003). Là encore, une énergie et une ambiance extrêmement 70s.

Le vote et les résultats

            Le système de votes adopté en 1967 est inchangé, c’est donc 120 points qui sont à distribuer.

  P L A C E S C O R E   N E D     S U I     I T A   Y O U   B E L     F R A   U K   L U X   E S P   M O N     A L L   I R L
NED 7 7     3 3     1          
SUI 4 8 2         2 1       2 1
ITA 8 5       1         2   2  
YOU 11 4             4          
BEL 8 5           3   1       1
FRA 4 8     1 2           2   3
UK 2 26 3 2 2 4   2   2   4 4 3
LUX 12 0                        
ESP 4 8     3         2   3    
MON 8 5   1     1 2     1      
ALL 3 12   1 1         3 4 1   2
IRL 1 32 5 6     9 1 4 2 3   2  

Aucun suspense lors de la période de vote, l’Irlande mène la danse du premier au dernier jury et remporte une première victoire autour de laquelle elle tournait depuis sa première participation en 1965. Le Royaume-Uni décroche une septième place de dauphin, alors que l’Allemagne (bien qu’ayant obtenu vingt votes de moins que Dana) monte pour la première fois sur le podium. Pour la première et dernière fois de son histoire, le Luxembourg n’obtient pas un seul point. Le dernier nul point (obtenu par la Suisse) remonte à 1967, il faudra attendre huit ans pour que la Norvège réalise la même contre-performance. Nouveau record : la Belgique donne 9 de ses 10 points à l’Irlande ! 

Les votes ayant été validés par le scrutateur Clifford Brown, Dana remonte sur scène, reçoit son prix des mains de Lenny Kuhr et interprète le titre vainqueur une deuxième fois. La commentatrice irlandaise est aux anges, et salue la victoire de sa Dana nationale !

Mon Top 10

  1. IRLANDE : All kinds of everything par Dana
  2. FRANCE : Marie-Blanche par Guy Bonnet
  3. ESPAGNE : Gwendolyne par Julio Iglesias
  4. LUXEMBOURG : Je suis tombé du ciel par David Alexandre Winter
  5. ALLEMAGNE : Wunder gibt es immer wieder par Katja Ebstein
  6. ROYAUME-UNI : Knock, Knock (Who’s there ?) par Mary Hopkin
  7. ITALIE : Occhi di ragazza  par Gianni Morandi
  8. BELGIQUE : Viens l’oublier par Jean Vallée
  9. SUISSE : Retour par Henri Dès
  10. MONACO : Marlène par Dominique Dussault

Lanterne rouge : YOUGOSLAVIE : Pridi, dala ti bom cvet par Eva Sršen

            Voilà pour mon Top 10 personnel. J’attends vos classements avec impatience dans les commentaires ci-dessous (date limite : samedi 2 novembre à 23h59). Merci d’avance pour votre fidélité et votre contribution !

RÉSULTATS DES VOTES : Nouveau record battu!!! Nous avons été 26 à nous prononcer pour cette édition 1970, pourtant jugée globalement faible. Même si le pays vainqueur a été en tête des votes dès le début, la remontée de son dauphin était telle qu’elle aurait pu lui voler sa victoire. Quant à la troisième place, trois pays se sont bagarrés pour l’obtenir et ont terminé dans un mouchoir de poche. Enfin, la dernière place ne s’est jouée qu’à un seul point. Bref, 1970 : un combat de Titans :O

12. Monaco : Marlène par Dominique Dussault : 50 points de 16 votants (maximum 6 points) – 4 places par rapport à Amsterdam

11. Yougoslavie : Pridi, dala ti bom cvet par Eva Sršen : 51 points de 14 votants (maximum 10 points) score identique

10. Pays-Bas : Waterman par Patricia & the Hearts of Soul : 85 points de 17 votants (maximum 12 points de Juju) – 3 places

9. Luxembourg : Je suis tombé du ciel par David Alexandre Winter : 85 points de 21 votants (maximum 12 points d’Yvonne) + 3 places

8. Belgique : Viens l’oublier par Jean Vallée : 99 points de 24 votants (maximum 12 points de Benoît) score identique

7. Suisse : Retour par Henri Dès : 122 points de 20 votants (maximum 12 points de Pauline, Augures et Zipo) – 3 places

6. Allemagne : Wunder gibt es immer wieder par Katja Ebstein : 140 points de 23 votants (maximum 12 points d’Arnaud et Rem) – 3 places

5. France : Marie-Blanche par Guy Bonnet : 153 points de 23 votants (maximum 10 points) – 1 place

4. Espagne : Gwendolyne par Julio Iglesias : 155 points de 25 votants (maximum 12 points de Pascal, Jérémie et Florian) score identique

3. Italie : Occhi di ragazza par Gianni Morandi : 158 points de 25 votants (maximum 12 points de Julien et Duncky) + 5 places!!!!!

2. Royaume-Uni : Knock, Knock (Who’s there?) par Mary Hopkin : 203 points des 26 votants (maximum 12 points de Minsk, Nico, Marie, Denez et Gaël) score identique

  1. Irlande : All kinds of everything par Dana : 207 points des 26 votants (maximum 12 points de Yom, Garfieldd, RV, Lolotte, Taron, Pauly, Phileurophage et Francis) score identique

Pour la 9° fois, nous couronnons donc le vainqueur officiel (sans compter la France en 1969). Manquerions-nous d’originalité, ou les jurys de l’époque étaient-ils de bons juges (sans avoir besoin du télévote)? Je suis en tout cas ravi de voir que vous avez été séduits par notre souriant Italien au point de le placer sur le podium, c’est le plus grand écart avec le classement officiel. Quant à l’Espagne, elle obtient un sixième Top 10 d’affilée, voilà qui impressionne.

Je file de ce pas terminer mon article sur l’édition 1971, que j’espère publier au plus vite. Restez connectés, je ne suis pas loin LOL