Le « Happy Hour » de Sakis – #78

Si vous avez suivi hier soir la première demi-finale de la sélection nationale islandaise, vous n’avez pu les ignorer. Depuis l’annonce de leur sélection, ces trois amis secouent furieusement le cocotier du Söngvakeppnin et de l’Eurovision. Idem sur leurs réseaux sociaux, dont ils sont devenus un sujet de prédilection. Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Pourront-ils représenter l’Islande à l’Eurovision ? Revenons ensemble sur l’oeuvre et le parcours du groupe Hatari.

Basé à Reykjavík et fondé en 2015, Hatari est un trio composé de Klemens Hannigan, Einar Stefánsson et Matthías Tryggvi Haraldsson (ci-dessus, de gauche à droite). Ils se font remarquer pour la première fois en 2016, lors du Iceland Airwaves Festival. Leur esthétique horrifique et agressive marque aussitôt le public et les voilà bientôt devenus des étoiles de la scène underground islandaise.

En 2017, ils sortent un premier EP, porté par deux singles, X et Ódýr.

Leur genre musical navigue entre le punk art-pop et le gothique industriel. Leurs prestations sont souvent extravagantes et porteuses de messages. Leur style est, vous le constatez, unique et mémorable. Leurs tenues, inspirées par le bioshock et le steampunk, évoquent des films d’horreur post-apocalyptiques. L’atmosphère de leurs scènes est rituelle, gothique et non sans évoquer le groupe Rammstein à ses débuts.

Au Söngvakpennin, ils interprétent Hatrið mun sigra (La haine prévaudra).

Voici leur prestation d’hier soir qui leur a permis de se qualifier pour la finale :

Et si vous souhaitez les voir sans leurs masques…

Alors ? Ont-ils leur chance ? Serait-ce une bonne chose qu’ils représentent l’Islande à Tel Aviv ? En ce qui me concerne, j’ai détesté à première écoute… et puis, en réécoutant cette étrange chanson,… j’ai fini par l’aimer vraiment ! Hatrið mun sigra est un morceau singulier, plein de mystères, aux accents cacophoniques et stridents, mais l’on s’y prend et l’on finit par en être hanté.

Du coup, je vous l’avoue : j’aimerais beaucoup les voir à Tel Aviv, histoire de mettre une belle ambiance à l’Eurovision ! Ce serait un choix audacieux et novateur pour l’Islande, un risque à prendre, après toutes ces chansons sans relief et ces éliminations en demi-finale. Allez Hatari !

(avec la collaboration de Pauly)

(10 commentaires)

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    • rem_coconuts on 10 février 2019 at 10:57
    • Répondre

    Ce serait clairement le choix le plus osé que pourrait faire un pays pour l’Eurovision, cela apporterait diversité, nouveauté et audace au concours, peut-être comme jamais, car là on est vraiment dans du hard. Après quatre éliminations en demies justifiées pour certaines, moins pour d’autres (Greta Salome en 2016 avec son superbe Hear Them Calling), et surtout le camouflet de l’année dernière, le volcan islandais doit montrer des signes de réveil eurovisionesque au monde entier et frapper fort, fut-ce pour le meilleur ou pour le pire en termes de résultats! Hatari, ça envoie du lourd, musicalement c’est bon, scéniquement c’est très fort et ça risque de susciter la controverse, qui plus en Israël. Si les islandais les envoient, on parlera d’eux à coup sûr et ils ont besoin de cela après quatre ans de disette. Pour moi, Hatari serait le meilleur choix possible dans cette sélection.

  1. Pour moi ils vont gagner la selection islandaise c’est quasiment acquis.

    Et si ils arrivent jusqu’au concours, je vois l’Islande tutoyer les sommets.
    L’édition 2019 de l’ESC promet de la diversité , elle fera parler les medias à cause de certains profils très atypiques.

  2. Les islandais sont tout à fait capables de faire ce choix.
    Perso, je n’aime pas du tout leur chanson pour l’eurovision. Mais s’ils sont choisis, c’est sûr que ça va détonner à Tel Aviv!

    • MonCoeurFaitBoum on 10 février 2019 at 11:16
    • Répondre

    Je n’aime pas vraiment la chanson car c’est aussi inaudible mais j’aimerais bien les voir à Tel Aviv (et les voir accéder à la finale) pour assurer le show et contribuer à assurer une bonne diversité !

    • Jean Michel on 10 février 2019 at 14:28
    • Répondre

    La question à se poser : elle se situe où la plus grande salle de spectacles à reykavik ? L an prochain je sens qu elle sera occupée par un événement musical en mai 2020 !

    Ça fait du bien à notre concours bien aimé !!

    Plus fort que Lordi ? Je dis oui !! Et comme c’est dit dans les commentaires précédents la période de disette islandaise est injuste…. il faut frapper fort ! Et là on est en plein dedans !!!!

    Bravo aux courageux sélectionneurs islandais de la RUV ! audacieux et me semble t il nécessaire à un concours comme celui-ci !

    • David CAMONDO on 10 février 2019 at 14:30
    • Répondre

    Coucou Sakis,
    ce morceau très particulier reflète à la fois l’énergie des Islandais et leur capacité à proposer la diversité à l’eurovision.
    Je n’aime pas trop la chanson mais en effet le groupe apparaît comme le meilleur espoir du pays après plusieurs années d’échecs.

    • JF PARIS on 10 février 2019 at 16:32
    • Répondre

    Je les vois dejá á Tel Aviv, en finale et…haut.
    J adore le refrain de ce morceau très 80’s , un mélange d Alphaville et de DAF ( enfin presque)…

  3. – Je ne vais pas dire autre chose : je n’aime pas du tout cette chanson, et personnellement je ne voterais pas pour elle, car je fais le rapprochement avec la chanson hongroise de l’an dernier, même si celle-ci est un peu plus structurée que la hongroise, je la déteste.

    – Mais je reconnais qu’elle a ses chances et au moins, à Tel Aviv, ça ne passerait pas inaperçu et c’est sans doute ce qu’il faut à l’Islande pour se relancer. Alors pourquoi pas ? Il y a déjà quelques chansons atypiques de qualifiées donc elle aurait toute sa place au concours.

    • Philipe on 10 février 2019 at 18:55
    • Répondre

    Tout à fait d’accord avec toi Sakis, je vois aussi les débuts de Rammstein dans ce groupe.
    J’adore vraiment ce style de musique qui fait aussi parti de ce que j’écoute entre autres.
    Leur chanson est bien qualibrée et l’esthétique impeccable pour se démarquer au concours.
    L’Islande va oser j’en suis sur et cela va être payant pour eux.
    De plus ils sont une réponse au public islandais qui voulait boycotter cette édition de par leurs propos sur la politique de Neta.

    • Picasso on 11 février 2019 at 19:38
    • Répondre

    Perso ce n’est pas ma tasse de thé mais il faut de tout pour assurer la diversité.

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