Etoiles au Firmament (89) – Fud Leclerc

Hello, chers amis de l’EAQ ! ! !

            Pour la deuxième fois consécutive (et la 8° depuis que cette rubrique a commencé), je vais vous parler d’un artiste qui a représenté la Belgique au Concours Eurovision. Bien qu’il ait participé à quatre reprises – ce qui est en soit un exploit inégalé pour un interprète masculin – très peu d’informations à son sujet sont disponibles sur le net. D’où la brièveté de cet article… et mes espoirs d’obtenir des fidèles d’Étoiles au Firmament des renseignements supplémentaires.

ÉTOILE # 89 : Fud LECLERC (1924-2010)

        Représentant la Belgique aux Concours 1956 à Lugano, 1958 à Hilversum, 1960 à Londres

et 1962 à Luxembourg

        Titres interprétés : Messieurs les noyés de la Seine, Ma petite chatte, Mon amour pour toi

et Ton nom

        Classements : non communiqué, 5° sur 10 – 8 points, 6° sur 13 – 9 points et 13° – 0 point

            Fud Leclerc – de son vrai nom Fernand Urbain Dominic Leclercq – naît en 1924 à Montluçon, en Auvergne, bien qu’il soit de nationalité belge. Très tôt intéressé par la musique, le jeune homme entreprend de devenir pianiste, ce qui lui permet d’accompagner de nombreux artistes, dont la célèbre Juliette Gréco.

Juliette Gréco dans les années 1950

Image associée

            Lorsque le premier Grand Prix de la Chanson Européenne est organisé en Suisse le 24 mai 1956, la chaîne belge francophone RTBF décide, comme le règlement lui en donne le droit, d’envoyer deux artistes à Lugano : Mony Marc et Fud Leclerc. Ce sera la 1° des quatre participations du chanteur belge, record inégalé à ce jour. Les votes et les classements n’ayant jamais été communiqués, nul ne sait si le premier titre belge, Messieurs les noyés de la Seine, a réussi ou pas à convaincre les juges.

            Ce qui est certain, c’est qu’il a rempli son contrat puisqu’on fait à nouveau appel à lui deux ans plus tard. Sa deuxième contribution, Ma petite chatte, décroche la 5° place, avec 8 points – 5 de l’Allemagne, et 1 de la Suède, du Danemark et de la Suisse.

            En 1960, Fud Leclerc participe à deux sélections nationales: celle pour la Belgique, bien sûr, mais aussi celle organisée par la Suisse. Bien qu’il y présente trois chansons (Attrap’ ça, La java sans tralala et Chin chin), il doit s’incliner devant Anita Traversi, notre Étoile # 22. Peu importe, d’ailleurs, puisqu’il a remporté un mois plus tôt son ticket pour Londres avec Mon amour pour toi, qui sera donc son troisième essai consécutif. Le titre termine à nouveau en milieu de tableau (6°) et engrange 9 points – 4 de la Suède, 3 de l’Italie et 1 de l’Allemagne et de l’Autriche.

            La dernière fois que Fud Leclerc foule la scène du Concours est en 1962. Toutefois, Ton nom ne réitère pas l’exploit réalisé lors de la finale nationale, au contraire la chanson ne reçoit aucun point (tout comme les chansons espagnole, autrichienne et néerlandaise) – ce qui est une première pour le Plat Pays, mais pas une dernière malheureusement.

            Malgré quelques autres enregistrements, Fud Leclerc ne parvient pas à devenir la vedette qu’il espérait être, et décide de ne plus se consacrer qu’à l’accompagnement musical, au piano et à l’accordéon. Et comme il doit être difficile de se retrouver derrière d’autres artistes alors qu’on envisageait d’être soi-même chanteur à succès! C’est sûrement la raison pour laquelle Fud abandonne sa carrière musicale et entreprend de découvrir le monde.

De retour en Belgique, il se lance dans un tout autre domaine et devient entrepreneur en bâtiment. On ne le verra plus beaucoup sur scène ou à la télévision, si ce n’est pour quelques émissions spéciales, comme un hommage à Charles Trénet ou une invitation à la sélection belge pour l’Eurovision. Il décède, complètement oublié de tous, le 20 septembre 2010, à Ganshoren près de Bruxelles.

(8 commentaires)

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    • Pascal C. on 10 juillet 2019 at 12:13
    • Répondre

    4 participations ! On va donc réentendre parler de lui dans les semaines qui viennent…

    1. Pas plus tard que dimanche soir 😉

  1. Incontestablement pour moi la meilleure des quatre chansons est Messieurs les noyés de la Seine.
    4 participations: il n’y a que Valentina Monetta qui a participé autant mais une fois en duo alors que Fud Leclerc, ce sont 4 solos.

    1. Parfaitement d’accord avec toi, Marie. Que ce soit musicalement parlant ou du point de vue du texte, Messieurs les noyés de la Seine est bien plus intéressant que les trois autres titres présentés par Fud Leclerc.
      À titre indicatif, Elisabeth Andreasson a représenté trois fois la Norvège et une fois la Suède (dont trois fois en duo) et Peter, Sue & Marc ont été les candidats suisses à quatre reprises, dont une fois accompagnés.

  2. – Je crois que de nos jours, exceptée Valentina Monetta ( mais à St Marin, le choix des artistes est restreint…) , le record de Fud Leclerc n’est pas prêt d’être égalé ! Il faut dire que de nos jours la concurrence est rude dans la chanson et qu’il faut se battre pour être le représentant de son pays. A l’époque, le nombre d’artistes nationaux était plus limité…

    – Quant à l’interprète, je n’en raffole pas : il me laisse plutôt indifférent mais finalement, comme mes prédécesseurs, je déclare que  » Messieurs les noyés  » est la moins mauvaise des quatre…

    1. Égalé, il l’est déjà, mon cher Zipo 😉 Reste à voir s’il peut être battu. Et en effet, je ne vois que Valentina Monetta en lice.

    • Duncky Barzilai on 11 juillet 2019 at 20:33
    • Répondre

    Incroyable qu’un artiste aussi peu populaire ait pu représenter 4 fois son pays !!! « Messieurs les noyés de la Seine » est une chanson intéressante, qui demande quand même plusieurs écoutes pour être appréciée. Le reste était sans intérêt. Que se serait-il passé s’il avait gagné la sélection suisse en 1960. Un même artiste autant-il eu le droit de représenter 2 pays différents ?

    1. J’imagine que, puisqu’il était déjà sélectionné pour représenter la Belgique, l’intention de Fud Leclerc en participant à la sélection suisse était de se faire connaître du public helvétique pour envisager une carrière hors de ses frontières. Visiblement, cela n’a pas fonctionné.
      Après, s’il avait emporté la sélection suisse, je pense qu’il aurait renoncé à l’offre qui lui était faite.

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