Etoiles au Firmament (71) – Östen Warnerbring

Hello, chers amis de l’EAQ ! ! !

            Allons aujourd’hui à la découverte de notre 4° Étoile suédoise, qui est également le 4° représentant du Concours 1967 à nous quitter. Force est de constater que cet artiste est à l’heure actuelle plutôt oublié – si tant est qu’il ait jamais été connu en-dehors des frontières de son pays. Pourtant, son éclectisme aurait dû lui valoir une célébrité plus grande. Réparons donc cette erreur avec ce (trop) court article.

ÉTOILE # 71 : Östen WARNERBRING (1934-2006)

        Représentant la Suède au Concours 1967 à Vienne

        Titre interprété : Som en dröm (traduction : Comme un rêve)

        Classement : 8° ex-aequo sur 17 – 7 points

        Östen Warnerbring naît le 22 novembre 1934 à Malmö, mais grandit dans la petite ville médiévale de Skanör, située dans la pointe sud-ouest de la Suède. Très tôt, il est attiré par de nombreux styles de musique, et il le prouve tout au long de sa carrière en chantant du jazz, du blues, de la variété, des poèmes qu’il met lui-même en musique ou de la chanson traditionnelle – qu’il interprète souvent avec son accent natal scanien.

Skanör, où grandit Östen

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            Sa première tentative pour représenter son pays au Grand Prix Eurovision de la Chanson Européenne a lieu en 1959, avec les titres Kungsgatans blues et Någon saknar dig, qui ne se classent que 4° et 5°. L’année suivante, il termine aux deux premières places de la sélection nationale avec Alla andra får varan et Underbar, så underbar, mais c’est Siw Malmkvist qui est désignée par la radio suédoise SR pour interpréter la chanson gagnante à Londres.

En 1962, les deux titres qu’il présente, Lolo Lolita et Trollen ska trivas, réalisent de mauvais scores, mais Östen Warnerbring réitère son exploit de 1960 sept ans plus tard quand Som en dröm et En valsfan finissent première et deuxième de la compétition. En revanche, c’est bien lui qui cette fois s’envole pour Vienne. Malheureusement, Som en dröm ne se classe que 8° du Concours (ex-aequo avec les chansons allemande et yougoslave) avec seulement 7 points – 2 de la Norvège et de l’Irlande, et 1 du Portugal, de la Finlande et de la Yougoslavie.

Här kommer pojkar, qu’il interprète en duo avec Svante Thuresson (le représentant suédois de 1966), ne décroche que la 5° place du Melodifestivalen 1968. Ses deux ultimes participations se soldent par deux échecs supplémentaires puisque Så’n e’ du, så’n e’ jag (écrite et composée par Benny Andersson et Björn Ulvaeus du futur groupe ABBA) et En mysig vals terminent respectivement 2° derrière The Family Four (voir l’article sur Pierre Isacsson et Berndt Öst, nos Étoiles # 26) en 1972, et 10° et dernière en 1974. Malgré cela, Östen continue sa carrière en Suède, où il rencontre beaucoup de succès jusque dans les années 90.

Alors qu’il vient de donner deux concerts très appréciés dans un hôtel de luxe à San Agustín, dans les Canaries, Östen Warnerbring est retrouvé inconscient dans sa chambre le 18 janvier 2006. Il est immédiatement transporté à l’hôpital mais ne peut être ranimé. Après deux premiers incidents cardiaques en 1985 et 1997, le troisième lui aura été fatal, malgré une intervention chirurgicale réussie huit ans plus tôt.

(11 commentaires)

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  1. Il a eu quand même une belle carrière dans son pays.
    Même si sa chanson a terminé 8e (milieu de tableau), je la trouve vraiment trop classique. Il faut noter qu’en 1965, France Gall et Serge Gainsbourg avait modernisé le concours avec une chanson pop et pour moi « Som en dröm » aurait peut-être eu un meilleur résultat dans les années 50. Et puis, Sandie Shaw et son « Puppet on a string » était imbattable cette année-là. Je la trouve vraiment chouette cette chanson, elle fait partie de ce que le Royaume-Uni a fait de mieux.

    1. Som en dröm est effectivement très classique, mais dans le bon sens du terme. C’est un slow imparable, interprété avec beaucoup de romantisme par un chanteur doté d’un magnifique timbre. Le texte est également très beau (on s’en rend peut-être mieux compte avec la version anglaise, As a Dream). Bref, tout cela pour dire que je place sur mon podium personnel ce slow-qui-tue, derrière le Royaume-Uni, incontournable, et les Pays-Bas.

  2. Sublime chanteur et très jolies chansons de cette époque….je suis trouble de voir la différence des mélodie de ses année et aux que c’est devenu maintenant vraiment….merci de rendre hommage a tous ces artistes que je connaissais guère….vu mon jeune âge …merci Francis…

    1. Ah ça, je dois dire que le Concours a bien changé en 50 ans. Je trouve d’ailleurs dommage que des artistes comme Östen Warnerbring n’aient plus la possibilité de participer et de briller. Je considère qu’on y perd quelque chose.

  3. – Voici un chanteur qui a eu une belle carrière et qui avait une voix remarquable. J’avoue que je ne me souvenais absolument pas de lui : il a dû passer inaperçu cette année là car il y avait d’excellentes chansons en 1967.

    – Concernant cette chanson au concours 1967, je l’ai déjà dit mais je trouve sa voix formidable, et la chanson, même si ce n’est pas mon style de musique je la trouve également très réussie et représentative de son époque.

    1. Ah merci Zipo, je me sens moins seul 😀 J’ai toujours adoré ce titre, je me dis que danser à Stockholm sur cette chanson dans les années 60-70 devait avoir son petit effet LOL

      Je vous mets un lien vers la version anglaise de Som en dröm afin que chacun puisse apprécier le très beau texte:

      1. – Merci beaucoup : très belle version en anglais également même si je ne comprends pas grand chose étant donné mon niveau déplorable en anglais ! 😆

          • Francis A. on 25 février 2019 at 23:54
          • Répondre

          Oops j’aurais dû joindre les paroles 🙁 Déformation professionnelle.

            • ZIPO on 26 février 2019 at 00:18

            – Pas grave : on ne peut pas penser à tout. La prochaine fois je répondrai avec des formules de mathématiques puisque j’ai un niveau correct dans cette discipline… 😆

    • phileurophage on 26 février 2019 at 07:57
    • Répondre

    Sobre, élégant, classique avec une note de modernité bienvenue, j’adore ce morceau aussi Francis ! Mais cette année 1967, la concurrence fut rude avec Monaco, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Luxembourg, l’Espagne, la Yougoslavie ou le Portugal, tant de chansons que j’adore aussi…

    1. Bah finalement, il a son petit succès ici, Östen Warnerbring 🙂 J’en suis très content.

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