Etoiles au Firmament (62) – Minouche Barelli

Hello, chers amis de l’EAQ ! ! !

            C’est la 5° représentante de Monaco à disparaître que je vais vous présenter aujourd’hui. Comme les quatre précédentes, cette Étoile est évidemment française de naissance, mais à la différence des autres, elle a fréquenté dès son plus jeune âge le milieu de la musique, et a été portée sur les fonts baptismaux eurovisionnesques par l’un des auteurs – compositeurs les plus ‘’efficaces’’ de l’histoire du Concours. Mais malgré tout cela, sa carrière a été relativement brève et décevante.

ÉTOILE # 62 : Minouche BARELLI (1947-2004)

        Représentant Monaco au Concours 1967 à Vienne

        Titre interprété : Boum badaboum

        Classement : 5° sur 17 – 10 points

        Marie-Pierre Barelli naît à Paris le 13 décembre 1947. C’est une enfant de la balle, puisque son père, Aimé Barelli, est un célèbre chef d’orchestre (il a travaillé entre autres avec Django Reinhardt et Claude François) et sa mère, Lucienne Delyle, est l’illustre créatrice du fameux Mon amant de Saint-Jean.

Lucienne Delyle

Image associée

            Alors qu’elle n’a pas encore 20 ans, elle participe au concours musical la Rose d’Or d’Antibes, avec la chanson Goualante 67. Malheureusement, elle ne remporte pas la compétition. Mais elle n’a pas longtemps à attendre pour atteindre une renommée internationale, fût-elle brève.

            Parce que ses parents ont pris la nationalité monégasque (sa mère est d’ailleurs décédée sur le Rocher cinq ans plus tôt), celle que tout le monde appelle Minouche se voit offrir en 1967 la possibilité de représenter Monaco au Concours Eurovision de la Chanson. Le titre qu’on lui demande d’interpréter, Boum badaboum, a été écrit et composé par Serge Gainsbourg, qui a déjà signé Poupée de cire, poupée de son pour France Gall en 1965 avec le succès que l’on sait. Les espoirs sont donc très forts pour TMC, qui aimerait voir l’exploit ré-édité avec une autre jeune fille. Seulement voilà, n’est pas France Gall qui veut… et la chanson est aussi bien moins intéressante. Alors que son propre père dirige l’orchestre, Minouche Barelli se classe tout de même 5° avec 10 points – 5 de l’Espagne, 2 de l’Autriche, et 1 de la France, de la Suède et de l’Italie.

            Par la suite, la jeune fille continue de sortir quelques disques, mais devient également animatrice de télévision, notamment sur TF1, et présente pendant une assez longue période des émissions sur Radio Montmartre. Elle tente une deuxième fois de monter sur la scène de notre Concours favori en prenant part à la sélection française en 1980, mais Viens dans ma farandole échoue à l’avant-dernière place de sa demi-finale.

            Ayant à son tour obtenu la nationalité monégasque en 2002, c’est en Principauté, comme ses parents, qu’elle décède des suites d’une longue maladie le 20 février 2004 – soit 15 ans jour pour jour après Betty Mars, notre Étoile # 17.

(12 commentaires)

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  1. – Encore une artiste qui décède avant l’âge de la retraite et une nouvelle fois à cause de cette maladie de m…. !!

    – Après avoir des parents aussi célèbres dans le monde du spectacle n’est pas évident : elle a fait de son mieux sans, je pense, atteindre la renommée de ses parents.

    – Concernant sa chanson à l’Eurovision, elle m’avait marqué car c’était vraiment particulier. Je ne peux même pas dire réellement si ça me plait ou pas car j’hésite entre chanson ridicule et chanson amusante ! En tout cas, j’estime que cette 5e place est bien payée pour du Gainsbourg bas de gamme…

    * J’en profite pour te souhaiter une très bonne année 2019 et que ta rubrique vraiment passionnante se poursuive sur le même rythme.

    1. Je te rejoins en ce qui concerne la chanson interprétée par Minouche Barelli au Concours. Je la trouve en effet plutôt grotesque, et assez faible venant de Gainsbourg. Et du coup, cette 5e place est bien payée. Dommage car Minouche Barelli méritait mieux.

      Je te remercie également pour tes vœux et t’adresse à mon tour les miens pour 2019. Que cette année nouvelle t’apporte joie, bonheur et santé, et une superbe édition de ce concours que nous apprécions tant.

      En ce qui concerne ma rubrique, après bien des difficultés, j’ai réussi à publier cet article, et vais par conséquent m’atteler à en publier d’autres aussi régulièrement que possible. Merci encore pour ta fidélité sans faille !

      1. – Merci infiniment ; je pense que Pauly a dû t’aiguiller pour publier car à ta place, sans lui, je serai resté des lustres sans publier ! 😆

      2. Effectivement, sans lui, j’étais totalement largué, et je l’ai littéralement harcelé pour qu’il me vienne en aide LOL

    • anachorète on 8 janvier 2019 at 09:25
    • Répondre

    je trouve cette chanson incroyable! elle est plutôt criée que chantée…
    c’est très audacieux de présenter ça à l’Eurovision.
    on adore, on déteste, en tous cas ça ne laisse pas indifférent.
    cette cinquième place me semble donc tout à fait justifiée.
    j’attendait avec impatience Minouche dans ta rubrique dont je suis toujours un fidèle lecteur.
    grâce à toi que de découverte! merci et aussi bonne année et bonne Eurovision 2019

    1. Merci à toi, et meilleurs vœux également pour 2019 ! Prochain article dans les prochains jours, peut-être jeudi matin.

  2. Très joli chanteuse ….et de très jolies chansons….mais j’adorerais que Monaco revienne mais je crois que sa sera impossible…. Sinon…
    Merci mon cher Francis….pour cette belle chronique…

    1. Personnellement, j’aime beaucoup Goualante 67, et je trouve très agréable à écouter Viens dans ma farandole.

    • phileurophage on 7 février 2019 at 08:37
    • Répondre

    Etonnant, audacieux, excellent, j’adore ce morceau très noir de Gainsbourg tout comme j’adore la prestation de Minouche et comme je l’aimais, même de loin, en suivant son parcours et en pleurant sa trop courte destinée. En postant un jour sur Instagram un éloge à Minouche, j’ai au moins piqué la curiosité d’un de mes collègues (loin à ce moment de l’Eurovision) qui est allé découvrir ce titre iconoclaste et provocateur qui l’a finalement marqué.
    Merci Francis et heureux de retrouver le site originel de l’EAQ. Je vais me repaître de tous les autres articles et rattraper mon retard !
    Fidèlement,
    Philippe

    1. Ah le grand retour de Philippe !!!!! Tes commentaires éclairés me manquaient 😛
      Bonne lecture à toi !

  3. Moi j’ai de suite aimé cette chanson ! Elle est hyper drôle et entraînante à la fois ! Ça gueule mais ça reste rythmé !

    J’ai voulu voir d’autres chansons interprétées par Minouche et j’aime beaucoup « Je saurais bien me faire aime », « cours après moi », « ça fait du bruit », « je prendrasi tout » et aussi les autres mais ma préférée est « Il faut dire », très belle mélodie et un je-ne-sais-quoi nostalgique dans la voix de Minouche.

    Quelqu’un sait où reposerait Minouche ? Nice, Monaco, Paris ?

    1. Merci pour ton commentaire ! Et merci de nous indiquer tous ces titres, que je vais m’empresser d’aller écouter.
      En ce qui concerne le lieu de sépulture de Minouche Barelli, je dirais qu’il est à Monaco, comme ses parents.

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