Hello, chers amis de l’EAQ ! ! !

            Après un Croate et un Bosniaque, nos Étoiles # 44 et 51, allons aujourd’hui à la découverte de notre première chanteuse slovène – mais deuxième représentante de la Yougoslavie à nous quitter. Comme pour plusieurs autres artistes présentés dans cette rubrique, l’article ci-dessous présente des lacunes, et c’est avec gratitude que j’accueillerai tout renseignement supplémentaire à son sujet.

ÉTOILE # 60 : Berta AMBROŽ (1944-2003)

        Représentant la Yougoslavie au Concours 1966 à Luxembourg

        Titre interprété : Brez besed (traduction : Sans un mot)

        Classement : 7° ex-aequo sur 18 – 9 points

Berta Ambrož naît près de Kranj, dans le Nord-Ouest de la Slovénie, le 29 octobre 1944 – soit quatre ans jour pour jour après Frida Boccara, notre Étoile # 36. Ne considérant la chanson que comme un passe-temps, la jeune fille entreprend d’abord des études de mécanique. Mais en 1965, elle participe au Festival de la Chanson Populaire Slovène avec les titres Mali vragec v očeh et Luči Ljubljane… et c’est la révélation. Voilà ce qu’elle veut faire : chanter ! Dans la foulée, elle prend part au Festival d’Opatija avec Pesem zapoj mi nocoj.

            L’année suivante, elle remporte la sélection nationale en vue du Concours Eurovision. La deuxième chanson qu’elle interprète, Brez besed, fait mieux que celles proposées par Vice Vukov (double représentant yougoslave au Concours) ou Lado Leskovar (qui défendra les couleurs de son pays en 1967). Mais ce triomphe (son score est plus de deux fois supérieur à celui de la chanson classée deuxième) n’est pas réitéré à Luxembourg, où elle ne se classe que 7° (à égalité avec l’Espagne) avec 9 points – 5 du Royaume-Uni, 3 de l’Allemagne et 1 de la Finlande.

            De retour dans son pays, Berta enchaîne les participations au Festival de la Chanson Slovène qui l’a révélée. Comme le règlement l’y autorise, elle y présente trois chansons en 1966 (Jokala bom brez solz, Nekega dne et Posledjna noč ljubezni), deux en 1967 (Dan kot dnevi vsi et Pišeš mi), puis une en 1968 (Veter nosi moj pozdrav),1973 (Tivolski pastirček) et 1974 (Ša-ba-da).

            De même, elle revient à Opatija trois années de suite, de 1966 à 1968, avec les titres Odtrgala bom zelen list, Kdor seje veter et Mladost.

            Puis, elle disparaît de la scène médiatique (en tout cas, de mes radars à moi) pour n’y revenir qu’avec son décès, survenu le 1er juillet 2003 à Ljubljana.