Etoiles au Firmament (56) – Malcolm Roberts & Chris Roberts

Hello, chers amis de l’EAQ ! ! !

 

Comme pour les articles # 18, 26, 27, 37 et 42, je vais vous présenter aujourd’hui deux artistes ayant participé au Concours Eurovision au sein d’un groupe. Même s’ils portaient le même patronyme, ils n’étaient pas parents – d’ailleurs, ils n’avaient pas la même nationalité. Seuls parmi les candidats de l’édition 1985 à nous avoir quittés, voici nos

ÉTOILES # 56 : Malcolm ROBERTS (1944-2003) et Chris ROBERTS (1944-2017)

        Représentant le Luxembourg au Concours 1985 à Göteborg

        Titre interprété : Children, Kinder, enfants 

        Classement : 13° sur 19 – 37 points

 

        Malcolm James Roberts naît le 31 mars 1944 à Blackley, en banlieue de Manchester. Après des études de décoration intérieure et des cours du soir de musique et de théâtre, il commence sa carrière en tant qu’acteur dans le célèbre feuilleton télévisé Coronation Street. Puis, il interprète le rôle de Tony dans West Side Story, ce qui l’amène à jouer ensuite dans la comédie musicale Maggie May, au théâtre Adelphi de Londres, en 1964.

Le célèbre feuilleton Coronation Street

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En mai 1967, il sort son premier disque, Time alone will tell, une adaptation en anglais de Non pensare a me, le titre qui a permis à Claudio Villa, notre Étoile # 12, de remporter pour la deuxième fois le Festival de San Remo. La chanson passe plutôt inaperçue, ce qui n’est pas le cas de la suivante. En effet, May I have the next dream with you? fait un carton dès sa sortie en novembre 1968. Love is all lui emboîte le pas un an plus tard, terminant deuxième du Festival de la Chanson de Rio de Janeiro. Cela lui permet d’aller faire quelques concerts très remarqués au Brésil.

Après quelques apparitions à la télévision à Malte et aux Etats-Unis, Malcolm prend part en 1971 à un spectacle théâtral au côté de Clodagh Rodgers (dernière candidate britannique en date au Concours Eurovision). Puis, en 1974, il se classe premier en Argentine avec She, une reprise de la chanson de Charles Aznavour. 1980 le voit incarner d’Alençon dans la comédie musicale Jeanne d’Arc, de Bill Kenwright.

Chris Roberts, de son vrai nom Christian Klusáček, naît quant à lui à Munich le 13 mars 1944 – soit dix-huit jours avant son futur partenaire homonyme. Au début des années 70, il mène de front une double carrière de comédien (il jouera dans une quinzaine de films) et de chanteur de variété, parfois avec sa jeune épouse Claudia, qui lui a donné deux enfants, Jessica et Jerome. Cette deuxième activité lui réussit bien mieux puisqu’on estime qu’il a sorti pas loin de 70 albums de 1970 à 2009 ! ! !

En 1985, le terrible duo Ralph Siegel – Bernd Meinunger, qui a enfin signé une victoire pour l’Allemagne au Concours Eurovision de la Chanson en 1982, aimerait ré-éditer l’exploit. Mais cette fois, leur idée est des plus originales : former de toute pièce un sextuor avec des interprètes de nationalités différentes qui chanteraient un titre en plusieurs langues. C’est ainsi qu’ils contactent Malcolm Roberts et sa compatriote Ireen Sheer (déjà candidate au Concours à deux reprises), Chris Roberts, la Néerlandaise Margo, le Belge Franck Olivier (deux fois candidat à la sélection belge en 1978 et 1984) et l’Américaine Diane Solomon. Et c’est le Luxembourg que ces six artistes représentent avec Children, Kinder, enfants. Mais on ne fait pas nécessairement un tabac avec des chanteurs talentueux et de bons sentiments, car le titre ne décroche que la 13° place en Suède, avec 37 points – 10 du Portugal, 8 de l’Autriche, 5 d’Israël, 4 de la France et de la Norvège, 3 de l’Allemagne, 2 du Danemark, 1 de l’Italie… et rien du Royaume-Uni ou des Pays-Bas (pourtant représentés par la moitié du groupe).

Bien évidemment, la formation ne survit pas au Concours et chacun retourne à ses occupations. Seul Malcolm Roberts retente sa chance à l’Eurovision en se présentant en 1991 à la sélection nationale britannique. Mais sa chanson One love échoue à la dernière place.

C’est donc dans un certain anonymat qu’il succombe à une crise cardiaque au volant de sa voiture le 7 février 2003 dans le Surrey, au Sud-Ouest de Londres. Son éphémère partenaire Chris Roberts le rejoint parmi les étoiles le 2 juillet 2017, victime d’un cancer du poumon – comme Steve Bender, Aldo Stellita et Conny Van den Bos, nos Étoiles # 27, 42 et 54.

(8 commentaires)

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  1. Je suis a la clinique… Mais fidèle au blog….merci Francis pour ton article…j’ai apprécié ses deux artistes….et merci de me les avoir fait connaître mon cher Francis….a bientôt…

    1. Mon cher Sakis,

      J’espère qu’il n’y a rien de grave. Soigne-toi bien, et reviens en pleine forme. J’ai encore plein d’articles pour toi 😛

    • phileurophage on 12 décembre 2018 at 18:54
    • Répondre

    Formidable article sur une assez mauvaise chanson et tellement mièvre, ça me fait mal de dire ça en étant un inconditionnel éternel de l’Eurovision.
    Grâce à toi, j’ai appris des choses sur les Roberts de 1985, éléments qui vont compléter mon dictionnaire sur les participants au Concours.
    Merci Francis et bon courage à Sakis8888

    1. Moi aussi, je trouve cette chanson assez gnan-gnan. Et surtout, elle ne rend pas justice à la très belle voix de Malcolm Roberts.
      Si tu publies ton dictionnaire un jour, pense à me créditer… ou au moins à m’en envoyer un exemplaire dédicacé !!!!!

    • picasso on 12 décembre 2018 at 20:08
    • Répondre

    Franck Olivier est Belge et non Luxembourgeois, il me semble…

    1. Effectivement, une erreur que je dois corriger au plus vite. Merci pour le renseignement !!!!!

  2. – C’est extrêmement rare que deux homonymes chantent ensemble et autre coïncidence, ils sont nés la même année.

    – Ce qu’ils chantaient n’était pas flamboyant mais ils ne sont pas mauvais non plus : c’est ce que j’appellerai une carrière honorable sans dépasser le cadre de la célébrité internationale.

    – Concernant la chanson présentée à l’Eurovision, je la trouve pas déplaisante du tout, et même agréable à écouter avec une originalité de structure mais je dois reconnaître qu’elle pouvait passer inaperçue car il n’y avait pas  » le petit truc en plus  » pour la rendre irrésistible… Néanmoins, je l’aurai tout de même placée dans la première moitié de tableau.

    1. Personnellement, je trouve que la dernière partie de la chanson, avec les paroles en différentes langues qui se chevauchent, est assez cacophonique. Et on n’entend finalement que la voix d’Ireen Sheer, au détriment des autres.

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