Hello, chers amis de l’EAQ ! ! !

 

Une fois n’est pas coutume, c’est avec l’aide très précieuse d’une fidèle de ce site que j’ai rédigé cet article sur la 3° étoile belge de cette rubrique (mais le 4° représentant du Plat Pays, et le premier Wallon, à nous quitter). Je tiens donc à remercier chaleureusement Mimi2, qui m’a fait parvenir un projet d’article qu’elle avait écrit il y a quelque temps. Partons donc ensemble à la découverte de notre

 

 

ÉTOILE # 55 : Pierre RAPSAT (1948-2002)

        Représentant la Belgique au Concours 1976 à La Haye

        Titre interprété : Judy et Cie 

        Classement : 8° sur 18 – 68 points

 

        Pierre Raepsaet naît le 28 mai 1948 à Ixelles, commune de Bruxelles. Son père (d’origine flamande mais ne parlant pas le néerlandais) est entré dans la Résistance en 1942 avant d’être déporté deux ans à Dachau, et sa mère a fui encore enfant l’Espagne franquiste dans les années 30. Autant dire que c’est dans un milieu très populaire que grandissent le petit Pierre et ses trois frères et sœurs. En 1955, il contracte une méningite tuberculeuse, qui l’amène à être hospitalisé pendant un mois puis à rester un an (dont un mois en Suisse) en convalescence.

Pierre Rapsat enfant

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Le couple formé par ses parents aime beaucoup la musique, son père Albert ne jurant que par Brassens et sa mère Bertha adorant logiquement les chansons espagnoles de son enfance. Ces deux influences musicales auront beaucoup d’importance sur la vie artistique de Pierre. Dans les années 60, l’adolescent préfère de loin jouer de la guitare et aller au Conservatoire à Verviers, plutôt que d’étudier à l’école. Cependant, son père exige de lui qu’il apprenne un métier, et Pierre obtient un diplôme de mécanographe pour le rassurer. Mais maintenant, il peut se consacrer à sa passion.

Un des premiers groupes de Pierre, Les Ducs

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Ayant simplifié l’orthographe de son patronyme, il forme ses premiers groupes (les Tricheurs, les DUCS, les Tenderfoot Kids, Laurelie, Jenghiz Khan), donne ses premiers concerts, joue dans les petits bals du samedi soir et les thés dansants dominicaux… Bref, il apprend son métier.

 

Il se lance en 1973 dans une carrière solo et sort deux albums, New York et Musicolor. Son style, oscillant entre rock et chanson française, est puissant et original.

C’est sûrement la raison pour laquelle la RTBF le contacte afin de participer à la sélection nationale pour le Concours Eurovision de 1976. Pierre Rapsat hésite beaucoup, pour lui cette manifestation est une arme à double tranchant : elle peut être un vrai tremplin pour augmenter sa popularité et accroître le nombre de concerts qu’il donne chaque année, mais il est aussi effrayé par le chauvinisme du public. D’un autre côté, c’est le temps des vaches maigres pour lui et ses musiciens, et une victoire lui permettrait d’acquérir du matériel nouveau et de vivre un peu plus décemment. Il accepte donc la proposition et soumet la chanson qu’il a lui-même composée, Judy et Cie… laquelle gagne son billet pour La Haye. Mais sur place, le titre ne se classe que 8° avec 68 points – 12 de la Finlande, 8 de l’Italie, du Portugal et de Monaco, 7 du Royaume-Uni, 6 de la Suisse et de la Norvège, 5 de la France, 4 des Pays-Bas, 3 de l’Autriche, 1 d’Israël… et rien du Luxembourg ! ! !

La carrière de Pierre reprend de plus belle en Belgique, où il sort régulièrement des albums (il en enregistrera seize) qui rencontrent les faveurs du public, et se produit sur de nombreuses scènes belges.

Avec Brasero en 1992, il tente de percer au Québec, où on apprécie beaucoup les singles Je joue encore et Comme un brasero. Mais l’artiste, très attaché à sa vie familiale avec son épouse Marie-Ange et son fils Thomas, n’est pas prêt à partir de longs mois pour conquérir un nouveau public. C’est ce qui explique d’ailleurs son relatif manque de notoriété en France, par exemple.

En 2001, l’Hexagone remarque enfin son album Dazibao. Pierre Rapsat prévoit une tournée en première partie de son amie Maurane, mais la maladie, qu’il combat depuis de longs mois, finit par l’emporter le 20 avril 2002 à Verviers, la ville où ses parents se sont installés l’année de ses dix ans et où il a vécu toute sa vie. Comme pour beaucoup d’autres Étoiles de cette rubrique, il laisse une marque très forte sur sa ville d’adoption, où une stèle à sa mémoire est érigée et où un quai porte son nom.

La stèle érigée en honneur à Pierre Rapsat

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Le quai Pierre Rapsat, à Verviers

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L’école Pierre Rapsat

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