Hello, chers amis de l’EAQ ! ! !

 

Dans le cadre de cette rubrique qui s’intéresse aux anciens candidats du Concours aujourd’hui disparus, allons à la découverte de la troisième participante de l’édition 1963 à nous quitter. C’est la deuxième artiste néerlandaise à décéder, après Patricia Maessen (notre Étoile # 34), et la seconde de suite à se voir attribuer un 0 pointé.

 

 

ÉTOILE # 45 : Annie PALMEN (1926-2000)

        Représentant les Pays-Bas au Concours 1963 à Londres

        Titre interprété : Een speeldoos (traduction: Une boîte à musique)

        Classement : 13° ex-aequo – 0 point

 

Anna Maria (dite Annie) Palmen naît le 19 août 1926 à Ijmuiden, une ville portuaire de la Hollande-Septentrionale. Très tôt, la jeune fille se lance dans une carrière musicale puisqu’elle n’a que 15 ans quand elle accompagne un orchestre hawaïen (!). Puis, elle chante avec un trio de cow-boys et un orchestre à Haarlem (aux Pays-Bas, pas à New York).

Les docks d’Ijmuiden

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En 1948, elle remporte un de ses premiers concours de chant, celui organisé par le radiodiffuseur catholique KRO (non, chers amis belges ou autres, rien à voir avec la bière!!!). La même année, elle décroche le titre de Miss Zandvoort. Dès lors et pendant une décennie, elle est très demandée sur les radios, qui diffusent ses prestations très régulièrement. En 1958, le duo qu’elle forme avec Nelly Wijsbek, De Hartedieven, signe son premier succès grâce à Ik zal je nooit meer vergeten. Deux autres suivront dans les mois qui suivent, à la grande joie de leur label Artone.

La première tentative d’Annie pour représenter son pays au Grand Prix Eurovision a lieu en 1960. Comme le veut le règlement, chacune des chansons candidates est interprétée par deux artistes. Wat een geluk est donc présentée par Annie Palmen, mais aussi par Rudi Carrell – lequel est choisi par un jury de professionnels pour chanter ce titre vainqueur à Londres, le 29 mars.

En 1963, Annie Palmen retente sa chance le cœur léger, puisqu’elle est la seule artiste en compétition. Sa chanson Geen ander est désignée gagnante, mais le texte et le titre sont bientôt modifiés pour la grande finale internationale. Toutefois, Een speeldoos subit un camouflet à Londres – peut-être parce que le chef d’orchestre, Dolf van der Linden, refuse de jouer par solidarité avec les musiciens néerlandais en grève à l’époque. La contribution des Pays-Bas ne récolte pas un seul point – comme les chansons présentées par la Norvège, la Finlande et la Suède, d’ailleurs. Bref, ce n’est pas la fête pour les pays scandinaves, sans compter que c’est la 2° fois consécutive que le pays des tulipes réalise cette contre-performance humiliante. Le Concours Eurovision laisse donc un souvenir amer à la jeune femme, qui n’y reviendra plus.

En septembre 1967, elle débute une nouvelle phase de sa carrière en remplaçant Annie de Reuver au sein de l’orchestre de la KRO, De Boertjes van Buuten, avec lequel elle chante sous le pseudonyme de Drika. Elle y joue en particulier le rôle de la femme d’un fermier, et craint un moment la désaffection du public provoquée par ce changement de nom. Mais les représentations sont extrêmement suivies et le succès est énorme. Le programme prend néanmoins fin en 1972, marquant le terme de la carrière d’Annie.

Pendant les vingt-cinq années suivantes, Annie Palmen se montre très discrète. C’est par conséquent un peu oubliée qu’elle décède d’une longue maladie le 15 janvier 2000, à Beverwijk, dans sa région natale.