Hello, chers amis de l’EAQ ! ! !

 

Dans le cadre de ma rubrique Étoiles au Firmament, intéressons-nous aujourd’hui à la 2° interprète féminine à nous avoir quittés pour enchanter d’autres oreilles, l’Autrichienne Liane Augustin. Elle n’est certainement pas la plus connue de toutes. Si donc l’un(e) d’entre vous en sait plus sur son compte, n’hésitez pas à commenter ci-dessous et à nous faire part de tout ce que vous pourriez rajouter d’utile !

 

 

ÉTOILE # 4 : Liane AUGUSTIN (1927-1978)

        Représentant l’Autriche au Concours 1958 à Hilversum

        Titre interprété : Die ganze Welt braucht Liebe (traduction : Le monde entier a besoin d’amour)

        Classement: 5° sur 10 – 8 points

 

            Liane Augustin naît le 18 novembre 1927 à Berlin. C’est une enfant de la balle puisque son père, Karl Augustin, est acteur et que sa mère, originaire de Francfort-sur-le-Main, est elle-même chanteuse. Malheureusement, les bombardements constants sur la capitale allemande en 1944 obligent toute la famille (Liane a une sœur aînée) à regagner l’Autriche, où Karl change totalement d’orientation professionnelle.

 

Ilse Werner, l’idole de jeunesse de Liane Augustin

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            Grande admiratrice de la chanteuse et comédienne germano – néerlandaise Ilse Werner, la jeune Liane – déjà une belle plante (oui, facile je sais :P) – pense dès l’âge de seize ans à devenir à son tour chanteuse. Ses parents évidemment acceptent ce choix et lui financent ses premiers cours de chant. Ses débuts sont un peu discrets, car on ne lui attribue que de modestes passages à la radio autrichienne. Mais en 1946, elle est engagée dans un club américain, le Boheme-Bar, car elle a un certain don pour les langues étrangères. Elle chante en effet en allemand, en français, en anglais, en italien, en hongrois et en suédois ! Accompagnée d’un pianiste, d’un guitariste et d’un accordéoniste – contrebassiste, elle rencontre assez rapidement un succès d’estime sur le plan local, au point qu’elle signe un premier contrat en 1949 et que l’ÖRF lui consacre plusieurs émissions.

Das ist Berlin, le plus grand succès de Liane Augustin et du Boheme-Bar-Trio

De passage en Autriche, le producteur américain Seymour Solomon la remarque et lui fait signer un autre contrat, bien plus intéressant puisqu’il lui fait enregistrer un premier album aux Etats-Unis en 1952. Orient-Express comprend des chansons viennoises, d’autres davantage destinées au marché international, certaines accompagnées d’un grand orchestre, d’autres du Boheme-Bar-Trio. Bref, un album très éclectique qui pousse le cinéma à s’intéresser lui aussi à Liane.

Orient-Express, premier album de Liane Augustin

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            Un bonheur ne venant jamais seul, Liane Augustin épouse en 1953 un riche homme d’affaires, Gabriel Kenézy, qui achète à Vienne un célèbre club, l’Eden-Bar, qu’il lui demande de diriger. Elle s’y produit de manière régulière et y accueille un public prestigieux. Mais après la naissance de sa fille Jenny, le couple divorce.

Liane Augustin à l’Eden-Bar

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            Le succès toutefois ne disparaît pas pour autant. Après s’être très bien placée dans les classements des radios autrichiennes avec des reprises de succès américains, elle enregistre en 1956 L’Opéra de Quat’Sous, de Bertolt Brecht et Kurt Weil, album qui lui vaut le Grand Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros.

Dans la foulée, la chaîne autrichienne la sélectionne pour représenter son pays au Grand Prix de la Chanson Européenne. Le titre qu’elle interprète, Die ganze Welt braucht Liebe, se classe 5° avec 8 points (3 de la France, 2 de la Suisse et 1 du Luxembourg, de la Suède et de la Belgique). Résultat considéré comme un échec, ce qui fait que la chanson ne fait même pas l’objet d’une publication. L’année 1958 se termine de manière assez effrayante pour la jeune femme, qui échappe de justesse le 24 décembre à un accident d’avion du vol Air France 703 à l’aéroport de Vienne-Schwechat.

Par la suite, les tournées de Liane Augustin aux États-Unis, particulièrement à New York, font salle comble. Elle enchaîne avec d’autres récitals dans le monde entier, avant de se concentrer sur la Scandinavie où elle s’installe un moment avec un nouveau compagnon. Puis, elle revient à Vienne et finit sa carrière un peu oubliée, ne chantant que sur des paquebots de luxe pour gagner sa vie. Après une opération chirurgicale à l’abdomen en avril 1978, une forte hémorragie se déclare, qui ne peut être contenue. La 2° représentante autrichienne au Concours meurt à l’âge de 50 ans.