Hello, chers amis de l’EAQ ! ! !

 

Dans le cadre de cette rubrique, Étoiles au Firmament, je vais vous parler aujourd’hui de la 3° représentante de Monaco (et la 6° interprète française) à disparaître. Une artiste pour laquelle j’ai une tendresse particulière puisqu’elle est née dans ma ville d’adoption, comme vous allez pouvoir le lire. Pour un Lorrain aussi attaché à sa région que moi, ce n’est pas un détail 😛

 

 

ÉTOILE # 19 : MARIE (1949-1990)

        Représentant Monaco au Concours 1973 à Luxembourg

        Titre interprété : Un train qui part

        Classement: 8° sur 17 – 85 points

 

Marie-France Dufour, qui ne conservera que le prénom de Marie quand elle deviendra artiste, naît dans la magnifique ville lorraine de Nancy le 8 août 1949 – soit 12 ans jour pour jour après Louis Neefs, notre Étoile # 7. Adolescente, elle chante avec des groupes locaux et reprend entre autres J’avais deux amis, d’Eddy Mitchell.

J’avais deux amis, que Marie reprend encore adolescente

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Très jeune, elle rencontre le guitariste de Nino Ferrer, Lionel Gaillardin, qui devient un des membres du célèbre groupe Il était une fois. Le couple se marie et aura une fille, Zoé.

Le groupe Il était une fois

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Marie connaît ses premiers succès en 1971 avec Souviens-toi de moi et Soleil, un titre qui lui permet de remporter la fameuse Rose d’Or d’Antibes. La même année, elle interprète Il ne faut jamais sourire d’un enfant au Festival de la Chanson de Spa et en repart avec un Grand Prix d’interprétation. Puis, elle passe dans l’émission de Denise Glaser, Discorama, où elle chante Suis cet enfant.

La chaîne monégasque TMC est consciente du potentiel de la jeune femme et lui demande de représenter Monaco au prochain Concours de l’Eurovision, qui doit avoir lieu à Luxembourg le 7 avril 1973. Elle va y interpréter Un train qui part, dont les paroles sont écrites par Boris Bergman – auteur pour des pointures musicales de la taille d’Aphrodite’s Child, Richard Anthony, Dalida, France Gall (gagnante du Concours 1965), Juliette Gréco, Patrick Juvet (candidat suisse en 1973), Marie Laforêt, Catherine Lara, Herbert Léonard, Mireille Mathieu, Nana Mouskouri (représentante du Luxembourg en 1963) ou Nicoletta… et bientôt Christophe, Alain Bashung, Alain Chamfort, Lio ou Maxime Le Forestier. Bref, pas n’importe qui.

Boris Bergman, l’auteur d’Un train qui part

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À l’issue des votes, Monaco termine ex-aequo avec l’Allemagne à la 8° place. Marie obtient 85 points – 9 de la Yougoslavie et du Royaume-Uni, 8 de l’Italie, 6 de la Finlande, de l’Espagne, du Luxembourg et de l’Irlande, 5 de la Suisse, des Pays-Bas et de la France, 4 de l’Allemagne, de la Suède et d’Israël, 3 de la Belgique et de la Norvège, et 2 du Portugal.

En 1974, elle chante Rik-Rak, un titre qui sera repris en anglais par le groupe The Humblebums de Gerry Rafferty. Deux ans plus tard, elle interprète une version française de S.O.S., le célèbre tube du groupe ABBA.

1980 voit Marie jouer le rôle d’Éponine, fille des Thénardier et sœur de Gavroche, dans la première version des Misérables, composée par Claude-Michel Schönberg et mise en scène par Robert Hossein au Palais des Sports de Paris. Malgré l’énorme succès de cette comédie musicale, les maisons de disques ne s’intéressent plus à Marie, qui va donc se consacrer au groupe dont son mari fait partie, Il était une fois, qu’elle va aider à produire.

Marie joue Eponine dans la comédie musicale Les Misérables

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Son dernier disque, Bulles de chagrin, paraît en 1988 sous le pseudonyme de Marie Marie. En effet, la petite Nancéenne, âgée de seulement 41 ans, décède à son domicile de Colombes d’une leucémie foudroyante, le 18 octobre 1990 – soit deux mois après Grethe Ingmann. Elle est incinérée au cimetière de Villetaneuse, en Seine-Saint-Denis.