Hello, chers amis de l’EAQ ! ! !

            Après quelques Étoiles discrètes de par leur position de musiciens au sein de formations ayant participé au Concours, voici de nouveau un artiste qui a brillé sur la scène de l’Eurovision. Détenteur d’un podium à la fin de la soirée, il a annoncé la première victoire de son pays dès l’année suivante. Ce n’est certes pas le plus connu des chanteurs à avoir représenté son pays, allons donc redécouvrir notre…

ÉTOILE # 108 : Emilio PERICOLI (1928-2013)

        Représentant l’Italie au Concours 1963 à Londres

        Titre interprété : Uno per tutte (traduction : Un pour toutes)

        Classement : 3° sur 16 – 37 points

            Emilio Pericoli naît le 7 janvier 1928 à Cesenatico, une petite ville d’Émilie-Romagne située entre Ravenne et Rimini, sur la côte adriatique.

La petite ville de Cesenatico

Résultat de recherche d'images pour "cesenatico"

            C’est au Festival de la Chanson Italienne de San Remo qu’Emilio Pericoli doit sa notoriété. En effet, il enregistre Al di là, le titre qui avait permis à Betty Curtis, notre Étoile # 72, de remporter la compétition et de représenter l’Italie à Cannes en 1961. Il en fait un succès international, jusqu’au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, en vendant un million de copies.

             L’année suivante, il participe personnellement au rendez-vous musical ligure avec Quando, Quando, Quando. Mais ni lui ni l’autre interprète, Tony Renis, ne peuvent empêcher le titre Addio, Addio de l’emporter. Le plateau était de toute façon très relevé, avec des artistes aussi talentueux que Domenico Modugno, Nunzio Gallo, Tonina Torrielli et Betty Curtis, toutes d’anciennes Eurostars. Qu’à cela ne tienne, le titre sera intégré à la bande originale du film Le Fanfaron, de Dino Risi, et sera un énorme succès.

            Décidé coûte que coûte à fouler la scène du concours européen, Emilio rempile en 1963 à San Remo… avec deux titres cette fois, afin d’assurer ses chances au maximum : Uno per tutte (sur une musique de Tony Renis) et Sull’ acqua. C’est le premier qui lui permet de sortir vainqueur du Festival, et de se présenter à Londres le 23 mars confiant en ses chances. Et le jeune homme a bien raison d’y croire, puisqu’il terminera sur le podium (derrière le Danemark et la Suisse) avec 37 points – 5 du Danemark, de la Suisse et de Monaco, 4 de la Yougoslavie et du Luxembourg, 3 de la Norvège, de l’Espagne et de la Belgique, 2 du Royaume-Uni et de la Finlande, et 1 des Pays-Bas.

            Une dernière tentative au Festival de la Chanson Italienne en 1964 se solde par un échec, car Piccolo Piccolo (tout comme les titres de Frida Boccara, Patricia Carli, Tony Renis, Milva ou Claudio Villa) échouent en demi-finale.

Pendant la décennie qui suit, Emilio Pericoli continue à enregistrer plusieurs titres et apparaît à la télévision régulièrement, avant de disparaître peu à peu du paysage musical. Il ne réapparaît que le 9 avril 2013 (soit trois ans après Kenneth McKellar et un an après José Guardiola, nos Étoiles # 86 et 101) lorsque les médias annoncent sa disparition, à l’hospice de Savignano sul Rubicone où il vivait depuis plusieurs années. Quelqu’un parmi mes fidèles lecteurs en saurait-il plus?